Le Showroom

Pendant la Fashion week parisienne, il y a plein de manifestations en sus des défilés ; hier soir je me suis rendu, avec une copine, au cocktail organisé pour l’inauguration de Le Showroom 2007, la nouvelle édition (7e) de l’espace créateur d’Hortensia et Sébastien de Hutten, son fils.

Après quelques verres d’un nouveau cocktail branché, nous nous décidons à visiter ce lieu immense et lumineux ainsi que la cinquantaine de créateurs peu ou pas distribués en France.
Le Showroom réuni des créateurs d’accessoires, de bijoux, de vêtements de prêt-à-porter femme ou enfants, issus du monde entier (Vietnam, France, EUA, Norvège, Japon, Espagne etc.). Le seul mot d’ordre : « que ces collections soient personnalisées et en accord avec l’image de la maison ».

La sélection est y éclectique, oscillant entre les créations très féminines du créateur grec Angelos Bratis (mêlant somptueux cotons, soie et dentelles), aux vêtements punk de Naco Paris, en passant par les bijoux uniques pleins de mystères (savants montages de tissus imprimés photos anciennes, passementeries, perles et cuirs) des Bijoux d’Odette (je verrais bien Amélie Nothomb avec ces bijoux).

Ci-dessous Angelos Bratis (spring-summer 2007)

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Bijoux uniques des Bijoux d’Odette

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Ci-dessous la punkitude façon Naco Paris

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Certaines collections semblent mieux armées que d’autres pour se tailler une route sur le chemin du succès commercial, mais que l’on ne s’y trompe pas, tout le monde y trouve son compte et chaque créateur aussi différent soit-il, y trouve chaussure à son pied. La fréquentation du salon est en progression et va s’accentuant ces dernières années, les acheteurs y viennent nombreux et de tous les horizons.

Je ne trouve pas de photos de la collection d’Ambali, créatrice française pour laquelle nous avons eu un coup de cœur. Sa collection très féminine, très chic, propose des pièces avec de fins détails, de subtils plissés dans le bas du dos, de belles encolures carrées agrémentées d’un petit col sur des robes, des manteaux dans un somptueux lainage et gros boutons ou encore une robe couleur lilas, doublée noir et surmontée d’une fine ceinture, elle doublée en bleu de Prusse (!), un trio de couleur osé, mais que j’ai beaucoup apprécié. Une collection qui devrait rapidement trouver sa place sur les corners du Bon Marché par exemple.

Si vous en avez l’occasion visitez ce salon situé à l’Espace Richelieu – 60, rue de Richelieu – 75002 (jusqu’au 4 mars)

Alors que nous partions, Sébastien, nous saisi par le bras, arguant que nous ne pouvions partir sans avoir vu le groupe invité : The Rabeats ! J’avais entendu parler de ce groupe sur internet ou dans la seule émission télévisée que je regarde, cela valait le coup d’attendre pour les voir en vrai. Entrés le crâne rasé, en rangers et la mine pathibulaire on les retrouve quelques minutes plus tard, avec la coupe au bol et la veste étriquée chers aux Quatres garçons dans le vent !

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The Rabeats…

Pendant la demie-heure où nous sommes restés, ils nous ont donné l’impression de s’ennuyer ferme, papotant ensemble, offrant leur dos aux quelques spectateurs, grattant de ci-de là quelques accords, fredonnant quelques tubes des Beatles… Leur agent m’a pris par surprise me demandant quel morceau je voulais entendre, j’ai lâché le premier qui me passait par la tête « Love me do », mon choix ne plaisant pas, je me suis repris en demandant un « Drive my car », joué au ralenti (je crois que c’est leur style) par ces drôles de gars…

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