Axelle Red, fashion victim

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Comme elle nous le confiera lors de l’interview qu’elle a accordé à la Maison des Flandres de l’ambassade de Belgique la semaine dernière, on peut faire de la musique pop et se passionner pour une mode d’avant-garde, plus intellectuelle.

« Dis-moi ce que tu portes, je te dirais qui tu es »

Axelle Red, fashion victim, aime ce décalage et les questionnements qu’ils suscitent, remettant en cause l’image que l’on peut se faire d’un individu. La complexité de l’âme révélé par le prisme de la mode…

Originaire de Hasselt, Axelle Red choisi avec le plus grand soin des tenues allant en harmonie avec son art. Depuis ses 17 ans elle aime mixer les créateurs inconnus alors, Véronique Leroy avec Martin Margiela ou porter des créateurs belges discrets mais qu’elle affectionne particulièrement comme Olivia Hainaut(1).

Hasselt, situé à l’est de la Belgique inspire moins que Paris en ce qui concerne la mode. Cependant, Raf Simons, Dirk Bikkembergs ou Martin Margiela, pour ne citer que les plus connus, sont originaires de ce chef-lieu de la région du Limbourg.

Des centaines de pièces, issues de la garde-robe personnelle de la chanteuse belge, seront exposées à partir du 26 janvier jusqu’au 3 juin 2013 au Musée de la Mode de Hasselt.

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Stenson réalisé exclusivement pour Axelle Red par Elvis Pompillo

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Axelle Red en Véronqiue Leroy

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Elvis Pompillo

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Les « officiels »

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Véronique Leroy et Axelle Red

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(1) Ma rencontre avec d’Olivia Hainaut.

Paris Fashion Week | Véronique Leroy

Pour peu que l’on suive son parcours on reconnaît immédiatement les silhouettes de Véronique Leroy. Ses tenues sont chargées de souvenirs mais revisitées par le talent de la créatrice. Elle sait comment actualiser ces périodes passées, nous rendre nostalgiques tout en étant bien ancrés dans notre époque, saisissant l’air du temps.


Ce modèle en « maille grosse corde » est un de mes favoris.


Pour l’été prochain Véronique Leroy à travaillé sur des volumes plutôt amples, jupes, robes et vestes s’évasent, des emmanchures très « sporty » basses et décollées du corps, des jupes « tube » à la taille non appuyée donnant l’impression de s’échapper à chaque pas. Des couleurs ficelle, très « nature », des couleurs sorbet (lilas, citron, vert amande). De grands plis plats pour donner du volume et de l’aisance. Une collection aux lignes claires et modernes.

Revue d’emmanchure, envie d’aisance et esthétique… délicate.

Très eighties le ventre à l’air, brassière et crop top.

Un imprimé « zèbre » oversize et très graphique.

Ci-dessous contraste d’un pull fitted sur une ample robe blouse.

L’iconique chemise blanche revisitée par Véronique Leroy, une des pièces emblématiques du show. Aux proportions surdimensionnées (poches, encolure, revers, emmanchure) reste féminine.

Moins connotée « bourgeoise bon chic-bon genre » que Céline ou Chloé et positionnée sur un créneau moins luxueux, Véronique Leroy les retrouve cependant dans ce courant « mélancolique ». Elle se permet des audaces stylistiques qui donnent du dynamisme et fraIcheur à cet élan nostalgique, créant de très belle silhouettes.

Définitivement un de mes designers préférés.

MUS by Véronique Leroy

Paris Fashion Week- MUS was created in 2009 by Myriam Ullens de Schooten and designed this season by Veronique Leroy. Collection MUS (the initials of the designer) was the good surprise of another exhausting day of fashion week.

Sitting quietly behind the windows of the Palais de Tokyo, the girls dressed in knittedcotton w/silk came and posed with spare elegance.

Fin du XXe siècle, alors en stage chez Véronique Leroy je me souviens de ses deux caniches royaux et des délicieuses soupes qu’elle nous préparait dans son petit atelier du XXe arrondissement de Paris…

Créée par Myriam Ullens de Schooten et dessinée cette saison par Véronique Leroy, la collection MUS (les initiales de la créatrice) était la cerise sur le gâteau d’une journée de fashion week éreintante.

Sises sagement derrière des vitrines du Palais de Tokyo, les filles vêtues de maille de coton/soie allaient et posaient avec une élégance détachée.


Dans une robe en agneau plongé, les mains délicatement posées sur les genoux on y verrait presque une réinterprétation des toiles de maîtres flamands du XVe siècle. Tout un art…

Intimate luxury and neo-preppy style (not far from Celine or Chloe). Some would say it’s boring and not daring and some would say it’s the simple pleasure caused by clothes that make you a lady-chic, or a casual chic (all in beige) and want to curl-up in what considered the best in knitted garments.

Un luxe feutré, sans fard, ni artifices, naviguant sur la vague néo-BCBG qu’affectionnent Chloé ou Céline. Boring et sans audace diront certains ou plaisir simple provoqué par des vêtements qui donnent envie…

.. d’être dame-chic, un peu hôtesse de l’air sixties (ne manque plus que le calot)

… de se la jouer décontracté-chic-cool en salopette et total beige (des pieds à la tête)

… de se lover entre copines

… et d’être fières en ponchos en grosse maille.