cassandre-1944 

Cassandre en 1944, photographe inconnu Biographie
1901
Naît à Kharkov (Ukraine), enfance partagée entre la Russie et la France.
1917
La révolution bolchévique oblige la famille à retourner définitivement à Paris
1919
Il commence à suivre les travaux du Bauhaus et fait ses débuts en tant qu’affichiste.
1922
Il signe ses premiers travaux publicitaires sous le pseudonyme de Cassandre.
1923
« Au Bûcheron » (grand prix de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925), grande composition synthétique pour un magasin de meubles lui apporte la célébrité.
1924
Signe un contrat avec Hachard & Cie qui éditera ses affiches jusqu’en 1927.
1927
Influencé par le futurisme italien.
Début de ses recherches sur l’espace et la vitesse dont l’aboutissement sont l’Etoile du Nord, Nord Express, l’Intran.
1929
Crée la police de caractère Le Bifur à usage publicitaire. Elle sera éditée par la fonderie de son ami Charles Peignot.
1930
Crée la police de caractère Acier, elle sera éditée par Charles Peignot.
Rejoint l’UAM (Union des artistes modernes).
Fondation de l’Alliance graphique (réunissant Maurice Moyrand, Charles Loupot et Cassandre).
Travaille pour les établissements Nicolas.
1933
Premier décor de théâtre pour Amphitryon 38 (Jean Giraudoux).
Professeur de publicité graphique à l’Ecole des arts décoratifs (Raymond Savignac est un de ses élèves)
1935
Signe un contrat d’exclusivité avec l’imprimerie de Georges Draeger (située à Montrouge) et réalise des prestigieuses publications pour les établissements Nicolas
Fait la connaissance de Balthus et de sa peinture
1936-1938
Rétrospective de ses affiches au musée d’Art moderne de New-York
Cassandre s’installe aux Etats-Unis à l’automne 1936
Signe un contrat avec Harper’s Bazaar
Il côtoie et tient une place d’honneur dans la scène artistique new-yorkaise, où il fréquente De Chirico, Dali, Raymond Loewy…
1938-1950
Il se consacre à la peinture « sa plus constante ambition » et aux décors de théâtre (Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, Festival d’Aix, Comédie Française).
Correspondance avec Pierre Reverdy (1942-1944)
Création d’un jeu de carte de prestige pour Hermès (1949)
1950
Musée des Arts décoratifs (grande exposition bilan de vingt-cinq ans de création)
1950-1953
Couverture pour l’Illustration
Deux annonces pour Guerlain
Illustration de six portraits de femmes pour un catalogue de prestige pour Guerlain
1958
Crée pour Olivetti plusieurs alphabets de machine à écrire (Nuova Pica et Graphika 81)
Collaboration avec Pathé Marconi pour qu’il crée des compositions typographiques
1959-68
Création du logotype et de l’ex-libris d’Yves Saint-Laurent (1961)
Liquide son atelier parisien (1963) et part séjourner dans le Bugey (sud-est de la France)
Retour à Paris (1965)
Exposition rétrospective à la galerie Motte de Genève (1966), à la galerie Janine Hao (1966) et à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam (1967)
Création de son utlime alphabet, le Cassandre, qui ne sera édité qu’après sa mort
Le 17 juin 1968 Cassandre se suicide après une tentative ratée un an plus tôt jour pour jour.
1901 Naît à Kharkov (Ukraine), enfance partagée entre la Russie et la France. 1917 La révolution bolchévique oblige la famille à retourner définitivement à Paris 1919 Il commence à suivre les travaux du Bauhaus et fait ses débuts en tant qu’affichiste. 1922 Il signe ses premiers travaux publicitaires sous le pseudonyme de Cassandre. 1923 « Au Bûcheron » (grand prix de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925), grande composition synthétique pour un magasin de meubles lui apporte la célébrité.

cassandre-au-bucheron-1923

Au bucheron, 1923 1924 Signe un contrat avec Hachard & Cie qui éditera ses affiches jusqu’en 1927. 1927 Influencé par le futurisme italien. Début de ses recherches sur l’espace et la vitesse dont l’aboutissement sont l’Etoile du Nord, Nord Express, l’Intran. 1929 Crée la police de caractère Le Bifur à usage publicitaire. Elle sera éditée par la fonderie de son ami Charles Peignot.

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Police de caractère, Le Bifur, 1929 1930

Crée la police de caractère Acier, elle sera éditée par Charles Peignot.
Rejoint l’UAM (Union des artistes modernes).
Fondation de l’Alliance graphique (réunissant Maurice Moyrand, Charles Loupot et Cassandre).
Travaille pour les établissements Nicolas.

1933 Premier décor de théâtre pour Amphitryon 38 (Jean Giraudoux).
Professeur de publicité graphique à l’Ecole des arts décoratifs (Raymond Savignac est un de ses élèves)

1935 Signe un contrat d’exclusivité avec l’imprimerie de Georges Draeger (située à Montrouge) et réalise des prestigieuses publications pour les établissements Nicolas Fait la connaissance de Balthus et de sa peinture 1936-1938 Rétrospective de ses affiches au musée d’Art moderne de New-York Cassandre s’installe aux Etats-Unis à l’automne 1936 Signe un contrat avec Harper’s Bazaar Il côtoie et tient une place d’honneur dans la scène artistique new-yorkaise, où il fréquente De Chirico, Dali, Raymond Loewy… 1938-1950 Il se consacre à la peinture « sa plus constante ambition » et aux décors de théâtre (Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, Festival d’Aix, Comédie Française). Correspondance avec Pierre Reverdy (1942-1944) Création d’un jeu de carte de prestige pour Hermès (1949) 1950 Musée des Arts décoratifs (grande exposition bilan de vingt-cinq ans de création) 1950-1953 Couverture pour l’Illustration Deux annonces pour Guerlain Illustration de six portraits de femmes pour un catalogue de prestige pour Guerlain 1958 Crée pour Olivetti plusieurs alphabets de machine à écrire (Nuova Pica et Graphika 81) Collaboration avec Pathé Marconi pour qu’il crée des compositions typographiques 1959-68 Création du logotype et de l’ex-libris d’Yves Saint-Laurent (1961) Liquide son atelier parisien (1963) et part séjourner dans le Bugey (sud-est de la France) Retour à Paris (1965) Exposition rétrospective à la galerie Motte de Genève (1966), à la galerie Janine Hao (1966) et à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam (1967) Création de son utlime alphabet, le Cassandre, qui ne sera édité qu’après sa mort Le 17 juin 1968 Cassandre se suicide après une tentative ratée un an plus tôt jour pour jour.

Autres réalisations

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L’intransigeant, 1925

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Nord-Express, 1927

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Spidoléine, 1931

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Dubonnet, 1932

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Normandie, 1935

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Foire de Paris, 1957

Le polo BBR

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BBR. Bleu Blanc Red ! Red comme Lacoste Red, la ligne mode destinée aux jeunes urbains. Tendance BBR, pour ce polo fidèle au L 12.12, le polo imaginé en 1927 par René Lacoste.

Pour donner un peu de pep’s à ce polo tricolore, le BBR se veut subtil. Le Bleu est glacier, le Blanc est vanille, le Rouge est coquelicot. À consommer tout de suite et sans modération avec l’arrivée des beaux jours.
Prêt à porter-détourné, dans un mix and match chic, sport et citadin. À porter à même une chemise immaculée aux manches retroussées et une cravate en coton rouge vif négligemment nouée.

Vous pourrez appréciez ici (malgré le floutage pas très heureux des photos) les autres tenues concoctées par les copines de blogs autour d’un vêtement de la marque au crocodile. Votez pour votre tenue préférée et offrez vous la possibilité de remporter une journée de shopping Lacoste d’une valeur de 500 euros. Enjoy !

Jean-Paul Gaultier Monsieur | The ring

L’ex-Palais des Arts de l’Avenir du Prolétariat s’est mué cette fois-ci en salle des sports, ring de boxe inside…

Cette salle, dédiée entre autres, aux différents shows de la maison se doit d’être à géométrie variable, s’adaptant aussi bien à la Couture qu’au prêt-à-porter féminin ou masculin.

On a beau connaître Jean-Paul Gaultier et sa débordante créativité on est néanmoins surpris lorsque l’on pénètre dans la salle, on attend le défilé avec impatience…

Face to face

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Les mannequins-boxeurs, équipés par Everlast (la mythique marque centenaire boostée par Jack Dempsey au début du siècle dernier), arborent un maquillage… ecchymose. Les jeunes hommes sont abîmés (par la vie ?) mais marchent le torse bombé, ils restent fiers et n’en sont finalement que plus séduisants.

L’homme Gaultier boxe et ose

Les panoplies proposées sont un mix complètement libre et un peu fou, signifiant par la même que l’homme peut tout oser en matière vestimentaire aujourd’hui ?

Ci-dessous, chemise et cravate cohabitent avec un hood en lamé argent et une jupe portée sur un caleçon fluide.

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Au menu les basiques bien sûr, du jean et des vestes en cuir (pièce indispensable de tout vestiaire masculin). Des pantalons de survêtement s’apparentant à des leggings/caleçons en maille très fine, des hoods à toutes les sauces (il y en avait un peu partout pendant la semaine de la mode), de très beaux gilets en grosse maille, ainsi qu’un splendide manteau (voir plus bas) . Des costumes allant du smoking (porté avec des caleçons longs), au costume croisé en passant par le costume trois pièces(!) porté, lui, avec des bottines de boxe.

Comme souvent chez Gaultier il faut prendre le temps d’observer chaque panoplie afin de s’approprier un élément de celle-ci.

Bad boy deluxe

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Veste de smoking portée sur un ensemble jogging de luxe en maille légère semi-transparente et des souliers vernis…

Aubergine et chocolat

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Remarquez le détail des boutonnages, de ce manteau couleur chocolat, que l’on dirait gaufrés (photo) ainsi que la doublure qui semble réserver des surprises.

En fin de compte pas de révolution, le cross-over des styles et des genres chez Gaultier tourne toujours à plein régime.

En backstage…

on retrouve quelques mannequins toujours contusionnés et…

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… the mighty et adorable Tanel !

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Rockabilly chic

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Etonnant contraste entre le style très apprêté  de cette journaliste américaine assise à mes côtés et le défilé monacal d’Adeline André que nous nous apprêtons à voir.

Contraste encore avec cette réinterprétation de la Pompadour, coiffure banane masculine emprunté aux rockers et arboré par cette jeune femme au style très apprêté.

Avec son maquillage plutôt classique, voire un peu « dame », son petit col rapporté en fourrure et son manteau vintage, elle développe un style tout en contraste: « rockabilly-chic ».

Stéphane Rolland | Ready, Jet-Set and Go !

Avec Stéphane Rolland on est dans une über-couture où les curseurs du glam seraient poussés à fond. Je connaissais le créateur pour son travail chez Jean-Louis Scherrer, la semaine de Haute Couture m’a permis de découvrir le travail de sa jeune maison.

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People & Jet-setters

L’homme maîtrise parfaitement son travail, sait exactement à qui il s’adresse. Parmi ses clientes (des fidèles de la première heure qui sont venues du monde entier voir son premier défilé pour la saison hiver 2007-2008) ont retrouve des princesses ou des familles royales du Moyen-Orient et des jet-setters de Mouna Ayoub à Cyrielle Claire.

Lola Karimova, fille du président Ouzbek, provoque une émeute chez les photographes pendant près d’une demie heure. L’Ouzbékistan voulant devenir la prochaine « place to be » elle envoie donc sa meilleure ambassadrice…

Les minutes d’avant… Lola Karimova (soeur de Gulnara), l’ambassadrice jet-set d’Ouzbekistan.

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Archi-couture

On pense à des robes sculptures quand on voit ces plissés et découpes. Décolletés vertigineux, lignes claires et simples, les modèles sont dans l’ensemble très structurés, le style de Stéphane Rolland trahit une passion pour le designer Ron Arad, l’architecture de Zaha Hadid. Dans ce sens, allant dans l’idée de structure, on note une taille très marquée soulignée par des ceintures.

La gamme couleur, il suffit de jeter un œil à ses précédents défilés, affectionne les blancs et les noirs, rehaussée cette saison par un ocre clair, un prune et des éclaboussures dorées.

Mais le clou du show ce sont les applications en plexiglas, découpées au laser et brodées par les petites mains expertes de l’atelier. Elles donnent tantôt l’impression de forger des armures pour des cyber-amazones, tantôt elles sont comme des squelettes, des armatures structurant la robe. On atteint comme çà une sorte d’extravagance soutenue par un trait sobre. Une dose d’irréalité certes propre à la Couture, mais qui manque peut-être d’un peu de chaleur.

Sans heurts et loin du show-off, Stéphane Rolland poursuit sa quête d’un style qu’il qualifie lui-même de « timeless ».

Pas de deux

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Le lac des cygnes, cygne noir vs cygne blanc

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Le mannequin de gauche « Grace Jones style », m’a immédiatement plongé dans les « So Glam eighties ».

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Très appréciée par l’assistance, la robe de mariée (à gauche) brodée de centaines de pièces de plexi avoisine les 40 kg !

Elle MacPherson | Intimates

Elle MacPherson pour le lancement de sa nouvelle collection Intimates et l’ouverture de sa première boutique française. Une rencontre expressThe Body, comme on la surnomme, nous reçoit… dans son boudoir et nous parle de son amour pour la France, source d’inspiration principale de cette nouvelle collection.

Très sensuelle et très colorée avec des combinaisons audacieuses comme le gris et le jaune ou encore le kaki et l’orange (!) la collection que toute femme se doit de posséder en plusieurs exemplaires (dixit la business woman) s’adresse autant à la femme qui la porte qu’à l’homme qui la contemplera, tout un programme.

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A découvrir dans les magasins du Printemps

Le Modalogue, weekly #11

Après les moments forts de l’an dernier (Tavi Gevinson, les fronts-row, les 700 000 fans de Louis Vuitton et j’en passe), sur quel terrain aura lieu la rencontre entre les tenants de l’ancien monde et les aspirants venu du nouveau monde? Qui sera la nouvelle e-Carine Roitfeld, la nouvelle e-Annie Leibovitz ou le nouveau e-André Leon Talley. Les centaines de blogs de mode drainant chaque jour plusieurs centianes de commentaires, des milliers de visiteurs vont-ils mettre le catalogue de la Redoute de maman au rencard ?

Y aura-t-il intégration des e-talents au système pré-existant, ou désintégration de ces talents, comment va se mettre en place la cohabitation? Allons-nous assister à l’émergence de nouveaux modèles?

Des liens pour illustrer et débuter ce passionnant débat:

Fashion 2.0: Print média vs bloggers
Fashion 2.0 sur Business of fashion
On fashion blog (Suzy Menkes inside)
Venetia Scott: « I found magazine less and less interesting »

Madeleine Vionnet | 3D et copyright

Une petite vidéo capturée ce week-end lors du dernier jour de la grande exposition consacrée à Madeleine Vionnet.

La coupe en biais inventée par Madeleine Vionnet apporte un tomber fluide au vêtement, le corps est « enveloppé » naturellement, sans contrainte, le corset est mis dé-fi-ni-ti-ve-ment sur la touche.
Outre sa maîtrise de la coupe, son travail est également basé sur la structure du vêtement et les formes géométriques de base (cercle, carré,…). J’ai même vu certains croquis agrémentés de formules mathématiques!

La première vidéo est une modélisation 3D simulant la réalisation d’une robe de la saison hiver 1920 et composée de quatre panneaux identiques (dite « robe quatre mouchoirs ») taillés dans le biais et d’une ceinture. Époustouflant de simplicité et d’ingéniosité.

« Finger prints of fashion », la seconde vidéo, évoque les problèmes de copyright qu’elle est une des premières couturière à aborder. Pour y remédier, elle mettra en place un système mêlant sur l’étiquette de ses créations, griffe, numéro de série et son empreinte digitale. Autre précaution prise par la maison Madeleine Vionnet, chacun de ses modèles est pris en photo de face, de côté et de dos, puis est archivé dans d’énormes classeurs. Elle sera à l’origine de la création de « l’Association pour la défense des Arts Plastiques et Appliqués » dont l’objectif est de protéger les intérêts de la Haute-Couture.

À la suite de l’exposition on comprend aisément que les principaux créateurs de mode vouent un véritable culte à cette visionnaire. De John Galliano qui affectionne si particulièrement la coupe en biais, à Pierre Cardin et son « obsession » du cercle géométrique, en passant par la fluidité chère à Azzedine Alaïa, voire le travail conceptuel d’Hussein Chalayan ou d’un Yohji Yamamoto, la liste est longue.


Rodolfo Paglialunga est le nouveau designer de la maison Vionnet depuis l’an dernier. Sa première collection Croisière est visible ici

A lire absolument, Madeleine Vionnet, puriste de la mode