Modoscopie | Beauty insider at Yves Saint Laurent with Lloyd Simmonds

J’ai toujours été très sensible au maquillage, ce côté « mise en scène » et théâtral — qui va plus loin que le fait d’un porter un masque (voir billet précédent). Là où le maquillage pénètre la peau et devient actif, le masque, lui est amovible et reste sans signification une fois posé sur une table. Comme le fait remarquer Dominique Paquet, historienne de la beauté, certains maquillages de scène sont si actifs qu’ils peuvent résister plusieurs jours sur la peau.

Se maquiller engendre un processus de métamorphose, fait autant pour se plaire que pour charmer l’autre, mais aussi pour « produire un visage idéal » (Dominique Paquet). Il suffit d’un trait d’eye liner, d’un rai de rouge à lèvres ou d’un coup de blush.

Lloyd Simmonds, le nouveau make-up artist d’Yves Saint Laurent à passé un an et demi à développer la nouvelle ligne de maquillage, puisant son inspiration au plus profond de la luxuriante et mystérieuse forêt amazonienne et de la prédilection de M. Saint Laurent pour la couleur noire.

Me voilà Beauty Insider avec l’opportunité de passer quelques instants avec Lloyd, voici ce qu’il m’a confié:

– Avant Yves Saint Laurent, il n’était, je cite, « qu’un maquilleur pour la mode », modestement il avoue avoir été l’assistant de Pat Mc Grath pendant dix ans (!).

– La maison était depuis plusieurs mois à la recherche d’un nouveau make-up artist, contacté, Lloyd leur à présenté cette idée de collection, il a été engagé.

– Tout à commencé par un fleur à la couleur rare, très foncée, très noire que Lloyd à vu dans une boutique. Il a trouvé très élégante, très sensuelle, très vénéneuse, « très Yves Saint Laurent ».

– Toute collection d’Yves Saint Laurent doit selon lui comporter une part de danger. On touche là au cœur de la collection et de ce qu’est la séduction pour Lloyd Simmonds.

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Fleurs de danger…

– Pour accentuer ce mystère Lloyd Simmonds a imaginé une lumière de nuit où toutes les couleurs basculeraient vers le bleu profond, presque noir, des serpents glisseraient dans des jardins…

– Il veut mettre en avant ce danger et bien que cela soit plus difficile que dans le vêtement, il sait que dans le luxe, il est plus facile de choquer car le public est plus limité. Il faut, dit-il, qu’il y ait « quelque chose de très beau mais avec un truc qui ne va pas ».

– La notion de danger est présente dans les gènes de la maison Saint Laurent. Dans les années 70, Yves Saint Laurent éditait un mascara aux couleurs jamais vues jusqu’alors. En 1971 c’est la collection de prêt-à-porter « 40  » qui fait scandale. Il y dans cette maison une énergie qui n’existe pas ailleurs.

– La collection « New Black » nous ramène aux artistes du noir comme Pierre Soulages ou au livre de Michel Pastoureau « Noir: histoire d’une couleur« .

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– Commercialement parlant, Lloyd sait pertinemment que la cliente viendra pour le produit qui attire l’œil, celui qui excite, mais qu’elle repartira avec le produit « habituel ». Mais pour lui cette « attirance » est le premier pas vers une forme de révélation intérieure, la prise de conscience que l’on acquiert un certain pouvoir à travers le maquillage.

– Lloyd pense toujours en terme d’histoires. Celle-ci se poursuivra pour les fêtes de fin d’année avec une inspiration issue du smoking, un classique de la maison lancé en 1966. Smokings noirs et… smokings blancs, cette collection comportera les gloss qui manquent à cette première collection.

 

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La collection Rouge Pur Couture

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Il y avait le Shocking Pink de Schiaparelli, voici le Shocking Black d’Yves Saint Laurent le nouveau mascara volume effet faux cils.

Puis Jean Louis Gueret est venu nous expliquer que ce nouveau mascara allié à la forme irrégulière de la nouvelle brosse drapent les cils de manière innovante et vous feront un regard unique! Wooo!

 

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Yves Saint Laurent en 3 mots par Lloyd Simmons: Glamour, Luxury and Danger!

On se retrouve entre copains…

 

… à la Conserverie pour partager l’espace d’un couple d’heures nos impressions sur la nouvelle fragrance de Marc Jacobs qui nous est présentée ce soir-là et qui est disponible depuis peu.

Une fragrance détonnante à base de poivre rose, blanc et noir. Immédiatement adoptée !

Bang ! Cette onomatopée à aussi une forte connotation sexuelle, c’est le côté érotique de cette fragrance incarnée par un Marc Jacobs en tenue d’Adam.

Bang ! Le profil dynamique et bruyant de ce flacon fait irrésistiblement penser à la posture du boxeur, ventre rentré, épaules en avant, regard droit, prêt à donner (recevoir) le coup de grâce? C’est le versant viril de ce parfum incarné par son géniteur, un Marc Jacobs body-buildé.


Jake Lamotta, surnommé The raging bull

 

 

Meet | Mary Katrantzou, Arik Levy & Rodrigo Otazu x Atelier Swarovski


Close-up on Claire Adair collection for Swarovski

As last season Atelier Swarovski leave « carte blanche » to six designers to create a new collection of jewels. I met three of them this morning.

Rodrigo Otazu: push my buttons !

Rodrigo Otazu is obsessed with the desire to make « something new », something people will remember, he doesn’t want to be « one more ». He spend three months to design this collection that himself describes as punk-chic. For the first time he use a computer for the designs: « it give you a fresh edge in your work » he said.

The passionate guy design jewels for celebrities like Lady Gaga, an artist that « push my buttons », that keeps you « on the move » he said. Rodrigo is influenced by a rock’n’roll way of life and classical architecture. Some of his designs seems to have studs on it. In fact he uses the crystals upside down creating a new effect.

Rodrigo Otazu wants to see his jewellery worn easily by every girl, « from the office to the club ».

Mary Katrantzou: chromatics !

Like the previous seasons, Atelier Swarovski is acting like a talent scout and ask new british phenomenon Mary Katrantzou to design a crystal jewel collection.

I was very pleased to meet Mary as i am a new fan of her work. She is one of the new british designers who are using unique digital printing method to create a strong identity more than just a trend.


Beautiful iridescent effects

She adapts her fashion based this season on Fabergé and inspiration from objets d’art, perfumes bottles or interiors, to the jewels. She explores a wide scope. The idea was « to wear them with the garments » and that why they beautifully match together. The challenge was: being desirable, keep a sense of glamour and have a commercial credibility.

Mary was interested by the lightness of the stones and create this colorful collection where she combines the crystals with brass and enamel.

Arik Levy: Métaphores


Toujours aussi décontracté, plaisant et rieur Arik Levy nous a une fois de plus passionné.

Retrouvailles un an et demi plus tard avec Arik Levy ce matin-là, ce type est un vrai bonheur. On peut passer des heures à l’écouter parler de son travail.

Lors de cette collaboration « j’ai pu prolonger mon travail artistique, créer des métaphores ».

Ce qui l’intéresse c’est de créer une nature que l’on ne connaît pas, mais que l’on imagine. Dans les bijoux « cratères » (ci-dessous), Arik combine plusieurs tailles, des qualités et des couleurs différentes de cristal. Ainsi il crée un profondeur qui existe uniquement dans la nature. « On montre l’intérieur, on ne se contente pas de décorer la surface » dit-il.


Collier « cratère »


La démarche est similaire avec les bijoux diamants (ci-dessous). La modélisation filaire nous fait dire « diamant » or comme nous l’explique le designer « ce n’en est pas un », il en a l’aura. Arik Levy crée une réalité qui possède tous les codes sociaux du diamant sans l’être, il s’agit d’une métaphore. Il travaille autour de la notion de « présence-absence », avec le désir de provoquer de l’attraction et « de l’amour » autour de cette aura, de cette persistance.


Bijoux « diamant » et métaphore du diamant

On utilise souvent l’expression « ce n’est pas la mienne, c’est l’autre ». Le travail d’Arik Levy s’articule aussi autour du concept d’altérité: l’autre présence, l’autre nature, l’autre matière, l’autre impression, « c’est presque de la psychotherapie » nous confiera-t-il. Il s’agit du rapport qu’entretient le corps avec son espace de vie.

Rupert Sanderson for ever

Dear readers,

I discover Rupert Sanderson shoes during the last Paris fashion week. When i saw those shoes i tought that they will be perfect with the über-feminine clothes of the french london-based designer Roland Mouret. It was not a suprise then when i learn that the two of them were good friends…

Rupert Sanderson open his own house in 2001. Mixing modern design and traditional italian shoe-making, each pair of shoes is meticulously handcrafted. Former Sergio Rossi and Bruno Magli, Sanderson is somehow the heir of this italian masters. Since 2009 he designs all the shoes for Karl Lagerfeld’s mainline catwalk collection.

Heritage, handcrafting, creativity and dreams, the main ingredients of luxury are gathered.

That evening each pair of shoes seems to be designed for all our feminine fantaisies, from the super-hero to an Hollywood star (see below).

… for Wonder Woman a shoe with a lightning bolt

… for Marilyn Monroe and her poopoopidoo !

… this one for Mary Pickford

… this one for Grace Kelly in High Society (the swimming-pool scene)

… and this one for Varla in Russ Meyer’s Faster, Pussycat! Kill! Kill!

Rupert Sanderson
Passage des 2 pavillons 5, rue des petits-champs – Paris

PFW | Elie Saab, l’homme qui aimait les femmes

Paris Fashion week- Le défilé d’Elie Saab vient de se terminer. Difficile de résister aux rythmes de Diana Ross, Chic, Imagination ou Blondie sur lesquels des princesses aux jambes interminables viennent de défiler. On veut absolument faire partie de la soirée Elie Saab de la saison prochaine!

Gris poudré, nude et saumon, chiffon, soie et crêpe, les couleurs sont douces et les matières vaporeuses pour de luxueuses robes du soir, des petits tailleurs ou des robes de cocktail. Tout le registre fastueux de l’autodidacte libanais défile sous nos yeux.

Minaudières, cabas, sac baguette… Pléthore de sacs dans cette collection (la maroquinerie fut lancée en 2005 lors de la fashion week de Paris pour le printemps-été 2006)

Elie Saab célèbre une beauté intemporelle, la féminité et le glamour y occupent tout l’espace, à la manière d’un Valentino et nul autre concept ne vient interférer. La femme Elie Saab est tout simplement belle, belle et sûre d’elle-même, on ne se lasse pas de la regarder et de la suivre…

Elie Saab’s (Lebanese self-made couturier) show has just ended. Diana Ross, Chic, Imagination or Blondie made us and the endless legs princess who go down the runway groove. We want to be in the Elie Saab’s party of the next season!

Gray, powder and nude, salmon, chiffon, silk and crepe, Elie Saab use soft colors and light fabricss for luxurious evening or cocktail dresses and little jackets. His sumptuous register unfolds before our eyes.

Minaudières, tote bag, baguette bag… Many many bags this season (the leather collection was introduced in 2005 during the Paris fashion week for spring-summer 2006)

Elie Saab celebrates a timeless beauty featuring femininity and glamor, like Valentino, no other concept interfere. Elie Saab’s woman is simply beautiful, beautiful and strong.

 

Joseph Altuzarra x Atelier Swarovski

Dear readers,

Meet Joseph Altuzarra early in the morning even if you gig all night with Courtney Love is inevitable !

With Alexander Wang and Proenza Schouler, Joseph Altuzarra is part of this new generation of designers who put fire on the runways every season. For Atelier Swaroski working with designers is always a good challenge. This time, the main goal was to find new technics and new way of shaping the stones.

Joseph Altuzarra x Atelier Swarovski’s style came from is love for the sixties and the wish to work with crystals and a clear thick material (bakelite). The thickness is for the wealth he said.

Atelier Swarovski’s team have done everything to bring to life the wishes of the young designer.

Bagues, bangles à accumuler, boucles d’oreilles… Le plastique utilisé est travaillé par l’atelier qui fabrique les bijoux d’Yves Saint Laurent – Rings, bangles (to wear by three or four), earings are made by the same workshop as Yves Saint Laurent’s jewels.

Avec Alexander Wang ou les Proenza Schouler, Joseph Altuzarra fait parti de cette nouvelle génération de designers qui affolent les podiums de New York City. Pour Swarovski, friand d’échanges, cette collaboration est un nouveau challenge. Comme nous le dira Joseph, il s’agit de mettre en place de nouvelles techniques et de nouvelles taille de pierre.

Son inspiration il est allé la chercher au sein des années 60 qu’il affectionne tant. Il y avait chez lui le désir de travailler autour du cristal, sur une bakélite épaisse (pour un rendu plus riche) et transparente. Le défi était de trouver une matière nouvelle, des cristaux spéciaux ayant des reflets particuliers.

Les équipes de l’atelier Swarovski ont tout mis en œuvre pour bring to life les idées du jeune designer.

Front – Des pièces au reflets particuliers ayant un rendu très graphique où le cristal semble flotter – Graphic: a necklace where the crystals seems to float.

Back – Le collier vue de dos, un long ruban noué qui descend jusqu’à  la taille, sensass ! – Back: the above necklace, a ribbon running down to the waist, beautiful !

Meet Joseph and see the collection at Colette

PFW | Maison Guillet

Paris Fashion week was like crazy this season. Parties followings fashion shows, as if confidence was back in town, no more crisis. However it was in the softly boutique-workshop of Maison Guillet (one the seven art workshops of Chanel) that everything started…

We were invited to discover in exclusivity, the first collection of head accessories and the workshop.

Maison Guillet was created in 1896. Everything is still handcrafted and « everything is possible » as they told us, from finished product to the bespoke. It’s la Haute-Couture for the flowers!

Today, Maison Guillet is doing the emblematic camelia of Chanel as working for famous houses like Louis Vuitton, Christian Dior, etc.

 

Faisant partie d’une des sept(1) maisons d’art de la Maison Chanel, la Maison Guillet nous a fait l’honneur de nous présenter en exclusivité leur première collection d’accessoires de tête ainsi que leur atelier d’artisanat de luxe.

Depuis 1896, tout est entièrement fait main, tout est possible, du produit fini au produit sur-mesure autant que les décorations de vitrines. Aujourd’hui Maison Guillet réalise les camélias de la maison Chanel, mais collabore également avec les autres maisons pour des commandes spécifiques.

De parurier floral, la Maison Guillet devient fleuriste couturier. La Haute-Couture pour les fleurs !

Dans les ateliers – Inside the workshop

A video

(1) Maison Desrues (parurier), Maison Lemarié (plumassier), Lesage (brodeur), Massaro (bottier), Maison Michel (modiste), Maison Goossens (orfèvre), Maison Guillet (parurier floral)

Coach me

I’ve heard about Coach a long time ago, but don’t have the possibility to see the products. So i rush with my precious friends at the opening of the parisian corner on boulevard Haussman.

I don’t know what i was looking for this american and very successful brand created in 1941, but what i saw surpised me. In fact i didn’t expect to see so much variations. You have to go and search between many different styles (from formal-Hampton’s style to something very color-pucci-rococo-esque; from contemporary-trendy to bling&pimp-my-bag leatherware) to find your perfect Coach. Even the logotype is reinterpreted in different ways, classical, handwritten or graphical…

On an other hand, as i’m looking for the perfect bag for a man, i was wondering if Coach could bring me some answers, unfortunately not, not enough models in the corner, some attachés and a two tote bags…

As the nearly millionesque (!) fans of the brand on the Facebook page I’m not sure the parisian bourgeoise will be a fan of the american chic, but all the international tourists will do and that’s a good point for the parisian megastore i suppose. You have to check it

Portrait à la mode | The Panama hat

Le portrait d’un créateur, d’une personnalité de la mode avec une signature, une citation et le buste tracé d’un seul trait, comme pour en capter l’essentiel. Cette fois il s’agit d’un accessoire, un chapeau…

Worn by famous people as president Theodore Roosevelt, Harry Truman, Sean Connery or Victor Laszlo (in Casablanca), i’ve seen it during all summer worn by trendy kids, men or women: the Panama hat.

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