Le luxe dans la presse

 

Il y a quinze jours, le magazine Stratégies nous gratifiait d’un supplément « Chic », le magazine, à travers différents articles étudiait sous divers aspects, la communication des marques de luxe. Les principaux domaines du luxe y sont abordés (hôtellerie, automobiles, parfums et mode bien sûr).


Il y a quelques sujets assez sensass, où l’on étudie par exemple l’adaptation de ces marques à l’univers de l’internet, ou encore un « Catalog story » de l’enseigne américaine Neiman Marcus (on y apprend que les cadeaux les plus fous sont proposés tous les ans dans ce catalogue et ce depuis 1959).

Ce mois-ci c’est CBNews qui s’y colle en nous proposant lui aussi un spécial luxe (avec une sublime couverture par Serge Lutens), mais il pousse l’analyse plus en avant, les sujets sont plus longs, plus variés, plus développés. Dès l’éditorial, la notion de luxe est associée à celle, tout aussi banalisée, de culte. On a droit à une introduction de Serge Lutens, très enflammée et poétique.
CB News pose la question suivante : Un objet de luxe est-il un objet culte et inversement ? Question essentielle à l’heure où beaucoup de marques s’emparent des codes du luxe. On parle donc beaucoup de légitimité mais aussi du mystère et de l’histoire qui fait que certaines marques sont cultes et d’autres pas.


Les articles de ce numéro traitent entre autres, du statut des maîtres d’art, des quelque 8,7 millions de millionnaires dans le monde, de la maison Pétrossian, beaucoup des designers, mais aussi des signes qui font les marques ou encore de la chaîne Luxe TV. J’y ai fait la « connaissance » d’Olivier Van Doorne, président de l’agence Select NY (responsable du succès du parfum de JLo et responsable de la communication de Swarovski), un hollandais rock’n roll a souhait, un look a la Mad Max… On y trouve un article sur la précieuse et talentueuse Victoire de Castellane, celle qui dit haïr l’uniformisation résume en quelques mots ce qu’est un objet de luxe, je cite : « si une chose devient tendance, elle perd de son culte »… et « pour que les fidèles lui vouent une adoration, elle doit être rare, donc précieuse »
Un numéro très très complet, un numéro « culte » de 129 pages à posséder d’urgence.

Goldfinger (bling-bling powered)…

Ci-dessus, Shirley Eaton, avant que Mister Goldfinger ne la réduise au silence… (Le silence est d’or n’est-ce-pas ?)

« L’homme qui n’aimait que l’or », Goldfinger, le méchant de la série James Bond, peut aller se rhabiller. Les fabricants de tout bord rivalisent aujourd’hui d’audace et d’ingéniosité pour être présent sur le marché du « luxe » ou bling-bling (selon interprétation…).

Ainsi cette semaine j’ai appris que le fabricant d’automobile de luxe français PGO à recouvert une de ses voitures de centaines de milliers de cristaux Swarovski. Le fabricant voulait faire de cette voiture un bijou et pour cela ils ont fait appel au designer Ora-Ito. Il est possible que cette voiture trouve acheteur au prochain salon automobile de Dubaï. où elle sera présenté prochainement.

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Source

Sanrio, entreprise japonaise créatrice d’Hello Kitty a quand a elle annoncé la mise en vente d’un modèle unique en platine, incrusté de diamants, saphirs roses, améthyste et topaze pour une valeur de 192 000 $.

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Vertu, la marque luxe de Nokia, s’est associé au bijoutier Boucheron pour créer un téléphone réservé à une poignée de terriens, le modèle « Cobra » coûte en effet la bagatelle de 350 000 $. Par delà l’exercice de haute joaillerie, le prix comprend égalemment une série de services très haut de gamme.

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En prenant l’exemple du catalogue de la chaîne de magasin de luxe américaine, Neiman Marcus, qui depuis près de 50 ans propose à la période des fêtes des cadeaux extravagants (en 1960 on trouvait des jonques chinoises à 11 500 dollars pièce, un couple de robots et ainsi au fil des ans, un assortiment de diamants à 197 850 dollars, un bébé éléphant, un sous-marin, un vol privé dans l’espace etc.) on peut se demander s’il n’en a pas toujours été ainsi dans le domaine de l’extravagance ; la surmédiatisation et l’accès à l’information dans nos sociétés, ne faisant qu’amplifier le phénomène.