Nick Knight brouille les frontières : quand l’image devient réellement indiscernable

Numéro New York consacre son premier numéro à une série signée Nick Knight. Le thème — un couple humain/IA — semblait déjà vu. Mais l’évidence s’effondre lorsque l’œil ne sait plus ce qu’il regarde.

J’ai reçu le premier numéro de Numéro édition New York.
À l’intérieur, une série du photographe Nick Knight. Le concept du shooting n’a rien de nouveau : un couple humain / IA.

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PJ Harvey, calme et volupté

Un couple d’images de l’inspirante PJ Harvey, époque « Let England shake »

Corps croisés, regards croisés : résonances visuelles

Parcourir un disque dur, c’est explorer un musée intime : des images éloignées s’y rencontrent, des correspondances inattendues s’y tissent.

A gauche, Chrystabel Leighton Porter-Jane qui à inspiré l’héroïne du comic strip Jane (1952-1959). A droite « Femme au coquillage », 1885, de William Bouguereau.

Quand l’image devient une arme : smartphone, preuve et surveillance permanente

En découvrant le film Bird, une réflexion m’est venue autour d’un autre statut que l’image aurait acquis depuis la création du smartphone.
J’aborde ce sujet dans mon cours Image, mais principalement à travers sa dimension spectaculaire — publicité, influence, politique, art.
Ce que le film d’Andrea Arnold m’a révélé, c’est la manière dont l’image s’est glissée dans notre quotidien, non plus pour sublimer ou représenter, mais pour agir et parfois être menaçante.

Il fut un temps où prendre une photo relevait du souvenir, du voyage. L’acte de capter en images était réservé aux moments que l’on souhaitait immortaliser. Aujourd’hui on dégaine son smartphone non pas pour des raisons pulsionnelles « scopiques » – pour le plaisir de voir – mais pour une autre raison, pulsionnelle pragmatique : faire preuve.

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Manifesto : rave arty à l’Espace Niemeyer

Pour un peu on se croirait à MoMA PS1 non?
Vegyn nous a livré une folle gourmandise avec le Everything she wants de Wham, puis à ravivé de précieux souvenirs mais ne s’est guère foulé en spotifiant le mythique Soon de My bloody Valentine (à la fin de la vidéo).

C’était l’autre soir à l’espace Niemeyer, pour la quatrième édition de Manifesto, où se rencontrent arts, fashion et musique, le tout orchestré par le collectif italien Kaleidoscope et la plateforme de style Goat.
avec: David Rappeneau, Anna Uddenberg, Issy Wood, Air, D’heygere…

ON A VU CA: INITIAL MAGAZINE

On a vu çà fin janvier et c’est à lire

Il y a quelques semaines c’était le reboot (in-progress) du magazine Initial.  Un projet entamé il y a cinq ans par mes étudiants lorsque je menais le cours de Création de magazine.

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L’impact des intelligences artificielles génératives sur l’imagination et la création: perte d’autonomie ou transformation?

La diffusion publique des intelligences artificielles génératives (IAG) à redéfinit nos pratiques créatives.

Ces outils, qui manipulent des volumes gigantesques de données et se présentent comme accessibles à tous, interrogent non seulement les processus de création, mais aussi notre propre autonomie artistique.

Outre une réflexion technologique, ces transformations touchent aux fondements mêmes de la créativité humaine et à son interaction avec l’imaginaire.

En 1977 dans son essai « Sur la photographie », Susan Sontag notait que chaque innovation technique tend à libérer le médium dominant de ses contraintes historiques. Ainsi, la photographie a permis à la peinture de s’émanciper de la représentation mimétique pour s’aventurer vers l’abstraction.

Il est légitime de se demander si les IAG libèrent à leur tour nos capacités créatives et quelles sont les conséquences de cette évolution sur notre autonomie et notre capacité à imaginer.

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WAIF, X CONTROL

In the context of fashion and cultural analysis, the term « waif » describes a style or persona characterized by a delicate, fragile appearance, often associated with youthful innocence or vulnerability. This aesthetic became notably popular in the 1990s, primarily influenced by figures such as Kate Moss during the CK One campaign (1994) and Courtney Love. She perfectly embodied the « waif look » with her slender frame and minimalist style.

Drawing from Spring Breakers, the first film by the incredibly brilliant A24 film production studio, the Digital Breakers are waifs under control X.