Cher Monsieur Jean Yves

J’ai reçu ce matin deux adorables petits bijoux de tissus from la Place Vendôme ! Deux petits nœuds papillons façonnés avec des tissus Couture, à croquer, de vraies friandises à consommer sans modération.

« Le seul risque est d’être élégant, smart »

comme le dit Monsieur Jean Yves. En journée ou la nuit, en jean ou en tuxedo, au masculin ou au féminin, bref en toute occasion… D’ailleurs il n’est pas rare de voir Tania (Putafranges, Big Daddy’s Dead), Ariel Wizman ou encore Yvan Rodic (aka FaceHunter) arborer le nœud papillon.

Je suis fan du travail de Monsieur Jean Yves depuis notre premier entretien téléphonique (10 mn d’entretien au sujet de la brimborion de 1923 de la Maison Lanvin…).

Si vous êtes parisiens pendant la semaine de la Couture n’hésitez pas à découvrir les bijoux couture de Monsieur Jean-Yves qui seront présentés respectivement à La Fidélité et l’Hôtel de Crillon.

 

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Illustration Laurent Fétis

Le reste de collection est visible ici

Ces lunettes…

Hyères, mai 2010, une sympathique before sur la terrasse de notre hôtel. Lady Gaga et vin rosé mais aussi l’occasion de retrouver les copines du Sud (Isabelle Oziol de Pignol et Brigitte). Puis j’ai vu ces lunettes sur le nez d’Isabelle, qui nous explique:

« En fait, j’ai toujours aimé les lunettes en écaille et particulièrement celles assez épaisses que je voyais sur le nez d’Aristote Onassis, Saint Laurent etc… Renseignements pris, j’ai vite compris que si elles étaient aussi belles c’est parce qu’elles étaient faites à la main et par des lunetiers prestigieux comme la maison Bonnet à Paris.

Cette monture à été faite, à la main, dans le Jura, par un artisan lunetier. Pas de marque, pas de « made in France » écrit sur les branches, en revanche, elles sont en acétate. Il y a deux méthodes pour faire des lunettes en acétate: par moulage (la plupart de la production actuelle) ou travaillées « à l’ancienne » dans la masse (une plaque d’acétate) comme on travaille l’écaille. Ce qui fait que ces lunettes ont de allure sans atteindre les prix vertigineux de l’écaille… »

Un coup de fil à l’opticien en question afin d’obtenir le nom de cet artisan.  Malheureusement, ce vieil homme (M. Fontanez) à cessé son activité et n’a pas pu la transmettre à un apprenti. Son activité à été racheté par Opal et ces modèles ne seront pas reconduits, un savoir-faire qui s’évanouit…

Lady Dior | Lady blue, la dame de Shangaï

Postulat de départ le sac Lady Dior est un produit de luxe (à vérifier).

Tout comme d’autres maisons de luxe l’ont fait en ce début d’année la maison Dior a mis le cap sur Shanghaï, nouvelle capitale du luxe. Marion Cotillard, l’interprète principale de ce troisième opus de la saga Lady Dior est cette fois-ci dirigée par l’immense David Lynch.

Pour Lady Noire, beaucoup d’internautes s’étaient plaint du fait que la fin de l’histoire laissait le spectateur dans l’expectative, qu’en sera-t-il d’un web-movie de plus de 15 mn réalisé par l’hermétique David Lynch ?

Invoquer le réalisateur de Inland Empire (!) pour faire la promotion du Lady Dior relève-t-il d’un pari artistique et de communication fou et/ou d’un désir évident de distanciation?

Lynch x Lady Dior: alibi artistique?

Non quand on sait que luxe, art et culture ont toujours fait bon ménage, ils sont tous des émetteurs de goût. David Lynch est un réalisateur unique en son genre, le Lady Dior est donc, par conséquent (?), un produit unique en son genre.

Oui si l’on considère que le Lady Dior n’a pas une aura à la hauteur de l’univers lynchien. Le Lady Dior n’à pas l’image fantasmée d’un sac Kelly (cf postulat de départ).

Lynch x Lady Dior: désir de distanciation?

Oui car pour apprécier l’univers de David Lynch il faut un apprentissage, un rite de passage que l’on retrouve souvent dans ses films. Souvent symbolisé par un objet (cf. la boîte bleue dans Mulholland Drive, l’oreille coupée dans Blue Velvet) ce rite est ici signifié par le sac Lady Dior. Le sac permet le passage entre deux mondes (réel et fantasmé) mais aussi pour le consommateur vecteur d’ascension culturelle, sociale, etc.

Oui car « Il faut donc un bagage culturel pour apprécier le luxe » (1) et qui mieux qu’un réalisateur comme David Lynch peut réaliser cela?

Non, car presque toutes les images, les couleurs saturées sont appréciables par tout un chacun. Marion Cotillard est une actrice proche du public et rend accessible cet univers. Les effets de la caméra Hi-Speed, me rappellent la mythique scène de poursuite de Chunking Express de Wong Kar Wai et sont appréciables pour leur rendu esthétique.

Lynch vs Dior ou Lynch x Dior?

Une marque de luxe de n’a pas nécessairement besoin d’une star du show business pour promouvoir son univers. David Lynch risque-t-il d’occulter l’aura de Dior ? Que retiendra-t-on de tout çà ? On attend avec impatience le quatrième et dernier opus de cette saga.

Le projet est ambitieux et s’exposera forcément à la critique, on est pas dans une simple « pub », on ne vend pas un produit mais on décrit un univers de marque (une démarche inhérente à toute marque de luxe), une attitude prise de risque, de dénicheur et de leader, en effet le luxe ne suit pas la tendance, il la précède.

(1) Luxe oblige, Vincent Bastien et Jean-Noël Kapferer

Au Paradis dans mon cocoon

Canari capturé par Jean-Paul Goude en 1992 pour le parfum Coco. Karl Lagerfeld fera porter à Vanessa Paradis les sacs de la Ligne Cambon et New Mademoiselle à l’aube des années 2000. Cette histoire a joliment repris son cours cet hiver avec Rouge Coco et continue ce printemps avec la nouvelle ligne de sacs Coco Cocoon, sacs avec lesquels on a toujours envie de se lover…

L’entrée de l’appartement de Mademoiselle Chanel en était truffé la semaine dernière…


Des pochettes, des shopping bags, noirs, gold, chocolat…


… en nylon, en alligator ou en orylag, il y a un doudou pour chacun d’entre vous.

Tantôt canari, tantôt poussant la chanson Vanessa Paradis est toujours aussi charmante. Jugez-en vous-même dans le making-of de la campagne de communication ci-dessous.

Ces sabots sont fait pour…


Vintage sabot des années 70…

Cette année ce sont des sabots, trouvés au fond d’une armoire, qui nous font remonter 40 ans en arrière. Ils n’ont rien d’exceptionnel; bruts, taillés dans un parallélépipède de bois, rustiques (portables 10 mn sous peine de cou de pied meurtri!). On l’imagine aisément porté par des hippies ou par une fermière suédoise (celle avec nattes et longue robe fleurie).

Les créateurs ont reinterprété et adapté ce futur incontournable des étés à venir aux conditions de vie citadine… C’est donc en plexiglas (chez Prada), à talons (chez Chanel et partout), agrémentés de clous, en denim, avec des poils de chèvre (chez Louis Vuitton !), imprimés (chez Miu-Miu) ou PVC chez La Redoute qu’ils ont envahi les rayonnages.

Ci-dessous, un sabot de la marque André « made in Sweden »!

On les twiste avec des chaussettes hautes et cela fait surtour moins mal!

 

Les noeuds couture de Monsieur Jean-Yves

Après les fleurs couture, Monsieur Jean-Yves nous a concocté pour la saison nouvelle une merveilleuse collection de nœud papillons couture.
Utilisé généralement pour les réceptions et beaucoup porté par les clowns, comment lui faire quitter une image d’accessoire « gadget » qu’on lui confère ? Comment éviter de paraître apprêté pour un mariage ou d’être déguisé en Groucho Marx ?

Pour Monsieur Jean-Yves c’est tout simple il faut le rendre « ordinaire », un peu dit-il « comme un gâteau fait avec les ingrédients les plus simples et qui se révèle extraordinairement bon, alors qu’un truc recherché peut-être une grosse foirade… »

Faire du nœud papillon un basique de notre garde-robe, un accessoire fondamental réalisé à la main dans le respect des techniques traditionnelles et l’exigence de son créateur. À porter tous les jours de la semaine dit-il en me proposant de faire une sélection parmi une collection riche de 130 modèles toutes couleurs confondues!

Du jersey de coton d’entrée de gamme au très doux gazar de soie italien, en passant par le satin, le choix est difficile. Délicatement disposés dans de grandes boîtes noires, les nœuds rendent gourmand tels des petits biscuits anglais.

Le modèle en gazar de soie de la gamme Daylight (ci-dessous) ira très bien en journée, je l’ai pris en couleur claire, il ira avec tout. Les plus audacieux pourront opter pour des couleurs plus vives également disponibles. C’est mon modèle coup de cœur, il est facile à porter.

Le modèle Oversize (pas en photo), appelé ainsi car c’est le plus gros, se porte un peu comme une écharpe. En satin de soie, ce modèle est un avatar du visage dit son créateur, on peut en façonner ses deux ouvertures latérales, dites « bouches », de manière à faire varier son expression ou ses reflets. Un modèle plein de caractère.

Et puis il y a les modèles en tweed, python, crocodile ou en agneau plongé, déjà  noués ou a nouer soi-même, suffisamment pour ajouter ce petit supplément d’âme aux tenues masculines et féminines « élégantes » et « crazy » cher à Monsieur Jean-Yves.

Monsieur Jean-Yves par Laurent Fétis (tous droits réservés)

Ce samedi la Maison Monsieur Jean Yves ouvre ses boites de prototypes de noeuds papillon et de fleurs couture en séries limitées. Tous les renseignements ici

Qui qu’a vu Rouge Coco ?

 

R comme Rouge à lèvres, O comme Oser, U comme, G comme Gabrielle… Chanel, E comme Élegance à la française
C comme 31, rue Cambon, O comme, C comme Camélia, O comme Oh là là !

R comme… Rouge, O comme… Oser, U comme Unique, G comme… Gabrielle, E comme… Élegance à la française, C comme… 31, rue Cambon, O comme… Or, C comme… Camélia, O comme… Oh là là !

Un abécédaire autour des lettres de Rouge Coco, pour célébrer la sortie de la nouvelle gamme de rouge à lèvres de la maison Chanel. Neuf mots ayant tous un rapport avec l’histoire de Mademoiselle.

« Essayer de séduire les femmes qui ont perdu le touch du rouge à lèvres », voilà l’objectif que c’est fixé Peter Philips (directeur international de la création du maquillage) avec cette nouvelle gamme. Il dédie sa collection à toutes celles qui ont peur du rouge à lèvres, qui ne sont habituées qu’au gloss ou au nude mais « qui restent intriguées par cet objet ».

Pour celles, je le cite, « qui pensent que le rouge à lèvres ce n’est que pour les vieilles dames… »

Référence à l’histoire de la marque et projection

Pour toutes ces femmes et jeunes filles, Peter Philips essaie d’apporter une réponse avec une approche très accessible, très simple d’application, mais avec une qualité très Chanel, traditionnelle, voire vintage.

Cette tradition se retrouve par exemple dans le design timeless, standard et dans les lignes pures de l’étui crée par Mademoiselle. La modernité s’exprimant dans le choix du matériau, on à ainsi évolué de la bakélite de 1954, au métal plus froid, plus lourd, mais aussi plus luxueux.

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Retrouver le geste

Peter Philips insiste sur le fait que la (re)découverte peut se faire par une autre teinte que le rouge vif, d’où une collection rassemblant 37 teintes au total. L’essentiel étant pour lui de retrouver « le geste ».

Quoi de plus beau en effet, que le geste d’application du rouge à lèvres ? Redécouvrir ce geste est déjà  un grand pas en avant, vers plus de féminité peut-être ?

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La symbolique du lipstick rouge carmin est encore très forte dans notre culture. Il véhicule les idées de féminité, de force, de pouvoir et de séduction, très Carmen tout çà.

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Ci-dessus les 20 teintes du cœur de gamme, qui seront complétées par 17 teintes « locales »

Pour sublimer le tout la maison Chanel à choisi comme égérie notre Vanessa Paradis, dont je suis un grand fan. De « Joe le Taxi » à sa collaboration avec Serge Gainsbourg, du film publicitaire Coco de 1992 au spot visible dans quelques semaines réalisé par Jean-Baptiste Mondino, Vanessa Paradis s’impose comme la personne idéale, moderne et accessible.

En exclusivité, le making of…

« Qui qu’à vu Rouge Coco », le titre du billet, fait référence au morceau « Qui qu’à vu Rouge Coco dans l’Trocadéro » que Gabrielle Chanel chantait à ses débuts dans les caf’conc.

Hail Hail Rock’n’Roll !

J’aime les magnifiques chaussures Prada cloutées de la collection automne-hiver 2009 of course !

En front row chez Issey Miyake

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Dans les backstages du défilé Dior Homme, Aaron de May les a aussi !

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Untitled, Ligne 3, invitation au parfum

« Untitled » c’est le dernier morceau de l’album Desintegration de The Cure, un son ouaté et brut à la fois.

« Untitled », « sans nom », car sans voix… d’admiration pour le travail de la Maison Martin Margiela.

« Untitled », une page blanche, à détourner. Le détournement un des principes majeurs de la Maison Martin Margiela

« Untitled », un nom simple et compliqué à la fois; en art appliqué on dit souvent que le plus difficile à atteindre est la simplicité. Dans les arts graphiques par exemple, on apprend à « travailler les blancs » (c’est-à-dire équilibrer le rapport entre le texte et l’espace vierge de la page), en design de mode on essaie d’atteindre cet adage: « le luxe c’est la simplicité ».

« Untitled », car c’est un work in progress, un travail en cours, plus artisanal qu’artiste.

« Untitled », un nom qui sied à merveille au premier parfum de MMM, créateur qui manie avec tant de brio le mystère depuis plus de 20 ans.

Rigueur du nom d’abord, puis la ligne stricte du flacon inspiré des fioles d’apothicaire d’autrefois, dessinée par Fabien Baron, ou encore par la typographie « courrier », brute, des anciennes machines à écrire Olivetti. Mais aussi la rigueur du lieu, ancienne école de dessin industriel, où Maison Martin Margiela à installé ses ateliers, radicalité du blanc omniprésent, uniformité de la blouse des employés. Tout ceci pousse à la discrétion, voire au recueillement.

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Une fragrance singulière

On s’attend à quoi lorsque l’on est convié à découvrir la nouvelle création olfactive de la Maison Martin Margiela? A un parfum neutre? Conceptuel? On découvre un parfum qui, au contraire, « éclate » au début avec une véritable « tête lumineuse », qui exulte en note de tête, en fragrance vertes (galbanum, vert de buis). Puis, vient une note de cœur en fragrance jasminée et fleur d’oranger (qui apporte de la rondeur). Pour finir une note de fond très surprenante, musquée, voire sensuelle et obsédante (cèdre, encens résinoïde).

Untitled, est une fragrance singulière car elle exhale des vapeurs auxquelles on ne s’attendait pas de la part de cette maison. Une fragrance addictive aussi, dont le sillage, j’en suis sûr, ne laissera pas indifférent. Une fragrance réalisée pendant deux ans avec les équipes de la division Produits de Luxe de l’Oréal.Une fragrance pour une femme Margiela, mais qui siéra aussi aux hommes.

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Tout y est, le parfum se défini comme un produit de laboratoire, sans référence…

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… et la campagne de communication sera sans égérie.

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A découvrir en exclusivité dès le 25 janvier chez Colette, puis dans les boutiques Margiela, au Printemps et chez Sephora à partir d’avril.