MAD MOVIES

Ayant osé regarder ces derniers temps quelques Halloween et Destination finale afin d’aborder un genre cinématographique que je connais bien peu, la movie-list de l’été 2023 visite logiquement les genres slasher, erotico-trash, horror-porn, dystopie, « coming-of-ages », criminal… Une dimension comédie-hystérique, est parfois présente dans ces films, ce qui n’est pas pour me déplaire. De plus, pur hasard cette movie-list est une ode à l’actrice Mia Goth.

Frankenstein, Dracula (featuring Christopher Lee), Nosferatu, Night of leaving dead et autres Crash sont, pour moi, des classiques voire des institutionnels. Hors compétition du point de vue du néophyte du genre que je suis.

On commence par X, puis forcément son préquel Pearl qui le surpasse en tout point, ce qui est une belle performance. On attend avec impatience MaXXXine la troisième partie de cette trilogie horror-porn à l’esthétique délicatement travaillée et à la narration radicale.
Afin de sortir la tête de ce bain de sang, on enchaîne sur une horror-comedy hallucinée avec Cocaïne bear (oui un ours sous coke…) et on continue dans un registre thriller-punk avec 68 kill, une histoire de gros sous qui vire à la comédie feministo-gore là aussi avec peu de concessions.

Faire baisser la température, changer de registre le temps de regarder le délicieux Asteroïd City de Wes Anderson. Dans ce mood fantastique apprécier tardivement l’excellente dernière variation de Godzilla (Shin Godzilla), puis le film de super-héros Shin Kamen Rider sombre histoire d’humain hybridés avec des insects afin de détruire une organisation, douteux.

Se laisser guider par un algorithme qui confirme l’excellente qualité des séries sur Apple TV+. Ainsi après Severance l’année passée, ce sont les dix épisodes dystopiques de Silo avec un scénario d’une belle complexité, des détails de décor passionnants et une belle performance de Rebecca Ferguson qui tient en haleine.

L’algorithme égoïste ne perd pas la main et suggère Sonne und beton (Sun and concrete) de David Wnendt, sorti en février lors de la 73e Berlinale. Un tour rapide sur la filmographie de David Wnendt et l’on s’aperçoit qu’il est le réalisateur de Il est de retour, comédie satirique sur Hitler se réveillant dans un parc 70 ans après son suicide… Une envie urgente de visionner les grinçants Kriegerin (Guerrière) et Feuchtgebiete (Zones humides) ses précédents films à forte dimension sociale où sont abordés tantôt une immersion dans le milieu néo-nazi contemporain et tantôt la sexualité féminine.

La liste s’allonge et il faut y mettre un certain ordre, l’algorithme n’en fait qu’à sa tête et complète la liste en mettant en exergue le réalisateur danois Nicolas Winding Refn. Smart move, il est l’auteur d’une série de film que j’adore: Drive, Only God Forgives et le troublant The Neon Demon, mais son début de carrière dont Pusher, m’était inconnu.
Beaucoup moins esthétique que Trainspotting, sorti la même année (on a une caméra à l’épaule dans Pusher), moins glamour et sans Blur, Pulp ou Underworld, Pusher est beaucoup plus radical et âpre. On est dans le cinéma naturaliste, du Ken Loach hardcore et trash qui laisse la boule à la gorge. Très dur mais on adore. On pense aussi à Orange mécanique ou Naked de Mike Leigh…
On prend son temps, car tout comme X cité plus haut, Pusher est une trilogie (Pusher 2, With Blood on My Hands
et Pusher 3, I’m the Angel of Death).

Dès lors on ne boude pas le plaisir de la découverte.
L’algorithme tournant en boucle désormais, c’est son point faible n’est-ce pas? Au détour d’une lecture ou d’une émission de radio, on découvre avec étonnement que Zadie Smith à co-écrit High Life, un film de science-fiction avec… Claire Denis et featuring l’incontournable Mia Goth.

Comment est-ce que j’en arrive à Infinity Pool de Brandon Cronenberg featuring l’incontournable Mia Goth? Sans doute parce que Videodrome et Crash de Cronenberg père sont passés par là…

Alors comme un balancier on en revient à Nicolas Winding Refn qui après Pusher à réalisé avec les mêmes acteurs Bleeder, sans pour autant être un suite de Pusher, il aborde des sujets adjacents comme la violence et les tensions issuent du désœuvrement, du rapport entre les communautés, les genres et leur environnement urbain.
Quand on apprend que le réalisateur s’est inspiré du brûlot Last Exit to Brooklyn d’Hubert Selby Junior, on a de quoi s’inquiéter…

Telle un plante grimpante, la movie-list s’est révélée très organique, fluide, dynamique et vivante. Elle se conclu, par Antiporno du réalisateur japonais Sion Sono acheté à sa sortie mais jamais visionné et par deux films s’inspirant du genre giallo: Un couteau dans la cœur avec Vanessa Paradis et un bijou de David Cronenberg Liz and Helen, 1969,, featuering Klaus Kinski.

Pur plaisir.

ARCHIVES: SIOUXSIE AND THE BANSHEES, 1995 PARIS

Retrouvées dans les archives, trois photos analogiques et bien granuleuses sur pellicule AGFA prises le 1er mars 1995 au Bataclan.

ARCHIVES: MODE SPORT ET CLIMAT

La mode responsable dans le supplément Styles du journal Le Monde daté du 11 mars 1999.

L’équipe de France de football à remporté la coupe du monde l’été dernier, le sport deviendrait cool, la mode est au coin du bois.
La mode emprunte alors au domaine du sport surtout du côté des matières techniques (matières déperlantes, Nylon, assemblage thermocollés, matières poids plume…), aux couleurs énergiques, aux zips…

En 1999, on ne se fait pas de soucis pour le climat. L’eau n’est pas un problème car « la mer est promesse d’infini » et le « ciel est atmosphériqument pur » écrit la rédactrice en chef (!)
Nulle référence aux sneakers car celles-ci n’ont pas encore envahi nos armoires.
Aujourd’hui, on parle de canicule marine et nous possédons tous au moins une paire de sneakers.

Matières déperlantes, Nylon, assemblage thermocollés, matières poids plume, spas, transparences, l’urbanwear à ses balbutiements.

VALADON, NEEL et…WOOLF

Suzanne Valadon, femme libre, muse et artiste est au Centre Pompidou Metz jusqu’au 11 septembre et à fait immédiatement fait résonner en moi quelques portraits d’Alice Neel.
Quant au tire de l’exposition Un monde à soi, il n’est pas sans me rappeler un des ouvrages majeurs du discours féministe Une chambre à soi de Virginia Woolf, autre femme libre.

Alice Neel, Margaret Evans pregnant, 1978
Suzanne Valadon, Nu assis au châle tapis, 1921
Suzanne Valadon, Catherine nue allongée, 1923
Alice Neel, pregnant woman, 1971

ON A VU: CARA MAGAZINE

Hadrin Dupin a créé dans la cadre de son diplôme de Master, un magazine nommé Cara, du latin “ visage ”, chaque édition annuelle portera sur une partie du visage et convoquera des professionnels à disserter sur la partie concernée, pour ce numéro 1 il s’agit d’avoir du nez.

L’ART DU QUESTIONNEMENT

Les Intelligences Artificielles Génératives imaginent des réponses très rapidement et on ne le répètera jamais assez, elles affectent et affecteront tous les domaines de notre quotidien.

L' »effet masse » et la mise à disposition quasi-instantanée peut faire vaciller la raison. Mais la question de la finalité demeure, enivré par cette pléthore de choix on risque de s’écarter de l’objectif, du point de départ et de s’engager sur les chemins de la sérendipité ou… de l’égarement et du bricolage.

Les réponses sont calibrées selon de nos besoins.
D’où la nécessité de veiller à notre exigence dans la formulation, les définitions et la conversation avec la machine. C’est à ce prix que la valeur ajoutée potentielle de ces outils pourra être décuplée.

ART ET ORDINATEUR

LES ENVAHISSEURS

Zia, ces êtres étranges venus de la galaxie AI. Leur destination: nos ordinateurs, leur but: s’hybrider avec notre ADN. Je les ai vues. 

Tout à commencé par une nuit sombre, derrière un écran de 27 pouces, isolé au fond d’une obscure bibliothèque analogique.

Cela à commencé par une recherche sur l’utilisation des intelligences artificielles par les artistes de renommée internationale, de la part d’un homme devenu trop las pour continuer sur Google.

Cela à commencé lors de la lecture d’un article concernant l’artiste Cindy Shermann sur The Art Newspaper.

Cela à commencé par son apparition, la princesse LIA , venue d’un autre système neuronal.

Maintenant, je sais que les Zia sont là, qu’ils n’ont pas pris forme humaine et qu’il faut convaincre un monde incrédule que la révolution à déjà commencée.

En introduction à ces recherches nocturnes (et des surprises obtenues) je souhaite partager le compte-rendu de ma rencontre avec Abraham Moles (1920-1992).

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