La marque est plus forte que la création

Du suicide d’Alexander McQueen, au scandale Galliano, du jeté d’éponge de Raf Simons chez Dior, au débarquement manu-militari d’Alessandro de Michele, nous sommes rentrés depuis plusieurs années dans une époque où le créateur à été déconstruit, seule la marque compte.


Progressivement oubliés de la mémoire collective, qui se souvient de Gabrielle Chanel ? de Cristobal Balenciaga ou de monsieur Saint-Laurent?
Lorsque l’on demande à quelqu’un de nommer un créat.eur.rice de mode qu’il apprécie, il est fréquent que la réponse soit le nom d’une marque plutôt que celle d’une personne.


Cette évolution s’inscrit dans la stratégie des géants de la mode, messieurs Bernard Arnault et François Pinault, ont privilégié les investissements dans les marques plutôt que dans la création de marques, un renouveau, avec des créateurs individuels comme Olivier Theysken ou Hedi Slimane, les cantonnant à leur rôle de mercenaires épuisables.
Que faut-il en conclure ?

La mode est aujourd’hui synonyme de marque et de puissance marketing et célèbre moins le génie individuel.

LE CRI: ELSA LANCHESTER X LISA GERRARD

Excerpts from Bride of Frankenstein, 1935 and Lisa Gerrard of Dead Can Dance, live in Vooruit, Gent, Belgium, 1984

EXQUIS: LE SPLEEN DU DORMEUR DU VAL

Exquise hybridation poétique : Le Spleen LXXVIII, Charles Baudelaire, 1857 et Le dormeur du val, Arthur Rimbaud, 1870

On a vu: Virgil, Marcel, Jean-Michel et les autres

Andy Warhol l’aurait, à l’instar de Jean-Michel Basquiat, pris sous son aile s’ils avaient vécu à la même époque.
Celui qui est un des représentants les plus marquants de notre époque post-moderne avait droit à une exposition dont le vernissage avait lieu à la galerie Kreo ce mercredi.

Intitulée Virgil Abloh:Echosystems, l’exposition met en scène les lieux d’action du meta-designer (« celui qui dépasse » au sens figuré) consécutives à ses multiples influences décomplexées et son parcours multidisciplinaire.
Ses créations habitent les frontières et apportent une évidence à la notion d’interdisciplinarité.

Il semble évident que l’exposition démarre avec une des reproductions de 1965 de LHOOQ de Marcel Duchamp, source d’inspiration majeure.

Virgil Abloh séduit tant les jeunes générations au sens où il a fracturé les lignes de démarcations.
Il a ouvert la voie à l’affirmation de nos diversités au sein de nos communautés. Il nous a appris à oser le sampling, à créer des aspérités plutôt que de lisser, effacer et aseptiser.

ART COLLAB: JOSEPH BEUYS X LAFUMA (!)

Lors d’une visite au ‎⁨Stiftung Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen⁩, ⁨Düsseldorf⁩, ⁨Rhénanie-du-Nord-Westphalie⁩, ⁨Allemagne aussi dénommé musée K20.
L’installation de Joseph Beuys (1921,-1986), Palazzo Regale datant de 1985 est constituée de deux vitrines contenant des objets de son quotidien, d’autres retravaillés, issus de ses actions artistiques et de sept panneaux de laiton vernis et recouverts de poussière d’or.

Mais savent-ils chez Lafuma que ⁩parmi ses objets du quotidien l’artiste allemand à utilisé un de leur sac à dos (le sien) pour une de ses vitrines ?