Stolen Face (1952) : double, identité sociale et projection du féminin

Identité, représentation et contrôle

« Stolen Face » , le film de Terence Fisher (1952) ne traite pas l’identité comme une intériorité, mais comme un contrat social. Le visage n’y est pas une simple surface : c’est un sésame. On se retrouve face à une histoire sur la fabrication de l’identité.
En changeant le visage défiguré d’une ancienne criminelle, le chirurgien (Paul Henreid) obsédé et froid prétend reconstruire une femme — sosie d’un amour contrarié (interprété par Lizabeth Scott) — mais ce qu’il reconstruit surtout, c’est une position dans le monde : l’accès à une classe, à une crédibilité, à une lisibilité sociale.

Le film dit quelque chose de brutal : l’identité est d’abord un ensemble de codes qui permettent aux autres de classer — et donc de conditionner tout le reste. Être lisible socialement, c’est déjà être “accepté” par le système de lecture des autres.

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Joëlle Bondil : dessins-maillages à la Galerie Laurentin

Grand dessin-maillage bleu de Joëlle Bondil sur bristol à la Galerie Laurentino (Paris)

Joelle Bondil est avant tout une artiste-scénographe dans un répertoire moderne ou contemporain. Mais elle réalise aussi des dessins à la main, souvent à partir de représentations graphiques traitées sous logiciel, en ce sens elle est aussi artiste plasticienne.
Ces intéressants maillages qui rappellent l’étoffe sont à découvrir à la galerie Laurentin.

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Le Marketing de la « Hype » et l’immersion culturelle

Ou comment une conversation avec une étudiante autour de Plur1bus et Marty Supreme (avec Timothée Chalamet), devient cours de marketing et fini en syllabus de cours.

Le Marketing de la « Hype » et l’immersion culturelle

Aujourd’hui, le marketing ne se contente plus de vendre un contenu ; il crée un écosystème qui projette l’univers des séries « ailleurs ».

L’objectif est de générer des souvenirs et de l’engagement hors de la salle de cinéma ou de la plateforme de streaming. Ce marketing est décrit comme chirurgical, innovant et osant sortir des cases tout en respectant des codes précis.

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PARADOXE : QUAND LA FAST FASHION DEVIENT LE DERNIER REFUGE DU RÊVE

L’industrie de la mode traverse une zone de turbulences.

Entre la fash-fatigue et la frilosité économique des maisons de luxe, un curieux renversement s’observe : la fast fashion s’érige en mécène et ne se contente plus d’imiter.

Elle inspire, recrute et finance quand le luxe entre en inertie.

Et si les propositions créatives s’étaient déplacées là où on ne les attendait plus ?

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LE SIGNE ET LES MENACES : QUAND UN VÊTEMENT DEVIENT SYMBOLE DE SUSPICION

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Nick Knight brouille les frontières : quand l’image devient réellement indiscernable

Numéro New York consacre son premier numéro à une série signée Nick Knight. Le thème — un couple humain/IA — semblait déjà vu. Mais l’évidence s’effondre lorsque l’œil ne sait plus ce qu’il regarde.

J’ai reçu le premier numéro de Numéro édition New York.
À l’intérieur, une série du photographe Nick Knight. Le concept du shooting n’a rien de nouveau : un couple humain / IA.

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Musée des Confluences : une architecture trompeuse

Derrière son allure de vaisseau spatial, le Musée des Confluences à Lyon ne célèbre pas l’art contemporain…

Un musée qui déjoue les apparences

De passage à Lyon, visiter le Musée des Confluences s’impose et intrigue. Avec ses lignes anguleuses et son esthétique futuriste, on pourrait confondre le bâtiment avec un centre d’art contemporain. En réalité, le Musée des Confluences s’inscrit dans une tout autre logique. C’est un musée d’histoire naturelle, d’anthropologie, d’ethnologie et de civilisations, s’adressant, de plus, à un public très large, allant des enfants et des familles, aux étudiants et aux chercheurs.

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BLITZ ! Quand Londres inventait la nuit

Avant Internet et les smartphones, certains clubs étaient des laboratoires de style et d’attitude, des espaces où s’inventait une nouvelle idée de soi.

Blitz Club Londres 1979, Steve Strange, Boy George, New Romantic, scène londonienne
Le Blitz Club à Londres, fondé par Steve Strange en 1979.

Les nuits que je n’ai pas connues

Il y a des lieux que j’aurais aimé connaître.
Ainsi le Studio 54 du New York de la fin des années 70. entre amphétamines, boule à facettes, Andy, Jerry et Debbie — la nuit en démesure permanente.

Puis les Bains-Douches, Paris, au début des années 80, sa piscine et les looks de Jean-Paul, Karl, Mick captés au flash du Polaroïd. le lieu portait toujours les restes du mythe, mais les stars avaient disparues. Aujourd’hui il ne reste que la piscine…

Mais de toutes les scènes de la nuit , je donnerais tout pour vivre une nocturnale au Blitz.

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La fast-fashion, nouvelle scène de créativité ?– Partie 2: Quand Glenn Martens & H&M démocratisent l’avant garde

JEAN LARGE AVEC FENTES LATÉRALES, CUISSARDES EN DENIM

Le deuxième volet de l’exploration de la fast fashion créative s’arrête sur un paradoxe : c’est désormais au sein de ce système industriel que s’expérimente une forme d’avant-garde démocratique. Après Zara x Szilveszter Makó, Glenn Martens, en collaboration avec H&M, en donne une preuve intéressante.

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