Officiel | Dior 60 ans de création

Sortie d’une hors-série de l’Officiel consacré à la maison Christian Dior : Dior 60 ans de création.

Un numéro à vous procurer d’urgence et à conserver dans votre bibliothèque, car il retrace à travers mille modèles classés chronologiquement et par couturiers, l’influence qu’ont eu chacun sur cette grande maison.

De Christian Dior, le fondateur, disparu prématurément, à Yves Saint-Laurent, le prodige, à Marc Bohan et ses 29 ans au sein de la maison (!), puis Gianfranco Ferré, qui a la lourde tache de faire passer les années 90 à la maison Dior et pour finir John Galliano, qui renoue avec le faste et l’exubérance des débuts.

Dior par Yves Saint-Laurent

Dior par Marc Bohan

Dior par Gianfranco Ferré

photos l’Officiel

Le Modalogue weekly#1

Louis Féraud, commence toutefois dans la vie comme boulanger dans un quartier populaire d’Arles…
Dans le pétrin(1), Louis Féraud, l’arlésien, décide de monter à Paris créer sa propre maison de couture, un parcours plus que transversal à découvrir sur Wikipédia…

Lectures

Quelques magazines que j’ai découvert récemment ou au cours de l’année passée. Tous ces magazines ont, bien sûr, un lien avec l’univers de la mode. J’ai profité des vacances pour en refeuilleter certains, voire lire ceux que je n’avais pas eu le temps d’ouvrir…

Paradis, magazine pour l’homme contemporain

Découvert en début d’année dernière avec le numéro Printemps-Été, ce magazine a rapidement remporté mes suffrages. Couverture noire, un visuel poétique, ludique et recherché. Typo de type institutionnel, non soumise aux tendances éphémères. Papier satiné, mat, épais et chaud, procurant une certaine sensation de confort et de luxe pas clinquant.

La photographie est très belle. Des femmes, beaucoup de femmes, belles, nues ou à demie-nues, jamais vulgaires. Des sujets éclectiques, pointus, sur des personnalités connues ou moins connues sur plus de 300 pages ; pour le numéro 2 citons un article sur le peintre John Currin, les photos « très nature » de Jock Sturges, un article sur le journal The Economist, le commissaire-priseur Simon de Pury, des boxeurs, Juergen Teller, Jerry Hall, les huîtres et j’en passe.

Faisant suite à un article sur un de mes peintres favoris, John Currin, une série de photo inspirée de ses réalisations.

Très belle série photo de Jock Sturges

Un magazine à lire, à feuilleter, à refeuilleter et à conserver.

Le Paradis c’est ici


Playboy, le retour

Juliette Binoche en couverture du premier numéro de la nouvelle formule de Playboy. Une couverture qui n’est pas sans rappeler la série de clichés prises par Bert Stern avec Marilyn Monroe (ci-dessous).

L’année passée a vu la refonte de l’édition française du magazine Playboy.

Invocation de Karl Lagerfeld himself pour le premier numéro. Chroniqueurs du moment (Frédéric Beigbeder, Nick Kent, Éric Dahan, Yan Céh, Ora Ito, etc.). Interviews et chroniques des personnalités hype (Sébastien Tellier, Katerine, Colette, etc.). Des couvertures/playmates à sensation puisque l’on y trouve successivement Juliette Binoche, Julie Ordon ou Ludivine Sagnier.

Bien que le contenu fasse constamment référence aux marques de mode et aux créateurs, la maquette, elle, reste (volontairement ??) basique, voire pauvre, en tout cas pas en accord avec l’univers suggéré par les personnalités sus-cités.

Certes, la couverture avec Juliette Binoche est très belle et laissait augurer d’un contenu à la hauteur de celle-ci. Mais j’ai trouvé la séance photo avec l’actrice peu crédible,on s’attend à des photos moins abstraites de la part d’une actrice si « entière ».

L’ensemble du magazine (articles et photos) déçoit, on ne renoue pas avec l’esprit « club » de ses débuts américains.

Les énièmes interviews de Roberto Cavalli ou Hedi Slimane, très vendeurs en ce moment, me semblent plus être des faire-valoirs pour un magazine en quête de crédibilité mode.

Logiquement, je n’ai donc pas acheté le dernier numéro avec Ludivine Sagnier, Géraldine en fait une chronique plus enthousiaste que la mienne, ce qui vous permet d’avoir un autre point de vue sur le magazine.

Ci-dessous, un exemplaire de ma collection (merci eBay)

Playboy France avant Juliette Binoche c’était çà…

Il serait intéressant de voir l’érotisme et le charme traités à leur manière, par des illustrateurs comme Monsieur Z, Garance Doré, Mateo, Arthur de Pins, Soledad Bravi, ou encore David Downtown (et aussi ici), Jean-Philippe Delhomme, Jason Brooks, Julie Verhoeven


Business l’Officiel

L’Officiel a publié en 2007 deux numéros de Business l’Officiel, magazine dont je ne pensais pas qu’il verrait le jour une deuxième fois. Le magazine s’adresse aux femmes d’affaires ayant de hautes responsabilités au sein de grandes entreprises, aux dirigeantes, aux femmes politiques soucieuses de leur apparence… La cible est bien au-dessus des vingt ans, cet âge où l’on doit encore faire ses preuves.

Les rubriques abordées couvrent les champs de l’actualité (Économie, Relations internationales…), le Luxe et l’Art de vivre (Mode, Accessoires, Culture, Tourisme…), la High-Tech et la Beauté/Forme.

Les différentes pages mode font la part belle au tailleur, vêtement par excellence de la femme de pouvoir ; là où je craignais une sélection ultra-classique (voire ringarde), on trouve un choix assez équilibré (de Escada à Balenciaga), adapté à la vision que l’on peut se faire d’une femme d’affaires/politique d’aujourd’hui(1), le choix des accessoires permet logiquement des écarts et des excentricités puisque l’on trouve dans la sélection du dernier numéro la série « cloutée » (Waow !) de Burberry Prorsum ou les Richelieu un brin SM de Givenchy.

Le magazine s’adresse donc à une passionnée de mode, qui saura savemment doser sa tenue.

Très intéressant aussi, le contenu rédactionnel. Pour ce second numéro : le dossier Pouvoir et séduction, le portrait d’Annie Bois, Directrice des Galeries Lafayette, la série d’interviews de femmes de la com, Chandy Chasal, Donie Mamikunian ou encore Sophie Douzal-Sarkozy, des femmes qui font rarement la une des journaux mais que l’on trouve derrière le Comité Colbert, Swarovski ou encore Vertu.

Un article sur les femmes d’influence dans le monde, de Angela Merkel (première au classement Forbes) à Anne Lauvergeon (présidente d’Areva), en passant par Wu-Yi (vice-premier ministre chinoise), Condolezza Rice, Patricia Russo (présidente d’Alcatel Lucent) ou Ho Ching (présidente de Temasek Holding, une des plus puissantes sociétés d’investissement de Singapour).

Pour finir, je vous cite aussi un intéressant petit sujet sur Sarah Ruston(1), la fashion director de Lane Crawford, le Bergford Goodman asiatique.

Un magazine très intéressant qui nous éclaire sur une cible très précise, mais néanmoins très variée que l’on voit rarement représentée ainsi dans les médias…

(1) que le Sartorialist a shooté il y a quelques mois.


Intelligent Life, lifestyle ‘intelligent »…

Lancé en fin d’année dernière par le journal The Economist, Intelligent Life (un peu snob comme titre ?), se présente comme un magazine d’art de vivre, qui paraîtra quatre fois par an.

Parmi les quatre magazines que je cite dans ce billet, c’est celui qui est le moins axé sur la mode proprement dite, c’est aussi ce qui le rend intéressant. Tourisme, Culture, Nouvelles technologies, Photographie etc. sont au programme de ce magazine qui s’adresse à une clientèle « haut de gamme » et cultivée.

Le numéro de cet hiver propose pour la première fois au cours des 164 ans de parution The Economist une série mode, incluse au sein de la timide rubrique Flair, Style with substance (tout un programme) ; on y trouve un petit article sur la joaillerie et la mémoire familliale, plus précisement les nouveaux bijoux de famille, une brève sur Roland Mouret et deux petits articles de shopping international.

Cette publication propose un autre angle de vue que Wallpaper, Business l’Officiel ou Monocle qui sont peu ou prou sur le même secteur du lifestyle CSP++. Des sujets sur la mode proposés par la rédaction de cet auguste journal, je trouve ça plutôt intéressant à suivre.

Deux photos de la série heirlooms (joaillerie de famille)

Pour avoir un avant-goût.

 

RIP Ettore Sottsass

ROME (AFP) – Le « pape du design » et architecte italien Ettore Sottsass, créateur de la célèbre machine à écrire « Valentine » pour Olivetti, est décédé lundi matin à l’âge de 90 ans à Milan, dans le nord de l’Italie, a annoncé l’agence Ansa.

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Le designer est décédé à son domicile d’une insuffisance cardiaque à la suite d’une grippe, selon la même source.

Une rétrospective de ses créations a été organisée à Trieste (nord-est) début décembre à l’occasion de son 90e anniversaire, le 14 septembre. Elle fermera ses portes le 2 mars. Intitulée « Je voudrais savoir pourquoi », l’exposition présente 130 oeuvres créées par le designer.

« J’aimerais que les visiteurs en sortent en pleurant, c’est-à-dire avec une émotion », avait-il déclaré à l’agence Ansa avant l’inauguration. Jusqu’à  la fin, il a continué à travailler dans son studio de Milan, dessinant notamment des maisons pour des particuliers.

Le ministre italien de la Culture Francesco Rutelli a salué, dans un communiqué, « un talent qui a duré un siècle » et un designer « qui n’a cessé de nous étonner jusqu’aux derniers jours de sa vie ».

Sottsass, né à Innsbruck, en Autriche, le 14 septembre 1917, a fait des études d’architecture à Turin (nord) et a ouvert sa première agence à Milan en 1947.

Il a participé à divers mouvements artistiques dont le plus célèbre, le groupe Memphis, qu’il a fondé en 1981.

Bibliothèque « Carlton » créée au sein du mouvement Memphis, 1981

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Designer consultant pour Olivetti entre 1958 et 1980, il avait notamment créé la célèbre « Valentine », une machine a écrire portative en plastique rouge qui devait devenir une icône du design.

La fameuse « Valentine » Olivetti

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« Le résultat heureux d’une erreur. Devant l’arrivée de petites chinoises bon marché, on cherchait un modèle allégé (…) et puis on a eu l’idée de la couleur, on a choisi une belle matière, et ce fut un succès », avait-il raconté dans une interview au quotidien français Le Monde en juin 2003.

Le designer à la natte de cheveux gris qui a notamment travaillé aux Etats-Unis où il devint ami avec le poète de la Beat generation Allen Ginsberg regrettait que cette machine qu’il voulait « populaire » soit « devenue la machine de tous les intellos du monde ».

Pour Olivetti, il a aussi conçu des machines à calculer ainsi qu’une dizaine d’objets de table pour le groupe italien d’accessoires de cuisine Alessi.

Il avait fait don d’une partie de ses archives au Centre Pompidou à Paris, de centaines de dessins et de photographies.

Selon ses dernières volontés, Ettore Sottsass sera incinéré mercredi (bien mercredi) et il n’y aura pas de funérailles religieuses.

À lire

Rentrée

Les vacances furent courtes et agréables, la rentrée fût un peu plus mouvementée…
Concernant le modalogue, entre une vie familiale… que je qualifierai de « sportive », la reprise des activités professionnelles, le désir de repeindre le bureau et de ranger les milliers de magazines/livres/docs et une transition vers de nouveaux serveurs web : plus beaux, plus rapides en un mot les « meilleurs », le blog à lui connu de looooongues vacances…

Ce n’est pas pour autant que j’ai chômé, j’ai continué mon humble travail d’observation et de collecte d’informations concernant toutes les choses passionnantes qui se sont passées ces dernières semaines dans ces univers de plus en plus souvent en « crossover » que sont la mode et le graphisme, mais aussi la musique, la photo, l’art et la techno…

So Kick it !

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Dazed, Technikart, étapes, Citizen K, Vogue, Bulldozer, Numéro, Dedicate, Fashion Daily News et j’en passe… Voilà une petite partie des archives magazines du bureau qui ; après deux jours de tri ô combien difficile (faut-il garder tel article ? Telle série mode ?) à fini en don, à la poubelle ou sur eBay… Malgré çà j’ai trouvé le moyen d’avoir une pile de 70 cm qui ne trouve pas de place dans les étagères…

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eBay, notre ami…

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Vous prendrez bien une petite place…

Voilà à quoi ressemblait le bureau ces dernières semaines, je n’ai pas cadré les pots de peinture, la perceuse, le marteau et autres tournevis, les cables réseaux, bref le grand b…

Décès de Liz Claiborne

Décès de Liz Claiborne : La styliste américaine, créatrice de sa marque en 1976, s’est éteinte mardi, à l’âge de 78 ans. Pas très célèbre en Europe, elle était très populaire aux Etats-Unis, connue comme celle qui créait des vêtements pour les « femmes qui travaillent » à des prix raisonnables.

source

Isabella Blow, RIP

Je viens d’apprendre la disparition d’Isabella Blow, icone excentrique incontournable de la mode et découvreuse de talents. Elle se fait connaître par le milieu de la mode au début des années 80, en étant assistante d’Anna Wintour, en 1986 elle sera directrice mode chez Tatler, puis chezVogue UK en 1993.

Je me souviens encore de nos têtes en ce jour de 1997, fraîchement sortis de notre école de mode, quand nous apprîmes qu’un ami de promo avait été repéré par « Sainte » Isabella Blow ! Il faut dire qu’elle avait déniché entre autres, Philip Treacy, Honor Fraser -so beautiful !-, Alexander McQueen ou encore Stella Tennant, soit de sérieuses références .

A cette époque, il y avait ces collaborations excentriques comme pour cette photo complètement folle ci-dessous, « Burning down the house »

 

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Alexander Mc Queen, Isabella Blow, sous la direction de David La Chapelle. L’aristocratie anglaise en prend un « vieux » coup…

Ou encore, les nombreux chapeaux-haute-couture-sculpture créés par Philip Treacy pour elle.

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Pour nous elle était « TOUT » et puis son aura, sa présence s’est quelque peu estompée ces dernières années, jusqu’à disparaître aujourd’hui.

R.I.P.

Le point G

Quand John Galliano sort il y a quelques mois une seconde ligne, il la baptise simplement galliano

En faisant abstraction du prénom, la différence entre les logos des deux marques éponymes se situe au niveau du « G ». Le nom en lettres majuscules pour la marque la plus ancienne, en lettres minuscules pour la seconde ligne : ainsi une hiérarchie s’établit par le signe et se traduit dans le vêtement.

Haut de casse (majuscule) pour un nom propre, un mot unique, ayant pour « équivalent mode » le prêt-à-porter de luxe;

Bas de casse (minuscule) pour les noms communs, un mot courant, ayant pour « équivalent mode », le prêt-à-porter et la mode junior (dans un style rock chic, avec une base de jean importante), plus abordable, mais aussi plus moderne et dynamique.

Une différence subtile de hiérarchie, aussi bien en typographie qu’en mode.


Galliano


galliano

Voici une citation de Michel Wlassikoff, auteur de l’Histoire du graphisme en France, pour bien prendre conscience de l’importance du choix de la typographie et de sa signification en terme de communication.

« Quant à l’intérêt porté au graphisme, les Français ont surtout cherché une autre voie que celle, Moderniste, des Allemands.
Ainsi quand le Bauhaus rédigeait tous ses documents en minuscules, les graphistes français
réunis au sein de l’Union des Arts Modernes répondaient par des documents tout en majuscules. »