Cathy Pill

C’est au travers des pages de magazine que j’ai découvert la créatrice belge (La Cambre) Cathy Pill. Je suis d’abord tombé en arrêt sur ses colliers-broderies ton sur ton, qui font un effet matière que j’apprécie beaucoup.

Puis au cours de mes investigations j’ai découvert qu’elle avait une admiration pour l' »ex-toujours rebelle » Vivienne Westwood et A.F Vandevorst, que sa communication graphique pour l’Andam 2005 avait été réalisé par la fantastique agence parisienne Surface to Air, bref tout pour me plaire.

Sa dernière collection offre une large place aux imprimés, des papillons surdimensionnés et des arabesques d’inspiration vaguement Art Nouveau auquel elle a, dit-elle, appliqué numériquement, un effet « coup de vent », redynamisant les imprimés qui suivent ainsi les courbes du corps.

Les mannequins défilent souvent en binôme liés l’un à l’autre par une longue tresse fixée à leurs cheveux amplifiant la dimension « organique » du défilé.

Elle a avec seulement deux collections, déjà  remporté de nombreux prix (Modo Bruxellae, Andam et celui de la fondation Pierre Bergé), elle est vendu du Japon au Koweit et Suzy Menkès l’encense…
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Cathy Pill, par Grégory Derkenne


Automne-hiver 2006-2007, collection « Balad », (c) Nico

Printemps-Été 2006, collection « Blink », (c) Nico


Printemps-Été 2006, collection « Blink », (c) Nico

A voir vite

Exposition Balenciaga

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Balenciaga, par Irvin Penn, 1950

Le Musée de la Mode et du Textile présentera une exposition consacrée à Cristobal Balenciaga du 8 juillet au 27 janvier 2007. L’exposition sous la direction de l’actuel directeur artistique, Nicolas Ghesquière, retracera l’ensemble du travail du maître espagnol décédé en 1972.

Le site du Musée
Le site de Balenciaga

Pierre Cardin fête ses 60 ans

 

Pierre Cardin 84 ans fête les 60 ans de sa marque, il est un des cinq français les plus connus au monde. Il fait ses classes chez Paquin et Dior (1946), son style et son audace font rapidement de lui un des jeunes premiers de la mode, il ouvre sa maison en 1950. Du style Cardin on retiendra surtout l’apport des matières synthétiques, son style futuriste, les formes géométriques (Cardin est un admirateur du cercle), les couleurs contrastées et le style unisexe. L’homme Cardin est plus vaste, car outre le stylisme, il s’intéresse à toutes les formes de design, il est aussi un véritable homme d’affaires et mécène. La marque Cardin va en effet rapidement quitter l’hexagone pour se tourner vers d’autres pays et notamment l’Asie (Japon, Chine et Russie), il va développer un véritable empire (estimé à 6 milliards d’euros) et apposer sa marque sur plus de 800 produits allant du simple stylo, en passant par la cravate, les casseroles, au restaurant Maxim’s (en 1981).
Que reste-t-il de son influence aujourd’hui sur la mode, le futur qu’il décrivait dans les années 60 c’est aujourd’hui et peut-être déjà  demain, il faudra se rendre à la rétrospective prévue à la rentrée 2008 au Musée Galliera pour s’en rendre compte.

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Christian Joy ou la mode DIY (Do It Yourself)

JE SUIS ALLÉ VOIR LES YEAH YEAH YEAHS EN CONCERT, GROUPE PHARE DE LA TENDANCE ELECTRO-PUNK-CLASH QUI SÉVIT CES DERNIÈRES ANNÉES. JE SUIS TOMBÉ SOUS LE CHARME DES TENUES DE KAREN O.

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CHRISTIAN JOY, AMÉRICAINE EST LA CRÉATRICE AUTO-DIDACTE DE CES PANOPLIES ABRACADABRANTES ET IMPROBABLES, VOIRE UN PEU CHAMANIQUES.
A EUX DEUX, ILS ONT RECRÉÉ ET SURTOUT RÉ-ACTUALISÉ CE CÔTÉ DIY (DO IT YOURSELF), PROPRE AUX GROUPES PUNK DE LA FIN DES ANNÉES 70 ET INSUFFLERONT PEUT-ÊTRE UN PEU D’ÉNERGIE BRUTE AU MONDE DE LA MUSIQUE ET PAR EXTENSION DE LA MODE, QUI EN ONT BIEN BESOIN. A SUIVRE DONC…

Le site de Christian Joy
Le site des Yeah Yeah Yeahs

Kris Van Assche, l’homme fleur

 

Garde-robe masculine résolument actuelle, poétique et accessible, la collection automne/hiver 2006/07 contient des costumes trois-pièces avec de sublimes pantalons affinant la silhouette, des cravates portées ton sur ton, un borsalino avec de nouvelles proportions, très allongé, très graphique, un peu expressioniste. Coup de coeur aussi pour ses caleçons noir et gris, très chic, portables à mon sens, au bureau, comme le week-end. Un élégance nonchalente, beaucoup moins « on the edge » que l’homme Dior d’Heidi Slimane, mais tout aussi intéressante.

Kris Van Assche est issu de l’Académie Royale des beaux-Arts d’Anvers, et fait partie de la nouvelle génération de créateurs belges dans la lignée de Raf Simons…

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Le robot-mannequin d’Hanae Mori

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Ci-dessus le robot Palette

La styliste japonaise Hanae Mori a fait appel à un robot pour présenter une réplique d’une de ses créations les plus célèbres, à l’occasion d’une exposition consacrée à ses 50 ans de carrière dans la mode.

Surnommé « Palette », le robot bouge lentement ses bras, son corps et sa tête pour faire découvrir la fameuse robe rose « Chrysanthème » inspirée du kimono que la créatrice avait présentée pour la première fois à New York en 1966.

Ce robot-mannequin est montré dans le cadre de l’exposition Hanae Mori qui s’est ouverte mercredi à Tokyo.
« L’idée de faire appel à un robot au nom de la beauté est innovant, puisque les robots servent généralement dans des usines ou à la guerre », a plaidé le concepteur de « Palette », Tatsuya Matsui.

Mais en dépit de cette innovation, Hanae Mori, âgée de 80 ans, reste une ardente avocate de la création manuelle.
« J’aimerais transmettre l’importance de la création artisanale à la jeune génération, car il me semble que les capacités de l’être humain sont en train de disparaître dans cette ère de l’informatique », a déclaré Mme Mori à l’AFP.
« J’aimerais que le public redécouvre mes créations et l’importance de l’artisanat. Lorsque les êtres humains travaillent de leurs mains, leurs capacités créatrices s’amplifient », a-t-elle plaidé, en évoquant ses débuts à la machine à coudre dans des ateliers de couture parisiens.

Programmée jusqu’au 11 avril, l’exposition hébergée au nouveau théâtre national de Tokyo, propose plus de 80 créations d’Hanae Mori, notamment des costumes créés à l’occasion de spectacles à l’Opéra de Paris et lors du festival de Salzbourg (Autriche).
En 1977, Mori a été la première Japonaise admise à la Chambre syndicale de la Couture parisienne.

La dépêche AFP

Le robot-mannequin « Palette », imaginé par la société de robotique et d’architecture d’intérieure tokyoïte Flower Robotics, est exposé à Paris jusqu’au 27 octobre à la Maison de l’Amérique latine dans le cadre d’une rétrospective consacrée à la célèbre styliste japonaise Hanae Mori.

Spécialement conçu pour mettre en valeur les vêtements, ce robot bouge lentement ses bras, son corps et sa tête.

« C’est un grand honneur de présenter Palette à Paris, haut-lieu de la beauté », s’est réjoui dans un communiqué le concepteur du robot, Tatsuya Matsui (37 ans), semi-ingénieur, semi-artiste, diplômé de l’Ecole nationale supérieure de la création industrielle française.

« Je suis impatient de faire découvrir Palette, qui symbolise une nouvelle forme de la culture japonaise, à un maximum de visiteurs », a-t-il poursuivi.

Flower Robotics conçoit et commercialise des robots destinés à accompagner des créations artistiques, en collaboration avec la société de solutions informatiques Silicon Graphics (SGI) Japon.

Son autre robot Posy, surnommé « l’enfant aux fleurs », participe aussi à de nombreux événements culturels (défilés, concerts, expositions, films, etc.)

Conçue sur le thème « Rencontre entre l’Orient et l’Occident », la rétrospective des collections Haute Couture Hanae Mori avait pour sa part déjà été présentée en mars au Théâtre National de Tokyo.

Retraçant les 27 années de carrière de cette octogénaire, ardente avocate de la création manuelle, la rétrospective présentée à Paris se veut aussi un hommage à la capitale française et à la Chambre syndicale de la couture parisienne, où Mme Mori fut la première créatrice étrangère à être admise.

Hanae Mori a fondé sa « Maison de Haute Couture » sur la prestigieuse avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris, en 1977.

 

Londres | à  ville cosmopolite, mode cosmopolite…

 

LONDRES (AFP) – Inde, Japon, Brésil, Singapour, Serbie… la semaine de la mode de Londres est pour son édition automne-hiver résolument cosmopolite, à l’image de la capitale britannique.
Ni Paris, ni Milan, ni même New York n’accueillent sur leur « catwalk » autant de créateurs étrangers que Londres.

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En venant à Londres, ces créateurs espèrent se faire un nom dans l’industrie multimillionaire de la mode, et comptent sur l’ouverture d’esprit de cette ville où voisinent des dizaines de minorités parmi ses huit millions d’habitants.
Ils amènent avec eux un extrait de leur pays natal, enrichissent leur collection avec des tissus et des coloris rarement utilisés en Europe, pour nous offrir quelques saveurs de leur culture d’origine.

Le jeune créateur indien Manish Arora nous a ainsi projetés au beau milieu du Rajasthan, avec une collection osant les couleurs vives et brillantes de cette région du nord-est de l’Inde.

Les rose, vert, orange, bleu étaient partout, dynamisant des robes ou jupes à volants.

Avec la Brésilienne Issa, la « Fashion week » s’est retrouvée sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, en plein carnaval, entourée de robes à paillettes, de mini-strings, de seins nus et de corps peints en rouge, vert et jaune.

Le jeune Singapourien Ashley Isham a aussi fait sensation, en faisant défiler ses mannequins échevelés sous une pluie de pétales rouges ou dorés, dans de longues robes souples aux couleurs qui claquent (rouge vif, bleu turquoise…).

Quant à la collection de la Japonaise Michiko Koshino, elle était élégante et fraîche, avec un soupçon de la délicatesse d’une femme en kimono et un brin de la séduction d’une Geisha.

Nombre de ces créateurs connaissent un grand succès chez eux, à l’instar de Manish Arora, qui dessine des costumes de cinéma pour Bollywood.
Mais ils ont besoin d’une visibilité internationale, ce que Londres peut leur offrir, explique Andrew Tucker, un responsable du Conseil britannique de la mode, qui organise la manifestation.
Pour se faire une place dans le monde de la mode, il est impératif de défiler dans l’une des quatre capitales de la mode internationale, souligne-t-il.

Milan et New York sont très commerciales, Paris est inaccessible pour ceux dont le nom n’est pas encore établi, mais Londres est plus ouverte: c’est « assurément la meilleure piste de décollage » pour les jeunes créateurs, assure M. Tucker.
La capitale britannique s’est d’ailleurs faite une spécialité d’attirer les talents peu connus et de les lancer sur la scène internationale.

Parmi les autres créateurs étrangers au programme jeudi, la Serbe Roksanda Ilincic, les soeurs jumelles georgiennes Tata Naka ou encore le duo anglo-brésilien Bruno and Basso.

Les Britanniques Julien Macdonald et Paul Smith, ou l’Irlandais Paul Costelloe, sont apparus plus classiques dans leur collection, mais le chanteur anglais Boy George promet un bouquet final aussi branché que provocateur samedi.

photo:créateur Manish Arora
Visitez le site de la Fashion Week de Londres, les pages des créateurs, ainsi que la rubrique tendances (Trends)
Site de la Fashion Week

source: Yahoo et AFP

Tsumori Chisato

La styliste Tsumori Chisato, japonaise, est issue de la prestigieuse école Bunka de Tokyo. Assistante de Issey Miyake, elle fonde en 1990 sa propre ligne caractérisée par des formes amples, simples, ponctuées d’imprimés colorés et ludiques, de motifs géants et de broderies.

Très connue au Japon elle défile depuis 3 ans à Paris et a initié une ligne homme.

DSquared

Sexy, ultramoulant, énergique, métrosexuel et aussi très cool, les jumeaux de la mode s’appellent Dan et Dean Caten. Ils font souffler sur la mode un vent très dynamique qui met en scène des hommes et des femmes dans leur version exacerbé de la séduction, au point parfois de lorgner vers un style proche de la bande-dessinée ou d’une sortie dans une boîte branché, très show-biz en fait. Ce n’est pas sans surprise que l’on voit Justin Timberlake, Lenney Kravitz, Christina Aguilera ou récemment Madonna porter leur tenues.
Depuis la création de la ligne femme en 2003, le style est sorti de l’imagerie « ghetto gay », pour se diriger vers quelque chose de plus classique, plus sage et plus chic. Les robes ont des décolettés plus que vertigineux à en faire palir Mireile Darc, les hommes eux sont toujours musclés, en jean taille ultrabasse auprès de leur belle, magnifiée par eux.
Leur succès est fulgurant, en quelques années, les chiffres sont étonnants et les rumeurs veulent les voir à la tête d’une grande maison.

A suivre…

Raf Simons

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D’orgine belge (Anvers) Raf Simons étudie le design industriel à Gens, en Belgique, et obtient son diplôme en design d’objet. En 1995, il devient designer de mode homme. Martin Margiela, Jean-Paul Gaultier comptent parmi ses références, ainsi que W&LT.
Il puise son inspiration au travers les rebellions passées (punk, mod, gothique) et actuelles des jeunes gens et les mixe avec les notions de « tradition » et « racine » ; créant des vêtements admirablement bien coupés. De part son parcours, pour Raf Simons le vêtement ne se suffit pas à lui-même, la musique, l’art, les images, la performance, jouent un rôle important. de même le choix de ses mannequins est depuis toujours très particulier, ce sont des non professionnels, des outsiders, des individus particuliers, énergiques et indépendants choisis dans les rues d’Anvers.
Il est un des créateurs qui a le plus influencé la mode masculine ces dernières années, il est depuis peu directeur artistique de Jil Sander.

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