Le Modalogue, Weekly #13

Dior Dior Dior

e-shopping

Dior Beauty announces the launch of Dior.com‘s new beauty website, now featuring e-shopping.

Lady Dior affair

Lady Grey (London) 4e et dernier volet de la saga commencée avec The Lady Noire affair (Paris), Lady Rouge (New-York) et Lady Blue (Shangaï). Lady Grey est faiseuse de miracles et muse d’artiste. Il ne faut pas chercher de suite logique (comme une histoire) entre ces quatre épisodes, mais plutôt y voir la richesse des multiples facettes de la féminité, de la Femme Dior, des femmes.

Lady Grey (London) 4th and final part of the saga started with The Lady Black Affair (Paris) then Red Lady (New York) and Lady Blue (Shanghai). Lady Grey is a miracle maker and a muse. Do not look for logical sequence (as a story) between these four episodes, but appreciate the rich variety of la Femme Dior.

http://www.balistikart.fr/_lady_dior/LR-film-full.swf

China daily – Discover 

Guo Pei, chinese Couture, NYT magazine

 

China daily – Luxe pas si facile 

Dunhill plus connus des consommateurs chinois que Gucci! – Les consommateurs chinois sont en pleine mutation et sont (…) les nouveaux Japonais des années 1980, mais il est probable qu’une élite se sophistique bien plus vite encore que les Japonais, car la mondialisation accélère leur éducation sur le luxe – L’objectif numéro 1 pour les marques de luxe est de reprendre le contrôle de la distribution afin de mieux contrôler son image, La Tribune

Coty de tous les… côtés – Gaga de Coty

En quelques mois: rachat de TJoy et renforcement de ses positions en Chine, La Tribune – Coty officially announced the signing of international and multifaceted artistic force Lady Gaga to develop and market her first-ever signature fragrance (expected spring 2012), fibre2fashion.com – Et pour finir les vernis à ongle OPI, Les Échos.

Lien personnalisé (Has email become a luxury discount channel?) – Email de luxe

Petite reflexion sur les avantages et inconvénients des opérations promotionnelles des marques de luxe via le bon vieux courrier électronique, Luxury daily

Bernard Arnault, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Meryl Streep et les autres…

LVMH, déjà  propriétaire du quotidien La Tribune, veut mettre la main sur le titre concurrent, Les Échos. LVMH, Louis Vuitton-Moët-Hennessy, le plus grand groupe de luxe du monde, devant le suisse Richemont, réuni en son sein les marques les plus prestigieuses de la haute couture, du prêt-à-porter de luxe, des vins et spiritueux, de la joaillerie et bientôt, si les rumeurs de fusion entre les deux titres de la presse économique se confirment, un nouveau grand quotidien économique à l’image des grands quotidiens anglo-saxons.

Au milieu de tout ça, un homme : Bernard Arnault, qui a su mener son projet à bien et qui a fait de Louis Vuitton une des rares marques de luxe à maîtriser à ce point son processus de production, possédant ses propres ateliers, et laissant une large place à la créativité tout en restant fidèle à la marque.

Marc Jacobs, créateur quasiment inconnu en 1997, année où il a intégré le groupe, certes moins « diva » qu’un Karl Lagerfeld ou un John Galliano, est sans conteste l’un des créateurs les plus influents de notre époque, qui parvient en outre à proposer des produits radicalement diférents entre sa marque et le fleuron de LVMH.

LVMH a su projeter la mode dans le XXIe siècle, en faire une industrie respectée des autres industries, lui apporter une crédibilité et un poids jamais atteint, même au temps du grand Boussac. Rien n’illustre mieux, à mon sens, l’importance de la mode aujourd’hui que la célèbre réplique de Miranda (Meryl Streep) à Andrea dans Devil wears Prada (1).

Dans « Marc Jacobs & Louis Vuitton », le fabuleux reportage de Loïc Prigent, j’ai été très impressionné de voir ce savant équilibre entre marketing, communication et créativité, qui fait de Louis Vuitton une formidable « machine à gagner », tout est parfaitement sous contrôle, de la moindre broderie à un décor époustouflant organisé en périphérie de Tokyo à l’occasion d’un défilé exceptionnel, de l’anti-moustique à la tenue de chaque invité…

On y découvre un Marc Jacobs débordant de créativité, disposant de tous les moyens pour mener à bien les idées du studio créatif. Mais comme il le dit à la fin du reportage, le plus « grand », le plus créatif, ce n’est pas que lui, mais aussi Bernard Arnault, qui a su faire des choix et donner des orientations qui ont porté leurs fruits.

Pour que la « sauce prenne » il faut un génie créatif et un génie de la finance.

(1) « Je vois, vous pensez que tout ceci n’a rien à voir avec vous… Vous regardez dans votre placard et vous choisissez, disons, cet espèce de pull-over difforme, parce que vous voulez montrer au monde que vous vous prenez trop au sérieux pour vous soucier des vêtements que vous portez, mais ce que vous ignorez c’est que ce pull n’est pas juste bleu, il n’est ni turquoise, ni azur, c’est un bleu que l’on appelle céruléen et vous êtes aussi parfaitement inconsciente du fait que en 2002 Oscar de La Renta a présenté une collection de robes cérulénnes et que c’est Yves St Laurent, il me semble, qui a créé les vestes militaires bleu céruléen…

Et puis le céruléen est vite apparu dans les collections de 8 couturiers différents, il s’est ensuite infiltré peu à peu dans les lignes de prêt-à-porter et dans les grands magasins, et puis j’imagine qu’il a fini par se retrouver dans une petite boutique de vêtements misérables où vous l’avez sans doute sorti d’un bac de liquidation ; quoi qu’il en soit, ce bleu représente des milions de dollars ainsi qu’un énorme nombre d’emplois et j’avoue que je trouve ironique que vous soyez sûre d’avoir fait un choix qui vous exclue du monde de la mode alors qu’en fait, vous portez un pull justement choisi pour vous par les personnes dans cette pièce parmi une pile de truc divers. »