Azzedine Alaïa, l’excellence

Les louanges sont au rendez vous lorsque l’on évoque le créateur Azzedine Alaïa. Des créations au rang d’œuvres d’art, loin des images d’une certaine industrie du luxe. Fasciné par le corps féminin, Azzédine Alaïa, sculpteur issu des Beaux-Arts, le sublime de façon prodigieuse, « un véritable artiste qui crée son œuvre comme bon lui semble ».

Afin de célébrer sa rénovation, le Palais Galliera accueille l’œuvre du visionnaire, des créations en écho à l’envergure du lieu. Les silhouettes nous apparaissent comme des statues où vêtements et corps ne font plus qu’un, comme s’ils avaient été façonnés dans le même moule. Olivier Saillard, directeur du musée, choisi de mettre en scène les créations sans vitrine, afin de initier un dialogue entre elles. Les modèles semblent alors prendre vie à travers les courbes féminines.

En observant l’œuvre du maître, le rapport au corps est une évidence, structure, souplesse, sculpture, sont les mots récurrents lorsqu’on évoque son œuvre.

 

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Couturier à la prouesse technique impressionnante, ses créations peuvent se référer, par la sensualité et la sublimation des courbes du corps, à la Vénus Génitrix. Le travail de drapé et de coupe rappelle également l’œuvre de la révolutionnaire Madeleine Vionnet. Le vêtement Alaïa est structuré de façon à épouser parfaitement les formes du corps.

Loin des grandes industries de mode, des tendances ou du rythme rigoureux des collections, Azzédine Alaïa présente ses collections comme il lui plaît et agit en adoptant une posture d’artiste ou d’artisan indépendant.

Il nous dit avoir reçu le meilleur apprentissage de ses amies: « apprendre la mode avec les femmes ». Alaïa crée avant tout des robes pour ses proches: de Greta Garbo à Rihanna en passant par Michelle Obama ou Grace Jones.

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Le créateur modèle et façonne des silhouettes aux proportions novatrices. Certaines robes semblent d’ailleurs venir tout droit du vestiaire du moyen-empire égyptien tant elles épousent parfaitement les courbes du corps. Des créations qui perdurent dans le temps et qui ne se résument pas à une époque tellement elles sonnent justes, intemporelles.

 

« Mur-Mer », une photo de Sarah Le Guern

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Trois lignes, dégradé de couleurs terriennes, strates géologiques séparant la mer d’un espace blanc, un mur(?) immaculé, à la lumière aveuglante comme les reflets du soleil sur la mer en été. Sarah Le Guern nous propose une lecture graphique et esthétique d’un paysage.

Aux trois-quart inférieurs, un espace vertical, fait de couches, somme de nos expériences de vie accumulées et choisies, s’oppose à l’horizontalité et la singlularité de la mer. Doit-on grimper ce mur de forteresse et y voir la mer en contrebas? Ou alors doit-on avancer sur plusieurs centaines de mètres pour y atteindre la mer?

Les repères tridimensionnels sont brouillés, l’horizon n’est plus et notre vision est ramenée sur un plan unique. Les plages de galets du Havre qui ont accompagnés sa prime enfance ont sans doute donnés à la photographe Sarah Le Guern des envies d’horizons… La mer symbole de l’immensité est réduite ici à la portion congrue. Les echelles sont boulversées, comme s’il fallait désapprendre pour avancer à nouveau.

Cette nature morte, « propre », aux lignes parallèles, témoigne d’un souci quasi-perfectionniste de la composition et du cadrage. Sarah Le Guern « dessine » avec son regard, des photos à l’esthétique rigoureuse.

Passer de la verticalité à l’horizontalité sont deux logiques différentes. Une liberté, un changement de cap comme les affectionne Sarah Le Guern depuis 14 ans qu’elle photographie les êtres et les paysages.

Elle crée une nouvelle géométrie de l’espace, nous donnant l’envie de briser de manière frontale le cours du temps, celui qui parfois, couche après couche, nous ancre.

Les photos de Sarah Le Guern, n’ont donc pas de limites, elles nous invitent à sortir du cadre, à nous dépasser pour aller dans toutes les directions, sans repères pré-définis.

Frontalité, approche du paysage
Galerie Vieille du Temple
17 octobre – 28 novembre

 

La mode des contre-cultures

Taguer l’affiche réalisée par Jean-Paul Goude pour les Galeries Lafayette… C’est une très belle performance que nous a offert André (graffiti artist et directeur de création de l’Officiel Hommes) il y a quelques semaines. Pour cela il lui fallu descendre en rappel le long de la façade parisienne des Galeries Lafayette, avec la musique haut perché (à 8 m du sol! ) des Citizens. Sur le bitume le public est conquis.

Le graffiti, tout comme le tatouage, disciplines marginales issues de la rue, appartenant à la contre-culture font pair de plus en plus régulièrement avec l’univers tout aussi hermétique de la mode. Que penser alors? Que la mode est en voie de marginalisation ou que ces mouvements, jadis contestataires, sont en train de devenir mainstream?

La grande exposition sur le punk, autre subculture, « Punk: Chaos to couture » présentée au Metroploitan Museum cet été, l’augmentation des blogs parlant de tatouages nous apportent, peut-être, un début de réponse.

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Photos © Juliette Druelle

New Wave, Nouvelles Vagues

La Nouvelle Vague c’est Godard, Truffaut… Bernadette Lafont (RIP).

Nouvelles Vagues s’inspire de cette époque du cinéma français pour titrer une immense exposition qui se tient principalement au Palais de Tokyo et se diffuse dans toute la ville de Paris, jusqu’au 9 septembre. Au menu 21 commissaires d’expositions ont sélectionnés des centaines d’œuvres, éclectisme et richesse des propositions sont au menu.

Au fil de cette monstration naît une réflexion sur le métier de « curateur » (« celui qui prend soin » en français) dont on parle tant aujourd’hui. Le curateur est multidisciplinaire, transversal. C’est une nouvelle génération qui emmène avec elle une nouvelle façon d’appréhender l’art. Le curateur « met en scène » une exposition, il est story-teller, raconte une histoire autour d’un thème ou d’un artiste.

On est tenté de rapprocher le terme de « curateur » de celui de « sélecteur » (cool-hunter) employé depuis une dizaine d’années par les spécialistes de la mode et de tout ce qui touche de près ou de loin au lifestyle? Sarah de chez Colette n’est-elle pas « curatrice » d’objets certes « de consommation » mais qui sont souvent produits en édition limité? Andy Warhol disait bien « Quand on y songe les grands magasins sont un peu comme des musées. »

Pour compléter: Lire l’article passionnant d’Emmanuelle Lequeux, « Curateur, le plus jeune métier du monde ».

Ci-dessous: Ricardo Brey, Wing Beats, 2006, curateur Jesse McKee (Canada)

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Emilie Pitoiset dont les réalisations et la démarche rappellent celles du collectif berlinois Bless. Ici l’objet (le vêtement) est dans un entre-deux temporel, passant du rang d’objet à celui d’objet ritualisé (objet d’art).

Ci-dessous: Emilie Pitoiset, The story teller, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Ci-dessous: Emilie Pitoiset, La Doublure, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Ci-dessous: Emilie Pitoiset, Les indiscrets, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Au sein du Palais de Tokyo, les passages entre les différents lieux d’expositions sont laissés à l’état brut.

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Un dessin représentant le Palais de Tokyo, méticuleusement gratté par l’artiste Leyla Cárdenas. Œuvre éphémère, où le mur support de la création, révèle ses secrets et son histoire avant d’être nettoyé et recouvert par la peinture blanche, prêt à recevoir les nouveaux accrochages.

Ci-dessous: Leyla Cárdenas, Removido, 2013, curatrice Anca Rujoiu (Roumanie)

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L’installation « Going away » réalisée par les étudiants de la Columbia University’s Graduate School of Architecture et avec le concours de Phillip Anzalone (directeur du LABS) et de Michel Serratrice (architecte) étudie les frontières entre art plastique et architecture et notre rapport à l’espace.

Les étudiants de la Columbia University’s Graduate School of Architecture (Arkadiusz Piegdon – Claire Kao – Da vi Weber – Diego Rodriguez – Harry Byron – Jaclyn Jung – Jim Stoddart – Mondrian Hsieh – Sissily Harrell – Taylor Miller – Tianhui Shen – Vahe Markosian) avec l’artiste Tomas Saraceno, « Going away », 2013

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Véritable nœud gordien, les hybridations « synaptiques » urbaines et végétales de l’artiste brésilien Henrique Oliveira (ci-dessous). Tout comme chez Leyla Cárdenas (plus haut), la structure du bâtiment fait corps avec l’œuvre et semble ouvrir une troisième voie d’interprétation.

Ci-dessous: Henrique Oliveira, Baitogogo, curateur Marc Bembekoff (France)

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Ci-dessous: Henrique Oliveira, Baitogogo, curateur Marc Bembekoff (France)

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Corpus Circus #2

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As before, in this note is not about circus, nor the circus of fashion, is about the body, main part of fashion. How it moves, jump, dance, stretches, twists, bends and lives…

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Pictures taken at Le Cabaret Electrique/Cirque Electrique

ON A VU PEGEEN VAIL | PEGGY GUGGENHEIM, VENISE

AU MUSÉE PEGGY GUGGENHEIM DE VENISE…

PEGEEN VAIL N’EST AUTRE QUE LA FILLE DE LA MÉCÈNE « ART-ADDICT » PEGGY GUGGENHEIM (1925-1967) ET DE SON PREMIER MARI, L’ARTISTE FRANÇAIS LAURENCE VAIL. NÉE À OUCHY EN SUISSE ELLE PASSE SON ENFANCE EN SUIVANT SA MÈRE (SES PARENTS AYANT DIVORCÉS) ENTRE L’ANGLETERRE ET LA FRANCE.

ÉLEVÉE DANS UN MILEU ARTISTIQUE, SON PÈRE ÉTAIT SURNOMMÉ LE ROI DE LA BOHÈME PAR LE MILIEU INTELLECTUEL PARISIEN, PRÉCOCE, PEGEEN VAIL EXPOSE SES PREMIÈRES ŒUVRES À L’AGE DE DOUZE ANS. CETTE PREMIÈRE MONSTRATION AURA LIEUE À LA GUGGENHEIM JEUNE GALLERY DE LONDRES OUVERTE UN AN PLUS TÔT PAR SA MÈRE CONSEILLÉE ALORS PAR MARCEL DUCHAMP ET CONSTANTIN BRÂNÇUSI.

PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE, ELEL FUI L’EUROPE AVEC SA MÈRE ET MAX ERNST POUR LES ÉTATS-UNIS D’AMÉRIQUE. ELLE SE LIERA ALORS AVEC LES AUTRES ARTISTES FÉMININES DONT FRIDA KAHLO. EN 1946 ELLE ÉPOUSE LE PEINTRE FRANÇAIS JEAN HÉLION DONT ELLE AURA TROIS ENFANTS. PEU APRÈS LEUR DIVORCE EN 1956 ELLE S’ÉTABLIT AUPRÈS DE SA MÈRE À VENISE AU PALAZZO VENIER DEI LEONI.

DÈS LORS, LES PEINTURES DE PEGEEN VAIL D’UN STYLE FAUSSEMENT NAÏF ET REPRÉSENTANT SOUVENT DES SCÈNES FAMILIALES SERONT VENDUES RÉGULIÈREMENT DANS DIFFÉRENTES GALERIES ITALIENNES À MILAN, PADOUE, MURANO… IL RÈGNE DANS SES TOILES UNE ATMOSPHÈRE ONIRIQUE OÙ ELLE-MÊME EST SOUVENT EN REPRÉSENTATION. LE TRAIT S’AFFIRMERA ET DEVIENDRA PLUS ÉPAIS AU COURS DU TEMPS.

EN 1959 ELLE ÉPOUSE LE PEINTRE ABSTRAIT RALPH RUMNEY. ILS S’INSTALLENT À PARIS OÙ LE COUPLE DOIT DE PLUS EN PLUS FAIRE FACE AUX CRISES DÉPRESSIVES QUE CONNAÎT PEGEEN DEPUIS SON PLUS JEUNE ÂGE.

ELLE S’ÉTEINDRA PRÉMATUREMENT EN 1967 D’UNE OVERDOSE DE MÉDICAMENTS.

PEGEEN VAIL, AT THE SEASIDE, CIRCA 1950, 1950
PEGEEN VAIL
PEGEEN VAIL, THE EXHIBITION, 1945
PEGEEN VAIL, THE EXHIBITION (DETAIL), 1945
PEGEEN VAIL, THE SUNSHADE, 1960
PEGEEN VAIL, INTIMATE CONVERSATION, 1960 & PEGEEN VAIL, PALAZZO VENIER
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PEGEEN VAIL, DANS SON ATELIER, NEW-YORK, 1942

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Sylvie Vartan | revue de mode

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Sylvie Vartan dingue de mode… attestée par cette publication de Paris Musées consécutive à une exposition sise au Musée Galliera d’octobre 2004 à février 2005…

Au mitan des années 60, celle que l’on appelait « Sylvie », est à la fois star de la chanson française, reconnue aux Etats-Unis comme « la jeune française idéale », muse pour les maisons Christian Dior, Nina Ricci ou Guy Laroche, mais aussi une créatrice de mode et une future femme d’affaires.

Grace à son image, au début des années 60, Sylvie Vartan tisse un lien entre les générations, de la Haute Couture au Prêt-à-porter naissant. Elle pose autant pour la maison Jean Patou que pour Prisunic (dont la direction artistique est alors assurée par Denise Fayrolle, future fondratrice de l’agence MAFIA avec Maïmé Arnodin).

Elle créera sa première collection en 1965, sera distribuée au cours des ans au Bon Marché, chez Franck & Fils et au Printemps. Elle ouvrira plusieurs boutiques en France (dont une à Paris avenue Victor Hugo) et en Belgique. En 1970 pour sa 9e et dernière collection ce n’est pas moins de 150 distributeurs qui commercialisent ses collections.

Les collections qu’elle élabore avec les stylistes « montants » de l’époque (Emmanuelle Khanh, Christiane Bailly) adoptent son style empreint de sagesse et de nouveauté. A travers ses créations elle vise les gens de sa génération et complète ses tenues avec des accessoires souvent ludiques.

A l’instar d’Axelle Red, dont je parlais ici, Sylvie Vartan est plus qu’une « fan de mode ». Tout comme la chanteuse d’origine belge, Sylvie Vartan a conservé, depuis le début de sa carrière, l’essentiel de sa garde robe. La porter aux yeux du public fut un précieux hommage à tout ceux qui l’ont accompagné: d’Yves Saint Laurent à Jean-Paul Gaultier en passant par Gianfranco Ferré, Marc Bohan, Bob Mackie, Michel Fresnay, Helmut Newton, Guy Bourdin, Jean-Marie Périer…

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Pierre et Gilles, Nuit de Neige, 1994

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Pierre et Gilles, Comme un garçon, 1996

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Nashville, 1963, par Jean-Marie Périer – Robe de Marc Bohan pour Christian Dior, 1964

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Collaboration entre le fabricant de montres Kelton et Sylvie Vartan, 1969 – Lunettes de soleil création Sylvie Vartan, 1968

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Concert à l’Olympia, 1968, création Yves Saint Laurent

Comme elle expliquera plus tard, la maison Saint Laurent était déjà  très Catherine Deneuve; « il ne pouvait y avoir deux blondes ». Sylvie Vartan portera alors Christian Dior à la ville et Yves Saint Laurent sur scène.

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Sylvie Vartan et son fils David Hallyday, 1968, Marc Bohan pour Christian Dior – Essayage avec Yves Saint Laurent, 1970

Les ré-interprétation du costume de Colombine (en haut à gauche ou ci-dessous), il y en eu plusieurs, sont parmi les pièces préférées de la chanteuse. A mi-chemin entre le costume de scène qu’elle affectionnait particulièrement (Sylvie Vartan voulait avant de chanter, faire du théâtre) et la robe de soirée.

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Pochette du 33 tours « De choses et d’autres », 1982, Marc Bohan pour Christian Dior

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Fac-similé de la revue du célèbre club parisien le Golf Drouot, 1965

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Marie Claire, 1964

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Robe de la première collection de Sylvie Vartan, 1966 – Robe-pull, Elle, création Sylvie Vartan, 1968

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Vogue, janvier 1973, Guy Bourdin – Elle, décembre 1970, Helmut Newton – Vogue, novembre 1969, Jean-Loup Sieff – Elle, décembre 1970, Helmut Newton

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Elle, décembre 1966 – Elle, août 1967

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Palais des sports, 1982, robe de Bob Mackie – Vogue, novembre 1972, combinaison Yves Saint Laurent

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Concert de la Nation, 1963, robe d’Arlette Nestat pour Real – Pochette du 33 tours « Aime-moi », 1970, photo Jean-Marie Périer

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Pochette du 33 tours « La Maritza », 1968, robe Yves Saint Laurent

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Vogue, mars 1974, photo Guy Bourdin – Vogue, avril 1973, photo Peter Knapp

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Robe de Michel Fresnay, 1977 – Justaucorps et cape de Bob Mackie, 1983

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Pochette du 33 tours « J’ai un problème », 1973, Yves Saint Laurent – Pochette du 33 tours « Sylvie Vartan, Show Palais des Congrès », 1975, veste de Michel Fresnay

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Veste et pantalon, North beach leather shop, 1973 – Combinaison Yves Saint Laurent, 1970 – Robe Yves Saint Laurent, 1970

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Défilé de la 3e collection, création Sylvie Vartan, 1966 – Cannes, 1974

 

OK at galerie Kreo | opening night

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Front window, Galerie Kreo, Paris, friday, march 22th

Dear readers,

from March 22th to May 11th 2013 galerie Kreo is showing a collection of unseen pieces with no peculiar theme by…

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François Azambourg, « Goat » tables

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« Arc » lamp

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Studio Wieki Somers, « Money clock » made with 1440 1$ bills (1440 are for the amount of minutes in a day)

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« Frozen chest »

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Hella Jongerius, « Glass » table

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Didier Krzentowski

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Brynjar Sigurdarson, « Tree trunk bench »

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François Bauchet, « cellae »

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Jean-Baptiste Fastrez, « Stromboli » coffee table

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Pierre Charpin, « Crescendo », coffee table

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Clémence Krzentowski

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Ronan & Erwan Bouroullec, « Desklight » lamp

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Jesus Rafael Soto at Georges Pompidou

Jesus Rafael Soto op and kinetic artist at Centre Georges Pompidou, from february 27 to monday, may 20, 2013

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Courbes immatérielles jaunes, 1979

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Cube pénétrable, 1996

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Vibration jaunes, 1965