Go Éco !

 

« Magazine for a Peachy Green Lifestyle », Style Will Save Us est un nouveau magazine indépendant online, traitant d’économie durable, de services et produits respectant l’environnement.
« We only feature new fashion items that are fairtrade or made from organic cotton, cashmere, wool, silk, hemp or other natural and sustainable materials which are produced in an environmentally friendly way. And because recycling is great for sustainability, we also inform you about designers who produce customised second hand pieces and of course vintage clothing shops. »
Un grande partie du magazine traite, comme son nom le laisse supposer et comme l’édito ci-dessus nous l’expose, de mode, lifestyle et de beauté, mais uniquement « eco-friendly ».
On y apprend, par exemple, que Stella Mc Cartney, va lancer une ligne « organic » très prochainement.
Les marques et les consommateurs prennent (enfin) conscience que mode et environnement sont très proches.
Vu sur Modabot

Un jour, une citation

« La pop c’est une question d’identité, y compris par les fringues. On peut être influencé par tout un univers, fait de lectures, de musique et de styles vestimentaires, c’est un mode de vie. Je crois que l’attention au détail dans les habits fini par se refléter dans le soin apporté à la musique. Une pop star ne devrait pas avoir le droit d’avoir un styliste. Quand on construit soi-même son style, la personnalité apparaît » (Jarvis Coker)

Les jambes des femmes

Les jambes des femmes édité chez Hachette, grâce au fonds de l’agence Roger Viollet (la plus vieille agence de photos de Paris), regroupe de magnifiques photos sur le sujet, jambes de mannequins, de danseuses, de sportives ou d’anonymes prises par les plus grands photographes de l’époque, de la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 90.

A travers l’histoire des jambes de la femme c’est un peu l’histoire de la mode que l’on visite. Entre libération de la femme et diktat de la mode, plus le temps à passé, plus les jambes se sont dénudées, le sujet fait penser bien sur immédiatement à Charles Denner dans « L’homme qui aimait les femmes » et à Mary Quant et sa minijupe, tout cela et plus encore, Marie Desplechin nous le rappelle dans un petit texte publié à l’occasion de la sortie du livre le mois dernier.
Le texte ci-dessous à été publié par L’Express

L’homme qui aime les femmes adore leurs jambes. «Les jambes des femmes, dit-il, sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.» Charles Denner, alias François Truffaut, sait balancer des phrases qui sonnent comme des maximes immémoriales. Rien de plus daté, pourtant, que celle-là: L’Homme qui aimait les femmes est un film de 1977. Soit quinze ans après l’invention de la minijupe. Montrer ses cuisses est un acquis récent. Les jambes des femmes sont encore une idée neuve, en Europe. La longue marche, celle qui conduit du pied à la cuisse, a commencé cent ans plus tôt. Les premières photos du recueil de la collection Roger-Viollet datent des années 1900. Les longues jupes battent le pavé. De la jambe, on ne voit pointer que le bout de la bottine. Bienheureux celui qui aperçoit une cheville. Et bien vicieuse celle qui le laisse regarder. Quant au mollet, n’en parlons pas… Ou plutôt parlons-en. Aux Sablais, par exemple, qui ne décolèrent pas. Les Parisiens en vacances aux Sables-d’Olonne se massent à la sortie des églises pour en voir sortir les Sablaises en costume traditionnel, petite coiffe blanche épinglée au chignon et… jupe au genou! Les mollets sont couverts par des bas épais, mais qu’importe au bourgeois parisien! Il se rince l’œil à peu de prix. De retour en ville, il lui en coûtera un peu plus cher. Il faudra payer des bocks au café-concert pour mater les danseuses qui lèvent leurs jupons à volants. Car c’est là que réside l’essentiel du succès du french cancan: dans les guibolles des filles du peuple. Excédés par la dépravation des bourgeois, les anarchistes iront d’ailleurs poser quelques bombes dans ces endroits de perdition. Qu’à cela ne tienne, reste le bordel, où les filles (du peuple, toujours) s’exhibent dans d’affriolants caleçons qui descendent au genou et blousent sur la cuisse.

Les femmes de bien, les bourgeoises petites et grandes, gardent, elles, leurs jambes au secret. Disons qu’elles ne les montrent pas à n’importe qui. La jambe, parce qu’elle est interdite, fait partie de leurs outils de négociation. Bien plus, par exemple, que le visage et les seins, traditionnellement exposés. «Les jambes permettent aux hommes de marcher et aux femmes de faire leur chemin», écrit l’humoriste Alphonse Allais. On s’amuse et tout est dit: une femme a besoin de se placer, pas de marcher. Marcher est une affaire d’homme. Symboliquement au moins, car elles marchent toutes ou presque, les paysannes, les ouvrières, les commerçantes, les employées. Mais elles marchent entravées. La liberté d’aller est réservée à l’homme. Le corps des femmes ne leur appartient pas. Qui sait ce qu’elles seraient capables d’en faire? Pour bien marquer les territoires, le port du pantalon est interdit. Laisser deviner la forme de ses jambes, c’est un travestissement. Une menace à l’ordre public. Il faut avoir le culot et la position sociale de George Sand pour porter la culotte. Moins bien lotie, on écope d’une amende, et de quelques jours de prison.

Voilà une société solide, bien droite dans ses carcans. Elle se rêve parfaitement distribuée: d’un côté, les hommes et le travail; de l’autre, les femmes et la beauté. Malheureusement pour elle, le changement est en cours. Et il arrive par là où on ne l’attend pas. Par l’hygiène. L’hygiène (la grande avancée de la fin du siècle) veut que l’on dispose d’un corps sain pour éviter les maladies, et se reproduire idéalement. Et un corps sain, c’est un corps sportif. Place aux bains de mer et à la pratique de la bicyclette. Il va falloir se mettre en tenue, maillots de bain pour les unes, pantalons cyclistes pour les autres. Dans un cas comme dans l’autre, il faut bien se résoudre à montrer ses jambes. Et, tandis que l’hygiène restitue aux femmes un corps entier, les suffragettes se battent pour qu’on leur rende un cerveau. Les deux mouvements sont indissociables. L’histoire de l’émancipation des femmes, c’est conjointement les jambes et la tête.

Mais, avant même que l’on en dénude telle ou telle partie, une vague de fond a transformé l’idée que l’on se fait du corps. Elle est passée par le costume. On abandonne l’attirail effrayant qui déforme, les tournures qui plombent, les corsets qui étranglent. Les robes, toujours très longues, sont plus souples et plus fluides. «Les coussins, le « strapontin » de l’affreuse « tournure », avaient disparu ainsi que ces corsages à basques qui, dépassant la jupe et raidis par des baleines, avaient ajouté si longtemps à Odette un ventre postiche et lui avaient donné l’air d’être composée de pièces disparates qu’aucune individualité ne reliait», écrit Marcel Proust.

Mine de rien, cette réforme du costume met un terme à plusieurs siècles d’oppression, celle du bas par le haut. Les canons de la beauté du corps qui sont en train de disparaître ont été fixés au Moyen Age. Ils obéissaient alors à un code moral et symbolique: le haut était noble, le bas ignoble. En vertu de quoi le haut était montré et le bas caché. Suprématie du visage et de la poitrine. Enfer des jambes. «La nature induit les femmes et les hommes à découvrir les parties hautes et à cacher les parties basses, parce que les premières comme siège de la beauté doivent se voir, et il n’est pas ainsi des autres, étant seulement le soutien et la base des supérieures», écrivait Firenzuola dans ses Discours sur la beauté des dames. Et une mère déclarait à sa fille dans un dialogue de la fin du XVIe siècle: «Quel besoin de se soucier des jambes puisque ce n’est pas chose qu’il faille monstrer?» La Belle Epoque rompt avec un corps en pièces détachées. Peu à peu, il apparaît dans son entier, dessine une seule ligne, et cette ligne est belle. Ce qui semble peu de chose est immense, un changement dans la civilisation.

Le premier conflit mondial précipite les choses. Les hommes sont au front, les femmes au turbin. La société a autre chose à faire qu’à se soucier du regard des uns sur les mollets des autres, quand elles se rendent à l’usine ou au bureau. Raccourcir ses ourlets n’a rien à voir avec le souci de plaire. Ce serait même tout l’inverse: une austérité en temps de guerre. Seulement, avec la fin des hostilités, il n’est pas question de rallonger. Puisqu’on s’est habitué aux chevilles, on se fera bien au mollet. Puis au genou. Les jupes remontent, centimètre par centimètre. C’est chaque fois un petit gain d’aisance, une plus grande souplesse, une meilleure allure. Coco Chanel crée des vêtements pour «une femme active ayant besoin d’être à l’aise dans sa robe». Les journaux féminins vantent «l’art de travailler en demeurant une femme élégante». Femmes et hommes s’habituent à se regarder. Dans ce nouveau partage des rôles, ils sortent gagnants, les uns et les autres. A elles leur part de travail. A eux leur part de beauté. Dans l’entre-deux-guerres naît une ligne du corps masculin aussi digne d’adoration que celle du corps féminin.


1961, les jambes d’Audrey Hepburn et les jambes vues par Dim dans les années 70.

Tout cela ne va pas sans lamentos, menaces de décadence et promesses d’apocalypse. Mais rien n’y fait. En 1962, un an après l’invention de la pilule, l’Anglaise Mary Quant met en vente à Chelsea ses premières minijupes. Bientôt, Charles Denner-François Truffaut pourra célébrer les jambes compas. En un peu plus d’un siècle, l’Occident est passé, littéralement, cul par-dessus tête. Comme l’écrivait le poète Philippe Soupault, dans Votre beauté, en 1935: «A qui fera-t-on croire que l’esthétique féminine n’est pas un des symptômes les plus marquants de l’évolution de la civilisation?»


Les jambes des femmes
sur Amazon (à se faire offrir pour Noël)

Madonna a trouvé un petit boulot…

Selon une dépêche AFP…
« La popstar se lance dans le design: elle signera la collection « M by Madonna » pour la chaîne suédoise H&M. La collection « reflètera le style intemporel, unique et toujours glamour de Madonna », selon le groupe. »
Traduction : H&M lance une collection s’inspirant de Madonna, la styliste de Madonna validera/invalidera les modèles ainsi créés. Les premiers porteront la griffe « M by Madonna », les recalés porteront la griffe « H&M »…
Autant les opérations précédentes de la firme suédoise pouvaient susciter un certain intérêt (cf les collections par Karl Lagerfeld, Stella Mc Cartney ou la dernière avec Viktor & Rolf) autant cette collection « par » la Ciccone peut laisser perplexe?

Ozwald Boateng, House of Boateng

oswald-boateng-1 Le génial créateur britannique de mode masculine établit à Savile Row Oswald Boateng veut implanter sa marque aux États-Unis et devenir une marque internationale. J’ai trouvé sur You Tube une intéressante série de clips présentant les coulisses de cette opération. Les vidéos proviennent de Sundance Channel   Oswald Boateng, the brillant menswear designer of Savile Row want to spread is label through the US and become an international brand. I found on YouTube an interesting series of videos explaining this operation. The videos are from Sundance Channel

Personal shopper

Voici un des métiers en vogue du moment, il y a quelques annnées il ne s’adressait qu’a quelques « happy few » ou aux stars hollywoodiennes. Les personal shopper puisaient dans les gardes-robes des couturiers et autres grands noms du luxe pour y habiller leur clients. Aujourd’hui le personal shopper se rapproche de tout un chacun, de la femme d’affaires à l’employé et puise dans la garde robe d’H&M à Christian Dior…

Pour en savoir plus sur cette profession visitez le site d’Éléonore Chedeville ou de Jason Campbell (New-York, fondateur du site JC Report)

Défilés dans le métro

Il ne m’est pas toujours facile regarder les défilés à la télévision ou d’aller sur place. Outre le fait d’acheter les magazines qui en font d’excellents résumés, je me suis abonné aux podcasts vidéos de Style.com sur l’iTunes Music Store, ce qui me permet de voir entre deux stations de métro ou de bus, sur mon iPod Vidéo, le résumé du défilé d’un créateur avec interview people et tout et tout. On y trouve aussi bien les défilés milanais, parisiens et new-yorkais.
On trouve également le vidéo podcast Vogue Fashion on demand, que je trouve personnellement moins intéressant.
Si vous connaissez d’autres vidéos podcasts intéressants, je suis preneur.

L’homme paré

Suite à l’exposition qui a eue lieue au printemps dernier au Musée de la Mode et du Textile, je me suis procuré le catalogue de celle-ci, mais je n’avais pas eu le temps de le lire, c’est chose faite maintenant et voici un petit compte-rendu.

L’exposition revenait sur la parure masculine à travers les âges et nous rappellait que cette tenue à aussi connue des périodes somptueuses et coquettes. Aux tenues colorées « rubans-velours-satin » de l’époque de Louis XIV semblent répondre le style de Walter Van Bereindonck (un de mes designers fétiches des années 90) ou le mouvement « Bling-Bling-Pimp my body » des rappeurs américains, sans oublier les créateurs des années 80 (Jean-Paul Gaultier, Thierry Mugler).
On se réjouit aujourd’hui de (re-)voir l’homme, porter de la couleur, des bijoux et faire attention à sa silouhette vestimentaire, un homme paré.

homme-pare
Intéressant parallèle sur la couverture du catalogue, entre une tenue de John Galliano et un « homme de qualité » de la fin du XVIIe siècle…

Transversalité

« Un couturier doit être un sculpteur, peintre, architecte et musicien pour l’harmonie » (Balenciaga)

J’ai noté cette citation de Balanciaga hier soir, en regardant l’émission des Racines et des Ailes consacrée à la réouverture Musée des Arts Décoratifs et dont un reportage était consacré à la mode. Elle colle parfaitement avec l’esprit du blog…

Deux sites à découvrir

Deux sites intéressants dont je voulais parler depuis un moment, deux sites traitant de la mode telle qu’on peut la voir dans la rue.
D’un côté les rues de New York city, le Sartorialist, un blog mode comme je les aime sans trop de bla bla avec des photos prises par l’oeil aguerri, juste et sensible de Scott Schuman et qui me fait croire quotidiennement que TOUS les New-Yorkais sont des dandys. MON site référence.
Dans un registre tout à fait différent, en tout cas dans le style, le site Hel-Looks compile des photos prises par Liisa Jokinen and Sampo Karjalainen dans les rues d’Helsinki, royaume du second-hand. À l’origine de tout çà, le désir de promouvoir les jeunes designers islandais, mais aussi d’encourager les gens à s’habiller de façon personnelle et de créer leur propre style. À la vue des photos c’est chose faite, car on y voit des associations de couleurs inhabituelles, des « mix and match » audacieux et des réflexions intéressantes sur le rapport qu’entretiennent les interviewés avec leurs vêtements.

Si vous êtes en mal d’inspiration, plutôt qu’un long discours, visitez ces deux sites et consommez sans modération.