A presentation during Fashion Week at Musée des Arts Décoratif, Paris
Below Sébastien Meyer and Lolita Jacobs (muse, friend and model)
Minimalistic design, KLAR garments sounds like a manifesto spread by a combo composed by visual designer Tiago Carneiro and fashion designers Alexandre Marrafeiro and Andreia Oliveira.
Clearly the trio want to say many things about technology and sustainability and since 2012 their style has evolved. But it’s always extremely difficult to reinterpret in garment your universe especially when you are a young designer.
But what we saw during Bloom (Portugal Fashion week) seems to be the beginning of a promising exploration. Wait and see.
Dear readers,
born in the Azores islands, Susana Bettencourt is one of the emerging designer of Portugal. The collection she presented last week during Portugal Fashion is lying between tribal prints and glitch design, between nature and digital.
The abundance of the prints and perhaps a sort of redundancy is offset by the various shapes and silhouettes the young designer has created. An urban and easy to wear set of garments for girls with sporty details (zippers, tech-fabrics…), large sleeves and long slitted skirts.
« My professors at Central Saint Martins told us that everyone can be a designer, so we need to bring something new. They show me where my strength is, mine is handwork, so they push me in. »
« My new collection is a closing of a cycle of 4 collections.
Since two years i’ve been working on the contrast between nature and digital. For this collection I focus on the texture of the leaf, the trees, the sea, the waves… If you look on a digital point of view all colours have changed, the sea is green, the green turns yellow… »
« I made all the work by myself from the handwork to the prints using digital softwares.
I try to bring back to life the craftmanship as it connect more with nature. There is a mix of techniques, the knitwear handwork, the embroideries and some very old technique used by old ladies.
Craft can be digital, but we still have a lot of years to go before everyone can understand that digital can be a lot of crafting. Some of my garments or some digital jacquards takes months to develop. »
Menswear is completely different
Susana Bettencourt in the backstages
Sous une température estivale, la saison des fashion weeks se termine avec la fashion week portugaise (Lisbonne et Porto).
« You can find inspiration everywhere » est le titre de l’ouvrage que M. Paul Smith à écrit il y a quelques années. « You can find creativity everywhere », tel pourrait être le slogan de toute fashion week, chacune réservant son lot de surprises à qui désire les chercher.
En cette période globalisée et mondialisée, la mode se crée aussi bien à Istanbul, Porto, Londres, Séoul ou Rio. Reste à se donner les moyens de le faire savoir et d’être reconnu, apprécié, distribué et… vendu! C’est ce que s’emploie à faire Portugal Fashion depuis 19 ans.
La crise économique sévère qui à touché le pays en 2010 à compliqué les choses et ralenti bon nombre d’investissements. Depuis le second trimestre 2013, la reprise qui a lieu semble aller de pair avec la nouvelle identité graphique de Porto, la seconde ville du pays. Présentée il y a peu, elle est en rupture. Très graphique, tenant plus du logotype d’une marque à la mode que du blason héraldique, modernisant les azulejos, elle semble témoigner d’un désir d’internationalisation, un désir de conquête tenu par l’ensemble des jeunes créateurs lusitaniens rencontrés pendant cette fashion week.
Le Portugal qui à acquis un certain savoir-faire dans le domaine de la confection (bon nombre de marques font fabriquer dans la province de Porto) se considère comme un jeune pays de mode. La France à des maisons de couture plus que centenaires (Lanvin fête ses 125 ans cette année, soit plus de 4 générations).
La première vague de créateurs portugais menés par Felipe Olivera Baptista, Fatima Lopes et Luis Buchinho a obtenu, après plusieurs années, une reconnaissance internationale. Jose Neves, le fondateur de Farfetch, le site marchand réunissant des boutiques de modes indépendantes est lui devenu une référence sur le web.
La deuxième génération emmenée par Daniela Barros, Hugo Costa, Susana Bettencourt ou encore João Melo Costa veut aller plus vite. A peine sortis d’école (Modatex, Central Saint Martins…) ces jeunes designers pensent à l’international, la reconnaissance locale n’est plus suffisante. Soutenus par Portugal Fashion au sein du salon Bloom (réservé aux jeunes créateurs) ils multiplient les salons (Londres, Berlin, Paris…) les rencontres avec les acheteurs, les journalistes, ouvrent leur boutiques en ligne, etc.

Portugal Fashion qui se déroule entre Lisbonne et Porto (sur 4 lieux) offre une vision élargie de la création de mode portugaise (des défilés d’école à ceux de designers établis). Le challenge est double, hisser la manifestation au sommet en terme de logistique et de visibilité et accompagner ces designers sur le devant de la scène.
Il n’existe pas au Portugal les nombreuses initiatives privés que l’on trouve ici (concours, partenariats, défilés, festivals, etc.) permettant de générer expérience, visibilité et aide au financement d’une petite collection.
Luis Buchinho et Fatima Lopes diffusent leur aura de part et d’autre de la Méditerranée présentant leur collection autant à Paris qu’au Portugal. Pour la jeune garde, les conditions sont plus difficiles. Leur priorité est de pouvoir répondre en terme de production or très peu d’entre eux, comme souvent quand on en est à ce stade, ont les moyens d’avoir un petit atelier, ni de s’offrir les services d’un bureau de presse. Ils travaillent souvent seuls ou aidés par des parents et quelques amis. Une situation qui peut devenir un handicap lorsque, comme certains d’entre eux, ils doivent transformer l’expérience du podium en réalité commerciale.
Mais peut-on demander à un jeune designer de ne pas créer de collection parce qu’il n’a pas les moyens financiers et/ou techniques de la produire? Ou au contraire ne faut-il pas stimuler l’initiative privée et publique? Il s’agit alors d’une décision politique culturelle et industrielle, un marché pesant plusieurs millions d’euros.
Dear readers,
A quick overview before the finale


+ White, chalk colours
+ A cosy, lazy man
+ Hats made with polyéthylène
+ Synthetic material « because is more cosy and less strict »
+ Handmade paintings





















Chers lecteurs,
Piet Mondrian, Li Edelkoort, Droog design, Viktor & Rolf… non la Hollande n’est pas que le pays des fromages et des tulipes…
Mélange des genres chez la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen où Art et Mode ne font décidément qu’un. A la Cité de la Mode et du Design on découvre une mise en scène étonnante, qui fait crépiter d’excitation les heureux invités de ce qui promet d’être un show singulier, certes un euphémisme quand il s’agit d’Iris Van Herpen.
Trois mannequins emballés sous vide dans d’immenses pochettes plastiques, une installation réalisée avec l’artiste belge Lawrence Malstaf, laissent un brin perplexe. Inside et outside, vie et mort, entre position fœtale et congélation pre-mortem (en vue d’une cryogénisation?) on oscille entre malaise et enthousiasme, un constant va et vient émotionnel, essence du travail d’IVH. La créatrice (doit-on dire l’artiste?) par cette collaboration, nous invite dans cette présentation pré-défilé, à une réflexion sur le corps et son interaction avec son environnement.
Les chaussures toujours réalisées en collaboration avec United Nude sont l’expression parfaite de cette interaction vêtement/corps, ou quand la forme vient modifier le comportement, le mouvement.
Iris Van Herpen n’envisage pas son travail sans collaboration avec des créateurs venus d’autres horizons, ce qui n’est pas monnaie courante dans la mode. Architecture (les robes en 3D sont issues d’uen collaboration avec l’architecte australienne Julia Koerner), science, technologie ou design industriel, l’Homme est toujours au centre de ces disciplines, il en va de même, pour un designer de mode.
Elle pratique l’interdisciplinarité au-delà des « classiques » imprimés réalisés par un artiste pour une collection… Les choix et les collaborations artistiques d’IVH n’ont pas de visées commerciales préméditées.
La collection, pour ceux qui en seraient restés aux vêtements sculptures, est saison après saison de plus en portable. Il y a de nouvelles fluidités et proportions. La technologie évoluant, l’impression 3D permet de réaliser des vêtements de plus plus souples commente la créatrice. Robes, jupes (le flou), vestes (tailleur) et pantalons côtoient les robes-sculptures issues de son imaginaire.
À la sortie du défilé, il y a inévitablement quelques piques de ci de là: « ce n’est pas un défilé de mode, il n’y a pas d’accessoires, pas de sacs » entend-on. Et l’envie de répondre que dans cette fashion week marathon, des shows comme celui-ci sont aussi de véritables ballons d’oxygène, abolissant les frontières et permettant d’étendre le champ d’attention sur la discipline. Rick Owens, autre décloisonneur des diktats, Felipe Oliveira Baptista, Michèle Lamy et Jean Jacques Picart (ci-dessous) ne s’y sont pas trompés.
Autre versant important du travail d’IVH est le rapport intime qu’entretiennent artisanat et technologie, cela va d’une robe élaborée entièrement à la main (2 à 3 mois de travail) jusqu’à un modèle confectionné par une imprimante 3D (pouvant nécessiter 8 mois de travail). Pour l’hiver 2014, plusieurs modèles de la collection (ci-dessous) montrent des broderies originales faites de grosses perles intriquées dans des fibres.
Iris Van Herpen est une de rares créatrices à mettre en avant de manière aussi poussée, l’inclusion de la technologie dans la mode ou la naissance d’un artisanat 2.0 en quelque sorte. Une vision de la mode de demain où l’on imprimera chez soi des vêtements téléchargés sur le réseau.
Oui, c’est bien Hannelore Knuts qui s’est faite emballée…
Ci-dessus Marina Hoermanseder, AW2014
Articulé, lacéré, retourné et perforé, le cuir mis dans tous ses états, mais toujours raffiné et luxueux. Trois designers visitent à travers son usage et avec passion, les prothèses orthopédiques, le bondage et l’ambiguité sexuelle. Le corps, première source d’inspiration des designers de mode. Des tenues en latex des débuts de Vivienne Westwood en passant par Thierry Mugler et Alexander McQueen (RIP), l’esthétique fétichiste n’a certes jamais vraiment quitté les podiums de ces dernières décennies. Chez les designers présentés ci-dessous, le cuir dessine des lignes graphiques sur les chairs, le corps est mis à nu, contraint, customisé, jamais vulgaire.
Sensation de la fashion week de Berlin, l’an passé, Marina Hoermanseder, fraîchement diplômée s’est rendue cette saison à la fashion week de Londres. Dans un rythme d’enfer, elle à successivement fondé sa société et livré une élégante et singulière collection de 17 modèles « fait main » réalisée en trois mois et demi.
Le cuir est moulé sur mannequin (travaillé pendant des jours à l’eau), découpé en bandes, teinté, riveté.
La collection n’exhale pas seulement la dimension sexuelle du fétichisme, mais aussi (et surtout) dit la créatrice, « son » fétichisme des matières. L’orthopédie dont elle s’inspire également ne doit pas être perçu comme déplaisant. Réinterpréter un appareillage pour les jambes « façon couture », relève d’un défi d’ériger vers le beau quelque chose considéré d’ordinaire comme négatif.
La jeune créatrice américaine adapte ses créations qui puisent aisément dans le registre SM et bondage afin de les associer avec des vêtements de tous les jours. Ces vêtements quotidiens se voient dotés ainsi d’un « adrenaline kick » sans négliger le confort si important à ses yeux.
Depuis deux mille dix, Zana réinterprete chaque saison des pieces emblématiques du SM (cf. le harnais) en changeant soit les finitions, la couleur ou le poids du cuir. Elle collabore régulièrement avec Prabal Gurung et récemment avec Victoria’s Secret.
Diplômé de l’académie Royale d’Anvers en deux mille onze, Niels Peeraer, cultive l’ambiguité, il crée des accessoires en cuir unisex. Alors, de jeunes hommes en jupette portent de petits sacs précieux comme des emballages pour patisserie de luxe. Au cou des fraises en cuir immaculé, finement ciselées comme de la dentelle, confèrent à son porteur un port de tête légèrement altier.
A découvrir ici
Depuis sa sortie de l’école Mod’Art, Sébastien Meyer n’a cessé de produire et de créer en toute discrétion. En deux mille neuf, il remporte la première édition du Podium Jeunes Stylistes et part en Chine y rencontrer des acteurs de la mode. Deux mille onze, Sébastien présente sous le nom Vaillant Mayen la collection « Le dîner » où des filles au teint diaphane déambulent et semblent planer telles des fleurs de pissenlit dans un grand appartement parisien vêtues de robes subtiles et perchées sur des sabots (de chevaux)! Un an plus tard, changement de style radical, il crée Coperni où il expérimente la réalisation de tee-shirts connectés.
Pour l’hiver, le réservé jeune homme persiste et signe pour Coperni Femme une nouvelle petite collection. Ce Coperni là n’a rien à voir avec son prédécesseur. Fort de ses expériences, son style s’affirme et semble trouver une forme d’équiilibre. Exit les expériences compliquées, place à des vêtements qui gagnent en maturité et que « nos copines ont envie de porter ». Une coupe épurée qui lorgnerait vers une certaine rigueur flamande, des pliages qui évoqueraient une influence japonaise, des taillades verticales qui laissent place tantôt sur une jupe à une certaine sensualité, tantôt sur un manteau à une grille graphique et dynamique.
La vaillante équipe n’a pas échappé aux radars de Loïc Prigent, ni à ceux d’une acheteuse d’Opening Ceremony qui sont respectivement passés filmer et prendre le pouls de la jeune marque pendant la Semaine de la Mode.
Installé dans un lieu atypique baptisé Chez Moi, à la fois galerie d’art et lieu d’habitation de Jean-Baptiste Charpenay-Limon (aka Jibé), de fil en aiguille, une belle équipe s’est constituée. Lolita Jacobs assistante à l’atelier Franck Durand (Balmain, Isabel Marant…), s’occupe depuis cette saison de l’image de marque et défile pour Coperni. Jean-Baptiste, un autre ami, directeur artistique pour M Le Monde se charge de la photo, Arnaud Vaillant quant à lui est l’homme qui s’attelle à la gestion. « On à l’impression cette année, que l’on a tous envie de se réunir et de créer ensemble » s’enthousiasme Sébastien tout en insistant sur la nécessité d’être une équipe.
Cinq ans après son diplôme, Sébastien Meyer entame ce qui ressemble à une nouvelle voie, le petit vestiaire présenté il y a quelques semaines en guise d’appetizer d’une future collection complète?
Update: En plus des parutions presse qui s’enchaînent (Vogue Italy, M le Monde…), Opening Ceremony à confirmé une prise de commandes pour trois saisons, ce qui assure pour Coperni Femme une diffusion exclusive à New-York, Los Angeles et Londres. Puis l’ANDAM, l’association sourçant la jeune création, dirigée par Pierre Bergé, les a invités à déposer un dossier pour le prix des premières collections.
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Chez Moi feat. Coperni
25 rue Hérold, 75001 Paris
Photos © Kyefashion.com
Diplomée de Central Saint Martins, Kathleen entreprend la construction de sa marque internationale de streetwear haut de gamme en Corée tout en défilant à la Fashion Week de Seoul et celle de New York.
Kathleen se veut une créatrice engagée en combinant Mode, Art et sujet de société.
Ayant pour habitude de réagir sur la culture coréenne, elle choisi cette saison de disséquer la place prise par la chirurgie esthétique dans la culture asiatique. Dépeignant ainsi, par l’utilisation du sparadrap, les blessures mentales d’une jeunesse peinée.
«Healing for the pained youth» -nom de la collection- pourrait devenir le manifeste d’une jeunesse oppressée par les diktats de la société.
Ce que nous pouvons retenir: le message socio-politique qui émane de son univers créatif, le motif sparadrap all over, l’inspiration urbaine de ses créations.
A découvrir ici
Dear readers,
I have always been a fan of Filles à Papa since i met this brand two years ago. For me it mostly about screaming words printed/sew or embroidered on garments, it’s about pop culture and freedom. During the Fashion week in Paris, F.A.P held a showroom for one night near of Republic district.
F.A.P garments have no boundaries, from oversize sweats to tight skirts, blowing winds of rebellion. Words like brand names in a vast supermarket. Words like provocative punk-rock slogans or graffitis yelled at our face but with a touch of glam’ and humour, a difficult balance beautifully maintained by Carol and Sarah Piron the two sisters founder of the belgian-based brand.
Nothing to do with those too-many-so-called-brands making buzz-tee-shirt with « the catchy word » on it. Carol and Sarah are respectively graphic designer and fashion designer, that why i suppose, typography, illustrations and shapes are easily joining. Mixing proportions, rawness and softness, their collections are dynamic and create a real attitude and coolness for girls.
Below Carol Piron
and Sarah Piron.
Laure Capitani (WBDM) and designer Jean Paul Lespagnard
Below Giles, washdown hoodie w/ « Retarded » sequin badge
Kiser, velvet cap with « Loser » sequin badge, « Pop » tee-shirt and « Irvine », checked overskirt
and « Lenny » oversize wool coat, « Jodie » oversize printed blouse and « Wall », velvet pant with grease marks at the bottom.