ON A VU: SNOOPY DOG

Il reste encore deux petits jours pour plonger dans l’univers de Peanuts qui fête cette année ses 75 ans.

Une exposition gratuite à l’Hôtel du Grand Veneur, dans le Marais, qui s’offre aux passionnés de mode comme à ceux que fascine l’univers graphique, psychologique de Peanuts.

A l’ouverture de l’exposition on découvre que certains choix vestimentaires sont loin d’être anodins.
Ainsi le sweatshirt Beethoven de Schroeder s’inscrirait dans une typologie de l’adolescent mélomane, isolé dans sa bulle musicale.
Le tee-shirt zigzag, ajouté après les premières apparitions de Charlie Brown reflète quant à lui ses oscillations émotionnelles, ses échecs répétés et son instabilité affective. Schulz manipule le signe sémiotique avec brio. Tout comme la robe à pois autre signe fort porté par les filles.

A lire

« Rayures : une histoire culturelle » de Michel Pastoureau, spécialiste de l’histoire des systèmes symboliques.

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Exposition Arte Povera à la Pinault Collection

Il ne reste que quelques jours pour découvrir à la Pinault Collection une exposition dédiée à l’Arte Povera, mouvement artistique né en Italie et qui, au tournant des années 1960, bouleversa les codes traditionnels de la création.

Les artistes Alighiero Boetti, Jannis Kounellis, Giuseppe Penone entre autre ont le désir violent de s’émanciper des dogmes établis et des conventions académiques. Ils explorent des territoires inattendus, convoquant des matériaux souvent jugés triviaux ou non nobles : légumes, résidus métalliques, tubes réfrigérants…. La matière brute, fragile ou industrielle, s’impose comme un vecteur d’interaction et de réflexion, plaçant le spectateur au centre l’œuvre et redéfinissant le statut même de l’art et de son rapport au réel.

Une approche qui résonne encore aujourd’hui, à l’heure où les frontières entre disciplines artistiques, écologie et artisanat s’effacent.

Comprendre l’image dans un monde saturé par l’IA

Le cours sur l’image que j’ai récemment clôturé a exploré la nature, les fonctions, les types et le statut des images. L’objectif principal était de développer une véritable littératie visuelle chez les étudiants. Il visait aussi à les encourager à adopter une attitude réflexive face au flux constant d’images qui nous assaillent quotidiennement.

Le cours s’est ensuite penché sur les aspects techniques, de la composition, du cadrage et autres choix esthétiques

Un deuxième temps crucial fut d’aborder la sémiologie et l’étude des signes. Cela a permis de décrypter les finalités et les méthodes employées. Ces méthodes sont utilisées dans la création de campagnes de communication et publicitaires efficaces. Il a été souligné l’interaction cruciale entre le marketing et la sémiologie pour une communication fluide et adaptée et révélé la puissance, parfois invisible, des images en tant qu’outil stratégique.

L’étude de cas de la Maison Saint-Laurent a permis d’illustrer l’application du concept d’image à une marque.
L’image de marque est soumise à de multiples tensions et se nourrit d’influences diverses : les collaborations avec des photographes, les diverses incarnations et les direct.rices.eurs artistiques.

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ART IN THE AGE OF SOCIAL MEDIA

The issue of morality in the partial presentation of artworks on social media raises significant concerns related to censorship, the visibility of artists, and the public reception of artworks.

The artist in the social media world is a target…

Arbitrariness
Censorship on social media, as highlighted by the Académie des beaux-arts, often occurs arbitrarily, without distinguishing artworks from other content, thereby hindering the promotion of art on these platforms.
Last summer, Miriam Cahn‘s painting exhibited at the Palais de Tokyo, Paris was pornographied by showing only a part of it on social media. This practice ignores the spatial context of the painting and its exhibition setting, reducing the fragment to the whole artwork.
This situation highlights a tension between platform policies and the freedom to disseminate art, calling for a reflection on ways to protect this freedom, and perhaps a skepticism towards contemporary art.

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