THIS IS LIFE…

They love to be together … and they hate to be alone …
They hate to be together … and they love to be alone …

Artist Anh Duong and actor David Harbour in Teviotdale house (built in 1773) in upstate Livingstone, N.Y. Still image by Tina Barney for Thom Browne « back to his basic clothing collection » for AW 2021.

MARIÉS À LA VIE À LA MORT

On pourrait débattre de longues heures sur l’art de la réinterprétaion, l’opportunisme parfois provocateur de Demna Gvasilia.
On préfère retenir certaines de ses explorations qu’il dissémine tantôt au sein des boutiques, lors des défilés ou sur les réseaux sociaux, affirmant par là même son talent individuel autant que son allégeance à la maison Balenciaga.

Serions-nous face au créateur de mode qui capture et interroge le mieux notre époque?

Robe de mariée, Cristobal Balenciaga, 1967

Demna Gvasilia fragmente et dilate son champ de création via sa marque VETEMENTS, déclinée en VETEMENTS UNCENSORED ou encore VTMNTS, par la création de produits dont une jeunesse est parfois prête à tout pour se les procurer comme la Triple »S ».

Warholien il pousse le bouchon en créant des boucles d’oreilles capsules de bouteille ou en reproduisant le sac Ikea. Flirte avec le groupe très controversé Ramstein et pousse au sublime via la direction artistique de Balenciaga dont le dernier show Couture (ci-dessous) reprend les codes de la maison et réalise un bel écho aux créations du maître.

Robe de mariée, Demna Gvasilia pour Balenciaga Haute Couture, 2021

LE STATUT DE LA MODE

Que l’on situe les prémices de ce que l’on appelle la mode au XIVe siècle au sein de l’aristocratie, à la cour de Louis XIV ou encore à la création de la haute-couture au XIXe siècle par Charles-Frederick Worth, cette activité, bien que s’imposant quotidiennement à des degrés divers, à tout un chacun, est, et à souvent été considérée comme secondaire voire « futile ».

Serge Diaghilev fréquentait assidûment Gabrielle Chanel et Misia Sert qui le lui rendait si bien, amies, conseillères et mécènes.
« Pour lui, Chanel représentait la mode et l’industrie – eaux peu profondes, traitresses, qui ne l’intéressaient guère – alors que dans la hiérarchie des valeurs de Misia, l’art passait en premier et la mode n’était qu’un amusant divertissement. Chanel trouvait indigne le pardessus élimé de Diaghilev ; Misia le jugeait attendrissant et n’en aimait que d’avantage celui qui le portait. »

La lecture de « Misia, la vie de Misia Sert » par Arthur Gold et Robert Fizdale (Folio) de cette pensée du maitre incontesté de la scène artistique parisienne du début du XXe siècle. Créateur, entre autre, des Ballets russes et organisateur des scandaleux Sacre du Printemps (1913) et Parade (1917) m’interroge sur le fait que rares sont les créateurs de mode, même parmi les plus fameux dont le statut atteint au sein du grand public, celui, plus considéré, d’artiste.

A l’instar de Rei Kawakubo ou d’Yves Saint-Laurent, Yohji Yamamoto fait sans doute parti des couturiers ayant franchi la frontière entre mode et art. Il défini aussi une frontière entre l’art et la mode. Pour, lui l’artiste « can make people think, can make people change » (in “Designing men’s clothing is very difficult for me”, Victoria & Albert museum). Parle-t-il de lui? Considère-t-il son travail comme étant celui d’un artiste?

Le couturier (est-ce dû au fait qu’il a été longtemps été considéré comme un « simple » fournisseur) est très logiquement lié à des fonctionnements industriels et saisonniers.

L’artiste, lui, « fait écho à », « est impliqué », « absout », « transcende », « révèle« , il est écouté et via son œuvre déclenche des engagements sociaux, voire politiques…

D’où la seconde question soulevée par cette lecture. Le secteur de la mode n’ayant de cesse de se préoccuper d’art, depuis la création des costumes du Train Bleu (1924) pour les Ballets russes par Chanel en passant par Schiaparelli et ses amis surréalistes, Yves Saint-Laurent et ses robes Mondrian ou encore Louis Vuitton et Takashi Murakami (2009) cherche-t-il à infiltrer nos quotidiens au-delà du divertissement?

ENSEIGNER, COURS MAGISTRAL, COURS ACTIF

Tout est dans le détail, cherchez les erreurs…

Avons-nous changé de point de vue au sujet de l’enseignement universitaire depuis la création en 1150 de l’université de Paris?
Le cours magistral format distillé à l’université depuis le moyen-âge, est très fortement ancré dans notre culture française et reste l’objet d’une préoccupation majeure.
Peut-il devenir un sujet tabou et s’opposer frontalement aux méthodes anglo-saxonnes des cours actifs qui mettraient à mal notre exception culturelle?

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1859, UNE FEMME À LA MODE OU LA FASHIONISTA DU XIXE SIÈCLE

LES FRANÇAIS PEINTS PAR EUX-MÊMES  EST UNE ENCYCLOPÉDIE MORALE ÉCRITE ET ILLUSTRÉE PAR LES AUTEURS DE L’ÉPOQUE, AU TEMPS OÙ L’ON ÉCRIVAIT POËTE AU LIEU DE POÈTE.

HONORÉ DE BALZAC Y A DÉCRIT L’ÉPICIER OU « LA FEMME COMME IL FAUT », THÉOPHILE GAUTIER Y DÉCRIT LE RAT, GAVARNI RÉALISE DE NOMBREUSES ILLUSTRATIONS. DES MÉTIERS, DES STATUTS SOCIAUX ONT DISPARUS (RAPINSBANQUISTES, POSTILLON, GRISETTE…)

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