Anthony Vaccarello, AUTOMNE-HIVER 2012

Waaow ! Anthony Vaccarello Ă  la CitĂ© de la Mode et du Design! Il n’y a pas si longtemps, c’est entassĂ©s joyeusement Ă  la Galerie Joyce que l’on assistait Ă  ses dĂ©filĂ©s. Entre temps, il y a eu la reconnaissance internationale de son talent et le prix de l’ANDAM.

De Suzy Menkes Ă  Susie Lau, le front row rĂ©unissait, ce jour, tout ce que la presse et l’e-press comptait de rĂ©dactrices influentes.

Et toujours cette maniĂšre de dessiner des obliques, des diagonales, des lignes basculĂ©es sur les vĂȘtements, crĂ©ant des perspectives escheriennes sur les vestes, les bustiers, de concevoir des volumes… a plat.

Tout est Ă  l’unisson, grandeur du lieu, musique nĂ©o-disco qui claque et mannequins Ă  la dĂ©marche mĂ©tronomique, quasi-militaire.

Quand certains crĂ©ateurs ces derniĂšres saisons proposent des volumes extravagants en 3D, Anthony Vaccarello, aime, « semble-t-il » travailler en 2D.

Les asymĂ©tries sophistiquĂ©es sont une des marques de fabrique du crĂ©ateur belge. Ici se rencontrent plissĂ©s, plis, dĂ©coupes et sangles. Une vive tension habite les vĂȘtements d’Anthony Vaccarello.


Dans le dos des bretelles non symĂ©triques concluent le propos sur des pantalons aux pinces se prĂ©sentant vers l’extĂ©rieur.

Plis et sangles crĂ©ent des zig-zag sur les tops, pour un ensemble trĂšs graphique et strict, au point parfois que l’on peut se demander si cela n’est pas un peu trop compliquĂ©…

un corps en 2D, comme mis Ă  plat

La singularitĂ© d’Anthony Vaccarello consiste, entre autre, Ă  tracer des lignes sur le corps fĂ©minin qu’il rend ainsi terriblement sexy-graphique.

Une foultitude de dĂ©tails, d’Ă©lĂ©ments en tension, voire contrariĂ©s apportent Ă  la mode du designer belge une modernitĂ© Ă©poustouflante.

Il traduit de maniĂšre simple et directe l’air du temps oĂč tant de choses semblent se tĂ©lescoper.

Anthony Vaccarello c’est un radicalisme rock, strict et sophistiquĂ©, qui ne cherche pas Ă  sĂ©duire avec des Ă©lĂ©ments nostalgiques, mais qui prĂ©fĂšre l’audace et le risque (car la frontiĂšre avec l’erreur esthĂ©tique est tĂ©nue) d’aller en avant toute!