Alice Lane, un ange passe…

… au 7e étage sur une terrasse des Champs-Élysées.
Un sourire, une chevelure-crinière, une houle flamboyante, sur un teint de porcelaine. C’est Alice Lane, make-up artist et assistante d’Aaron de Mey, le nouveau directeur artistique maquillage de Lancôme.

 


Alice porte à ravir le nouveau rouge de Lancôme ainsi que le nouveau gloss noir créés par Aaron, le tout accompagné de la combinaison de plombier, une tendance de l’été selon Miss Nardj (voir ici).

Le coffret en édition limité présentant le nouveau rouge (rouge à lèvres) et le nouveau noir (gloss) de Lancôme.

A suivre…

Une collection qui a du sens

 

Découverte de la collection de celui qui aime choquer le sens commun, découverte de Double Sens la collection du joailler libre Dinh Van.

Cette nouvelle collection, présentée(1) il y a une dizaine de jours est loin d’être sens dessus dessous; elle reste fidèle au style épuré et très graphique de son créateur.

Cette collection conserve le sens du bon goût. Jouant sur les sens de rotation, elleinterpelle notre sens de l’orientation, le dessin des bijoux part dans un sens, puis revient dans l’autre et ainsi de suite à l’infini. Les parties semblent s’imbriquer l’une dans l’autre comme les pièces d’un puzzle circulaire. De ces mouvements on pense inévitablement au Yin et Yang, mais aussi à l’anneau de Moebius, anneau où l’on tourne indéfiniment sans savoir où se trouve le dessus et le dessous. Une collection à vous faire tourner la tête.


sur un anneau de Moebius, quelque soit le sens de rotation, on ne distingue pas le dessus du dessous…


Double sens, une collection qui a du sens, cela tombe sous le sens


(1) Thanks to Balistik Art, l’agence des belles marques, organisateur de la rencontre et happy hi à Lanette et Marc également présents lors de l’évènement.

Montre-moi ton sac…

Le tee-shirt est un bon support pour tout graphiste voulant « faire » de la mode, il en va de meme pour le tote bag.

Sur la plage de l’Ayguade, lors du dernier jour du festival de la mode d’Hyères, le sac en toile était un support en vogue, en témoignent les quelques photos que j’ai glanées de-ci de-là.


Mon préféré, très design avec son alphabet fantaisie, façon pochoir


Yo ! semble dire ce jeune homme et son sac imprimé « rayures »


Ubër-mode, le sac Preen


Un classique, le sac Dorotennis


Le plus rock

allons voir si la rose…

 

Il y a une dizaine de jours j’étais convié à l’Institut Lancôme, rue du faubourg St Honoré – l’occasion pour moi de découvrir le lieu, la nouvelle gamme de produits de beauté (dont la gamme Homme sortie il y a quelques mois) et de faire connaissance avec la dizaine de bloggeuses et bloggeurs invités.

Accompagné d’une flûte de champagne, j’ai ainsi pu mettre un visage sur des blogs que je visite régulièrement : Éric, Julie, Cédric, Matthieu, mais aussi Charles, La méchante, Ra7or et Nadia. Après les présentations, et quelques petits fours plus tard, nous avons eu droit à une présentation des différentes gammes de produits, maquillage pour les filles d’un côté, soins du visage et massage facial pour les garçons de l’autre.

Vers 21 heures, alors que certains se remettent à peine de leur journée de bureau, je me suis retrouvé dans une cabine dédiée au premier étage, en train de me faire pomponner par les mains expertes de Mahilé…

Elle prend des renseignements sur mes habitudes beauté, j’ai droit alors à une sérieuse update, comme me le confirme gentiment Mahilé : ce n’est pas avec une « exfo » une fois tous les quinze jours et une petite crème appliquée négligemment le matin que je vais retrouver ma peau de bébé ! Je suis ravi, car ça fait longtemps que je voulais prendre un peu de temps pour m’arrêter dans un institut de beauté pour prendre soin de moi, j’ai donc une nouvelle adresse dans mon répertoire électronique.

La seconde partie de la soirée, très intéressante, nous a permis d’être informés sur la stratégie web et de faire connaissance avec toute l’équipe de Leidys Garcia-Ruiz, directrice de l’institut.

Une communauté humaniste version Lancôme magnifique-women.com(1) est une plateforme mondiale de réseau communautaire, conçue afin de présenter les actions de femmes d’exception et ce, quelque soit le domaine (aide à l’enfance, éducation, protection de l’environnement…). Lors de la démonstration du site, le responsable de la communication internationale nous a montré l’exemple de Nadine, une femme étonnante qui emmène son piano tous les étés dans son camion afin de faire découvrir la musique vivante aux enfants.

Les bloggeuses (et bloggeurs) ainsi que tous les internautes sont invités à réaliser des portraits vidéos de femmes magnifiques, femmes qu’elles rencontrent dans leur quotidien. Engagement, partage, échange, sont les valeurs promues par ce site, afin d’aller vers un monde meilleur.

Les communautés sur le web sont tout autant volatiles que fidèles, tout dépend du thème qui les relie; à la fin de la présentation, je n’ai pu m’empêcher de douter : passé le premier élan enthousiaste, que provoquent les belles idées de ce type, qu’en restera-t-il ? Reste à voir comment les internautes vont s’approprier le site; pour maintenir et faire évoluer ce YouTube de luxe de l’humanisme, le groupe l’Oréal, certes expérimenté en matière de Web 2.0(2), devra beaucoup œuvrer.

À suivre donc avec beaucoup d’intérêt.

Michel Campan en pleine démonstration

Un grand merci à Céline Bastière et Stéphane Galienni de l’agence Balistik*Art, sans qui cette présentation n’aurait pas eu lieu.

crédit photo : Viviane Negrotto

(1) petit message au webmaster, il n’y a pas de lien indiquant où télécharger le plug-in nécessaire sur Mac OSX pour visionner le site. Pour ce faire cliquer ici.
(2) voir le site Biotherm lancé en fin d’année 2007.

Susan Bijl | Shopping bag « graphiques »

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Des sacs de courses pas moches, ca existe, en voici d’autres dessinés par Susan Bijl.

De quoi être « trendy » chez Monoprix… via

Marc Jacobs vs Elsa Schiaparelli

En voyant les détails chaussures du défilé SS 2008 de Marc Jacobs, je n’ai pu m’empêcher immédiatement de faire un rapprochement avec une réalisation d’Elsa Schiaparelli ; « rivale » de Gabrielle Chanel et grande amie, comme elle, des surréalistes…

Chapeau « chaussure » d’Elsa Schiaparelli qui excellait dans le style « trompe l’œil ».

Mais c’est surtout à l’artiste français underground Pierre Molinier, dont l’œuvre est centrée sur le fétichisme érotique, ami des surréalistes et particulièrement d’André Breton que Marc Jacobs fait référence.

Ci-dessus la création, pour des projets personnels, de Pierre Molinier Et la réédition par Marc Jacobs pour le printemps-été 2008

Marc Jacobs, printemps-été 2008

Les sacs Pantone

 

Graphistes et stylistes sommes proches, artisans, nous créons afin de procurer de l’émotion, du sens, du beau, du futile, de l’utile, nous utilisons des outils communs, feutres, papier, ciseaux, Macintosh et… l’indispensable gamme de nuanciers Pantone. C’est elle qui nous permet de sélectionner une couleur précise pour un logo ou encore un bleu céruléen (1) pour une collection de vêtement haut de gamme. C’est ce « bleu » choisi avec soin parmi une dizaine qui servira de référence à toute la chaine de production de la mode et ce par delà les frontières, jusqu’au vulgaire pull bleu en acrylique acheté 1 euro la saison suivante…

Alors, seul l’œil aguerri du graphiste ou du styliste saura déceler l’exacte couleur du logo sur un emballage, savoir s’il est contrefait ou simplement mal reporté ou encore révéler l’imitation (ratée) du bleu céruléen vu la saison passée sur ce si joli pull Céline… Merci Pantone d’éduquer nos yeux.

Hier soir en rentrant à la maison, quelle ne fut pas ma surprise lorsque j’aperçu dans la vitrine d’un abri-bus, la nouvelle collection de sacs Pantone.

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photos pas très nettes avec mon super smartphone mais piètre appareil photo…

Il y a quelques années j’avais déjà  craqué pour un de leur sac, plus par connivence avec la marque que par le style du sac, qui à l’usage c’est révélé moyennement pratique. Je trouvais l’idée géniale alors, d’avoir ce sac estampillé d’une étiquette où était inscrite la référence couleur Pantone (17-1456 pour être précis), idem pour le sac cabas que j’achetai pour ma femme (référence Pantone 14-3612).

À l’époque ils n’étaient disponibles que chez Colette ou feu Conran, en posséder un vous classait immédiatement dans la sphère des « artistes » avec clin d’œil en coin les rares fois où l’on croisait quelqu’un avec un sac de cette gamme…

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piètres photos prises sur le site Pantone… A côté des sacs, la référence couleur dans lequel il est disponible.

Les débuts de la diversification entamé par la marque Pantone (carnet, portefeuille, sacs), s’est donc faite sur une base « sportswear », les sacs étaient en PVC, microfibre, nylon et les formes basiques, fonctionnels loin de toute tendance. Une seule collection et jusqu’à  hier soir plus rien.
Pantone fait donc son retour cette saison, associé a la marque espagnole Mango pour sortir une nouvelle ligne de sac réservé aux femmes, la collection se veut plus plus « mode », les poignées sont en cuir de veau agrémentées de détails dorés, disponible en trois taille (Maxi, moyen et petit) et déclinée dans douze coloris ; la tendance « full color » de cet été arrive à point nommé…

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Ci–dessous quelques photos de la nouvelle collection, les couleurs semblent dans l’ensemble assez soutenues, pas de couleur « pop » ou « vive » comme les récents défilés nous l’ont montré. Je m’attendais à quelques audaces puisées dans les nuanciers.
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Cette association entre une marque pointue et exclusive comme Pantone et une marque plus grand public comme Mango, me laisse perplexe, je me demande s’ils vont atteindre leur cible. Un peu comme lorsque H&M pousse un peu trop loin le bouchon en invitant les « hermétiques » et néanmoins géniaux Viktor & Rolf. Une association Mandarina Duck/Pantone aurait à mon avis plus de sens et de cohérence.
A suivre

(1) référence à cette mémorable scène du film « Le Diable s’habille en Prada » où Anna Wintour Meryl Streep explique avec son ton si péremptoire, le cheminement d’une couleur créée dans une grande maison de mode jusqu’à  son arrivée un an plus tard dans le bazar du coin et le poids économique de « ce choix » qui se chiffre alors en milliards de dollars. Sa conclusion est que l’industrie de la mode est l’égal de tout autre industrie en termes financiers.

Le Showroom

Pendant la Fashion week parisienne, il y a plein de manifestations en sus des défilés ; hier soir je me suis rendu, avec une copine, au cocktail organisé pour l’inauguration de Le Showroom 2007, la nouvelle édition (7e) de l’espace créateur d’Hortensia et Sébastien de Hutten, son fils.

Après quelques verres d’un nouveau cocktail branché, nous nous décidons à visiter ce lieu immense et lumineux ainsi que la cinquantaine de créateurs peu ou pas distribués en France.
Le Showroom réuni des créateurs d’accessoires, de bijoux, de vêtements de prêt-à-porter femme ou enfants, issus du monde entier (Vietnam, France, EUA, Norvège, Japon, Espagne etc.). Le seul mot d’ordre : « que ces collections soient personnalisées et en accord avec l’image de la maison ».

La sélection est y éclectique, oscillant entre les créations très féminines du créateur grec Angelos Bratis (mêlant somptueux cotons, soie et dentelles), aux vêtements punk de Naco Paris, en passant par les bijoux uniques pleins de mystères (savants montages de tissus imprimés photos anciennes, passementeries, perles et cuirs) des Bijoux d’Odette (je verrais bien Amélie Nothomb avec ces bijoux).

Ci-dessous Angelos Bratis (spring-summer 2007)

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Bijoux uniques des Bijoux d’Odette

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Ci-dessous la punkitude façon Naco Paris

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Certaines collections semblent mieux armées que d’autres pour se tailler une route sur le chemin du succès commercial, mais que l’on ne s’y trompe pas, tout le monde y trouve son compte et chaque créateur aussi différent soit-il, y trouve chaussure à son pied. La fréquentation du salon est en progression et va s’accentuant ces dernières années, les acheteurs y viennent nombreux et de tous les horizons.

Je ne trouve pas de photos de la collection d’Ambali, créatrice française pour laquelle nous avons eu un coup de cœur. Sa collection très féminine, très chic, propose des pièces avec de fins détails, de subtils plissés dans le bas du dos, de belles encolures carrées agrémentées d’un petit col sur des robes, des manteaux dans un somptueux lainage et gros boutons ou encore une robe couleur lilas, doublée noir et surmontée d’une fine ceinture, elle doublée en bleu de Prusse (!), un trio de couleur osé, mais que j’ai beaucoup apprécié. Une collection qui devrait rapidement trouver sa place sur les corners du Bon Marché par exemple.

Si vous en avez l’occasion visitez ce salon situé à l’Espace Richelieu – 60, rue de Richelieu – 75002 (jusqu’au 4 mars)

Alors que nous partions, Sébastien, nous saisi par le bras, arguant que nous ne pouvions partir sans avoir vu le groupe invité : The Rabeats ! J’avais entendu parler de ce groupe sur internet ou dans la seule émission télévisée que je regarde, cela valait le coup d’attendre pour les voir en vrai. Entrés le crâne rasé, en rangers et la mine pathibulaire on les retrouve quelques minutes plus tard, avec la coupe au bol et la veste étriquée chers aux Quatres garçons dans le vent !

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The Rabeats…

Pendant la demie-heure où nous sommes restés, ils nous ont donné l’impression de s’ennuyer ferme, papotant ensemble, offrant leur dos aux quelques spectateurs, grattant de ci-de là quelques accords, fredonnant quelques tubes des Beatles… Leur agent m’a pris par surprise me demandant quel morceau je voulais entendre, j’ai lâché le premier qui me passait par la tête « Love me do », mon choix ne plaisant pas, je me suis repris en demandant un « Drive my car », joué au ralenti (je crois que c’est leur style) par ces drôles de gars…

Goldfinger (bling-bling powered)…

Ci-dessus, Shirley Eaton, avant que Mister Goldfinger ne la réduise au silence… (Le silence est d’or n’est-ce-pas ?)

« L’homme qui n’aimait que l’or », Goldfinger, le méchant de la série James Bond, peut aller se rhabiller. Les fabricants de tout bord rivalisent aujourd’hui d’audace et d’ingéniosité pour être présent sur le marché du « luxe » ou bling-bling (selon interprétation…).

Ainsi cette semaine j’ai appris que le fabricant d’automobile de luxe français PGO à recouvert une de ses voitures de centaines de milliers de cristaux Swarovski. Le fabricant voulait faire de cette voiture un bijou et pour cela ils ont fait appel au designer Ora-Ito. Il est possible que cette voiture trouve acheteur au prochain salon automobile de Dubaï. où elle sera présenté prochainement.

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Source

Sanrio, entreprise japonaise créatrice d’Hello Kitty a quand a elle annoncé la mise en vente d’un modèle unique en platine, incrusté de diamants, saphirs roses, améthyste et topaze pour une valeur de 192 000 $.

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Vertu, la marque luxe de Nokia, s’est associé au bijoutier Boucheron pour créer un téléphone réservé à une poignée de terriens, le modèle « Cobra » coûte en effet la bagatelle de 350 000 $. Par delà l’exercice de haute joaillerie, le prix comprend égalemment une série de services très haut de gamme.

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En prenant l’exemple du catalogue de la chaîne de magasin de luxe américaine, Neiman Marcus, qui depuis près de 50 ans propose à la période des fêtes des cadeaux extravagants (en 1960 on trouvait des jonques chinoises à 11 500 dollars pièce, un couple de robots et ainsi au fil des ans, un assortiment de diamants à 197 850 dollars, un bébé éléphant, un sous-marin, un vol privé dans l’espace etc.) on peut se demander s’il n’en a pas toujours été ainsi dans le domaine de l’extravagance ; la surmédiatisation et l’accès à l’information dans nos sociétés, ne faisant qu’amplifier le phénomène.

Philip Treacy

Philip Treacy, maître chapelier irlandais est sorti en 1990 du prestigieux Royal College of Art. Bénéficiant d’une reconnaissance internationale pour ses chapeaux au profil très artistique, excentriques et pleins d’humour, il coiffe des personnalités de la planète mode comme Isabella Blow ou Anna Piaggi et travaille pour les plus grandes maisons (Chanel, Valentino, Givenchy, Rifat Ozbek etc.) en plus de sa propre ligne.

Site (cliquez bien sur les photos pour avoir voir ses différentes créations)