Roisin, Gareth et Rei

 

Musique et mode font très bon ménage ces dernières années…
La dernière vidéo de Roisin Murphy (ex-chanteuse du groupe Moloko) présente un son résolument plus pop que son précédent et premier album.

Hormis l’électro-pop parfaitement calibrée, c’est le choix de la tenue, signée Gareth Pugh qui m’interpelle. On retrouve la touche de l’enfant terrible de la dernière fashion week londonienne sur la pochette du CD et sur le clip « Let me know ».

Photo tirée du clip « Let me know »

Pochette d’Overpowered

En visionnant le clip, deux idées m’ont traversé l’esprit, la première m’a fait dire que quelques années auparavant c’est Björk, qui se serait adjugée l’exclusivité de ces tenues, comme elle l’a fait auparavant avec Jeremy Scott ou Alexandre et Mathieu. Pour Volta, son dernier CD, elle avait choisi une création exclusive de Bernard Willhelm.

Le deuxième idée, vient surtout du vêtement présent sur la pochette de l’album et de celle ci-dessous. Ces tenues me rappellant celles créées (voir ici), il y a quelques années par Rei Kawakubo (collection Bump & Mind pour la compagnie de danse Merce Cunningham).

Gareth Pugh, Swatch fashion week, 2004

Gareth Pugh adopté par les artistes et la scène, cela semble être en passe d’être fait, en partie du moins, reste à conquérir la rue. On attendra donc avec impatience sa prochaine collection.

Roisin Murphy est ici

Helvetica, la petite robe noire de la typo

Tout comme les maisons de couture qui célèbrent beaucoup d’anniversaires cette année, la sphère graphique fête cette année les 50 ans de la fonte Helvetica. Au premier abord et pour des personnes non averties ou peu sensibles, voici une police de caractère qui peut sembler quelconque, sans originalité, voire ennuyeuse. Regardons cela de plus près…

L’Helvetica fût créée en 1957 sur la base de la police Neue Haas Grotesk de Max Miedinger, graphiste suisse (helvétique quoi !), pour répondre à un besoin précis : dessiner un caractère qui colle à l’époque naissante, une époque moderne, en pleine accélération des techniques et des modes de vie.


Max Miedinger


La Neue Haas Grotesk…

… rebaptisée Helvetica en 1960 (habile repositionnement commercial), la police de caractère devient synonyme de « graphisme suisse », de rigueur et de précision.

Une époque moderne

Au début des années soixante, on voyage d’un bout à l’autre du monde dans un avion super moderne : la Caravelle, et les habitudes d’hier sont oubliées ; la société porte un nouveau regard sur les femmes et les enfants.

En art, on rompt avec tous les modes d’expression traditionnels, c’est l’époque de l’Art Contemporain, avec, entre autres, les mouvements Pop Art, Fluxus, Op Art. En architecture, des constructions radicalement nouvelles prennent vie : la nouvelle capitale du Brésil, Brasilia, pensée par Oscar Neimeyer, fût construite, dans ses grandes lignes, en à peine 3 ans !

A cette époque, toute entreprise voulant se donner une image dynamique et moderne choisit l’Helvetica pour sa communication.


Caravelle, Air France


Brasilia, Palais présidentiel et Cathédrale ©

1957 est l’année où Yves Saint-Laurent prend les rênes de la maison Dior, suite à la mort de son fondateur ; la même année, la mode fait sa révolution, avec l’apparition du prêt-à-porter et plus tard des premiers stylistes.

Dans les années qui vont suivre, Mary Quant va à sa façon bouleverser les mœurs et les attitudes et imposer sa mini-jupe comme référence dans les années 60. Pierre Cardin, André Courrèges, Paco Rabanne, des créateurs qui imaginent le futur, marqueront également cette époque.

Un nouveau mode de vie symbolisé par les Mods, puis le Swinging London et les mannequins The Shrimp, Twiggy,est en train de naître.


Twiggy


Mary Quant et Vidal Sassoon

L’Helvetica s’inscrit donc parfaitement dans cette tendance sociétale, ce désir de modernité et de lignes pures. Débarrassée de tout superflu, elle n’interfère pas avec le sens du texte, l’attrait artistique du caractère s’efface devant le message, voilà sa modernité.

Son dessin, sa très grande lisibilité, quelle que soit sa taille, sa grande richesse, sa neutralité et aussi le fait qu’elle puisse être utilisée dans toutes les occasions, fait le succès de cette police de caractère. Elle est d’ailleurs si populaire qu’elle a généré un véritable culte autour d’elle, il y a les pros, les anti, les fanatiques ou les obsédés.

Cette année un documentaire complet, Helvetica, réalisé par Gary Hustwit, lui est dédié. Gary Hustwit dit avoir voulu découvrir pourquoi l’Helvetica avait connu un tel succès.

«Je montre l’Helvetica en action dans différentes grandes villes du monde, je montre des gens qui sont en interaction avec cette écriture dans leur vie quotidienne.»


L’Helvetica dans le paysage urbain

Le film présente aussi des interviews de grands graphistes contemporains (Wim Crouwel, Hermann Zapf, Neville Brody, Stefan Sagmeister ou encore Rick Poynor…), qui donnent un aperçu de leur manière de travailler.

«Mon film est aussi une introduction à la typographie et à la manière dont elle fait partie de notre vie, sans que nous en soyons vraiment conscients.» (Gary Hustwit)

Il est devenu clair pour le réalisateur que son sujet traiterait aussi de l’histoire du modernisme et du post-modernisme des 50 dernières années dans le design.

L’Helvetica, petite robe noire de la typo

La petite robe noire et l’Helvetica présentent beaucoup de points communs, leur naissance tout d’abord, qui correspond à une période clef de l’histoire ; la petite robe noire, proposée avec succès au milieu des Années 20 par Gabrielle Chanel, s’inscrit à une période où les femmes découvrent une nouvelle liberté ; le vêtement participe à cette émancipation ; exit les vêtements corsetés, la petite robe de Chanel adoptera une coupe simple, confortable et aisément imitable, le noir alors couleur des veuves et des domestiques descend dans la rue. L’Helvetica, nous l’avons vu plus haut, correspond et accompagne ce besoin de modernité dans notre société.


Catherine Deneuve en Chanel et son double en version imprimé « maison » Helvetica…

La petite robe noire, aujourd’hui modèle incontournable de toute garde-robe, peut paraître à la fois sobre ou sophistiquée, elle peut se porter au bureau ou à un cocktail.

Selon la manière dont on l’accessoirise, le tissu dont elle est faite, sa coupe, sa longueur de manche, son encolure, elle peut adopter une infinie variation de styles, tantôt discrète, passe-partout, populaire et tragique avec Édith Piaf, bourgeoise portée par Catherine Deneuve (époque Buñuel), artiste chez les existentialistes, qui l’ont érigée en uniforme, sulfureuse, moderne, révolutionnaire, ou encore chic pour un breakfast chez Tiffany’s…


Robe noire solennelle pour Juliette Gréco, muse des existentialistes


Robe noire fourreau, pour Audrey Hepburn (Givenchy)


Robe noire, sculpturale et terriblement chic (Balenciaga, 1967)

L’Helvetica, de par ses caractéristiques intrinsèques, peut être utilisée pour tout type de communication, de l’image de marque de la boutique Colette, Muji, Comme des Garçons ou encore pour les magazines pointus Self Service et Surface.

On la retrouve sur les panneaux signalétiques du code de la route, les enseignes de magasins, en 1964 pour la signalétique des J.O de Tokyo, mais aussi pour des marques aussi variées que Lufthansa, Nestlé ou Evian…

L’Helvetica accessible à tous fait partie de notre paysage quotidien.


Colette, Bless, Evian, Pan Am, Kawasasaki, Intel… De multiples logos, dans des domaines très variés.

Ces deux symboles, procèdent donc de la même façon et ont été réinterprétés saison après saison par différents designers assurant ainsi leur caractère intemporel, incontournable.

De Yohji Yamamoto en passant par Azzedine Alaïa, Issey Miyake, Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Hugo Boss, ou encore H&M pour la mode…


Robe noire transparente, encolure et bandes noires géométriques, rigoureuse et sensuelle (Prada, automne-hiver 2001-2002)

H&M en version chasuble, légèrement évasée et robe tablier courte, à moins de 30 euros, la « petite robe noire pour tous » (automne-hiver 2007-2008)
… de David Carson à John Maeda, en passant par Paul Rand, Experimental Jet Set ou encore Neville Brody pour le graphisme.

Affiche éditée en 100 exemplaires numérotés, pour la sortie du documentaire de Gary Hustwit, par l’agence hollandaise Experimental Jet Set, lire l’explication de la naissance de ce projet ici.


Affiche réalisée par le studio londonien Build, édition limitée à 100 copies


Tribeca, Issey Miyake, affiche par Neville Brody


Tribeca, Issey Miyake, affiche par David Carson


Affiche par Peter Bradford


Emil Ruder, 1958


John Maeda pour Shiseido, 1997


H5, pochette de Midnight Funk l’album de Demon, 2001
Pour approfondir le sujet


A voir

Helvetica « curated by » Gary Hustwit.

A lire
La petite robe noire, de Didier Ludot
Helvetica, hommage to a typeface, Lars Müller

Sur le web
L’habit fait le moine, Arte TV
Apprenez à différencier l’Helvetica de l’Arial
Jouer : Helvetica vs Arial

Pour écrire
L’Helvetica qui s’est considérablement agrandie (environ 200 polices de caractères !) est aujourd’hui distribuée par Linotype. Elle est composée de 3 familles :
Helvetica
Helvetica Neue
Helvetica World
Comment différencier l’Helvetica de l’Arial ?

Pour la petite histoire…

L’Helvetica, police de caractère la plus utilisée dans le monde, à loupé son entrée dans le monde numérique, la plupart des utilisateurs d’ordinateurs connaissent parfaitement l’Arial, dessinée par Monotype et que Microsoft décida d’implanter par défaut, au début des années 80, afin de réduire les coûts, dans son système d’exploitation équipant 95% des ordinateurs de la planète : Windows. Apple dans le même temps, optait pour l’Helvetica et le distribue aujourd’hui encore au sein de Mac OS X.

Ce revers n’ayant en rien fait disparaître l’Helvetica, les graphistes professionnels ont toujours en tête cette consigne : « si vous ne savez pas quelle typo utiliser, prenez l’Helvetica », on pourrait ajouter en paraphrasant Christian Dior : « si vous ne savez pas quoi mettre ce matin, optez pour une petite robe noire ».

Philips de se rapprocher du monde du luxe et de la mode

Au tour du géant de l’électronique et de l’audiovisuel Philips de se rapprocher du monde du luxe et de la mode.

Pour présenter son nouvel écran plat haute définition, le constructeur s’est allié des créatifs issus de la mode ou icônes de glamour, auteurs de sa nouvelle campagne.

Dès le mois de septembre, un court métrage du réalisateur de «In the Mood for Love» et «My Blueberry Nights», le cinéaste originaire de Hong Kong, Wong Kar Waï, sera à découvrir dans les boutiques Lanvin et celles du joaillier Lorenz Baümer à Paris.

Ces clips seront diffusés sur les nouveaux écrans Ambilight de la marque. Au même moment, une campagne de publicité « très mode » vantera les qualités de ce nouveau téléviseur dans les magazines.

Sept pages mettront en scène ce nouvel équipement dans le Vogue UK. Shooté par Vincent Peters, le modèle néerlandais, Rianne Ten Haken se reflète dans l’écran dont le slogan est : « La simplicité est une lumière qui séduit l’âme ».

source vogue.fr

Le style de vie Monoprix

J’aimais bien la campagne de communication de Monoprix, de la saison dernière. La nouvelle que l’on voit depuis quelques semaines est dans la même veine, plus aboutie graphiquement et avec l’humour en plus. On y trouve un graphisme qui se veut naïf, ludique, désinvolte et tendance.

Monoprix n’est plus un « simple supermarché », mais un citymarché, visant depuis les années 80 à démocratiser le beau et le bon. À travers cette campagne d’affiche c’est a un style de vie (lifestyle) auquel il est fait référence. Un style de vie qui s’adresse à un consommateur plutôt féminin, citadin, branché et au niveau de vie supérieur à la moyenne.

Il n’est donc pas surprenant d’y voir des références à la mode via des silhouettes qui figureraient bien dans certains catalogues de mode. L’enseigne est d’ailleurs habituée à collaborer avec des créateurs comme Gaspard Yurkievich, Lolita Lempicka, Agatha Ruiz de la Prada ou encore Sir Conran.

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Affiche de la précédente campagne

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Deux affiches de la campagne en cours

Difficile de parler de Monoprix et de tendances sans penser à Denise Fayolle et Maïmé Arnodin, fondatrices à la fin des années 60, de Mafia, le premier bureau de style. L’agence à travaillé pendant des années avec Prisunic (racheté par Monoprix en 1997) en éditant toute une série d’objets design à bas prix(1) et en assistant les acteurs de la mode et du textile.


(1) « le beau au prix du laid » (Denise Fayolle)

Alexander McQueen

Transversalité… Égal à lui-même, Alexander « Lee » (de son vrai nom) McQueen, après Puma, adapte son style dramatique et d’influence morbide à la nouvelle gamme de bagages « Black Label » de Samsonite.

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Ci-dessus, valise « squelette humain », mise en scène théatrale pour cet ancien costumier de théâtre (des années pendant lesquelles il a appris à se détacher du pur style Savile Row dans lequel il évoluait depuis l’âge de 16 ans).

Samsonite comme de nombreuses marques désormais, fait intervenir des designers sur une de ses gammes de produit, afin de s’attirer une nouvelle clientèle plus soucieuse du luxe et des créateurs. Les précédentes collaborations ont fait intervenir Marc Newton et Mathew Williamson.

Photo Wallpaper
Le site de Samsonite Black Label

Bernhard Willhelm et la transversalité

Bernhard Willhelm, créateur d’origine allemande, diplômé de l’Académie Royale d’Anvers en 1998, a été successivement l’assistant de Walter Van Beirendonck, Alexander McQueen, Vivienne Westwood et Dirk Bikkembergs.

Son style, énergique, rempli d’humour, mêle parodie, recherches sur les volumes et imprimés très graphiques. Il fait référence aussi bien au costume folklorique de sa campagne bavaroise, qu’au boubou africain ou à la tenue de Superman…

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Ci-dessus Été 2006 ©vogue.com

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Ci-dessus Automne-hiver 2008

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Ci-dessus Printemps-Été 2007

Dès 1999, il crée sa propre marque et connaît un sacré succès lors du défilé de sa première collection femmes à Paris, Suzy Menkes lui adressant personnellement une lettre de félicitations !

De 2002 à 2004 il a été directeur artistique de la maison italienne Capucci, dont il lance le prêt-à-porter. En 2003, il fait défiler sa collection homme et plus récemment à créé une ligne de chaussures.

C’est cette personnalité à part, cet esprit « arty-intello », sans cesse en mouvement créatif, qui a déterminé le choix de l’artiste-chanteuse Björk. Le créateur s’est donc mué en artiste, en sculpteur plus précisement, le temps de la réalisation de la pochette du prochain album de la diva islandaise. On y retrouve les codes du style Willhelm, couleurs, volumes exagérés et humour. En marge du système dans lequel ils évoluent, ces deux créateurs semblent faits pour s’entendre et Björk, dont les précédentes collaborations l’ont emmené à cotoyer d’autres stylistes atypiques comme Jeremy Scott ou Alexandre et Matthieu est coutumière du fait.

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Ci-dessus, pochette de Volta, le prochain album de Björk. Sculpture par Bernhard Willhelm, photo de l’incontournable Nick Knight

Artistes et artisans

 

On traite souvent les couturiers « d’artistes », quand bien même leurs réalisations sont somptueuses, ils ne sont pas, du moins à la base, des artistes, mais des artisans. La fonction d’une robe à sa sortie d’atelier ou d’usine est utilitaire, sa finalité être vendue, portée et non être vue dans un musée contrairement à une œuvre d’artiste, c’est là une différence fondamentale… La couture est donc une industrie artistique…

Pourtant la tentation est bien grande au regard de certaines réalisations de couturiers de les hisser au rang d’artistes, non pas qu’ils accèdent à un statut plus élevé (il n’y a pas de hiérarchie de valeur), mais plutôt par le plaisir visuel procuré par leur réalisations.

De même, le processus de travail d’un couturier induit au départ de prendre en compte de façon répétitive (saison après saison) des critères commerciaux, d’aisance et esthétiques afin de produire des vêtements de prêt-à-porter là où l’artiste crée un objet unique à des fins esthétiques mais non dénué de sens. Cela n’empêche pas le couturier d’être artiste « par éclair », comme le dit le philosophe Alain, modifiant sa création au fur et à mesure de sa réalisation, selon sa sensibilité afin de l’adapter ou de la rendre plus conforme aux objectifs fixés.

La frontière est tenue entre ces deux mondes, il suffit d’observer par exemple les sérigraphies d’Andy Warhol, œuvres d’art réalisées selon un processus industriel et destinés à la vente ou plus près de nous certaines réalisations d’Hussein Chalayan, où il semble privilégier le sens et l’esthétique avant la portabilité et la vente.La tentation est si grande que ces deux univers ont historiquement, rapidement et souvent collaboré, sans conflits. Gabrielle Chanel et Jean Cocteau, Yves Saint Laurent et ses robes Mondrian ou encore Elsa Shiaparelli et Salvador Dali, créant ainsi ce « crossover », cette transversalité auquel je crois beaucoup.

Dans cet esprit, le magazine Another Magazine à organisé une manifestation baptisée Dress Art, où à travers quinze collaborations, artistes et créateurs de mode se rencontrent afin de réaliser un « vêtement ». La plupart des binômes créés existaient déjà , l’un connaissant le travail de l’autre ou ayant déjà  « œuvré » avec lui.

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C’est en créant des « objets de mode » plus qu’en organisant un défilé, que les designers (stylistes) atteignent les espaces de création sans contrainte comme les artistes. Ci-dessous une robe réalisée par la Maison Martin Margiela et Gotscho (site), les contraintes de portabilité sont abolies, la robe maintenue au sol grâce aux escarpins ne possède pas de pinces, elle a été moulé directement au fer « à chaud ».

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Ricardo Tisci explique que « collaborer avec un artiste permet à certains designers d’être plus abstraits et profonds (obscure) qu’ils ne peuvent l’être pour leur travail commercial » tout en conservant, pour lui en tout cas, une lien avec son travail chez Givenchy . Ci-dessous assemblage de pneus, pour un manteau improbable…

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Suite à un séjour en Egypte et la lecture d’un article sur l’islamisation du vêtement, l’artiste Ghada Amer à réalisé avec Francisco Costa pour Calvin Klein une robe semi-transparente sur le sens éthymologique du mot « peur » (ci-dessous).

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Ci-dessous modèle de Giles Deacon et Simon Periton

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Sur le site d’Another Magazine, il y a l’ensemble des collaborations, l’article complet ainsi que quelques vidéos (accompagnées de super musiques) des shootings.

Dress Code

Dress Code est une expo à voir à la Galerie AAA, je cite le communiqué de presse :

« Reines de la nuit, ou vrais princes dans la vie, ils auraient pu commander leurs portraits au peintre de la Cour, histoire de se voir sacralisés sur la toile. Aujourd’hui ces étoiles se font starshooter par les plus grands photographes. Mythifiées sur le papier glacé de magazines poids lourds.

Erigés en modèle de vie, de style, voir de style de vie, ils peuvent facilement devenir source d’inspiration. La preuve par quatre… Ou plutôt cinq artistes, réunis autour de l’exposition «Dress Code».

Des jeunes talents de la scène contemporaine se sont amusés à capturer ces visages connus, à l’aide de pinceaux, crayons, plumes, ou stylos BIC (seule l’utilisation de la photographie est interdite), et rendent un hommage sans complexe à nos idoles mythiques.

Une plongée dans l’univers glamour des reines de la nuit et dans la dimension mythique d’icônes de notre vie. » Les artistes présentés sont : Marie Perron, Artus de Lavilléon, Jeanne Detallante, Adrien Albert, Simon Henwood et Craig Atkinson. Certains comme Marie Perron sont connus des fashionistas, d’autres, comme Artus de Lavilléon sont plus proches du monde de l’art, tous gravitent dans cette sphère « art-mode-pop ».

Pour connaître le site et le style des différents illustrateurs lisez la suite.

Ci-dessous, Marie Perron, respectivement pour la Grande Épicerie et MiuMiu
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Ci-dessous, Jeanne Detallante, respectivement pour Vogue Italie et la créatrice Anna Sui

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Ci-dessous, Simon Henwood
, célèbre pour ses peintures de pop stars, ci-dessous les talentueux Roisin Murphy et Devendra Banhart.
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Ci dessous, Craig Atkinson, illustration pour WAD Magazine de décembre 2006

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Comme vous pouvez le voir la sélection est éclectique !

Galerie AAA – 75, rue Charlot – 75003 Paris – Entrée libre, exposition jusqu’au 31 mars 2007
PS : Visitez le site de la Galerie AAA, réalisé par Alice Lischter.

Robes de papiers

 

Encore une manifestation mode qui flirte avec une activité artistique. Il s’agit cette fois d’une activité scolaire, Gaspard Yurkievich, dont j’apprends qu’il est professeur à l’Ensad ; invite dans le cadre des Soirées nomades de la Fondation Cartier, neuf de ses élèves à concevoir des vêtements de papier mis en scène et en mouvement par les élèves vidéastes de Brice Dellsperger. Cela se passe le 18 janvier à partir de 21 heures au 261, boulevard Raspail – Paris 14. Il y aura des installations, des performances etc. Réservation indispensable au 01 42 18 56 72, entrée â € 6,50

Tous unis !

En faisant mes courses de Noël, le long des grands magasins, j’ai croisé les vitrines des Galeries Lafayette, elles m’ont plues pour deux raisons. Primo je les trouve chouette, deuxio un détail m’a particulièrement intéressé, les différents corps de métiers qui ont œuvré pour celles-ci sont mentionnés et c’est bien la première fois que je vois côte à côte graphic designer, fashion editor et hair stylist. Un bel exemple de collaboration entre ces professions.

 

Graphic designer, fashion editor, hair stylist etc. tous unis !