Sex, drugs, rock’n’roll… & fashion

J’ai eu l’impression de me retrouver au milieu de l’intelligenstia-underground du New-York City bouillonnant des années 70 l’autre soir chez Colette. Le leader du Velvet Underground y faisait quelques lectures de ses textes, sa voix monocorde captivant le public de passionnés qui s’était réuni au water-bar.

Lou, moi et les autres…

Lou Reed c’est avant tout LE leader du Velvet Underground, l’initiateur du mouvement punk. Il est le troisième membre d’un triumvirat formé avec Iggy Pop et David Bowie. Ce soir là j’étais donc paré pour un « shaking hands » avec un mythe, prendre une photo avec lui, faire dédicacer mon bouquin et lui poser une petite question tout çà en 2 minutes chrono !

L’homme est très cordial, patient, même après 3 heures de lecture/dédicaces. Il ne s’est interrompu que deux fois, la première pour embrasser sa compagne, la seconde pour saluer l’ex-top model Farida Khelfa.

J’aimerais lui poser plein de questions (sur le Berlin d’aujourd’hui et d’hier, sur Nico, etc.) mais finalement je me résigne à ne lui en formuler qu’une seule, car le temps presse.

Moi : – Heu… Which rock band do you listen today ?

Lou : – Ahem… Shonen Knife, a japenese band, Emily Haines… Do you know them ?

Moi : – Oh ! Yes great ! Emily Haines is the leader/singer of Metric, one of my favorite band « Live it out » is a great album ! Shonen Knife is a Japanese band i used to listen many years ago !! Sapristi !

Lou : – ?

Mais on me fait signe qu’il est de temps de laisser ma place, la conversation s’arrêtera là, Lou Reed rajoute:

Dr. Dog, do you know them ? – Heu… No sorry là and thank you ! Je repars en me disant qu’il à les mêmes goûts musicaux que moi, Lou Reed, on est potes…

Malcom…

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Malcom Mc Laren, j’ai eu la chance de le croiser et d’échanger quelques mots avec lui lors d’un défilé Christian Dior. Ces deux hommes à quelques années d’intervalle de part et d’autre de l’Atlantique ont évolués dans un cercle où musique bruyante (sex, drugs and rock’n’roll), art et mode ont fortement cohabité…

Lou Reed fréquentait La Factory d’Andy Warhol à la fin des années 60 et posait avec le Velvet Underground quelques fondements d’un futur mouvement que l’on appellera le punk. Dix ans plus tard environ Malcom Mc Laren invite dans la boutique qu’il gère avec son amie Vivienne Westwood des garçons turbulents qui deviendront les Sex Pistols, porte-drapeau du mouvement punk.

De ces deux sphères créatives jailliront différentes personnalités, éphémères ou devenues depuis institutionelles. C’est le cas de Diane Von Furstenberg qui a fréquenté Warhol et sa Factory à ses débuts et de Vivienne Westwood, dont-on connaît la carrière (depuis la fameuse collection Pirates de 1982 à nos jours). Sans prétention voici une mini-carte heuristique (qui mériterait d’être complété puis étendue prochainement) où l’on trouve les différents acteurs de l’époque jusqu’à  ce que j’estime être leurs enfants spirituels : Marc Jacobs aux États-Unis et John Galliano pour la Grande-Bretagne. lour-reed-malcom-mc-laren-heuristique À gauche, John Galliano se qualifiant lui-même de « pirate » et à droite Marc Jacobs déguisé en Andy Warhol pour la couverture d’Interview (le magazine fondé par Andy Warhol…).

À suivre.

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Lady D.I.Y

Drôle de coiffe pour cette jeune fille croisée hier soir chez Colette, tandis que Lou Reed nous lisait certains de ses textes…

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… des leggings zippés dans le dos, un diadème fait de vis et de rondelles dentelées, très D.I.Y(1), très punk, très arty, très Lou Reed en somme…

(1) D.I.Y : Do It Yourself, expression très utilisée dans la culture underground des années 70.

Lady Dior

Comuniqué :
Dior 2.0 x Marion Cotillard x Peter Lindberg…

Que regarde-t-elle ? Que cache-t-elle dans son sac ? Que se passe-t-il avant…après l’image fixe de la campagne de Peter Lindbergh ?

Suivez à partir du 20 mai le thriller inédit que la maison Dior diffusera sur internet avec Marion Cotillard en héroïne.

En attendant suivez le fil de l’intrigue sur Twitter.

Le Magnifique – 02h46

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Paris, deux heures du matin, les fantômes du Louvre et de l’Opéra rôdent, les pas et les rires des amoureux du Palais Royal, tout proche, résonnent encore.

Je me fraye un chemin vers l’entrée, parmi les habitués du club privé, ce lieu où l’on se retrouve entre élégants de la nuit. La nuit, cet instant où l’on frôle la perdition et l’interdit.

Je me retrouve dans ce Chesterfield, lové entre leurs bras, elles mes muses, mes séductrices, goûtant un nectar de plaisirs inconnus.

J’aime l’ivresse de la nuit et sa lente montée d’adrénaline qui m’emmène jusqu’à l’aube…

Une nuit pleine de promesses…

Ce court récit met fin à La Nuit de l’Homme, périple urbain, commencé à 18h32 à la Fondation Yves Saint Laurent en compagnie de Stéphane, jeu de piste nocturne qui s’est poursuivi à 20h05 au Grand Palais avec Florian et Anthony, puis s’est prolongé à 21h13 au Georges accompagné de Pierre-Jean.

Si vous aussi vous voulez connaître l’ivresse de la Nuit suivez ce lien

Run run run (lurex and stilettos)

Une course en escarpins organisée par Sarenza.com; « une soirée déjantée » dixit Cédric Gorrias, qui a eu l’amabilité de m’inviter. Des filles perchées sur des escarpins de 8 cm.

En lurex, minishort moulant et perruques fluos, Bunny girls sur talons aiguilles, Pin-up electroclash ou Disco-punk à boule afro tendance barbapapa.

Au final, un début de soirée hystérique, partagé avec Éric « Darkplanneur » Briones, Stéphane « Le Général » Galienni et Alex « DA de luxe » Very et James « Fuckin’ gentleman » Bort.

Ci-dessous une galerie de quelques portraits pris sur le vif:

allons voir si la rose…

 

Il y a une dizaine de jours j’étais convié à l’Institut Lancôme, rue du faubourg St Honoré – l’occasion pour moi de découvrir le lieu, la nouvelle gamme de produits de beauté (dont la gamme Homme sortie il y a quelques mois) et de faire connaissance avec la dizaine de bloggeuses et bloggeurs invités.

Accompagné d’une flûte de champagne, j’ai ainsi pu mettre un visage sur des blogs que je visite régulièrement : Éric, Julie, Cédric, Matthieu, mais aussi Charles, La méchante, Ra7or et Nadia. Après les présentations, et quelques petits fours plus tard, nous avons eu droit à une présentation des différentes gammes de produits, maquillage pour les filles d’un côté, soins du visage et massage facial pour les garçons de l’autre.

Vers 21 heures, alors que certains se remettent à peine de leur journée de bureau, je me suis retrouvé dans une cabine dédiée au premier étage, en train de me faire pomponner par les mains expertes de Mahilé…

Elle prend des renseignements sur mes habitudes beauté, j’ai droit alors à une sérieuse update, comme me le confirme gentiment Mahilé : ce n’est pas avec une « exfo » une fois tous les quinze jours et une petite crème appliquée négligemment le matin que je vais retrouver ma peau de bébé ! Je suis ravi, car ça fait longtemps que je voulais prendre un peu de temps pour m’arrêter dans un institut de beauté pour prendre soin de moi, j’ai donc une nouvelle adresse dans mon répertoire électronique.

La seconde partie de la soirée, très intéressante, nous a permis d’être informés sur la stratégie web et de faire connaissance avec toute l’équipe de Leidys Garcia-Ruiz, directrice de l’institut.

Une communauté humaniste version Lancôme magnifique-women.com(1) est une plateforme mondiale de réseau communautaire, conçue afin de présenter les actions de femmes d’exception et ce, quelque soit le domaine (aide à l’enfance, éducation, protection de l’environnement…). Lors de la démonstration du site, le responsable de la communication internationale nous a montré l’exemple de Nadine, une femme étonnante qui emmène son piano tous les étés dans son camion afin de faire découvrir la musique vivante aux enfants.

Les bloggeuses (et bloggeurs) ainsi que tous les internautes sont invités à réaliser des portraits vidéos de femmes magnifiques, femmes qu’elles rencontrent dans leur quotidien. Engagement, partage, échange, sont les valeurs promues par ce site, afin d’aller vers un monde meilleur.

Les communautés sur le web sont tout autant volatiles que fidèles, tout dépend du thème qui les relie; à la fin de la présentation, je n’ai pu m’empêcher de douter : passé le premier élan enthousiaste, que provoquent les belles idées de ce type, qu’en restera-t-il ? Reste à voir comment les internautes vont s’approprier le site; pour maintenir et faire évoluer ce YouTube de luxe de l’humanisme, le groupe l’Oréal, certes expérimenté en matière de Web 2.0(2), devra beaucoup œuvrer.

À suivre donc avec beaucoup d’intérêt.

Michel Campan en pleine démonstration

Un grand merci à Céline Bastière et Stéphane Galienni de l’agence Balistik*Art, sans qui cette présentation n’aurait pas eu lieu.

crédit photo : Viviane Negrotto

(1) petit message au webmaster, il n’y a pas de lien indiquant où télécharger le plug-in nécessaire sur Mac OSX pour visionner le site. Pour ce faire cliquer ici.
(2) voir le site Biotherm lancé en fin d’année 2007.

Precious little diamonds

Lundi dernier dans un hôtel particulier du XVIe arrondissement parisien, premier jour des défilés Couture, avait lieu la présentation de la nouvelle collection de joaillerie réalisée par Camille Micelli (1) et Pharell Williams(2) et baptisée Blason. J’étais convié ainsi que Géraldine et Garance à assister à l’évenement.

L’invitation semble l’indiquer, par son carton noir épais, le blason or siglé LV appliqué en gauffrage et le texte en typographie anglaise imprimé en dorure à chaud, ce sera classique et chic.
N’ayant pas la permission d’utiliser mon cher Canon, je me contenterai de photos prises avec mon iPhone, d’où une qualité de photo moyenne, mais l’ambiance y est et c’est le plus important.

Ce n’est pas la première fois que Louis Vuitton s’associe ainsi avec d’autres artistes, Stephen Sprouse, Takashi Murakami ont déjà  collaboré avec le célèbre malletier ces dernières années. Quant à Pharell Williams il avait déjà  créé en 2004 une ligne de lunettes soleil sous la direction de Marc Jacobs (voir ici).

Ambiance les joyaux de la Couronne…

Le premier espace, premier thème de la collection, tel la Tour de Londres version « neon-lights » est une grande alcôve tapissée de miroirs du sol au plafond, le mur du fond accueille des néons en forme de diamants taillés brillant rond, l’ensemble formant une couronne royale ornée du sigle LV. Nous sommes « reçus » par trois armures médiévales (époque XVIe-XVIIe siècle) présentant sur de petits coussins de velours noir les premières pièces de joaillerie : des broches et des pendentifs en or blanc reprenant la forme de la couronne royale ou d’un blason, tous ornés de diamants.

Ci-dessous l’armure au centre, noire et casque ailé est impressionante, les motifs délicatement ciselés des armures, font écho à la finesse du travail des orfèvres

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Ci-dessous un exemple d’armure finement ciselé, réalisée entre 1536 et 1547 pour le dauphin Henri, futur Henri II (tiré de Armes et armure de la Couronne, ed. Faton)

Seconde alcôve, second thème, le monogramme lumineux LV se reflète sur les murs, le sol et le plafond donnant le vertige quand on y pénètre… À l’unisson de l’effet provoqué par les précieux bijoux contenus dans ces châsses un brin technoïdes.

Ressemblant à de minuscules couronnes ou diadèmes, des rubans recourbés constitués d’une succession de petits losanges en or blanc dans lequels sont incrustés le sigle LV créent de fins bracelets et de fines bagues.

La troisième pièce, troisième thème de la collection Blason, est plongée dans le noir, les bijoux semblent flotter au sein de meurtrières, simplement protégés par un volet forgé en forme de trèfle à quatre feuilles et pivotant sur lui-même. Parmi l’assistance on parle français, anglais et pas mal italien également, certaines élégantes et acheteurs potentiels se font décrire les différentes pièces, d’autres se contentent d’apprécier…

Ci-dessous énorme créole, orné du Blason LV, incrusté de pierres précieuses.

De la « petite » bague ornée de diamants à la chevalière massive ornée d’un blason pivotant qui ne manquera pas de faire fureur autant sur la West Coast que sur la East Coast, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses(3).

Rien de radicalement nouveau dans cette collection au niveau du design, on pouvait espérer peut-être plus d’audace, dans les formes et le style, un peu comme Marc Jacobs le fait dans son prêt-à-porter. Le nom de la collection, qui fait référence à l’aristocratie, va dans ce sens, « ne rien bousculer », en tout cas pour l’instant.

Je m’attendais aussi à une collection plus ostentatoire, plus bling, ce n’est pas le cas, hormis trois pièces, une bague-chérubin, une chevalière démesurée et de larges créoles ; l’ensemble est assez fin, voire discret, il n’y a pas d’étalage, ce qui somme toute convient assez à la vision que l’on peut se faire de la maison Vuitton aujourd’hui évoluant dans l’art du contre-pied.

Depuis une dizaine d’années, on a vu au sein de cette maison l’intégration de Marc Jacobs styliste quasiment inconnu, le joyeux et lucratif « bazardage » créatif de la maroquinerie avec les graffitis de Stephen Sprouse, puis ceux de Takashi Murakami, l’association avec des artistes du monde du hip-hop, du rap ou de l’art contemporain soit : l’art d’être là où on ne vous attend pas. Mais aussi une certaine forme de transversalité.

Dans tous les cas, ces artistes, bien que venant d’univers radicalement différents, ont su s’intégrer à la culture « maison » et participer activement à la création de Louis Vuitton en tant que marque de luxe globale.

Let’s go Party !

Le reste de la soirée se déroule dans les deux salles adjacentes ; exit les néons, place aux lustres grand-siècle et aux chandeliers un brin baroques de la salle de réception et du petit salon façon cabinet de curiosités (qui d’ailleurs me rappelle celui de la vidéo présentant la collection).Pharell Wiliams et Camille Micelli se sont retrouvés en début de soirée, ont posé pour les photographes, puis les people (cf. name-dropping plus bas) sont arrivés les uns après les autres, en flot régulier. L’atmosphère chauffait lentement.

Camille Micelli et Pharell Williams

Loin de l’image du rappeur-gangsta, Pharell Williams « très gentil garçon », poli et bien élevé.

Une soirée sans folies ni excès, mise en musique par DJ Jus Ske, l’assistance discute et dansote gentiment, se fait prendre en photo avec la star de la soirée ou prend le frais sur la grande terrasse, une coupe de Ruinart à la main.

Audrey Interviewée par le staff de Louis Vuitton !

Name-dropping de la soirée : Virginie Ledoyen, Sofia Coppola + Thomas Mars, Natalia Vodianova, Élodie Bouchez + Romain Duris, Audrey Marnay, Cécile Cassel, Ariel Weizman, Mademoiselle Agnès, Fréderic Beigbeder, Azzeddine Alaia, Ramdane Touhami, Victoire de Castellane (est restée 30 sec.), Diane Kruger, Suzy Menkes, Simon le Bon (?), Dita Von Teese, Victor & Rolf, Marc Newson et sans doute bien d’autres encore…

Pour en savoir plus, visitez le site officiel

(1) muse et bras droit de Marc Jacobs et responsable du design de la joaillerie
(2) producteur incontournable, membre de N.E.R.D et The Neptunes
(3) entre € 1 400 et € 420 000