Emperor Moth, Alena Akhmadullina et les autres…

 

La mode russe se limitait pour moi jusqu’à  il y a peu, a deux créateurs : Irina Volkonski, styliste en accessoires et le duo Seredin et Vassiliev, officiant régulièrement pour la Haute-Couture, créateurs au style un brin excentrique, fantaisiste et inattendu.

Il y a quelques semaines j’ai appris l’existence d’une seconde vague de créateurs russes, dont le chef de file serait Katya Gomiashvili.

Katya Gomiashvili est la créatrice de la marque Emperor Moth, qui sévit depuis quelques temps déjà  auprès de certains « people ». Sa collection est essentiellement constituée de vestes fortement inspirées streetwear (type survêtement…), retravaillées par des broderies, des perles et des découpes pour un résultat inhabituel très coloré. La déception pointe un peu quand on s’aperçoit qu’il n’y a, sur le site en tout cas, que des vestes, toutes sur le même modèle, l’effet de surprise vire à la monotonie.
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Modèles de la dernière collection

Toujours est-il que côté communication la créatrice sait y faire, puisque l’image de la marque a été respectivement interprété ces deux dernières années par « so beautiful » Chloé Sévigny, Devon Aoki et Kate Moss, pour obtenir une crédibilité pointue difficile de faire mieux !!
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Pour couronner le tout le studio Ab Rogers (graphisme, design industriel et illustration), qui travaille pour la Tate Modern ou encore Comme des Garçons, à conçu a Moscou et a Londres la nouvelle boutique de la marque, l’agencement intérieur étant influencé par Niki de St Phalle (photos ci-dessous)…

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Les dauphins de Katya sont (cliquez sur le nom des créateurs pour accéder à leur site) Konstantin Gayday, le duo Nina Donis (Nina Neretina et Donis Pouppis), Denis Simachev, Alena Akhmadullina ou encore le gothique Arsenicum, rien de révolutionnaire dans le style, mais juste le plaisir de voir des créateurs venant d’autres horizons défiler à Milan, Londres ou Paris, nous apportant un autre regard sur la mode, mais aussi de nouvelles sources d’inspiration, étendant ainsi notre champ de créativité. Au dire de certaines acheteuses, ces créateurs ont un potentiel intéressant et le meilleur reste à venir.

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Quelques modèles des collections d’Alena Akhmadullina, sans hésiter ma préférée, pour un style qui n’est pas sans rappeller le costume de scène.

A suivre

Y’s Mandarina

J’ai trouvé cette info en feuilletant quelques publications, Yohji Yamamoto déjà  responsable de la ligne Y-3 en partenariat avec Addidas s’est associé à Mandarina Duck pour créer une ligne de sacs et bagages innovants, correspondant à nos vies nomades. Multipoches en gabardine ou nylon, les sacs se muent en vêtement, les vêtements se muent en sacs…
Un travail qui me rappelle un peu les vêtements-architectures de l’artiste-styliste Lucy Orta et notemment sa réalisation de 1992, d’habits-transformables selon la nécessité.

Ci-dessous la ligne de « sacs » pour le Printemps-Été 2007

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Cathy Pill

C’est au travers des pages de magazine que j’ai découvert la créatrice belge (La Cambre) Cathy Pill. Je suis d’abord tombé en arrêt sur ses colliers-broderies ton sur ton, qui font un effet matière que j’apprécie beaucoup.

Puis au cours de mes investigations j’ai découvert qu’elle avait une admiration pour l' »ex-toujours rebelle » Vivienne Westwood et A.F Vandevorst, que sa communication graphique pour l’Andam 2005 avait été réalisé par la fantastique agence parisienne Surface to Air, bref tout pour me plaire.

Sa dernière collection offre une large place aux imprimés, des papillons surdimensionnés et des arabesques d’inspiration vaguement Art Nouveau auquel elle a, dit-elle, appliqué numériquement, un effet « coup de vent », redynamisant les imprimés qui suivent ainsi les courbes du corps.

Les mannequins défilent souvent en binôme liés l’un à l’autre par une longue tresse fixée à leurs cheveux amplifiant la dimension « organique » du défilé.

Elle a avec seulement deux collections, déjà  remporté de nombreux prix (Modo Bruxellae, Andam et celui de la fondation Pierre Bergé), elle est vendu du Japon au Koweit et Suzy Menkès l’encense…
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Cathy Pill, par Grégory Derkenne


Automne-hiver 2006-2007, collection « Balad », (c) Nico

Printemps-Été 2006, collection « Blink », (c) Nico


Printemps-Été 2006, collection « Blink », (c) Nico

A voir vite

Monochrome n’est jamais monotone

 

Dans le magazine « lifestyle de luxe » Wallpaper du mois de décembre, j’ai trouvé des pages de mode intérressantes dans la rubrique Stylefiles. Elles sont consacrées aux tenues à adopter (black only !) si vous allez à une soirée de première à Paris, un cocktail à L.A ou encore si vous préférez clubber (chic) à Berlin. A travers ces quelques pages on revisite rapidement les petits codes esthétiques qui vous permettront de ne pas être complètement hors-sujet selon le pays et l’endroit où vous serez tout en en étant furieusement à la page… On retrouve en effet, dans la sélection de vêtements les classiques YSL, Fendi, Gucci etc. mais aussi des designers comme Kris Van Assche.

En haut clubbing dynamique, chic et pointu in Berlin, pour elle, un faux col en fourrure très boa de cabaret berlinois des années 20 – en bas, cocktails in L.A, avec une pointe d’excentricité folle, le sac à main imprimé léopard…


En haut, riches lisérés dorés et décolleté profond pour une « one night in Bangkok » dans la chic et luxurieuse Thaïlande, sage décolleté et dorures très orientales pour un diner à Dubaï en bas.


En haut, le « bon ton » américain pour une sortie à New-York et le classique à la française en longue robe noire-épaules nues pour une soirée de première à Paris, en bas.

A consulter pour se rappeller aussi, qu’un vêtement noir peut-être transparent, lamé, brillant, mat, satiné, profond, laqué et que sais-je encore.

Isabel Marant, une créatrice indépendante

Isabel Marant le temps d’une petite interview, nous explique ce que c’est qu’être un créateur indépendant, parle aussi de la création sous toutes ces formes, de la femme qui s’habille chez elle, et d’argent.
Notez certains phrases intéressantes, comme :
« Les vêtements pour moi ce n’est pas de l’art »
« (La mode) à … un processus créatif commun à plusieurs métiers »
ou encore
« Mémé H & M, te trouve ça plus intéressant qu’Agnès B »…
Une interview récupérée dans le magazine Technikart Mademoiselle n°8 (Automne-Hiver).

Loin des logiques de groupe, des designers-stars-people et de l’élitisme faisande de certains créateurs, Isabel Marant est toujours a la tête d’une maison independante. On ne la voit peut-être pas dans « Closer », mais elle compte aujourd’hui 300 points de vente à Paris, Londres, New York et Tokyo. Rester soi-même, ça marche aussi.

Isabel Marant, votre nom est toujours synonyme d’une marque indépendante, pourquoi ce choix ?

J’essaie de faire quelque chose de singulier. Le fait d’être indépendant, de ne pas faire partie d’un énorme groupe, cela permet de ne pas avoir de comptes à rendre. À quiconque.

N’est-il pas oppressant, parfois, de ne rendre des comptes qu’a soi-même ?

Il y a des gens qui ont besoin qu’on leur donne un cadre. Moi, surtout pas ! Dans un monde super-uniformise, mondialise, le fait d’être indépendant permet de faire de vrais choix de stratégie. Ce qui m’intéresse dans le vêtement, c’est que l’on sent qu’il y a quelqu’un derrière. Pour cela, il faut garder le contrôle. Trop gros, on n’arrive plus à préserver cela.

Une création n’est-elle pas, par définition, très dépendante des courants de mode ?

Les courants de mode, on crée tous ensemble. Forcément, je suis sous influence parce que je m’intéresse à ce que font les autres, Et moi, j’inspire d’autres gens aussi. C’est la Mémé démarche que dans la musique ou dans le cinéma Un processus créatif commun a plein de métiers.

Et financièrement, être indépendant, c’est un avantage ou un inconvénient ?

C’est beaucoup plus rentable, parce qu’on investit ses propres sous et on les gère. Dans les grandes maisons, il y a vachement plus de gâchis. Les grands créateurs, ils s’en foutent, ce n’est pas leur fric ! Donc ils engagent des gens et commencent des trucs qui ne servent pas à grand-chose. Moi, le ne commande pas un mètre de tissu qui ne va pas servir.

Malgré votre indépendance, vos vêtements sont passe-partout, conformes, voire neutres…

Conformes ou neutres, je ne crois pas. Simples, basiques, oui, tout a fait. Je ne suis pas une révolutionnaire. Dans ta mode, il y a plusieurs axes possibles. On peut faire une mode très créative et très artistique, comme Viktor & Rolf ou d’autres… Je trouve cela fantastique. Ce n’est pas ce que j’ai envie de faire. Et je ne pense pas avoir ce talent-là. Ce qui m’intéresse, c’est d’habiller les gens. Moi la première.

Donc apparemment vos amies et vous étés plus casual que Barbies trash…

Non, je ne dirais pas casual. Ce sont des gens qui ont une certaine sensibilité, une certaine poésie, différente mais pas tape-à-l’œil ni ravageurs. Effectivement, je n’aime pas qu’on se retourne sur moi dans la rue. Les vêtements, pour moi, ce n’est pas de l’art. On doit pouvoir s’habiller avec tous tes ours. Je suis styliste, je ne suis pas créatrice, voila. Par contre, je n’aime pas trop quand on me compare a des gens comme Agnès B. Dans la philosophie, oui. Mais je ne pense pas taire des vêtements aussi…, insipides. Mémé H & M, je trouve ça plus intéressant qu’Agnès B, Moi, je m’attache à créer une différence dans une coupe, des couleurs, des matières, Mais je n’ai pas envie de faire des vêtements en plastique pour être super-moderne, désolée, on n’habite pas sur Mars. J’ai envie d’utiliser des matières naturelles parce que la pollution, ça me gonfle.

Et à part vous-même, quel genre de nana s’habille chez Isabel Marant ?

C’est une tille qui a juste envie de s’habiller, mais qui cherche peut-être autre chose que ce qu’il peut y avoir chez H & M. ou chez Zara. Le gros de ma clientèle, ce sont des gens de ma génération. Moi, j’ai bientôt quarante ans. On a tous un mec, au moins un enfant. C’est vrai, ma marque vieillit avec moi, mais ce n’est pas une mode de vieilles filles non plus. Quand j’ai commence, te faisais des trucs super-moulants, hyper étriqués, dans des tissus un peu limites, J’apprenais mon métier, j’avais dix-huit ans et je m’en foutais de porter du polyester et d’avoir un ourlet mal tait. J’avais plutôt envie d’avoir un truc rasta touffe, alors qu’aujourd’hui, je sors moins en minijupe qu’avant…

Elle ressemble a quoi, la femme Isabel Marant ?

Charlotte Gainsbourg, Lou Doillon, Sofia Coppola, Kirsten Dunst, Romane Bohringer… Ce sont des gens qui se ressemblent. Je n’ai pas dit Paris Hilton… Ce sont des filles qui bossent, qui ont des centres d’intérêt, des convictions, des partis pris, une personnalité… Urbaines, évidemment, je ne suis pas Ralph Lauren. Ce sont des tilles qui peuvent être aussi bien lesbiennes qu’hétéros, avec ou sans enfants… Elles font ce qu’elles veulent de leur cul. Et ma mère qui a soixante-cinq ans, elle met mes vêtements. Je ne les reconnais pas vraiment mais ça m’éclate ! Je me dis qu’au moins, je n’habille pas que les minettes Et de quel droit on dirait, « Ah non, toi t’es trop vieille, ou toi t’es trop grosse… »?

Quelles autres femmes vous inspirent ?

Dans la philosophie ou par rapport à une attitude et au chic, Simone de Beauvoir, Louise Bourgeois. Des femmes avec du caractère, du tempérament, de la trempe. Diana Vreeland, la rédactrice du « Vogue » américain dans les années trente, une espèce de folle furieuse qui voyageait tout le temps. J’adore Frida Kahlo aussi. En revanche, je déteste les filles qui vont venir chez moi pour s’habiller de la tête aux pieds, avec le look du defile, ça m’horripile. L’excès n’est jamais très intéressant.

Et il n’a jamais été question de lâcher votre marque ou de la revendre ?

Je pourrais faire cela encore des années Mais un tour, on peut me proposer 200 000 euros, pour me racheter ma boîte. C’est ce qu’elle vaut. Nous faisons 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire par saison. Nous ouvrons des boutiques en Asie, a Hong Kong et ailleurs… En attendant, te gagne 50 000 balles (7 600 euros) par mois et te roule toujours avec la Mémé bagnole depuis quinze ans, une vieille Golf pourrie.

Propos recueillis par Pascal Bories (TecknikArt Mademoiselle)

China girl

 

2001, Fabienne une amie styliste partit pour Hong-Kong suite à un programme de recrutement à l’échelle européenne par la société chinoise Hop Lun (6ixty-8ight, No Romeo), à l’époque on ne parlait pas beaucoup de la confection ou de la mode chinoise. Les conditions de travail étaient excellentes, salaire très intéressant, logé, 2 aller-retour à la maison prévus dans le contrat, des voyages dans les grandes capitales de la mode, etc. « tout est mis en œuvre pour que l’on crée » me disait-elle. J’étais alors impressionné par ce rebond dans sa carrière et surtout par la méthode du groupe Hop Lun (recruter en Europe des stylistes, les faire travailler à HK et inonder les marchés européens de leur production). On a tous vu le résultat sur le produit emblématique 6ixty-8ight (lingerie jeune et tonique, moyen de gamme, prix agressif).

Cette semaine, Frankie Xie, créateur chinois, ouvre les défilés de prêt-à porter de Paris avec sa collection placée sous le signe de « la Porte Chinoise » voilà qui est doublement symbolique.
La Chine n’est plus uniquement synonyme de production bon marché depuis longtemps, la présence de Frankie Xie à Paris le confirme, tant mieux pour la création et les créatifs qui devront aussi regarder, s’inspirer et apprendre à connaître le continent asiatique dans son entier et pas seulement le Japon.
Par delà son poids sur l’échiquier économique, la Chine et ses créateurs sont désormais reconnus ou en passe de l’être, on attend avec impatience les équivalents d’Élie Saab, Hussein Chalayan ou encore Dice Kayek.

Le robot-mannequin d’Hanae Mori

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Ci-dessus le robot Palette

La styliste japonaise Hanae Mori a fait appel à un robot pour présenter une réplique d’une de ses créations les plus célèbres, à l’occasion d’une exposition consacrée à ses 50 ans de carrière dans la mode.

Surnommé « Palette », le robot bouge lentement ses bras, son corps et sa tête pour faire découvrir la fameuse robe rose « Chrysanthème » inspirée du kimono que la créatrice avait présentée pour la première fois à New York en 1966.

Ce robot-mannequin est montré dans le cadre de l’exposition Hanae Mori qui s’est ouverte mercredi à Tokyo.
« L’idée de faire appel à un robot au nom de la beauté est innovant, puisque les robots servent généralement dans des usines ou à la guerre », a plaidé le concepteur de « Palette », Tatsuya Matsui.

Mais en dépit de cette innovation, Hanae Mori, âgée de 80 ans, reste une ardente avocate de la création manuelle.
« J’aimerais transmettre l’importance de la création artisanale à la jeune génération, car il me semble que les capacités de l’être humain sont en train de disparaître dans cette ère de l’informatique », a déclaré Mme Mori à l’AFP.
« J’aimerais que le public redécouvre mes créations et l’importance de l’artisanat. Lorsque les êtres humains travaillent de leurs mains, leurs capacités créatrices s’amplifient », a-t-elle plaidé, en évoquant ses débuts à la machine à coudre dans des ateliers de couture parisiens.

Programmée jusqu’au 11 avril, l’exposition hébergée au nouveau théâtre national de Tokyo, propose plus de 80 créations d’Hanae Mori, notamment des costumes créés à l’occasion de spectacles à l’Opéra de Paris et lors du festival de Salzbourg (Autriche).
En 1977, Mori a été la première Japonaise admise à la Chambre syndicale de la Couture parisienne.

La dépêche AFP

Le robot-mannequin « Palette », imaginé par la société de robotique et d’architecture d’intérieure tokyoïte Flower Robotics, est exposé à Paris jusqu’au 27 octobre à la Maison de l’Amérique latine dans le cadre d’une rétrospective consacrée à la célèbre styliste japonaise Hanae Mori.

Spécialement conçu pour mettre en valeur les vêtements, ce robot bouge lentement ses bras, son corps et sa tête.

« C’est un grand honneur de présenter Palette à Paris, haut-lieu de la beauté », s’est réjoui dans un communiqué le concepteur du robot, Tatsuya Matsui (37 ans), semi-ingénieur, semi-artiste, diplômé de l’Ecole nationale supérieure de la création industrielle française.

« Je suis impatient de faire découvrir Palette, qui symbolise une nouvelle forme de la culture japonaise, à un maximum de visiteurs », a-t-il poursuivi.

Flower Robotics conçoit et commercialise des robots destinés à accompagner des créations artistiques, en collaboration avec la société de solutions informatiques Silicon Graphics (SGI) Japon.

Son autre robot Posy, surnommé « l’enfant aux fleurs », participe aussi à de nombreux événements culturels (défilés, concerts, expositions, films, etc.)

Conçue sur le thème « Rencontre entre l’Orient et l’Occident », la rétrospective des collections Haute Couture Hanae Mori avait pour sa part déjà été présentée en mars au Théâtre National de Tokyo.

Retraçant les 27 années de carrière de cette octogénaire, ardente avocate de la création manuelle, la rétrospective présentée à Paris se veut aussi un hommage à la capitale française et à la Chambre syndicale de la couture parisienne, où Mme Mori fut la première créatrice étrangère à être admise.

Hanae Mori a fondé sa « Maison de Haute Couture » sur la prestigieuse avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris, en 1977.

 

Tout est bon pour vendre… (NSFW)

 

ATTENTION le lien ci-dessous contient des séquences pornographiques !

WARNING Contain X-Rated pornographic scenes !

Shaê, une marque d’Urban wear à trouvé une formule « originale » pour faire la promotion de sa collection Été 2006, plutôt que d’habiller les mannequins, Shaï les déshabille… intégralement.
Et tant qu’à faire, ils ont demandé à des acteurs X de jouer le rôle des mannequins… Ce qui donne ceci

Tsumori Chisato

La styliste Tsumori Chisato, japonaise, est issue de la prestigieuse école Bunka de Tokyo. Assistante de Issey Miyake, elle fonde en 1990 sa propre ligne caractérisée par des formes amples, simples, ponctuées d’imprimés colorés et ludiques, de motifs géants et de broderies.

Très connue au Japon elle défile depuis 3 ans à Paris et a initié une ligne homme.

DSquared

Sexy, ultramoulant, énergique, métrosexuel et aussi très cool, les jumeaux de la mode s’appellent Dan et Dean Caten. Ils font souffler sur la mode un vent très dynamique qui met en scène des hommes et des femmes dans leur version exacerbé de la séduction, au point parfois de lorgner vers un style proche de la bande-dessinée ou d’une sortie dans une boîte branché, très show-biz en fait. Ce n’est pas sans surprise que l’on voit Justin Timberlake, Lenney Kravitz, Christina Aguilera ou récemment Madonna porter leur tenues.
Depuis la création de la ligne femme en 2003, le style est sorti de l’imagerie « ghetto gay », pour se diriger vers quelque chose de plus classique, plus sage et plus chic. Les robes ont des décolettés plus que vertigineux à en faire palir Mireile Darc, les hommes eux sont toujours musclés, en jean taille ultrabasse auprès de leur belle, magnifiée par eux.
Leur succès est fulgurant, en quelques années, les chiffres sont étonnants et les rumeurs veulent les voir à la tête d’une grande maison.

A suivre…