Precious moments | Hannah Martin

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Chers lecteurs,

j’ai rencontré Hannah Martin il y a deux ans, lors d’un délicieux dîner organisé par Hélène Leblanc. Basée à Londres, elle crée des bijoux pour homme et femme au style très singulier. Il y a quelques semaines, de retour à Paris, elle présentait dans l’intimité, sa nouvelle collection.

Il s’agit d’une des très rares maisons de joaillerie fine s’adressant à la clientèle masculine. Equilibriste, Hannah cultive sur elle, un style punk-rock & chic non galvaudé. Tout dans son regard et dans sa voix laisse deviner cette préciosité et cette excentricité propre aux sujets de sa majesté.

Comme son style, ses collections sont le fruit, elles aussi, d’une délicate harmonie. Androgynes ses bijoux se conjuguent autant au féminin qu’au masculin et le diamant n’est lui pas réservé à la femme. L’homme porte collier à double rang de perles noires Akoya. Alors les filles ne se gêneront pas et iront piquer dans la boîte à bijoux de leurs boyfriends, les boucles d’oreilles en or rose ou encore l’iconique (au poids phénoménal) Eagle gun icon ring de la collection Aguila Dorada!

Ci-dessous: L’Eagle gun icon ring, or jaune et or rose, édition limitée à 25 exemplaires (c) Hannah Martin

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Le talent d’Hannah Martin est dans sa capacité à synthétiser, dans ses mini-sculptures faites entièrement à la main, à la fois un design contemporain, élégant et surtout non caricatural comme s’est malheureusement souvent le cas dans cet artisanant et ces thématiques.

Ces créations, en quantité limité, où se marient lignes fortes et faibles, droites et courbes, évoluent et s’agrémentent ces dernières saisons de pierres précieuses, saphirs et rubis, pour répondre aux demandes de la clientèle toujours plus exigeante et désireuse de nouveauté.

Bijoux de dandy décadent façon David Bowie, de trader au style décomplexé ou d’anonymes au goût affirmé, la luxueuse joaillerie rebelle d’Hannah Martin crée de futurs classiques.

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Mr. G, à point…

Chers lecteurs,

Gilles Chavet, aka Mr. G se rend chaque saison à Limoges où il confie ses inspirations à une jeune femme, qui en plus de travailler dans une fabrique de porcelaine est une passionnée de la peinture sur porcelaine.

Depuis quatre ans qu’il crée ses boutons de manchettes, Mr. G vient à point nommé en cette période de festivités qui s’annonce… À partir d’une photo « du dôme des Invalides », d’une typographie, d’un récit, d’un croquis, chaque modèle se charge d’une histoire, écrite grâce au savoir-faire de l’artiste.

Faits main, nécessitant une cuisson de 8 heures à 1200° C par couleur et avec les diverses expérimentations il peut donc se passer plusieurs jours pour réaliser un modèle comportant plusieurs tons.

Chacun peut venir avec son propre « design » qui sera dès lors repris et singularisé par des mains expertes.

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Ci-dessous, Mr.G , lors d’une réception organisée par Laurence Falguer, Gifting

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Maurice Renoma | Outsider

A en voir les quelques archives exposées la semaine dernière, accompagnant la célébration des 50 ans de l’ouverture de la White House, j’en ai conclu que Maurice Renoma est un outsider. Un homme, hors du sérail de la mode, n’ayant donc aucune règles à suivre, qui s’est imposé grâce à une croyance indéfectible en ce qu’il créait.

Bien que l’époque y soit propice, on abordait le flower power, proposer en 1963 des costumes fait en tissu d’ameublement, des imprimés vasaréliens, des associations de motifs et de couleurs hallucinogènes, relevait d’une certaine forme de gaillardise. La silhouette, une veste très cintrée sur un pantalon large est tout aussi frondeuse, « pour un titi des beaux quartiers », des garçons aux costumes « romantiques », ceux qui furent baptisés « minets ».

La singularité d’alors de Maurice Renoma attira dans sa boutique Warhol, Dutronc, Gainsbourg, Dylan et bien d’autres…

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Costume blanc en gabardine de laine, l’Uomo », 1982renoma-18

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Premier pantalon en suédine, veste brodée « indien », 1966

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Premier smoking en velours, 1967

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1970, la silhouette Renoma, veste étriquée et pantalon large, motif floral, chevrons, rayures, velours côtelé…

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Le style hors marge pour son époque, de Maurice Renoma explique sans doute son attirance pour les icônes punks, auquel il fait beaucoup référence. Iggy Pop, Burroughs, Andy Warhol, Lou Reed, Ramones, Serge Gainsbourg… sont ici amalgamées le temps d’un montage photo.

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La mode des contre-cultures

Taguer l’affiche réalisée par Jean-Paul Goude pour les Galeries Lafayette… C’est une très belle performance que nous a offert André (graffiti artist et directeur de création de l’Officiel Hommes) il y a quelques semaines. Pour cela il lui fallu descendre en rappel le long de la façade parisienne des Galeries Lafayette, avec la musique haut perché (à 8 m du sol! ) des Citizens. Sur le bitume le public est conquis.

Le graffiti, tout comme le tatouage, disciplines marginales issues de la rue, appartenant à la contre-culture font pair de plus en plus régulièrement avec l’univers tout aussi hermétique de la mode. Que penser alors? Que la mode est en voie de marginalisation ou que ces mouvements, jadis contestataires, sont en train de devenir mainstream?

La grande exposition sur le punk, autre subculture, « Punk: Chaos to couture » présentée au Metroploitan Museum cet été, l’augmentation des blogs parlant de tatouages nous apportent, peut-être, un début de réponse.

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Photos © Juliette Druelle

Event | Burberry rocks

 

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Dear readers,

Burberry invited us to a cocktail this week at Printemps Haussman. We all know the passion for rock music of Christopher Bailey, the Chief creative officer of Burberry, so I secretly expected a mini showcase during this event.

No showcase at the arrival but a DJ set with classic rock tunes, that make us gently shake our booty at the end of the cocktail. During the little event you can look at the Art of trench project displayed on big TV screens featuring personalities (socialites, bloggers, actresses, designers…), smell ‘Burberry Brit Rhythm’, the new men fragrance and look at the specific capsule collection (studs, studs and black leather !) designed for this launching.

To embody the perfume, the choice of George Barnett (previously shoot by Hedi Slimane), model but also drummer and founder of the excellent These New Puritans (TNP) band is just perfect. Since his arrival in 2009, Christopher Bailey transform Burberry, making the fortunes of the company as well as an edgy luxury brand living somewhere between art/fashion and music. The brand, perfectly at ease in the social media world, decided to launch the new perfume on the internet first. As indie rock music, as TNP tunes, there is something radical in Christopher Bailey approach.

If you don’t know These New Puritans, please watch some of their videos (i.e « We want war » from second album ‘Hidden’), listen the first then the third album and enjoy the amazing evolution of their music.

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Jean-Philippe Delhomme at Galignani

Dear readers,
Jean-Philippe Delhomme’s New-York signature book (ed. Louis Vuitton travel book) at librairie Galignani, oldest english bookstore on the continent.

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This one dedicated to me

Be Mine’s party

 

Fatima Lopes, last week, during Be Mine’s, her first fragrance, launching party.

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Twenty years after her begining on the fashion scene, thirteen years after her parisian debut, Fatima Lopes launch her first fragrance. Aurélien Guichard who recently create Pleats Please for Issey Miyake, has to translate the intuitive, bold, daring and feminine world of portuguese designer Fatima Lopes.

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A diamond on a cube

The campaign, a man and a woman half-naked shot in black and white. Daring or not?

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From left, Ellen Von Unwerth, Fatima Lopes and Aurélien Guichard, perfumer

Event | Chloé x Sabrina Transiskus x Mixt(e) magazine’s

 

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Designer Sabrina Transiskus (above left) team with Chloé for Mixt(e) magazine.

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Sabrina Transiskus paper art perfectly match with Clare Waight Keller works for Chloé.

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Painter Valota with Natacha Dzikowski

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Bloggers ! Camilla from Twofeetahead and Yanie from The Marginalist

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Solitude standing

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Above Marielle Labèque, alone, in « Minimal Dream House, Europeans and experimentalists », Cité de la musique, Paris

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Katia Labèque, alone, in « Minimal Dream House, Europeans and experimentalists », Cité de la musique, Paris

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Dj Ellen Allien (B Pitch records), alone, « Lism » album-project, last night at Le Silencio, Paris

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Tamaryne’s lead singer, alone, last night at Le Silencio, Paris