FLUX CRÉATIF

IL SE DÉGAGE DES PHOTOS ISSUES DE LA COLLECTION DE TOM VAN DER BORGHT CRÉATEUR PRIMÉ EN 2020 AU FESTIVAL D’HYÈRES UNE FOLLE EXTASE PAÏENNE.
FOURMILLANTES TENUES AUX COULEURS ACIDES, HABITÉES PAR LES MEMBRES DE TRIBUS AUX POUVOIRS CYBER-CHAMANIQUES.

POINT DE TEE-SHIRT, JUPES, PANTALONS ET VESTE TAILLEUR AUX COUPES RECONNAISSABLES ET RASSURANTES, CELA VIENDRA (OU PAS).

NOS SENS N’ONT ILS PAS BESOIN DE CES ÉLANS, DE CES BOUFFÉES D’ÉNERGIES AFIN D’EXORCISER NOS FRILOSITÉS ET L’ANGOISSE ?

LES TENUES CHIMÉRIQUES DE TOM VAN DER BORGHT SEMBLNT FAIRE PARTI D’UN FLUX DE CONSCIENCE CRÉATIF OÙ SE TÉLESCOPENT LES PORTRAITS DE LA SÉRIE CIMARRON DU PHOTOGRAPHE CHARLES FRÉGER OU ENCORE LES CRÉATIONS ENGAGÉES DE L’ARTISTE NATIVE AMERICAN CANNUPA HANSKA LUGER

TOM VAN DER BORGHT | COLLECTION 2020
UN ARTICLE CHEZ ARTPRESS MAGAZINE
SCIENCE-FICTION ET TRIBALISME | FUTURE ANCESTRAL TECHNOLOGIES
CHARLES FREGER

MEAN GIRLS

« Once upon a time there was a wicked witch and her name was:
Lilith, Eve, Hagar, Jezebel, Delilah, Pandora, Jahi, Tamar
and there was a wicked witch and she was also called goddess and her name was:
Kali, Fatima, Artemis, Hera, Isis, Mary, Ishtar
and there was a wicked witch and she was also called queen and her name was:
Bathsheba, Vashti, Cleopatra, Helen, Salome, Elizabeth, Clytemnestra, Medea
and there was a wicked witch and she was also called witch and her name was:
Joan, Circe, Morgan le Fay, Tiamat, Maria Leonza, Medusa
and they had this in common: that they were feared, hated, desired, and worshiped.”
― Andrea Dworkin, Woman Hating

La mode au chevet du monde

… si la Mode est parfois comparée a une activité artistique, du moins certains de ses protagonistes, parmi lesquels, on peut citer Elsa Schiaparelli et ses amis surréalistes, Hussein Chalayan… Puis il y a les « in between », Rei Kawakubo en tête, Miuccia Prada ou Raf Simons (ce dernier passant de collaboration avec Sterling Ruby à la marque Calvin Klein), à cheval entre consumérisme censé et implication.

… et si l’Art a pour vocation de changer le monde.

… alors l’activité des créateurs de Mode, tout comme celle de certains artistes engagés de l’art contemporain (Marina Abramovic, Santiago Sierra…) pourrait-elle avoir pour vocation de participer au changement du monde?

Il y a l’attrait, parfois hystérique, pour les produits de Mode et tendance. Puis le poids économique du secteur, qui depuis l’invention du luxe à la française au XVIIIe siècle en à fait la première industrie de France, rayonnant à travers le monde.

Indéniablement les situations politiques (traitement des Ouïghours…), sociales (inclusivité, BLM…), économiques (délocalisation…), sur la durabilité et sur l’écologie… se confrontent à cette industrie.

Au-delà du woke washing et du tee-shirt à slogan à 700 euros, les créateurs de mode doivent-ils aussi se montrer responsables et être les acteurs de l’état du monde?

Entre une vanité idéologique visant à changer le monde aussi par la mise (la veste chinoise) et se faire l’écho de l’état du monde, il existe une voie étroite que se doit de tracer le créateur de mode. Celui-ci manie le prisme qui entraîne notre regard, le questionne et nous permet de changer notre vision du monde.