Athina Rachel Tsangari entre cinéma expérimental et univers de la mode
Vu sur la plateforme Mubi, le court métrage The Capsule m’a d’abord fait penser, de part son esthétique et faute d’avoir repéré sa date de réalisation, à un épisode de la série Miu Miu Women’s Tales. Tout y est stylisation, tension, répétition, et le vêtement n’y fonctionne jamais comme simple ornement.
Réalisé par la cinéaste grecque Athina Rachel Tsangari, proche du cinéaste Yórgos Lánthimos. The Capsule s’inscrit dans un tout autre cadre : celui d’une commande passée en 2012 dans le cadre de la DESTE Fashion Collection, avant d’être montré lors de l’exposition destefashioncollection a Barneys New York.

Le film met en scène sept femmes impassibles, réveillées à la lueur d’une bougie dans un manoir perché sur un rocher des Cyclades. Sous l’autorité d’une matriarche, elles se livrent à d’étranges rituels combinant sadomasochisme, saphisme, désir et pulsion de mort dans une cérémonie qui tient à la fois du conte gothique et de la performance.
Dans The Capsule, le vêtement devient langage
La présence, dans le projet, de créateurs et de marques comme Sandra Backlund, Bordelle, Ying Gao (aussi à l’écran), Isabelel Vigier ou encore Marc Jacobs confirme l’ancrage du projet dans l’univers de la mode, mais dans un format plus expérimental et arty.
Ici, le vêtement est un système de signes qui créE un langage support du récit.








