Selected works of second and third years bachelor students.
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One of the first part of the show at Antwerp’s Academy was Fashion Graphics adapted to the body. The first year students have to develop a very visual, detail and clear way of drawing. So Fashion Graphics become a mean of communication.
They mix various techniques (basic and digital), use differents materials to create contemporary images and silhouettes in their own personal style.
After all the collection have to be true to the drawings, not just a sketch, but what Yvonne Dekock, lecturer in Fashion Graphics, call a ‘visual silence’: a clear drawing with a startling element.
Below some photos of the collection made by first year students, as usual an astonishing work based on the shapes.















Born in Aveiro, now living in Guimarães, Cláudia Garrido studied at ESAD school of design in Porto.
It’s her second menswear collection inspired by the Ballet Russes and all the sophistication around. Mainly black and grey, she told me that it’s a revelation of her « dark side ».
It’s also a message, her first collection use colors, but for Bloom she thought she has to prove something. She think that people react differently if you create in black…
All the knitted garments are mostly made by hand with the help of the factory, in Guimarães, she work for (she is designing knitted homewear).
Most of the silhouettes have a strong work on the shoulder making the boys look like if they have wings…








Except for the non ‘sophisticated’ clip the silhouette is very pleasant.





Inspired by Léon Bakst member of the Ballets Russes for which he design costumes. Above a print from Firebird see here.


Bloom is a platform of Portugal Fashion created by Miguel Flor, designer and teacher, where the talent of national fashion, recent graduates is discovered and displayed.

Parallèlement aux défilés du fin de l’année du Département de Mode d’Anvers, s’ouvre NU_Fashion#1 a la Red Fish Factory d’Anvers. Une exposition, un rendez-vous, une plate-forme pour des jeunes talents, réunis sous un seul thème: l’identité.
Six professeurs d’instituts de mode et leurs élèves livrent leurs points de vue sur le theme de ‘l’identité’. Dans quelle mesure l’origine détermine une collection? Quelle est la différence entre la créativité à l’est et l’ouest?
Pas de défilé de mode ou de décor statique mais des performances, des images, des vidéos et des happenings pour cette exposition ouverte au grand public.
« Le projet NU_Fashion #1 montre pour la première fois une sélection d’anciens qui ont choisi la même voie que leurs professeurs: celle du partage de leur connaissance par l’éducation. NU_Fashion #1 montre le résultat de leurs efforts d’enseignement; les anciens étudiants et leurs élèves présentent leur travail dans une exposition. » (Agnes Wené, Flanders Fashion Institute)
En parallèle le Flanders Fashion Institute organise un après-midi de powertalks avec une sélections de conférenciers internationaux qui partageront leur vision et leur expérience avec un public restreint de 30 professionnels dans le domaine la mode. J’ai été cordialement invité à cet évenement et vous ferais part des idées échangées, ainsi que des photos de l’exposition.
Les conférenciers sont:
– Sarah Mower, journaliste de mode, président du comité NEWGEN et Ambassador for Emerging Talent du British Fashion Council
– Mariette Hoitink, fondateur et directrice générale HTNK
– Jamie Anderson, professeur adjoint en Strategic Management à l’Antwerp Management School et le Lorange Institute à Zurich
– Lapo Cianchi, directeur de la communication et des évènements spéciaux Pitti Immagine
– Bruno Pieters, créateur et fondateur de Honest by
Live streaming pour suivre l’évenement: ici
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NU_Fashion #1 du 7 au 10 juin, chaque jour de 12h jusqu’à 19h
Red Fish Factory, Helmstraat 139, 2140 Anvers
Accès libre, powertalks seulement sur invitation
Plus d’infos: www.NU1.be
Young blood va au devant de la jeune création.
C’est l’histoire d’une jeune anglaise qui se retrouve en Inde à l’époque coloniale. C’est la rencontre de deux mondes, celui de cette « petite anglaise » au « teint de porcelaine », baignée dans la tradition et de ce pays aux énormes temples hindous, architecture massive, mais très travaillée, voire précieuse.
Découvert l’an dernier lors de sa présentation de fin de cycle d’études à La Cambre, la collection de Lucas Sponchiado, grand jeune homme à l’allure rock’n’roll, mèche en bataille, portant tee-shirt noir et lunettes noires avait déjà provoqué un certain enthousiasme.
Pour le Festival d’Hyères la collection à été reconduite, le travail à été approfondi, « précisé », afin, dit-il « de pousser la collection plus haut ».
Les silhouettes sont très graphiques et très visuelles ce qui correspond bien à la personnalité du designer, à son style et à sa manière de dessiner.
Outre cette « rencontre », les œuvres de Rachel Whiteread l’ont aussi beaucoup influencé, le travail très « pur » de cette artiste à donné cette touche « lingerie » très particulière à sa collection. Une approche qui n’était pas prévue au départ, une démarche qu’il ne tient pas non plus à approfondir dans le futur.
Ci-dessous le travail de découpe réalisé à la main.
Ses sources d’influences majeures sont Alexander McQueen et Olivier Theyskens, quant aux autres sources il n’en a pas retenu les noms…
Lucas dit à ce sujet: « Comme tous les gens de ma génération, je consulte en permanence les blogs, les sites d’images bookmarking, des centaines d’images au quotidien, je crée ma propre bibliothèque d’images. Seule l’image m’intéresse, les noms je n’y prête pas forcément attention… ».
La télévision puis le web ont placés l’image au centre de notre communication, de nombreux psychologues et sociologues expliquent que l’image, sauf si elle est sublimée (dans l’art par exemple) est d’emblée plus aisée à capter.
Voilà qui explique, peut-être, en partie le succès des plateformes comme Pinterest, Instagram ou Tumblr valorisées à plusieurs centaines de millions de dollars.

Sur le stand dans les jardins de la villa Noailles
Ci-dessous, défilé et backstage
Des vestes tailleurs se portent sur des body lingerie, les lignes tracées sur le corps par les découpes ont l’apparence de circuits imprimés. On perçoit les multiples influences, mises bout à bout elles créent une silhouette singulière, transversale, hybride et contemporaine.
Ces multiples références que nous n’avons pas toujours le temps d’analyser et de confronter, on les download, on les assemble (selon nos affinités) et on les upload. C’est cette oscillation créative, ce télescopage d’influences qui avaient attiré mon regard l’an dernier.
Avec toutes ces sollicitations, le plus difficile pour ces jeunes créateurs, sera d’écrire une histoire, de laisser une trace, afin de ne pas être eux aussi downloadés puis oubliés.
Le public du Palais de Tokyo ne s’y est pas trompé en attribuant à ce très beau travail le Prix Palais de Tokyo. On attend avec impatience la suite !
Formidable lieu de rencontres et d’échanges, véritable bulle dans une année « fashion », le festival accueillait en ouverture le groupe Totally Enormous Extinct Dinosaurs qui nous a livré un set très court mais idéal. Mode, photographie et musique font bon ménage parfois.
Dix ans après l’arrêt du festival rock et techno Aquaplaning, la musique va-t-elle retrouver sa place à Hyères?
La partie mode du Festival accueillait cette année un nouveau prix (Prix Chloé, accompagné d’une dotation de 10000 euros) récompensant une silhouette réalisée dans l’esprit de la maison fondée par Gaby Aghion.
La sélection mode était particulièrement intéressante et pointue et il faudra plusieurs heures pour départager les lauréats.
Grand prix: Siiri Raasakka, Tiia Siren et Elina Laitinen
Prix du public et prix Première Vision: Ragne Kikas
Prix Chloé: Steven Tai
Prix du public Palais de Tokyo: Lucas Sponchiado

The binary collection for autumn/winter 2012 is all dark and light (mostly black, electric blue vs cream and pure white). The show presented at Hotel Westin presents outfits more subtle and elegant than it could seems at first sight.
Multi-layered jackets and coats, fur collar made with goat are the keys of this season.
Masha Ma is based in London and graduated from Central Saint Martins (2008).

Masha doing the last checkings


Beautiful pure-white embroidered coat
Marion Lalanne et Pierre Alexis Hermet sont les très souriants fondateurs de la marque IRM Design. Je les ai rencontrés au mois de mars alors qu’ils venaient de recevoir le prix de la création de la ville de Paris dans la catégorie Débutant-Mode.
A l’école Esmod leur admiration pour le travail de Nicolas Ghesquière à fait d’eux un couple à la ville comme au studio. Ils envisagent la mode comme un art bien qu’ils soient conscient que ces deux domaines ne cohabitent pas forcément bien dans notre pays…

Collection Body Painting, crédit photo PH Studio
Collection Body Painting, crédit photo PH Studio
Leur première collection baptisée Body Painting fut sélectionnée pour la biennale du design de Saint-Etienne en novembre 2010. Une collection de vêtements et d’accessoires entièrement beige qui « recevait » des jets de peinture lors d’un happening. L’effet dripping « à la Pollock » obtenu et les couleurs fluo les intéressent alors tout particulièrement. C’est à ce moment qu’ils ont décidés de donner une dimension artistique à leur travail.

La pièce ci-dessus, primée en mars à été réalisée en collaboration avec l’artiste Françoise Nielly. Cette dernière à peint des pièces de soie tendues sur des chassis, décrochées, puis montées en vêtements. L’ensemble à été montré au sein de la galerie de l’artiste, poussant ainsi le concept jusqu’au bout.
Passionnés et totalement impliqués dans le processus créatif ils ont créé une peinture spéciale pour réaliser ces modèles. A base d’acrylique et de gel structure elle permet au tissu d’être lavé, repassé, de conserver les couleurs de l’artiste et de conserver sa souplesse.
Depuis, ils sont sollicités pour exposer cette série très colorée au Maroc, au sud des Etats-Unis, en Italie (biennale du design), au Brésil, aux Emirats arabes, en Afrique du sud. Les pays du nord restant plus sensibles à leur collection ayant des couleurs plus neutres.
Décliner ces modèles pour le prêt-à-porter serait pour eux l’idéal. Cependant Marion et Pierre Alexis veulent se laisser le temps de créer ce qu’ils appellent leur ADN de marque et si le processus industriel devait supprimer la peinture il resterait la coupe très structurée et l’emploi de beaucoup de pinces.
Artistes pragmatiques, leur travail est financé par la vente d’accessoires (colliers en corde d’escalade ou de bateau c’est eux!), des collaborations dont une avec avec Punky-B pour une série de sacs madeleine qu’ils ont peint et dont ils ont réalisés les anses. On retrouve ces accessoires vendus en boutique chez Cachemire Coton & Soie, en Belgique.
En France la situation est plus compliquée, « une certaine ancienneté doit être justifiée », me disent-ils, avant d’être reconnu, la vente ne se fait pour l’instant que sur internet chez l’Exception.
Then the first model of Jan Taminiau show appears on the runway of Le Laboratoire and it was a big waoow!



The girls are tall, very tall, unreachable beauty. Perched on very very high embroidered heels (an hybrid shoes that both Lady Gaga and Daphne Guiness would appreciate) wearing embroidered silk veil cocktail dresses and a helmet (!) the girls seems to be a modern incarnation of Athena or coming from an other planet. The daughter of Barbarella going at a party or think Elie Saab meets Daft Punk.


With the helmets and the shoes, it could seems an other fashion cliché crazyness, but it’s not. The dress are real, more for parties of course (he took inspiration from Studio 54 during the seventies) than your everyday work. Today, Jan Taminiau is making made to measure garments for his individual clients (mostly european).
The silhouette above reminds me the Giles Deacon « Pacman » collection for spring 2009.
The girls are gorgeous.





Tarnished beauty, is a romantic collection, a nostalgic extravaganza.
In the backstages Jan told me about his adoration of women, the importance of revealing themselves.




He talked about is obsession of duality, symbolized (i suppose), by the softness of the dresses versus the boldness of the helmets. This collection is also a dialogue between masculinity and feminity.
The woman of Jan Taminiau is bigger than life, a goddess (his words), she is more than a woman.