BLITZ ! Quand Londres inventait la nuit

Avant Internet et les smartphones, certains clubs étaient des laboratoires de style et d’attitude, des espaces où s’inventait une nouvelle idée de soi.

Blitz Club Londres 1979, Steve Strange, Boy George, New Romantic, scène londonienne
Le Blitz Club à Londres, fondé par Steve Strange en 1979.

Les nuits que je n’ai pas connues

Il y a des lieux que j’aurais aimé connaître.
Ainsi le Studio 54 du New York de la fin des années 70. entre amphétamines, boule à facettes, Andy, Jerry et Debbie — la nuit en démesure permanente.

Puis les Bains-Douches, Paris, au début des années 80, sa piscine et les looks de Jean-Paul, Karl, Mick captés au flash du Polaroïd. le lieu portait toujours les restes du mythe, mais les stars avaient disparues. Aujourd’hui il ne reste que la piscine…

Mais de toutes les scènes de la nuit , je donnerais tout pour vivre une nocturnale au Blitz.

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VAVA DUDU, LA MUSE ET LA CHATTE

© CHRISTIAN POULOT

Vava Dudu n’est jamais front row, ni même au second plan. Elle est celle que l’on aperçoit au second regard : bariolée, tout au fond, affairée, habitée d’une présence presque chamanique.
On devine alors que c’est elle qui, en secret, a soufflé à l’oreille des créateurs, les a inspirés, telle une muse.

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Manifesto : rave arty à l’Espace Niemeyer

Pour un peu on se croirait à MoMA PS1 non?
Vegyn nous a livré une folle gourmandise avec le Everything she wants de Wham, puis à ravivé de précieux souvenirs mais ne s’est guère foulé en spotifiant le mythique Soon de My bloody Valentine (à la fin de la vidéo).

C’était l’autre soir à l’espace Niemeyer, pour la quatrième édition de Manifesto, où se rencontrent arts, fashion et musique, le tout orchestré par le collectif italien Kaleidoscope et la plateforme de style Goat.
avec: David Rappeneau, Anna Uddenberg, Issy Wood, Air, D’heygere…

Liam Gallagher, Goldie et Burberry : quand la musique inspire la mode de luxe

Ce jour-là, à Shoreditch, c’est la nouvelle campagne Burberry qui attire mon attention.
L’univers des festivals de musique, choisi par Daniel Lee et incarné, entre autres, par deux figures majeures de la culture britannique populaire : Liam Gallagher et Goldie est une manière de positionner Burberry dans un entre-deux maîtrisé, entre prestige patrimonial (la présence du logo Equestrian Knight datant de 1901 tel un tampon crée un contraste intéressant) et résonance pop contemporaine.
On est dans le « cool Britannia »

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Une stratégie difficilement transposable ?

Ce modèle est-il adaptable à d’autres territoires culturels ?
En France, nous n’avons pas la même culture musicale que les britanniques et on peine à identifier aujourd’hui, des équivalents suffisamment « compatibles ».
La campagne hexagonale fait ainsi appel à des « anonymes ».

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Penser local

Durant les années soixante pourtant c’était la pop française qui était « cool » auprès de nos amis d’Outre Manche, notamment à travers Françoise Hardy.
Et si l’on devait traduire aujourd’hui ce choix éditorial pour un public français, qui convoquerait-on ?

Aya Nakamura, Eddy de Pretto, Zaho de Sagazan ou Clara Ysé ? Jeanne Added ? Joey Starr ? Voire Christine and the Queens (Rahim C Redcar).

Aesthetic Continuum

Tracing the visual codes of excess from postmodern pop to hypermodern spectacle
I found myself lingering over the inner sleeve of Welcome to the Pleasuredome by Frankie Goes to Hollywood (1984), struck by how oddly current the image feels: saturated colors, a dream-like lushness, a fantastical fauna nestled within a baroque wilderness.
The band members pose like figures from a fevered tableau, caught somewhere between theater and ritual, where pleasure becomes its own myth.
Then I stopped by the poster for Björk’s Cornucopia tour — this Sunday, May 11 at the Grand Rex — and i personally found an uncannily similar aesthetic. Don’t you think so?
Forty years apart, yet both visuals seem to breathe a similar image narrative, creating a sensory-rich world we now call hypermodern: vibrant colors, intricate details, and surreal compositions that visually represent a reality where nature and technology intertwine — harmoniously, yet unmistakably dreamlike.

Rather than hybridization, I would speak of an aesthetic mutation that alternately blends nature, the human, and now technology.

© Santiago Felipe

The kids are all right, I

When my students invite me to their events — a performance, a runway show, an impromptu screening.

What I encounter there isn’t only the work of young bloods — it’s a different relationship to the world, beginning to articulate itself. A way of dressing, performing, showing — not imitative, but one that twists references, makes them its own.

I consider it a rare privilege: to witness the worlds they are shaping, to get a glimpse of a generational sensibility (Gen Z), in short, to come into contact with what’s to come.

And when the lead singer has a My Bloody Valentine sticker on his guitar, you can’t help but nod — in silence or in some kind of internal feedback loop.

Nothing is fixed. Everything signals.

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ON A VU CA: INITIAL MAGAZINE

On a vu çà fin janvier et c’est à lire

Il y a quelques semaines c’était le reboot (in-progress) du magazine Initial.  Un projet entamé il y a cinq ans par mes étudiants lorsque je menais le cours de Création de magazine.

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PLUIE D’ARCHIVES DE PURPLE À PARIS AVEC OLIVIER ZAHM

Au Words, Sounds, Colors and Shapes, 10 rue Perrée, Paris, est un lieu culturel imaginé par Ramdane Touhami. L’autre jour il s’y tenait une séance de signatures du magazine Purple menée par Olivier Zahm (OZ) son cofondateur. Accompagné par l’artiste André, Olivier Zahm, dandy intellectuel y dédicaçait 25 ans d’archives d’un magazine devenu une référence.

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