Les fleurs Couture de Monsieur Jean-Yves

Pendant la semaine des défilés haute-couture, Didier Ludot recevait dans sa boutique Monsieur Jean-Yves qui présentait sa première collection de fleurs « Couture ».

Parmi les invités de ce moment exquis on pouvait croiser Didier Lecoanet, Viviane Blassel ou Gaspard Yurkievitch

La Couture qui s’étiole un peu plus chaque saison, retrouve un peu de ce caractère onirique, précieux et original à travers de telles créations. En faisant collaborer de jeunes artistes et stylistes avec des maisons prestigieuses comme le plumassier Lemarié ou les soieries magnifiques de Buche-Guillaud-Moreau, Monsieur Jean-Yves crée des accessoires, des « petites choses » où se mêlent savoir-faire et créativité, anciens et modernes.

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modèle de Mona Oren

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modèle de la ligne « classique »

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modèles de Quentin Veron

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modèle de la ligne « classique-exhubéante® »

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modèle de Matthew Cunnington & John Sanderson tout en découpe et pliage, un teasing de leur future collection de prêt-à-porter !

Ces fleurs en cuirs, organzas de soie, fourrures ou dentelles, sont tantôt noires et architecturales pour Matthew Cunnington & John Sanderson, carnivores chez le styliste Quentin Veron, sensuelles chez l’artiste israélienne Mona Oren ou « classique-exhubéante® » chez Tania et Vincent. Face à cette collection de 24 fleurs Couture le camélia cher à Mademoiselle Chanel paraît tout à coup bien sage.

Et pour en savoir plus sur Monsieur Jean-Yves, suivez son blog

Créatures… célestes

Toujours lors du défilé Dior Homme, mais cette fois-ci de l’autre côté du pavillon, comme s’il y avait deux mondes distincts (voir billet précédent). Ces deux filles, lumineuses et colorées, dont la tenue « so vintage » (très « quarante pour celle de gauche, plutôt sixties à droite) se marie parfaitement avec ce vieux quartier de Paris. Un look délicat et ludique.

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Initiales BB : Barbara Bui

Barbara Bui c’était pour moi un style qui oscillait entre un peu de soft SM et un mauvais trip métallo-cuir. Or, en accompagnant Francesca lors de la présentation presse dans la nouvelle boutique du faubourg Saint-Honoré il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de re-découvrir cette marque. Le style très marqué par des influences rock et le mariage assez réussi entre les matières m’ont séduit.
Les vêtements de Barbara Bui suscitent des réactions passionnées aussi bien auprès de la gent masculine que chez les femmes. La femme Barbara Bui y est tour à tour guerrière et « chatte », forte et fragile, objet de fantasmes et Amazone…

Moi j’ai tout simplement été fasciné par la nouvelle collection de chaussures… J’aime leur démesure, leur apparente agressivité, leur cambrure vertigineuse.

Les chaussures

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Think pink ! Shoes galore…

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Vavavoum !

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Laçage, cuir, fourrure, les ingrédients d’une recette au fort pouvoir érotique et/ou sensuel…

Les accessoires

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Afin de renouveler les vu et revu bracelets cloutés, emblématiques des mouvements punk-rock, Barbara Bui introduit le galuchat pour cette saison, assurant par là-même une montée en gamme de la ligne?

Les vêtements

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Les couleurs exposées ne sont pas en reste. Aux extrêmes le noir et le blanc, une pointe de rose shocking et une touche d’argent pour le glam.

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Plus rock’n’roll tu meurs…

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Python, fourrure, cuir, des matières pas toujours évidentes à combiner sans sombrer dans la vulgarité ou le bal costumé. Barbara Bui y parvient avec brio dans cette collection que ne renierait pas une moderne Barbarella/Jane Fonda, sûre de sa force et de son pouvoir de séduction.

Stéphane Plassier – Set in black !

Pour présenter son nouveau come-back dans le prêt-à-porter le créateur transversal Stéphane Plassier nous a accueilli dans les studios du photographe Jean-François Aloisi. Une rencontre où les échanges furent nombreux, Stéphane Plassier est un créateur qui n’hésite pas a explorer tous les champs des possibles et qui vous fait part de son amour pour la création sans artifices.

Le noir est au centre de sa collection Set in black, voici quelques photos de cette journée avant un compte-rendu plus développé prochainement.

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« I see the girls walk by dressed in their summer clothes
I have to turn my head until my darkness goes »
(Paint it black, Rolling Stones)
De gauche à droite : Lola, Anne-Laure, Dolorès

 

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Dolorès Doll

 

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Stéphane Plassier expliquant comment draper une warp-around dress

Des filles qui n’ont besoin de personne en petite robe noire et Harley-Davidson…

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Anne-Laure sur une Triumph

 

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Lola en BMW

Modoscopie | Une matinée avec Jérôme Dreyfuss – II

Suite de l’interview avec Jérôme Dreyfuss, le créateur nous parle de mode, des blogs et d’un hypothétique retour dans l’habillement…

Beaucoup de femmes sont complètement dingues de tes sacs, tu as un grand fan club sur les blogs. Lis-tu certains d’entre eux ?

Pas beaucoup, parce que je n’ai pas le temps. Parfois, une de mes collaboratrices me montre les blogs et je suis vraiment étonné. C’est drôle, je ne comprends pas comment les gens peuvent passer du temps à écrire sur un sac. Çà me fait rire, c’est un autre monde pour moi. Cependant je suis vraiment emballé. C’est intéressant, parfois on y trouve des choses vraiment positives et d’autres fois c’est très négatif, ces gens disent ce qu’ils pensent. Cela peut m’aider à monter une collection, mais je n’ai pas beaucoup de temps à consacrer à Internet.

Le slow wear, prochaine grande tendance. Penses-tu qu’un nouveau styliste puisse démarrer une activité sans avoir une éthique bio?

Je ne sais pas, c’est difficile à dire. Il n’existe pas de règle pour commencer. S’il y avait une règle tout le monde utiliserait la même, et tout le monde ferait la même chose. Je ne sais pas s’ils sont obligés ou non de le faire. Je ne pense pas que ce soit déjà  le cas, mais ça viendra. Aujourd’hui, le souci c’est qu’avec toutes les pressions économiques que nous avons, c’est très difficile de lancer une nouvelle marque. J’ai vraiment de la chance, j’ai commencé il y a dix ans. Depuis mes débuts, très peu de créateurs ont réussi à se lancer.

Est-ce plus cher de produire bio?

Non, ça n’est pas plus cher. Je ne paye pas mon cuir plus cher que quiconque. Rien n’est plus cher, si vous faites attention.

C’est donc une fausse idée ?

Oui, c’est une fausse idée. Le biologique est simple, c’est juste le matériel que vous utilisez qui est bio. Après, vous faites ce que vous voulez. C’est plus l’utilisation de différentes pièces métalliques qui coûtent cher. Si le cuir coûte un peu plus il faut faire attention à ce que vous utilisez à l’intérieur des sacs afin de garder un prix normal. Donc non, je ne pense pas que cela coûte plus d’argent pour le faire.

Le modèle Tween Mini

Tu crées des sacs qui dureront toute une vie que l’on pourra transmettre. Considères-tu la slow fashion, comme un luxe?

C’est ce que je rêve de faire. Nous essayons de travailler de cette façon, j’ai toujours dit à mes clients d’acheter juste un sac et de le conserver pendant des années. Mais la pression de la société fait que les gens veulent changer la couleur de leur sac à chaque saison. Je voudrais qu’un jour ils le gardent pendant dix ans, ce qui ne sera pas bénéfique pour mon entreprise, mais ça m’est égal (rires) ! Ce que je veux, c’est aller dans le Sud de la France et faire du fromage.

Y-a-t-il une ligne prévue pour les hommes ?

Non, pourtant tous mes amis me le demandent, parfois je crée des sacs pour eux mais je ne suis pas intéressé par la cible masculine!

Et l’avenir? Un retour dans l’habillement ?

Je ne sais pas, c’est toujours le même problème. J’aimerais refaire des robes mais je ne veux pas être englouti par le business de la mode. J’aime ce milieu et je veux continuer à l’aimer. Donc c’est mieux d’en être éloigné, ça me permet de garder mon rêve, et j’ai besoin de rêver pour être en mesure de créer. Si je suis trop dans le business, je ne rêve plus. Lorsque vous voyez la réalité, vous ne rêvez plus. J’essaie de rester à distance pour me permettre de rêver et de créer. C’est très important pour moi.

Tu es un rebelle…

Non, je ne suis pas un rebelle. Je suis juste quelqu’un de simple qui cherche à faire son travail. Je ne cherche pas à être une star sinon j’aurais joué dans des films. Ce n’est pas mon métier d’être célèbre, mon job consiste à travailler avec des gens, avec mes mains. J’essaie tout simplement de suivre mon chemin.

À lire (read more)
Sur Buzz2Luxe, la tendance Slow
Sur Cubed.tv, le Slow Manifesto
Le site de Jérôme Dreyfuss

Cerruti, la belle endormie

La Fashion week Paris c’est demain, après New-York, Milan, Londres, la capitale française va vivre dix jours que l’on souhaite euphoriques.
À cette occasion, Cerruti présente sa nouvelle collection en preview ce vendredi dans les vitrines du magasin sis au 3, place de la Madeleine à Paris.

Pour cette collection hivernale, le directeur artistique Jean-Paul Knott opte pour une palette de couleurs sombres, monochromatique, à l’image des réalisations qu’il crée pour sa marque, avec la dimension créative et débridée en moins.

Ici rien ne dépasse, le ton est juste. Les pantalons et les sarouels ont un beau tombé , les encolures se posent parfaitement (trop?), on aimerait un peu plus de chaleur et de folie la saison prochaine dans les coupes et dans les couleurs pour cette belle marque italienne qui n’a plus l’âge d’être timide.
En avant première, voici quelques modèles de la collection Automne-Hiver 2009-2010.

Limi Feu, fille de…

On les aime ces boutiques où la cliente peut prendre le thé en faisant son shopping, profiter du cadre très apaisant du lieu, murs blancs et bois clair, saisir un peu de ce temps suspendu.

Attiré par la tenue très « années 20  » d’un mannequin Stockman au fond d’une cour, c’est ainsi que je me suis retrouvé dans la boutique de Limi Feu, la créatrice « fille de » dont on a pas mal entendu parler ces derniers mois.

Comme Yohji Yamamoto, son père, elle sait rendre hommage aux périodes passées, comme chez lui le noir est de rigueur, les gros plis, les fronces et cette coupe si particulière au créateur japonais. Mais Limi Feu marque sa différence, c’est ce qui vous fait rester dans la boutique pour en voir plus. Des voiles, des formes plus féminines, voire ludique, des jupes courtes plissées généreusement leur donnant alors un beau volume, des top XXL en fine maille découvrant cou et épaule, un style punk-arty-chic, que l’on peu rehausser d’accessoires (mini sacs, mi-bas ajourés, etc.).

Avec Limi Feu on a l’impression de continuer une histoire, celle du style Yamamoto, qui se réactualise et s’adapte avec discrétion à son époque, traverse les époques, indémodable.

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Limi Feu « Paris home » – 13, rue de Turbigo – 75002 Paris

Les robes…

Ci-dessous toute une série de jupes « vintage » jamais portées, offertes par « belle-maman », des jupes Lanvin aux imprimés fous et l’envie de les customiser, de se les ré-appropprier.

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Robe Circus

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Robes, par Iro et « Marc » by Marc Jacobs

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Robes, par Jay Ahr et Sportmax

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Léonard, une marque qui opère son retour, tout en conservant l’esprit maison : des imprimés et des robes.
Féminité, légerté, élégance, dynamisme et un brin de sophistication, une publicité qui, soit dit en passant, n’est pas sans rappeler la campagne de communication actuelle de Lacoste

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Autre retour, celle de Louis Féraud, adorable…

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Wanted : Martine Sitbon

Avez-vous des nouvelles de Martine ?
Plus aucune traces de cette styliste que j’aimais tant, ces collections pures, très graphiques, intelligentes, avec des influences empruntées au rock ne font plus les pages des magazines, ni du web (pas de site web pour la dame), sur style.com les collections s’arrêtent à l’automne 2004, sa dernière sortie était l’an dernier lors du jury de l’ANDAM.

Automne-Hiver 2004

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via style.com