Analyse de Jonathan Anderson chez Dior

La semaine dernière une table ronde organisée par l’association Backstage Fashion Talks, réunissait Yvane Jacob historienne de la mode et le journaliste Philippe Pourhashemi pour analyser l’industrie de la mode actuelle et partager leurs perspectives critiques sur les récents défilés Dior sous la direction de Jonathan Anderson.

Alors qu’Yvane Jacob privilégie une lecture émotionnelle et historique liée au travail des studios, Philippe Pourhashemi se concentre sur l’analyse technique du vêtement, la scénographie et le contexte sociopolitique des défilés.

Ensemble, ils font apparaître un point de tension central : comment relancer le désir dans une industrie du luxe qui semble avoir perdu une part de sa rareté, de sa cohérence et parfois de sa qualité ?

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Mode, IA et luxe : pourquoi l’avenir de la mode se joue entre technologie, créativité et éducation

La semaine dernière, une table ronde organisée par Polimoda ouvrait une réflexion sur l’avenir de la mode au croisement de la créativité, de la technologie et de l’éducation
Sur le papier, rien qui paraisse radicalement neuf. Intelligence artificielle, hybridation des compétences, importance du récit de marque, nécessité de repenser la formation : le vocabulaire est désormais bien installé. Mais l’intérêt de cette rencontre n’était pas là. Il résidait dans la parole de professionnelles confrontées chaque jour à ces tensions.

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Hyperstyle : la curation identitaire remplace les sous-cultures

Du look-signe au look-montage

En face de moi, son look était composé d’une accumulation de signes : bottes de biker à plateforme, ceinture en damier noir et blanc empruntant au registre ska, tee-shirt moulant à rayures de prisonnier, pantalon cargo à chaînes, veste en jean noir coupée court — autant de signes empruntés aux sous-cultures punk, emo, hardcore, ska, goth.

À cet assemblage venaient se greffer quelques stickers Pokémon fluos glissés sous la coque d’un iPhone SE et, pour couronner le tout, un pendentif arborant une fleur de lys tête-bêche.

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LES ANDROÏDES RÊVENT-ILS DE RICHTER SYNTHÉTIQUES ? PEINTURE, PHOTO ET IA

« La peinture fait de la reproduction photographique une composante du réel »

Betty, 1988
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Scratch Massive à l’Olympia : un voyage sonore continu, chic et radical

Vendredi soir, Scratch Massive se produisait à l’Olympia, à Paris.

Ce duo est, selon moi, la référence de la scène électro française chic et élégante depuis plus de vingt ans.

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Rick Owens, vers l’infini et au-delà du spectaculaire

Lorsque l’on parle, en ville, de designers « créatifs », on cite souvent Rick Owens — en se limitant, souvent, à la dimension spectaculaire et blah.

On évoque la nudité de ses modèles lors du show « Sphinx » de Fall/Winter 2015 menswear, où des mannequins hommes défilaient sexe à l’air, ou le défilé « Cyclops » de Summer/Spring 2016 où des mannequins étaient littéralement portés comme des sacs à dos (human backpacks) par d’autres — clin d’œil assumé à Leigh Bowery. Du mélange des genres, des défilés qui basculent dans la performance. On parle aussi de son corps sculpté et du couple-fusion, devenu iconique, qu’il forme avec Michèle Lamy.

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Hyères : flânerie à la Villa Noailles et échos du Festival de Mode et de Photographie

En séjour dans le Sud de la France, j’ai choisi de faire halte à Hyères et de « monter » jusqu’à la Villa Noailles.

Mon intention première était simple : retrouver après tant d’années, l’atmosphère de la villa, telle que l’a pensée Robert Mallet-Stevens. Flâner dans les jardins, réhabiter les volumes des pièces, retrouver la gamme des couleurs, la lumière du sud qui découpe les angles et les maints détails, précieux, de la décoration .

Touché le fond de la piscine…

Mais sur le trajet, une surprise : au sein de la piscine, les panoplies des participants de la dernière session du Festival de Mode et de Photographie étaient exposées. C’était (presque) comme se retrouver au bon vieux temps quand les marques et autres sponsors n’avaient pas envahi le Festival.

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Farid Chenoune, la critique de mode à Libération : une soirée au palais Galliera

Organisé de façon « pirate » par Émilie Hammen, la nouvelle directrice du musée, ce début de  soirée s’est tenu au niveau des guichets (!), où quelques chaises avaient été ordonnées pour l’occasion.

On y célébrait la sortie de l’ouvrage dédié au journaliste Farid Chenoune : La Mode aux trousses. Chroniques de mode, Libération 1982-1995.

La rencontre était rythmée par des lectures de l’actrice Helena de Laurens, redonnant ainsi vie à la plume du chroniqueur.

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Stolen Face (1952) : double, identité sociale et projection du féminin

Identité, représentation et contrôle

« Stolen Face » , le film de Terence Fisher (1952) ne traite pas l’identité comme une intériorité, mais comme un contrat social. Le visage n’y est pas une simple surface : c’est un sésame. On se retrouve face à une histoire sur la fabrication de l’identité.
En changeant le visage défiguré d’une ancienne criminelle, le chirurgien (Paul Henreid) obsédé et froid prétend reconstruire une femme — sosie d’un amour contrarié (interprété par Lizabeth Scott) — mais ce qu’il reconstruit surtout, c’est une position dans le monde : l’accès à une classe, à une crédibilité, à une lisibilité sociale.

Le film dit quelque chose de brutal : l’identité est d’abord un ensemble de codes qui permettent aux autres de classer — et donc de conditionner tout le reste. Être lisible socialement, c’est déjà être “accepté” par le système de lecture des autres.

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