Musée des Confluences : une architecture trompeuse

Derrière son allure de vaisseau spatial, le Musée des Confluences à Lyon ne célèbre pas l’art contemporain…

Un musée qui déjoue les apparences

De passage à Lyon, visiter le Musée des Confluences s’impose et intrigue. Avec ses lignes anguleuses et son esthétique futuriste, on pourrait confondre le bâtiment avec un centre d’art contemporain. En réalité, le Musée des Confluences s’inscrit dans une tout autre logique. C’est un musée d’histoire naturelle, d’anthropologie, d’ethnologie et de civilisations, s’adressant, de plus, à un public très large, allant des enfants et des familles, aux étudiants et aux chercheurs.

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BLITZ ! Quand Londres inventait la nuit

Avant Internet et les smartphones, certains clubs étaient des laboratoires de style et d’attitude, des espaces où s’inventait une nouvelle idée de soi.

Blitz Club Londres 1979, Steve Strange, Boy George, New Romantic, scène londonienne
Le Blitz Club à Londres, fondé par Steve Strange en 1979.

Les nuits que je n’ai pas connues

Il y a des lieux que j’aurais aimé connaître.
Ainsi le Studio 54 du New York de la fin des années 70. entre amphétamines, boule à facettes, Andy, Jerry et Debbie — la nuit en démesure permanente.

Puis les Bains-Douches, Paris, au début des années 80, sa piscine et les looks de Jean-Paul, Karl, Mick captés au flash du Polaroïd. le lieu portait toujours les restes du mythe, mais les stars avaient disparues. Aujourd’hui il ne reste que la piscine…

Mais de toutes les scènes de la nuit , je donnerais tout pour vivre une nocturnale au Blitz.

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Corps croisés, regards croisés : résonances visuelles

Parcourir un disque dur, c’est explorer un musée intime : des images éloignées s’y rencontrent, des correspondances inattendues s’y tissent.

A gauche, Chrystabel Leighton Porter-Jane qui à inspiré l’héroïne du comic strip Jane (1952-1959). A droite « Femme au coquillage », 1885, de William Bouguereau.

PLUIE D’ARCHIVES DE PURPLE À PARIS AVEC OLIVIER ZAHM

Au Words, Sounds, Colors and Shapes, 10 rue Perrée, Paris, est un lieu culturel imaginé par Ramdane Touhami. L’autre jour il s’y tenait une séance de signatures du magazine Purple menée par Olivier Zahm (OZ) son cofondateur. Accompagné par l’artiste André, Olivier Zahm, dandy intellectuel y dédicaçait 25 ans d’archives d’un magazine devenu une référence.

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PLUS QU’UN STUDIO, UNE MARQUE : L’EMPRISE ESTHÉTIQUE D’A24 ET NEON

Une grande partie des films que j’ai vus l’an dernier était signée A24 ou Neon.

Ce qui intrigue ici, ce n’est pas seulement leur présence répétée dans mon parcours de spectateur. C’est aussi la manière dont ces studios se sont imposés comme une référence esthétique et créative immédiate. Il m’arrive de reconnaître un film A24 au premier coup d’œil, voire au premiers mots du synopsis. Une affiche, une texture et l’évidence s’impose.
« I saw the TV glow », « Maxxxine », « Triangle of sadness », « Longlegs » « Anora » (Palme d’Or), « Parasite », « Euphoria », « The Idol », « Anatomie d’une chute » ou « Titane » (la liste est longue) portent en eux cette grammaire visuelle qui leur est propre, ils sont forcément des films ou des séries A24 ou Neon

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L’impact des intelligences artificielles génératives sur l’imagination et la création: perte d’autonomie ou transformation?

La diffusion publique des intelligences artificielles génératives (IAG) à redéfinit nos pratiques créatives.

Ces outils, qui manipulent des volumes gigantesques de données et se présentent comme accessibles à tous, interrogent non seulement les processus de création, mais aussi notre propre autonomie artistique.

Outre une réflexion technologique, ces transformations touchent aux fondements mêmes de la créativité humaine et à son interaction avec l’imaginaire.

En 1977 dans son essai « Sur la photographie », Susan Sontag notait que chaque innovation technique tend à libérer le médium dominant de ses contraintes historiques. Ainsi, la photographie a permis à la peinture de s’émanciper de la représentation mimétique pour s’aventurer vers l’abstraction.

Il est légitime de se demander si les IAG libèrent à leur tour nos capacités créatives et quelles sont les conséquences de cette évolution sur notre autonomie et notre capacité à imaginer.

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DOVER STREET MARKET PARIS

For several weeks now, paris finally reclaims an iconic venue for fashion dissemination

For some time now, despite the presence of a few independent boutiques, the capital ‘of la mode’ has lacked a flagship destination since the closure in 2017 of Colette the famous conceptual store.

With the arrival of Dover Street Market-Paris, this void is now filled, infusing Paris with a new conceptual dynamism where artistry avant-garde and commerce boldly merge.
Conceived by Rei Kawakubo and her husband Adrian Joffe, and already established in London, Los Angeles, Tokyo, and Beijing among other locations, the Parisian space immediately distinguishes itself with its labyrinthine spatial layout, reminiscent of the Mayfair store in London, a feature uniquely reproduced in Paris.

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Lily McMenamy, image de soi, réveler l’invisible

Lily McMenamy, fille de Kirsten, icône des années 90 ayant révolutionné le monde du mannequinat par son allure singulière, incarnait la semaine passée à Paris, la conscience aiguë que nous avons, de notre représentation, de l’image que nous projetons aux yeux des autres et de son impact sur notre existence.

Sa performance, une exhibition solo, s’est révélée être un exutoire où elle explorait la dualité de son être en se mesurant à l’image de son double, son doppelgänger.

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Rothko revisité : Quête d’intimité à l’ère de la surabondance

Mark Rothko, Fondation Louis Vuitton, 2023

Mon récent passage à l’Espace Louis Vuitton en quête des introspections méditatives que provoquent chez moi, les toiles de Mark Rothko, m’a laissé dans un état dubitatif, loin de l’exaltation spirituelle ressentie il y a plus de vingt ans.

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