Luxe | Comité Colbert, une belle utopie

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Rêver 2014

C’est avec du vocabulaire, ensemble de mots, rassemblés dans un livre, que le Comité Colbert à décidé de célébrer ses 60 ans. Des mots choisis par ses 92 membres (78 maisons de luxe et 14 institutions), 6 auteurs de science-fiction, un linguiste et un compositeur, spécialiste lui, du vocabulaire musical.
Soit 100 écritures projetant le Luxe 60 ans en avant afin de “Rêver 2074”.

Une utopie pleine d’audace

C’est un excellent choix que celui d’inviter des auteurs de science-fiction, genre populaire et de niche, pour parler du luxe de demain. Voilà qui sort des sentiers battus et qui montre le dynamisme qui anime le Comité Colbert. Le genre policier et la S.F sont souvent les livres que l’on met tout en haut de nos bibliothèques ou qui sont relégués au « lieu d’aisance », alors qu’ils ont tout autant que la littérature classique leur Modiano ou leur Balzac.

Plus que créer des textes individuels les écrivains ont collaboré, réutilisant les références créées par chacun d’entre eux dans leur propres textes afin de créer une œuvre “commune” sous la forme de six nouvelles.

“Même s’il y a du doute, la France est un pays curieux au monde” (Olivier Paquet, auteur de “La Reine d’Ambre”)

Les mots pour le dire

Au travers d’un nouveau vocabulaire constitué de néologismes. Le linguiste Alain Rey à imaginé 14 mots-valises, nouveaux mots du luxe de 2074 parmi lesquels on découvre le mot “noventique”.

Depuis l’avènement du web, nous n’avons jamais autant écrit, que se soit sous la forme de billets ou de hashtags. Les mots sont au centre de cette célébration, ils retrouvent toute leur valeur.

SMS, statuts Facebook et autres tags, souvent critiqués pour leur vacuité, leur maladresse grammaticale ou leur vocabulaire appauvri, sont cependant autant de moyens d’écrire et de raconter des histoires. La contrainte des 140 caractères de Twitter à, par exemple, favorisé la création de nombreux concours de haïkus.

Ci-dessous, Elisabeth Ponsolle des Portes, Déléguée générale et Michel Bernardaud, Président du Comité Colbert

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Poésie, nouveau langage et nouveau vocabulaire vecteurs du luxe de demain

Tous les auteurs rassemblés par le Comité Colbert sont attachés à la sensorialité.

Pour l’auteure Anne Fakhouri, qui à écrit “ Un coin de son esprit”, les générations à venir seront initiateurs d’un nouveau vocabulaire. Nous continuerons à “écrire” des histoires « mais aussi » avec des images et des sons, ils seront le nouveau langage de demain.
Au cours de notre discussion, elle me décrit ainsi nos nouveaux comportements de lecture. “Sur un forum on ne lit plus de manière linéaire, on extrait les mots de la phrase. La grammaire perd de sa valeur et le vocabulaire atteint une dimension ludique, on pioche.”
Demain nous devrons utiliser ce nouveau vocabulaire pour exprimer des idées, “être de véritables acteurs du langage qui créent pour leur désir et non celui d’une idée dominante”.

Loin de l’ordinateur HAL 9000 qui veut se comporter comme un humain. C’est sous la forme d’un “langage poétique” qu’une intelligence artificielle va communiquer avec la propriétaire d’un grand vignoble qui a perdu le goût et l’odorat et lui transmettre ainsi les résultats de ses analyses.
L’auteur Olivier Paquet m’explique que dans sa nouvelle, “La Reine d’Ambre” il se crée un apprentissage, une relation proche de l’intime entre les machines et l’humain, il utilise alors le néologisme “intiplanétaire
Son approche vise à rassurer les Maisons sur la cohabitation possible entre les hommes et les machines et le partage qui s’en suivrait. Dans son récit, les poèmes de l’Intelligence Artificielle, “font passer l’émotion même si le vin n’est pas goûté et bien mieux que dans un rapport œnologique…” Des intelligences artificielles qui émettent des sentiments, on pense évidemment au roman de Philip K. Dick « les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ».

Editions de luxe

Le digital n’aura pas “raison” de l’écriture, comme on nous l’a répété pendant des années. Le choix du Comité Colbert d’éditer un livre « digital-only » aboli la tension existant entre print et digital et semble aller dans ce sens de cohabitation de bon aloi.

Le Luxe et l’écrit font donc bon ménage et les initiatives dans ce sens se multiplient. La Maison Hermès fait référence à la poésie dans plusieurs de ses campagnes de communication. La Maison Louis Vuitton édite des ouvrages dont ses fameux « City Guides » composés uniquement de textes depuis des années. En Italie la Maison Prada à créé depuis un an un concours d’écriture.

Au Château de Versailles, le rendez-vous que nous a donné le Comité Colbert n’avait rien d’ostentatoire, mais était chargé d’émotions. Comme le souligne Olivier Paquet “Tous les sens humain, le goût, l’odorat, le toucher, les sons peuvent être transmis via la littérature, voilà qui est plus riche que le cinéma ou le dessin”

Le Luxe de demain sera vecteur d’émotions. Il sera responsable, garant de sens et d’authenticité.

[toggler title= »En savoir plus sur le Comité Colbert » ]L’Histoire du Comité Colbert[/toggler]

[toggler title= »Pour télécharger l’ouvrage Rêver 2074″ ]Rever 2074[/toggler]

Lucy et Jorge Orta in Food, Water, Life

Les questions environnementales sortent petit à petit de leur ghetto, elles touchent chacun d’entre nous et toutes les industries. Lorsque des grands patrons comme François-Henri Pinault montent au créneau pour évoquer le sujet sur le plan personnel et industriel on ne peut qu’acquiescer.

L’artiste visuelle Lucy Orta et ses créations nous questionne sur le rapport que nous avons avec notre environnement. Ce fût le cas il y a quelques années avec les vêtements-refuge.

Il y a quelques mois, avec l’aide de son compagnon Jorge Orta avec qui elle travaille depuis plusieurs années, ils ont présenté à la Villette une série de leur dernières créations.

Comment gérons-nous la question alimentaire (production, consommation, convivialité…). Comment notre société gère-t-elle nos ressources en eau (raréfaction, inégalité d’accès, technique de pompage…?  Obligés à collaborer, comment vivrions-nous en milieu hostile (Antarctique)  sous des températures pouvant descendre jusqu’à -80°C? Autour des thèmes de la nourriture, l’eau et la vie, les artistes nous interpellent sur notre rapport avec l’environnement et la société.

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Des tables polyglottes pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes pour le partage du repas

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Tentes pour village en Antarctique, 2007 rappelant les vêtemetns-refuges étudiés à la fin des années 90

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Ci-dessous, migration, identité, refuge et asile sont les notions auxquel font référence la sculpture « Unité d’intervention fluviale Atlantique », 2005-2008

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A lire Food/Water/Life

 

Portugal Fashion Week | Susana Bettencourt

Dear readers,

born in the Azores islands, Susana Bettencourt is one of the emerging designer of Portugal. The collection she presented last week during Portugal Fashion is lying between tribal prints and glitch design, between nature and digital.

The abundance of the prints and perhaps a sort of redundancy is offset by the various shapes and silhouettes the young designer has created. An urban and easy to wear set of garments for girls with sporty details (zippers, tech-fabrics…), large sleeves and long slitted skirts.

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Education

« My professors at Central Saint Martins told us that everyone can be a designer, so we need to bring something new. They show me where my strength is, mine is handwork, so they push me in. »

Inspiration

« My new collection is a closing of a cycle of 4 collections.

Since two years  i’ve been working on the contrast between nature and digital. For this collection I focus on the texture of the leaf, the trees, the sea, the waves… If you look on a digital point of view all colours have changed, the sea is green, the green turns yellow… »

Craftmanship and digital fashion

« I made all the work by myself from the handwork to the prints using digital softwares.

I try to bring back to life the craftmanship as it connect more with nature. There is a mix of techniques, the knitwear handwork, the embroideries and some very old technique used by old ladies.

Craft can be digital, but we still have a lot of years to go before everyone can understand that digital can be a lot of crafting. Some of my garments or some digital jacquards takes months to develop. »

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Menswear is completely different

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Susana Bettencourt in the backstages

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Portugal Fashion Week | Generations

Sous une température estivale, la saison des fashion weeks se termine avec la fashion week portugaise (Lisbonne et Porto).

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« You can find inspiration everywhere » est le titre de l’ouvrage que M. Paul  Smith à écrit il y a quelques années. « You can find creativity everywhere », tel pourrait être le slogan de toute fashion week, chacune réservant son lot de surprises à qui désire les chercher.

En cette période globalisée et mondialisée, la mode se crée aussi bien à Istanbul, Porto, Londres, Séoul ou Rio. Reste à se donner les moyens de le faire savoir et d’être reconnu, apprécié, distribué et… vendu! C’est ce que s’emploie à faire Portugal Fashion depuis 19 ans.

La crise économique sévère qui à touché le pays en 2010 à compliqué les choses et ralenti bon nombre d’investissements. Depuis le second trimestre 2013, la reprise qui a lieu semble aller de pair avec la nouvelle identité graphique de Porto, la seconde ville du pays. Présentée il y a peu, elle est en rupture. Très graphique, tenant plus du logotype d’une marque à la mode que du blason héraldique, modernisant les azulejos, elle semble témoigner d’un désir d’internationalisation, un désir de conquête tenu par l’ensemble des jeunes créateurs lusitaniens rencontrés pendant cette fashion week.

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Le Portugal qui à acquis un certain savoir-faire dans le domaine de la confection (bon nombre de marques font fabriquer dans la province de Porto) se considère comme un jeune pays de mode. La France à des maisons de couture plus que centenaires (Lanvin fête ses 125 ans cette année, soit plus de 4 générations).

La première vague de créateurs portugais menés par Felipe Olivera Baptista, Fatima Lopes et Luis Buchinho a obtenu, après plusieurs années, une reconnaissance internationale. Jose Neves, le fondateur de Farfetch, le site marchand réunissant des boutiques de modes indépendantes est lui devenu une référence sur le web.

La deuxième génération emmenée par Daniela Barros, Hugo Costa, Susana Bettencourt ou encore João Melo Costa veut aller plus vite. A peine sortis d’école (Modatex, Central Saint Martins…) ces jeunes designers pensent à l’international, la reconnaissance locale n’est plus suffisante. Soutenus par Portugal Fashion au sein du salon Bloom (réservé aux jeunes créateurs) ils multiplient les salons (Londres, Berlin, Paris…) les rencontres avec les acheteurs, les journalistes, ouvrent leur boutiques en ligne, etc.

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Portugal Fashion qui se déroule entre Lisbonne et Porto (sur 4 lieux) offre une vision élargie de la création de mode portugaise (des défilés d’école à ceux de designers établis). Le challenge est double, hisser la manifestation au sommet en terme de logistique et de visibilité et accompagner ces designers sur le devant de la scène.

Il n’existe pas au Portugal les nombreuses initiatives privés que l’on trouve ici (concours, partenariats, défilés, festivals, etc.) permettant de générer expérience, visibilité et aide au financement d’une petite collection.

Luis Buchinho et Fatima Lopes diffusent leur aura de part et d’autre de la Méditerranée présentant leur collection autant à Paris qu’au Portugal. Pour la jeune garde, les conditions sont plus difficiles. Leur priorité est de pouvoir répondre en terme de production or très peu d’entre eux, comme souvent quand on en est à ce stade, ont les moyens d’avoir un petit atelier, ni de s’offrir les services d’un bureau de presse. Ils travaillent souvent seuls ou aidés par des parents et quelques amis. Une situation qui peut devenir un handicap lorsque, comme certains d’entre eux, ils doivent transformer l’expérience du podium en réalité commerciale.

Mais peut-on demander à un jeune designer de ne pas créer de collection parce qu’il n’a pas les moyens financiers et/ou techniques de la produire? Ou au contraire ne faut-il pas stimuler l’initiative privée et publique? Il s’agit alors d’une décision politique culturelle et industrielle, un marché pesant plusieurs millions d’euros.

Marian Bantjes

Chers lecteurs,

prenez le temps de (re)découvrir le travail de la graphiste canadienne Marian Bantjes, qui aime à dissimuler des messages au sein de ses créations calligraphiques. Depuis qu’elle a entrepris il y a quelques années de charger son travail de ses élans émotionnels, celui-ci à pris une nouvelle dimension et à reçu un accueil international dont elle fût la première surprise.
Mixant les techniques numériques et manuelles elle aime à utiliser des matériaux inhabituels pour des créations au caractère généreux, parfois très néo-baroque, parfois plus épuré mais rarement minimaliste.

Precious Moments | Christophe Côme

En forme de parallélépipède rectangle ou de cylindre, les meubles de Christophe Côme ont au premier abord, une certaine massivité.

Opaque, transparent ou strié, à plat ou sphérique, le verre qui comble le vide présent entre les structures en acier leur confère une certaine légèreté, une élégance, voire une immatérialité.

Brutaliste et fragile, jouant sur des pleins (la structure) et des déliés (le verre) les réalisations de Christophe Côme proposent une délicate harmonie aux lignes géométriques évoquant tantôt un art primitif, des influences Art-Déco ou des envies futuristes.

Ce soir là à la Ibu Gallery on vit des meubles d’une extrême délicatesse, visible dans la réalisation, le choix et le traitement des matériaux. On ne pouvait se limiter à parler de mobilier, mais aussi d’œuvre d’art.

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Precious moments | Otzar

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Chers lecteurs,

en mai dernier, c’est à la terrasse d’un célèbre café germanopratin que la dynamique Delphine Hervieu et l’élégant Philippe Airaud ont décidés de se lancer dans l’aventure des bijoux d’oreilles Otzar.

Elle, ex-écrivain de presse (Stiletto, Air France Madame) et après un passage dans les maisons Versace et Dolce & Gabbana à développé une expertise en gemmologie en obtenant deux diplômes français et américain.

Lui, designer, à débuté sa carrière à l’aube des années 90 auprès de Loulou de la Falaise chez Yves Saint Laurent, il créait les bijoux de défilés. Aujourd’hui il développe “0.88”, un concept de bijoux basé sur la résistance extrême du fil d’or. Il a la pratique du design de bijoux.

Otzar, un nom qui rayonne et qui signifie « trésor » en hébreu, c’est la célébration de la pierre unique. Nul diamant ici, mais un hymne à la pierre de couleur.

Passionnée, éloquente et volubile, Delphine nous explique que le design des bijoux est inspiré par les pierres qu’elle achète régulièrement. « Il y a une dimension ludique, nous cherchons les meilleures associations pour faire des séries et non des collections ». La série présenté ce jour-là dans un appartement de la rue de Varenne est composée de sept pièces et sera au fur et à mesure des ventes, mise-à-jour de sorte qu’il y aura toujours sept bijoux.

Chaque pièce est unique, faite main et ne peut être reproduite en série. « Nous aimons le caractère rare et la préciosité des pierres mais nous tenons aussi à garder une certaine éthique et à garder un œil sur la traçabilité » nous confesse Philippe.

L’ensemble de la série part prochainement à Los Angeles où elles sont attendues dans un atelier chargé de réadapter ces délicates parures aux clients qui les ont déjà pré-commandées (dans une gamme de prix allant de 17000 à 55000 euros). Chaque bijou sera alors finement disposé dans un gant de la Maison Fabre et livré avec son support.

« Otzar, c’est une histoire, un trésor humain qui tisse des liens ». Une belle aventure où se rencontrent un graphiste roumain, un photographe italien et un orfèvre qui devait partir  à la retraite, mais « qui a toujours des étoiles dans les yeux » nous dit Delphine. Otzar, des bijoux contemporains, dans l’air du temps, que l’on envisage de porter en jean et perfecto (de luxe) plutôt qu’en robe de soirée.

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Delphine Hervieu

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Une des pièces phares, tour d’oreilles avec studs de corail (issus d’un lot vieux de 15 ans!), chrysoprase, spessartite et tourmaline mandarine.

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Philippe Airaud

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Offline

Chers lecteurs, suite à une attaque de type spam et l’oubli de faire les mises-à-jour, Le Modalogue est offline.

La base de données est entièrement vérolée et morcelée, des dossiers sont irrécupérables. Le serveur est à réinitialiser entièrement car clôturé par mon hébergeur, pour cause de nuisances.

En attendant, les articles sont republiés petit à petit. Tel un Lego, la base de données est remontée brique par brique par la société Syd Conseil avec l’espoir d’être « fully operational » début octobre.

Hyères 2014 | A quick overview

Dear readers,
A quick overview before the finale

Agnese Narnicka

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+ White, chalk colours
+ A cosy, lazy man
+ Hats made with polyéthylène
+ Synthetic material « because is more cosy and less strict »
+ Handmade paintings

Anne Kluytenaar

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+ One day her father became a woman
+ She retains a real fascination with dress codes
+ The shape of women garments on men looks unflattering, so « i decided to reshape it »
+ Found in House of Chanel the definition of elegance (details, fabrics…)
+ As much as possible a Couture collection
+ Not for guys who want to be a woman. Men must keep their masculinity
+ Pants with a masculine cut in a feminine fabric
+ Models said that they were « very happy » to wear this clothes

Coralie Marabelle

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+ Inspired by traditional outfits from Iran
+ Organza hand painted on the edges
+ Modern elements from architecture and design
+ 3D effects with satin broderies (also hand painted)
+ Men outfits turns into feminine
+ Coralie wants to work in a couture house « to make crazy pieces »

Kenta Matsushige

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+ Influenced by Yohji Yamamoto and Tadao Ando
+ « The countryside of beauty »
+ Minimal structure mixed with Japan traditional clothes
+ Two colours grey and light green
+ The idea of the collection is to express the balance of the confrontation: nature/urban and modern/traditional
+ Original accessories

Liselore Frowijn

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+ Sportswer meets Luxury
+ « Luxury is the attention you paid to dress »
+ Influenced by Henri Matisse’s lasts works, when he was unable to paint
+ A multilayered silhouette
+ A voluminous silhouette to underline the strength of women

Marit Ilison marit-ilison-2marit-ilison-4marit-ilison-3

+ Used to play in a psychedelic band
+ Want to create « an experience » as we live in a very realistic world
+ Large coats like blankets
+ Want to create sensations linked to sleep and the warmth of the bed
+ Some inside of the coats are embroidered with Swarovski crystals

Pablo Henrad

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+ Influenced by the darkness of the ocean, the Abyss
+ Influenced by the official sailor uniform and Captain Nemo
+ Want to bring elegance, sophistication and sensuality in the menswear wardrobe
+ show legs because « i found this sexy and masculine »

Roshi Porkar

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+ Try to translate the shapes of Afghan feminine statuettes from 2000BC
+ The shapes are more extremes, the hips are exaggerated, etc.
+ Add more « dynamic » by adding a belt (also Japanese inspired)
+ Only dark-green colours
+ Furs, furs, furs

Yulia Yefimtchuk

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+ Influenced by Constructivism and the « Black square » painting of Kasimir Malevitch
+ 3 main colours: red, black and white
+ On the garments, the writings are positive messages of 1920’s posters (« Peace to everyone », etc.)
+ The belts to illustrate the protection of women
+ A sophisticated work on the back