Alice Knackfuss autumn-winter 2013-2014

‘Syncopia’, the title of the video as well as from a.KNACKFUSS latest fall – winter 2013 collection, is a compound word of ‘syncopation’, which means a disturbance or interruption of the regular flow of rhythm, and ‘Utopia’, a community or society possessing perfect qualities.

It’s about that point when fantasy and visions of the future become entangled with nostalgia, the need for sophistication in a classic sense, as a kind of reminder that time does not forget true style.

Vidéo by Laetitia Bica

Event | Burberry rocks

 

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Dear readers,

Burberry invited us to a cocktail this week at Printemps Haussman. We all know the passion for rock music of Christopher Bailey, the Chief creative officer of Burberry, so I secretly expected a mini showcase during this event.

No showcase at the arrival but a DJ set with classic rock tunes, that make us gently shake our booty at the end of the cocktail. During the little event you can look at the Art of trench project displayed on big TV screens featuring personalities (socialites, bloggers, actresses, designers…), smell ‘Burberry Brit Rhythm’, the new men fragrance and look at the specific capsule collection (studs, studs and black leather !) designed for this launching.

To embody the perfume, the choice of George Barnett (previously shoot by Hedi Slimane), model but also drummer and founder of the excellent These New Puritans (TNP) band is just perfect. Since his arrival in 2009, Christopher Bailey transform Burberry, making the fortunes of the company as well as an edgy luxury brand living somewhere between art/fashion and music. The brand, perfectly at ease in the social media world, decided to launch the new perfume on the internet first. As indie rock music, as TNP tunes, there is something radical in Christopher Bailey approach.

If you don’t know These New Puritans, please watch some of their videos (i.e « We want war » from second album ‘Hidden’), listen the first then the third album and enjoy the amazing evolution of their music.

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GRAFFITI ART AT TRANOÏ

AN INSTALLATION OF VARIOUS GRAFFITI ARTISTS DURING TRANOÏ TRENDS 2014/2015 PREVIEW.

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ALEXANDRE MONTEIRO AKA HOPARE

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ALEXANDRE MONTEIRO AKA HOPARE

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HENRY HANG

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Valota

Valota est un personnage auquel il est difficile de rester insensible. Charmeur, attentionné, cet ancien acteur devenu peintre à l’âge de 38 ans, fait preuve d’un charisme presque magnétique.
Depuis plus de vingt ans, Valota « travaille » avec son chalumeau, la cire, matériau inhabituel. Alors sans références, l’emploi de ce medium lui a permis d’expérimenter maintes voies, réaliser de multiples expériences. Il empruntait, alors, un chemin artistique où il était pratiquement seul, défricheur. Autodidacte, il a dû tout apprendre par lui-même, le dessin, la couleur, se créer son propre langage…

Lui qui dit rechercher le geste le plus imparfait et le plus pur, des « impulsions », qui peint ce que l’on « ne voit pas et qui nous échappe », fait constamment référence à la nature, aux personnes rencontrées, aux lieux où il a vécu, à son enfance et aux sombres carrières où il accompagnait son père, champignonniste.

Les œuvres qu’il présentait cet été à la galerie Lavignes Bastille témoignent dans leur ensemble, de la nouvelle direction prise par son travail ces dernières années, où l’artiste délaisse le noir caverneux pour la couleur.

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Valota et son amie la photographe Jennifer Lund

Ci-dessous, images tirées de Valota « Wax », par Henri-François Debailleux (éditions du Regard)valota-7 valota-8

Esthétisation du monde

« Tous les produits, jusqu’aux emballages, doivent maintenant être chargés d’une force de séduction, avoir du style, un look, une esthétique. Un nouveau « capitalisme artiste » l’a remporté, aucun corps de métier ne fonctionne plus sans designer, sans styliste, sans coloriste. Le consommateur, lui, bien plus qu’un fanatique des marques, devient un « Homo Æsteticus », un individu qui crée sa propre allure, son cadre de vie, qui « remixe », qui « matche », invente sa personnalité… »

(Gilles Lipovetsky)

Savoir-faire | Laurence Xu

Laurence Xu basé à Paris a montré plus qu’un show lors des défilés Haute Couture. Dans une atmosphère détendue, le Pavillon Cambon accueillait une installation présentant le savoir-faire du créateur d’origine chinoise.

4000 ans de savoir-faire

On pouvait ainsi admirer, voire toucher le raffinement des broderies exécutées sur des robes placées sur mannequin comme pour une exposition. Fleurs et oiseaux, parmi les références traditionnelles sont ici remis au goût du jour par Laurence Xu.

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Plus loin un aménagement montre le travail ancestral des brodeurs, l’un d’entre eux lévite au dessus-de nos têtes, penché sur sa machine il exécute avec méticulosité son ouvrage. Plus près de nous, au sol, deux brodeuses travaillent sur une pièce de soie noire. Par delà les critères d’admission au label Haute-Couture et nos différences culturelles, on ne peut qu’apprécier la finesse du travail réalisé par ces petites mains.

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Un travail de réinterprétation

Le show a ouvert avec Li Yugang, l’un des plus célèbres chanteur d’opéra chinois. S’ensuit un défilé de robes plus somptueuses les unes que les autres. On n’apprécie pas forcément à sa juste valeur, le travail de réinterpétation des motifs traditionnels du très réputé designer chinois, différence culturelle oblige. Encore une fois il faut se garder d’envies de qualifier le show « d’exotique ».

Ambassadeur du savoir-faire

Le Luxe français défile en Chine depuis plusieurs saisons, lors de shows événements. Le Luxe chinois se dévoile à Paris. Dans une époque où société et économie sont de plus en plus demandeuses d’échanges culturels, Laurence Xu, qui présentait pour la première fois à Paris, est un véritable ambassadeur des traditions de son pays.

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L’actrice Pace Wu clos le show, dans un ensemble fait d’un body en perles et longue jupe brodée bleue marine

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New Wave, Nouvelles Vagues

La Nouvelle Vague c’est Godard, Truffaut… Bernadette Lafont (RIP).

Nouvelles Vagues s’inspire de cette époque du cinéma français pour titrer une immense exposition qui se tient principalement au Palais de Tokyo et se diffuse dans toute la ville de Paris, jusqu’au 9 septembre. Au menu 21 commissaires d’expositions ont sélectionnés des centaines d’œuvres, éclectisme et richesse des propositions sont au menu.

Au fil de cette monstration naît une réflexion sur le métier de « curateur » (« celui qui prend soin » en français) dont on parle tant aujourd’hui. Le curateur est multidisciplinaire, transversal. C’est une nouvelle génération qui emmène avec elle une nouvelle façon d’appréhender l’art. Le curateur « met en scène » une exposition, il est story-teller, raconte une histoire autour d’un thème ou d’un artiste.

On est tenté de rapprocher le terme de « curateur » de celui de « sélecteur » (cool-hunter) employé depuis une dizaine d’années par les spécialistes de la mode et de tout ce qui touche de près ou de loin au lifestyle? Sarah de chez Colette n’est-elle pas « curatrice » d’objets certes « de consommation » mais qui sont souvent produits en édition limité? Andy Warhol disait bien « Quand on y songe les grands magasins sont un peu comme des musées. »

Pour compléter: Lire l’article passionnant d’Emmanuelle Lequeux, « Curateur, le plus jeune métier du monde ».

Ci-dessous: Ricardo Brey, Wing Beats, 2006, curateur Jesse McKee (Canada)

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Emilie Pitoiset dont les réalisations et la démarche rappellent celles du collectif berlinois Bless. Ici l’objet (le vêtement) est dans un entre-deux temporel, passant du rang d’objet à celui d’objet ritualisé (objet d’art).

Ci-dessous: Emilie Pitoiset, The story teller, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Ci-dessous: Emilie Pitoiset, La Doublure, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Ci-dessous: Emilie Pitoiset, Les indiscrets, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Au sein du Palais de Tokyo, les passages entre les différents lieux d’expositions sont laissés à l’état brut.

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Un dessin représentant le Palais de Tokyo, méticuleusement gratté par l’artiste Leyla Cárdenas. Œuvre éphémère, où le mur support de la création, révèle ses secrets et son histoire avant d’être nettoyé et recouvert par la peinture blanche, prêt à recevoir les nouveaux accrochages.

Ci-dessous: Leyla Cárdenas, Removido, 2013, curatrice Anca Rujoiu (Roumanie)

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L’installation « Going away » réalisée par les étudiants de la Columbia University’s Graduate School of Architecture et avec le concours de Phillip Anzalone (directeur du LABS) et de Michel Serratrice (architecte) étudie les frontières entre art plastique et architecture et notre rapport à l’espace.

Les étudiants de la Columbia University’s Graduate School of Architecture (Arkadiusz Piegdon – Claire Kao – Da vi Weber – Diego Rodriguez – Harry Byron – Jaclyn Jung – Jim Stoddart – Mondrian Hsieh – Sissily Harrell – Taylor Miller – Tianhui Shen – Vahe Markosian) avec l’artiste Tomas Saraceno, « Going away », 2013

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Véritable nœud gordien, les hybridations « synaptiques » urbaines et végétales de l’artiste brésilien Henrique Oliveira (ci-dessous). Tout comme chez Leyla Cárdenas (plus haut), la structure du bâtiment fait corps avec l’œuvre et semble ouvrir une troisième voie d’interprétation.

Ci-dessous: Henrique Oliveira, Baitogogo, curateur Marc Bembekoff (France)

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Ci-dessous: Henrique Oliveira, Baitogogo, curateur Marc Bembekoff (France)

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Style | Walter Van Beirendonck

L’éclatant designer du groupe des « six d’Anvers », présentait sa nouvelle collection masculine le 26 juin dernier au sein de la Rotonde du glacier de l’Opéra Garnier. Un défilé très créatif, comme toujours.

La galerie dédiée au défilé est baignée par une lumière de fin d’après-midi. Une musique envoûtante envahi l’espace alors que le premier modèle entre en scène et nous voici plongés dans l’univers décalé du créateur belge.

Des silhouettes aux cheveux d’or (qui font écho au lieu), arpentent les allées. Elles apparaissent comme des personnages surréalistes vêtus de costumes aux épaules très marquées. Un double jeu entre élégance, sobriété et décalage excentrique façon Bowie.

Des imprimés quasiment omniprésents dans les tons pastels et des jeux de volumes très graphiques rythment les silhouettes imaginées par le créateur flamand, perturbent les lignes, laissant croire que veste et pantalon ne forment plus qu’un.

Le créateur flamand n’en n’oublie pas moins la fluidité et la légèreté propres à la période estivale. Il propose de larges tuniques, des tee-shirts et des pantalons en soie dans des tonalités colorées.

Un défilé tout en délicatesse, rêverie et poésie.

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Un an après avoir fermé son magasin d’Anvers, Walter Van Bereindonck revient au sein d’une boutique située en plein cœur du quartier de la mode. DVS, mêlant haute couture au design, créée par le créateur avant-gardiste Dirk Van Saene est un concept store de luxe dédié aux collections de talentueux créateurs belges.

DVS, Schuttershofstraat 9, premier étage, 2000 Antwerpen.

Photos Juliette Druelle

Style | Dior Homme

A quel jeu joue Kris Van Assche chez Christian Dior?

Une invitation se présentant sous la forme d’une affichette où l’on peu voir un labyrinthe dont les parois sont faites de dominos. Les mannequins défileront autour et dans un labyrinthe dont les parois sont elles constituées de miroirs, reflétant l’assistance, découpant les points de vues et les structures du lieu dans toutes les directions, comme autant de « morceaux » de puzzle que l’on pourrait ré-agencer à sa guise. C’est peut-être cela le message de cette collection.

Ré-agencer, porter la veste de costume avec un short, une veste sans manches avec un pantalon, mixer les longueurs short/veste et imperméable et ainsi de suite. Nul besoin de beaucoup de formes pour réaliser ces multiples « montages », Kris Van Assche le prouve saison après saison il sait aller à l’essentiel.

A cette « économie » de formes quasi rigoriste, qu’affectionne le créateur belge-flamand s’ajoutent des silhouettes aux allures presque raides. Les chemises, les vestes, les manteaux et imperméables d’été sont « taillés » à angles droits comme le tracé du labyrinthe, mais ne négligent pas une certaine fluidité. Les rares motifs (peut-être doit-on dire composition) quasiment ton sur ton le sont également rappelant la structure des tableaux de Pietr Mondrian aux couleurs descendues.

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Tout comme Mondrian, Kris Van Assche utilise des moyens réduits et use de sa subtilité créatrice pour multiplier les propositions. « The sun must have his shade », ce vers issu de Follow thy fair sun, poème de Thomas Campion (1567-1620) qui orne le carton d’invitation illustre parfaitement cette idée.

Il ne s’agit point ici d’une rigueur conservatrice aux accents de frilosité, mais plutôt un désir d’universalité. Comme si à travers cette collection le créateur de la maison Dior recherchait l’abstraction des formes. L’ensemble se trouve empreint d’une certaine modernité que l’on ne peut qu’apprécier.

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