Analyse de Jonathan Anderson chez Dior

La semaine dernière une table ronde organisée par l’association Backstage Fashion Talks, réunissait Yvane Jacob historienne de la mode et le journaliste Philippe Pourhashemi pour analyser l’industrie de la mode actuelle et partager leurs perspectives critiques sur les récents défilés Dior sous la direction de Jonathan Anderson.

Alors qu’Yvane Jacob privilégie une lecture émotionnelle et historique liée au travail des studios, Philippe Pourhashemi se concentre sur l’analyse technique du vêtement, la scénographie et le contexte sociopolitique des défilés.

Ensemble, ils font apparaître un point de tension central : comment relancer le désir dans une industrie du luxe qui semble avoir perdu une part de sa rareté, de sa cohérence et parfois de sa qualité ?

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Hyperstyle : la curation identitaire remplace les sous-cultures

Du look-signe au look-montage

En face de moi, son look était composé d’une accumulation de signes : bottes de biker à plateforme, ceinture en damier noir et blanc empruntant au registre ska, tee-shirt moulant à rayures de prisonnier, pantalon cargo à chaînes, veste en jean noir coupée court — autant de signes empruntés aux sous-cultures punk, emo, hardcore, ska, goth.

À cet assemblage venaient se greffer quelques stickers Pokémon fluos glissés sous la coque d’un iPhone SE et, pour couronner le tout, un pendentif arborant une fleur de lys tête-bêche.

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PARADOXE : QUAND LA FAST FASHION DEVIENT LE DERNIER REFUGE DU RÊVE

L’industrie de la mode traverse une zone de turbulences.

Entre la fash-fatigue et la frilosité économique des maisons de luxe, un curieux renversement s’observe : la fast fashion s’érige en mécène et ne se contente plus d’imiter.

Elle inspire, recrute et finance quand le luxe entre en inertie.

Et si les propositions créatives s’étaient déplacées là où on ne les attendait plus ?

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