Biche de Bere en liquidation judiciaire

L’entreprise Biche de Bere (prêt à porter/bijoux) de Châteaubriant qui emploie près de 200 salariés en France a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nantes et va devoir fermer l’ensemble de ses boutiques, a-t-on appris aujourd’hui auprès de la direction.

L’entreprise située à Châteaubriant (Loire-atlantique), qui connaissait des difficultés financières, a été placée en redressement judiciaire en avril dernier. La liquidation judiciaire immédiate a été prononcée par le tribunal de commerce de Nantes mercredi et annoncée à l’entreprise vendredi.

« Nous avions proposé un plan de continuation, un plan social avec une petite vague de licenciement, qui a été refusé », a regretté Sophie Thomin, chargée de la communication et du développement de l’entreprise.
Une décision que la direction a du mal à accepter juste avant les périodes de Noël, période faste pour les ventes.
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Fawaz Gruosi | «Ce qui me plaît, c’est de prendre des risques»

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Interview de Fawaz Gruosi, PDG de de Grisogono, par Maurine Boutin Mercier

A la tête de Grisogono, Fawaz Gruosi s’est diversifié avec succès dans l’horlogerie: sa marque fabrique désormais 5000 montres par année et son entreprise dépasse les 100 millions de chiffre d’affaire. Rencontre.

C’est avec un diamant noir, alors dénigré par les grands joailliers, que de Grisogono avait fait sensation sur la scène mondiale, en 1996. La marque, qui avait ouvert sa première boutique trois ans auparavant au 104 rue du Rhône à Genève, s’est rapidement trouvé une place sur le marché international, grâce à l’audace de son fondateur, Fawaz Gruosi, à l’efficacité de son réseau et ses contacts privilégiés avec la jet-set du monde entier.

L’entreprise, qui s’est diversifiée dans l’horlogerie en 2000, emploie désormais 130 personnes. Fawaz Gruosi, mari de la présidente de Chopard Caroline Scheufele, a souhaité reprendre le contrôle total sur son entreprise. Cette année, il a racheté la participation que Chopard détenait dans le capital de son entreprise, devenant l’unique propriétaire de sa marque. Rencontre avec le fondateur, dans ses bureaux Genevois.

Comment se porte de Grisogono dans une industrie du luxe en plein boom?

Depuis qu’elle est née, en 1993, l’entreprise n’a jamais cessé de progresser, et elle se porte extrêmement bien. Depuis 2000, notre rythme de croissance oscille entre 20% et 30 %par année. Nous avons fait 108 millions de francs de chiffres d’affaire en 2006. De Grisogono est une très jeune entreprise, mais cela ne l’a pas empêchée de se faire une place sur le marché mondial. Nous avons ouvert 16 boutiques en 14 ans. C’est un petit miracle.

L’an prochain la marque fêtera ses 15 ans. Comment envisagez-vous ce cap?

2008 sera l’année de la réorganisation. Aujourd’hui, plus personne ne nous considère comme une petite entreprise, mais pas non plus comme une grande. Les 15 ans de la société marqueront un tournant: nous engagerons du personnel tant au niveau des ateliers qu’au niveau du management. Mais notre objectif premier restera de cultiver notre différence.

Comment envisagez-vous de poursuivre votre croissance, en vous orientant vers de nouveaux produits ou plutôt vers de nouveaux marchés?

Nous souhaitons prendre de l’ampleur, mais à condition que cela ne se fasse pas au détriment de notre marque de fabrique, c’est-à-dire le luxe et l’exclusivité. Il n’est pas question d’une croissance n’importe comment, en fabriquant du savon ou des cravates, je déteste l’approche «commerciale», même le terme m’insupporte. Je n’exclus pas, toutefois, de fabriquer un jour un parfum, mais dans ce cas, j’opterai pour une fragrance très particulière, en quelque sorte «anti-commerciale». Nous allons étendre notre réseau de vente et nous ouvrirons certainement d’autres boutiques, mais nous ne dépasserons jamais le nombre de 25. Les grandes maisons qui proposent 50 produits identiques dans leurs vitrines tout en prétendant vendre des produits de luxe se moquent de leurs clients.

A quoi ressemble la cliente de Grisogono?

C’est une femme de caractère. Lorsque j’ai fondé de Grisogono, les femmes admiraient mon travail sans pour autant oser porter mes parures. Atborer mes bijoux anticonformistes les mettait mal à l’aise. Mais nous avons finalement réussi à nous imposer. Et n’allez surtout pas croire qu’il faut systématiquement dépenser une fortune pour devenir client de la marque: nos premiers prix ne dépassent pas les 2000 francs.

Vous avez débuté très jeune dans le monde de la joaillerie, et vous avez créé votre propre maison. Une véritable «success story» à l’américaine…

On peut le dire! J’ai fondé mon entreprise avec un capital de 16 000 francs. Si nous avons réussi à nous faire une place sur ce marché très conservateur, c’est en revendiquant notre griffe anticonformiste, en allant à contre courant des tendances. Prenez l’exemple du diamant noir: lorsque j’ai commencé à l’utiliser, cette pierre était dépréciée. J’ai vécu deux ans d’angoisse avant que nos concurrents ne se décident à l’utiliser à leur tour. J’ai donné de la valeur à une pierre qui n’en avait aucune. Nous nous sommes fait remarquer en prenant des risques. Je me suis déplacé, en personne, pour que l’on parle de moi partout à l’étranger. Pardonnez-moi cette métaphore un peu maladroite, mais j’ai marqué mon territoire, en voyageant dans le monde, un peu comme un petit chien le fait en arrivant dans une nouvelle maison (rires)!

Est-ce aussi par goût du risque que vous vous êtes aventuré dans le monde de l’horlogerie?

Je ne ressemble pas à ces patrons qui se contentent d’observer les chiffres de leur entreprise. Moi, ce qui me plaît, c’est de prendre des risques et d’avoir chaque jour des montées d’adrénaline. Nous avons créé 14 modèles de montres. Nous n’avons jamais évité les difficultés. Prenez l’exemple de la montre Occhio, inspirée du diaphragme d’un appareil photo. Nous ne sommes évidemment pas les seuls à avoir eu cette idée, mais de tous nous concurrents, nous sommes les seuls à avoir oser relever le défi.

Vous êtes un habitué des soirées mondaines, et vous posez sans cesse aux côtés de célébrités. Est-ce pour l’image de votre marque ou parce que vous aimez particulièrement ce monde de paillettes?

N’oubliez pas que je travaille dans le monde de la haute joaillerie depuis que j’ai 18 ans. Dès le début, et ce malgré mon effroyable timidité, on m’a demandé de m’occuper de la clientèle. Je suis tombé dans le monde des people quand j’étais petit. Mon carnet d’adresses s’est rempli avec les années. Lorsque j’organise des soirées glamour, 65 % des invités sont des amis. Malgré cela, ces soirées m’angoissent terriblement. J’ai souvent l’impression d’être un clown devant un parterre de paparazzis. Si personne aujourd’hui ne me croit timide, c’est parce que je suis devenu un grand acteur.

Votre femme ne s’irrite-t-elle jamais à force de vous voir poser en compagnie de femmes somptueuses?

Elle est parfois un peu jalouse, oui. Mais ma femme fait le même métier. Elle connaît donc parfaitement ce monde. Elle sait que tout cela n’est finalement que du cinéma.

Choisissez-vous toujours attentivement vos ambassadeurs? Que pensez-vous des rappeurs qui s’approprient les produits de grandes maisons?

J’ai toujours refusé de rentrer dans le monde du rap. Non pas parce que je n’aime pas les rappeurs, mais plutôt parce que je refuse de m’adapter au marché. Il est vrai que P. Diddy, par exemple, est client de la marque, mais ce n’est pas parce que je le lui ai demandé. Je n’ai besoin d’aucune personnalité pour vanter les mérites de Grisogono. Lorsque je me déplace au Japon par exemple, ce n’est pas pour «me prostituer» et m’adapter à tout prix aux besoins d’un marché, mais pour y vendre ma philosophie et ma manière d’être.

Pensez-vous avoir une influence sur les grandes maisons de joaillerie traditionnelles?

Je pense que notre philosophie et notre travail ont beaucoup influencé le milieu de la haute joaillerie. Les grandes maisons sont souvent très conservatrices. Elles n’auraient par exemple jamais osé organiser des soirées glamour avant que nous le fassions.

Pensez-vous investir encore davantage dans votre communication?

Nous dépensons 20 millions de francs par année pour notre publicité, soit beaucoup moins que nos concurrents. Mais nous allons certainement augmenter notre budget publicitaire, en parallèle avec l’ouverture de nouvelles boutiques.

Envisagez-vous de vendre un jour de Grisogono?

Les autres maisons de luxe voient défiler les PDG. La plupart dirigent leur société pendant quelques années, et puis s’en vont. Chez de Grisogono, c’est moi qui représente la marque et je ne me séparerai jamais de cette maison. Et si un jour, je n’ai plus la force de travailler comme aujourd’hui, je délèguerai certaines tâches. Mais je ne céderai jamais la partie créative, à moins que je ne perde la tête.

Votre marque est-t-elle victime des contrefaçons?

Évidemment, mais aucune grande marque n’y échappe. Lorsque les premières parodies ont été découvertes, cela m’a rendu malade, mais j’ai dû me faire une raison. On ne peut rien contre, d’autant plus que la loi protège les individus qui copient nos produits: il suffit qu’ils changent un tout petit quelque chose à un produit copié pour que la loi leur donne raison. Si l’on porte plainte, on ne gagne jamais. Et les procès nous coûtent très cher.

Vous êtes aujourd’hui propriétaire du restaurant le Quirinale, à Genève, aux côtés, entre autres, du banquier Riccardo Tattoni, du tennisman Marc Rosset et du Prince Emmanuel de Savoie. Pourquoi avoir ouvert un restaurant?

Il faut bien l’avouer, nous avons agi sur un coup de tête. L’idée nous a traversé l’esprit un soir, entre copains. On s’est imaginé un endroit dans lequel on puisse se retrouver. Le comble, c’est que lorsque j’appelle pour réserver une table, le restaurant est toujours complet!

Quels sont les endroits que vous aimez particulièrement à Genève?

Je passe tellement de temps à voyager que ce que j’apprécie le plus à Genève, c’est de rester à la maison.

Quels liens gardez vous avec l’Italie, votre pays d’origine. Envisagez-vous d’y retourner vivre un jour?

J’ai quitté l’Italie lorsque j’avais 22 ans. J’ai ensuite vécu en Arabie Saoudite, à New York et à Paris. Je ne pourrais plus vivre en Italie. Je m’entends d’ailleurs bien mieux avec les Italiens qui vivent à l’étranger. Ils sont nettement plus ouverts. Je vis à Genève depuis très longtemps. Je me sens chez moi ici. C’est ici que je me vois passer mes derniers jours.

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L’Inde en Vogue

Je partage avec vous une série d’articles et news que j’ai trouvés cette semaine et qui font écho à l’article du Time Magazine, dont j’avais posté quelques extraits ici.

Ces articles confirment la place prépondérente que prend le marché indien dans le domaine de la mode et du luxe.
Le premier article, issu du FashionMag, fait état de l’ouverture de la première boutique Gucci en Inde (Mumbai, ex-Bombay), Mark Lee, PDG de Gucci s’y exprime en ces termes :

« … nous sommes absolument certains que notre héritage, fort de quatre-vingt-six années, incarné dans nos produits de grande qualité, made in Italy, encensant le luxe et l’innovation, sera apprécié par les clients indiens. »

Le second est un extrait issu du compte-rendu des défilés parisiens S/S 2008 écrit par Suzy Menkès dans l’IHT, elle fait référence au défilé Hermès entièrement dédié à l’Inde, je cite :

« Backstage at Hermès, it looked like Old Delhi during the Hindu festival of Holi. The models were shaking the leather turbans and silken hair twists and Jean-Paul Gaultier was wiping from his face the russet powder that had been falling in colorful puffs off the backdrop.
It was a Hermès-goes-to-India moment – literally, in that the house is planning to open a store in Mumbai and as a theme for the spring/summer 2008 show.
« The sari is the most elegant garment for women in the world, » said Gaultier, after his finale of saris in jewel shades of purple, orange and blue. But he added that he was fascinated by the Raj colonial world of polo and safari. All these ideas – and themed shows now seem a cliché – were given a coat of super luxury.
And often it worked beautifully for Hermès, as in the white crocodile jodhpurs, or just the same pants in a stone beige with a ultra-fine cashmere knitted vest over a full-sleeved white blouse.
The Hermès silk prints treated as free-floating tops and sari drapery, on the lines of the toga, looked very fine. Accessories like carved bangles, scarves and bags in colors of curry and spice carried only a light dusting of India. »

Hermès met donc le paquet pour aborder le marché indien, en dédiant un défilé à son nouvel objectif. Mais lorsque Jean-Paul Gaultier, parle de sa fascination pour l’Inde et ses traditions, du sari et des accessoires aux couleurs et matières adaptées aux coutumes locales, Mark Lee parle des produits « Made in Italy » appréciés par les clients indiens, une attitude que je trouve opposée. D’un côté on fait référence à la culture indienne, où le luxe n’est pas comme en Chine, une nouveauté, les maharajas élevés avec la joaillerie Cartier et les bagages Louis Vuitton en sont un bel exemple ; de l’autre on parle de produits qui s’imposeront d’eux-mêmes par leurs qualités intrinsèques. Or l’Inde, qui possède depuis longtemps ses propres marques de luxe, est plus un marché à apprendre qu’un marché à conquérir. Ces différences d’approches sont-elles juste le fait que l’un est designer et l’autre PDG ?

Le troisième est un lien chez BoF annoncant la sortie du premier numéro de Vogue India, avec qui les marques devront compter, en effet son éditrice, Priya Tanna prévoit de mixer mode locale et internationale. Pour finir, une citation de celle-ci concernant sa vision de l’Inde aujourd’hui :

 » … There’s no cultural revolution that’s been thrust upon us. It’s not as if we’re seeing our first red lipstick and going out and buying it in hundreds of thousands. India is getting richer. At a very micro level, I think every Indian woman who is now financially independant is realizing the joys of guilt-free consumption. We are kind of moving from a ‘we’ culture to a ‘me’ culture. »

Comment va réagir le marché indien et comment les marques vont-elles s’y adapter ? À suivre…

Quelques photos du défilé Hermès S/S 2008, la patte de Jean-Paul Gaultier

… et deux modèles « qui se battent en duel » chez Gucci (collection A/W 2007 et S/S 2008) où l’opération séduction est moins évidente.

Photos madame figaro et style.com

PPR prend le contrôle de Puma

PPR prend le contrôle de Puma: L’engoument du secteur de la mode et du luxe pour le courant sportswear, le succès de Stella Mac Cartney chez Addidas, poussent le groupe PPR a investir (enfin) dans le sportswear ? PPR contrôle depuis mercredi 33,2% du capital de Puma.
source

Bernard Arnault, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Meryl Streep et les autres…

LVMH, déjà  propriétaire du quotidien La Tribune, veut mettre la main sur le titre concurrent, Les Échos. LVMH, Louis Vuitton-Moët-Hennessy, le plus grand groupe de luxe du monde, devant le suisse Richemont, réuni en son sein les marques les plus prestigieuses de la haute couture, du prêt-à-porter de luxe, des vins et spiritueux, de la joaillerie et bientôt, si les rumeurs de fusion entre les deux titres de la presse économique se confirment, un nouveau grand quotidien économique à l’image des grands quotidiens anglo-saxons.

Au milieu de tout ça, un homme : Bernard Arnault, qui a su mener son projet à bien et qui a fait de Louis Vuitton une des rares marques de luxe à maîtriser à ce point son processus de production, possédant ses propres ateliers, et laissant une large place à la créativité tout en restant fidèle à la marque.

Marc Jacobs, créateur quasiment inconnu en 1997, année où il a intégré le groupe, certes moins « diva » qu’un Karl Lagerfeld ou un John Galliano, est sans conteste l’un des créateurs les plus influents de notre époque, qui parvient en outre à proposer des produits radicalement diférents entre sa marque et le fleuron de LVMH.

LVMH a su projeter la mode dans le XXIe siècle, en faire une industrie respectée des autres industries, lui apporter une crédibilité et un poids jamais atteint, même au temps du grand Boussac. Rien n’illustre mieux, à mon sens, l’importance de la mode aujourd’hui que la célèbre réplique de Miranda (Meryl Streep) à Andrea dans Devil wears Prada (1).

Dans « Marc Jacobs & Louis Vuitton », le fabuleux reportage de Loïc Prigent, j’ai été très impressionné de voir ce savant équilibre entre marketing, communication et créativité, qui fait de Louis Vuitton une formidable « machine à gagner », tout est parfaitement sous contrôle, de la moindre broderie à un décor époustouflant organisé en périphérie de Tokyo à l’occasion d’un défilé exceptionnel, de l’anti-moustique à la tenue de chaque invité…

On y découvre un Marc Jacobs débordant de créativité, disposant de tous les moyens pour mener à bien les idées du studio créatif. Mais comme il le dit à la fin du reportage, le plus « grand », le plus créatif, ce n’est pas que lui, mais aussi Bernard Arnault, qui a su faire des choix et donner des orientations qui ont porté leurs fruits.

Pour que la « sauce prenne » il faut un génie créatif et un génie de la finance.

(1) « Je vois, vous pensez que tout ceci n’a rien à voir avec vous… Vous regardez dans votre placard et vous choisissez, disons, cet espèce de pull-over difforme, parce que vous voulez montrer au monde que vous vous prenez trop au sérieux pour vous soucier des vêtements que vous portez, mais ce que vous ignorez c’est que ce pull n’est pas juste bleu, il n’est ni turquoise, ni azur, c’est un bleu que l’on appelle céruléen et vous êtes aussi parfaitement inconsciente du fait que en 2002 Oscar de La Renta a présenté une collection de robes cérulénnes et que c’est Yves St Laurent, il me semble, qui a créé les vestes militaires bleu céruléen…

Et puis le céruléen est vite apparu dans les collections de 8 couturiers différents, il s’est ensuite infiltré peu à peu dans les lignes de prêt-à-porter et dans les grands magasins, et puis j’imagine qu’il a fini par se retrouver dans une petite boutique de vêtements misérables où vous l’avez sans doute sorti d’un bac de liquidation ; quoi qu’il en soit, ce bleu représente des milions de dollars ainsi qu’un énorme nombre d’emplois et j’avoue que je trouve ironique que vous soyez sûre d’avoir fait un choix qui vous exclue du monde de la mode alors qu’en fait, vous portez un pull justement choisi pour vous par les personnes dans cette pièce parmi une pile de truc divers. »

Marques locales

La mode ce n’est pas seulement la haute-couture, New-York-Milan-Tokyo-Londres, Kate Moss ou encore Gucci.
Pour preuve l’article ci-dessous nous rappelle que la solution est parfois tout près de chez soi.

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A l’initiative de l’office du tourisme de la ville, la station Courchevel vient de lancer une ligne textile de 110 références pour hommes et femmes, en attendant une collection de bijoux haut de gamme.Depuis le début de l’année, Mathias Chaize, un créateur installé à Barbès propose, sous sa marque Barbes Business School, des vestes militaires, des T-shirts et des sweat-shirts qui rappellent ceux des universités américaines. Quant à la marque de T-shirts branchés 64, elle célèbre depuis plusieurs années les valeurs du Sud Ouest. Il n’y a pas que Gap et H&M dans la vie.Hier, regardé avec une sympathique condescendance et apprécié pour la part d’exotisme que portaient ses « spécialités », le local trouve, plus que jamais en France, un nouveau rôle. Il devient signe de fierté d’appartenance, vecteur de revendication pour des alter consommateurs désireux de reprendre le pouvoir sur une offre de plus en plus standardisée.
Les marques « nationales », qui traversent actuellement une zone de turbulence, pourraient tirer profit de ce retour du local. Elles ont toutes dans leur portefeuille des recettes d’ici ou d’ailleurs : les valorisent-elles assez ? Ne les étouffent-elles pas un peu trop au nom de valeurs davantage définies pour une marque unique que pour un groupe de produits hétérogènes ? Leurs packagings jouent-ils assez la couleur locale ?
Le commerce équitable de proximité est peut-être en train de naître. Ne passons pas à côté.

Source Admirable design