I wouldn’t say it’s one of my favorite bands, but seeing Shirley on stage after so many years (20, 25?) must have been a delightful experience.
Why play at the Grand Rex, one of the most beautiful movie theaters in Paris (in the world)? With its Art Deco façade, decorations mimicking a Mediterranean exterior, and an incredible celestial vault illuminated by stars with scrolling clouds, is it truly the place to perform « I am only happy when it’s rain » or « Queer »?
Except if you think you are a rock band coming to play for a conference gathering the top executives of a large real estate investment fund who will then go to dine on the rooftop of the grand hotel that is reserved for them…
Les personnages de fiction que sont Barbie et Furiosa sont en contraste. Elles ont récemment montré à l’écran deux visions diamétralement opposées, mais complémentaires, de la féminité contemporaine. Deux récits critiques sur les stéréotypes de genre, de rôle dans la société et les standards de beauté.
Dans le film, le parcours de Barbie, la découverte des imperfections de son corps l’obligent à quitter Barbie land et à se confronter avec le monde réel dominé par les hommes. Cela symbolise la prise de conscience des pressions sociétales (ici l’aspect physique) sur les femmes. La poupée Barbie, interprétée par Margot Robbie lutte pour le genre féminin.
Les vêtements, au-delà de leur fonction première de protection, sont de puissants vecteurs de signification (Roland Barthes) reflétant non seulement l’identité personnelle mais aussi les dynamiques socioculturelles, économiques et politiques.
La transversalité entre la notion de représentation en société et la manière dont on s’habille pour soi soulève des questions fascinantes sur l’identité, la perception sociale et la communication non verbale.
Ci-dessous, une compilation d’information et de reflexion sur la problématique.
Philosophie et Sociologie du Vêtement Philosophes et sociologues tels que Georg Simmel et Roland Barthes ont examiné le vêtement comme symbole de classe sociale, d’appartenance culturelle et de personnalité individuelle. Georg Simmel, dans sa théorie de la mode (Philosophie der Mode [1905]), évoque le dualisme de l’imitation et de la différenciation : les individus adoptent des modes pour s’aligner sur un groupe, tout en cherchant à se distinguer au sein de celui-ci. Roland Barthes, dans « Le Système de la mode [1967] », analyse les vêtements comme un langage, un système de signes reflétant et communiquant des significations complexes.
Anthropologie et Économie de la Mode Du point de vue anthropologique, les vêtements sont étudiés comme des artefacts culturels qui révèlent les normes, les valeurs et les structures sociales. Des travaux comme ceux de Ted Polhemus montrent comment la mode permet l’expression de l’identité individuelle et collective, naviguant entre conformité et rébellion. Économiquement, la mode est un secteur majeur qui influence et est influencé par les dynamiques globales. Les économistes étudient l’impact de la mode sur les environnements et les économies locales et mondiales, y compris comment les tendances de la mode reflètent et façonnent les conditions économiques.
Art et Mode Les designers de mode, tels que Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Alexander McQueen, Miuccia Prada et Virgil Abloh, ont révolutionné la façon dont nous percevons les vêtements, en les transformant en œuvres d’art et en déclarations politiques. Ces créat.rices.eurs ont utilisé la mode comme un moyen d’exprimer des idées, de contester les normes sociales et de réimaginer l’identité.
La Mode Comme Miroir Social La mode fonctionne comme un miroir social, reflétant et influençant les mouvements politiques, les changements sociaux et les évolutions culturelles. L’émergence du mouvement punk dans les années 1970 a utilisé la mode comme un acte de résistance politique et culturelle, tandis que le mouvement féministe a remis en question les normes de genre à travers les choix vestimentaires.
Conclusion La manière dont nous nous habillons au quotidien est intrinsèquement liée à la notion de représentation, jouant un rôle crucial dans la manière dont nous sommes perçus et nous percevons les autres. La mode, dans ce contexte, devient un champ d’étude multidisciplinaire, impliquant la philosophie, la sociologie, l’anthropologie, l’économie et les arts. Elle offre un aperçu précieux de notre société, révélant les tensions entre individualité et conformité, expression personnelle et attentes sociales. En explorant ces intersections, on peut mieux comprendre la complexité des dynamiques sociales et la puissance du vêtement comme forme de communication non verbale.
Le Panthéon, initialement conçu comme un lieu d’hommage aux grands hommes et femmes, reflète aujourd’hui, au vu des cérémonies à répétition, les transformations profondes de notre époque: Il ne s’agit plus seulement de célébrer des individualités remarquables, mais plutôt de représenter une certaine image de la France.
Cette idée où la représentation prime sur la singularité amène la question suivante: « est-ce que la mode, que l’on définit souvent comme l’expression de soi, de sa propre singularité, ne connaîtrait pas elle aussi un phénomène de panthéonisation?
Identités Diluées
Face à une jeunesse en quête d’identité visuelle (l’expression de soi), le phénomène d’emphase semble jouer à fond et alors se cristallise une dichotomie de l’individuel vers le général, du désir de représentation d’un groupe au détriment de l’expression de soi: la panthéonisation, soit moins d’individu et plus de générique.
Du Panthéon des Héros à celui des Marques
Ce qui concrètement se manifeste par le désir d’avoir des vêtements à l’image forte (le savoir-faire étant secondaire), au design prononcé, de célébrer une marque, afin de bien signifier son appartenance au groupe car aujourd’hui on ne cherche plus à être différent, le risque est trop grand.
L’Esthétique du Collectif ?
Optimiste, gageons que cette recherche du général soit (aussi) un désir de collectif, « d’être ensemble », contre les tensions de l’époque.
Il ne fait pratiquement aucun doute que Jonathan Jacobson, scénariste du fameux The Kill Room, s’est inspiré du « costume » de Kim Kardashian imaginé par Demna Gvasilia pour le show Hiver 2022 de Balenciaga…
Hormis le contexte religieux, dans l’art et la philosophie, la transsubstantiation de l’image révèle comment une œuvre peut dépasser sa matérialité (couleurs, formes…) pour toucher le spectateur de manière profonde, émotionnelle ou spirituelle. Ce phénomène illustre la transformation d’une simple composition en une entité riche en significations qui surpassent sa forme physique.
Dans la culture visuelle contemporaine, où les images sont constamment reproduites, manipulées et diffusées à travers divers médias, les images subissent des métamorphoses constantes, redéfinissant leur sens au gré des manipulations et de la diffusion. Cette fluidité plus ou moins maîtrisée invite à considérer la flexibilité et l’évolution de l’identité des images, reflétant ainsi la complexité de la culture visuelle contemporaine.
Quelle est la pertinence et la valeur des avant-garde dans le contexte culturel contemporain?
LA QUESTION PRIMORDIALE N’EST PLUS D’IDENTIFIER LES MOUVEMENTS D’AVANT-GARDE, MAIS PLUTÔT DE COMPRENDRE DANS LE TUMULTE CONTEMPORAIN CE QUI MÉRITE D’ÊTRE PRÉSERVÉ ET EXALTÉ (Réflexions et conversations lues et entendues deci-delà)
On se ‘fout’ des classiques…
LA REMARQUE SUGGÈRE UN DÉSINTÉRÊT POUR LES ŒUVRES DITES « CLASSIQUES » OU « TRADITIONNELLES »,
CETTE TRANSITION MARQUE UN CHANGEMENT SIGNIFICATIF DANS LA CONSOMMATION CULTURELLE.
L’ACCESSIBILITÉ ET LA PERTINENCE IMMÉDIATE SEMBLENT PRÉVALOIR SUR LA VALEUR HISTORIQUE OU ARTISTIQUE TRADITIONNELLEMENT ATTRIBUÉE AUX ŒUVRES DITES CLASSIQUES.