La mode des contre-cultures

Taguer l’affiche réalisée par Jean-Paul Goude pour les Galeries Lafayette… C’est une très belle performance que nous a offert André (graffiti artist et directeur de création de l’Officiel Hommes) il y a quelques semaines. Pour cela il lui fallu descendre en rappel le long de la façade parisienne des Galeries Lafayette, avec la musique haut perché (à 8 m du sol! ) des Citizens. Sur le bitume le public est conquis.

Le graffiti, tout comme le tatouage, disciplines marginales issues de la rue, appartenant à la contre-culture font pair de plus en plus régulièrement avec l’univers tout aussi hermétique de la mode. Que penser alors? Que la mode est en voie de marginalisation ou que ces mouvements, jadis contestataires, sont en train de devenir mainstream?

La grande exposition sur le punk, autre subculture, « Punk: Chaos to couture » présentée au Metroploitan Museum cet été, l’augmentation des blogs parlant de tatouages nous apportent, peut-être, un début de réponse.

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Photos © Juliette Druelle

Ces sabots sont fait pour…


Vintage sabot des années 70…

Cette année ce sont des sabots, trouvés au fond d’une armoire, qui nous font remonter 40 ans en arrière. Ils n’ont rien d’exceptionnel; bruts, taillés dans un parallélépipède de bois, rustiques (portables 10 mn sous peine de cou de pied meurtri!). On l’imagine aisément porté par des hippies ou par une fermière suédoise (celle avec nattes et longue robe fleurie).

Les créateurs ont reinterprété et adapté ce futur incontournable des étés à venir aux conditions de vie citadine… C’est donc en plexiglas (chez Prada), à talons (chez Chanel et partout), agrémentés de clous, en denim, avec des poils de chèvre (chez Louis Vuitton !), imprimés (chez Miu-Miu) ou PVC chez La Redoute qu’ils ont envahi les rayonnages.

Ci-dessous, un sabot de la marque André « made in Sweden »!

On les twiste avec des chaussettes hautes et cela fait surtour moins mal!