PAGE A PORTER, PRINTEMPS 2025

Petit parcours transversal à DSM Paris où texte et textile s’hybrident sur les portants pour notre bon plaisir.

Des vêtements à lire, à déchiffrer et à porter.
Sur les vêtements et les accessoires il n’y a pas de frontière entre les évocations allant de Jenny Holzer en passant par les codes du fanzine punk et le grunge design de David Carson voire aux concepts de Sol LeWitt

Chez Simone Rocha la typographie devient chair, l’organique s’invite dans l’écriture. Moschino sature le tissu de caractères, dans un chaos contrôlé, tandis que JW Anderson cite un manuel et le texte devient ornement (mais que…), comme chez Sol LeWitt. Graffitis et typos néons taggent des shorts pour sorties urbaines.

Le texte sur vêtement est une pratique ancienne, le tee-shirt à toujours été une page imprimée de slogans et de manifestes autant pour accompagner la contre-culture qu’une opération marketing.

Une expression de soi cultivée?

Ce qui captive ce ne sont pas tant les vêtements eux-mêmes que les signes qui les recouvrent.
Le texte déploie une narration. Il impose de la précision et verrouille le sens, quel qu’il soit, quel que soit sa mise en forme, quel que soit son support.

Le vêtement-écrit devient le signifiant du dépassement de la fonction utilitaire du vêtement vers la représentation d’une expression de soi, cultivée.

La tendance Booktok ou les salons de littéraires de Miu Miu semblent aller dans ce sens.

On porte un vêtement non plus pour se protéger, ni pour s’affirmer mais parce qu’il participe à la construction de notre écosystème personnel, il doit donc être chargé de signification.