PEOPLE LIVES MATTER ISN’T’IT?

People are people, so why should it be
You and I should get along so awfully?
People are people, so why should it be
You and I should get along so awfully?

So we’re different colours and we’re different creeds
And different people have different needs
It’s obvious you hate me though I’ve done nothing wrong
I’ve never even met you, so what could I have done?

I can’t understand
What makes a man
Hate another man
Help me understand

People are people, so why should it be
You and I should get along so awfully?
People are people, so why should it be
You and I should get along so awfully?

And now you’re punching and you’re kicking
and you’re shouting at me
I’m relying on your common decency
So far, it hasn’t surfaced but I’m sure it exists
It just take a while to travel from your head to your fist

I can’t understand
What makes a man
Hate another man
Help me understand

Depeche Mode, Martin L. Gore, 1984

Music | Son Lux

Son Lux est le projet post-rock méticuleux de Ryan Lott.

Apprendre qu’il a collaboré entre autres avec These New Puritans ne nous surprend guère.

Un clip envoûtant où le temps file au ralenti, un très beau visage de vieille femme, des photos passées, des croquis anguleux et une tension sourde maintenue par le son d’un cor archaïque et ce corps enlacé de cordes.

Scratch Massive

Ce qui se fait de mieux en electro-pop française depuis des années vient du duo composé par Maud Geffray et Sébastien Chenut (Scratch Massive). Depuis leur début en 2003, ils nous offrent une musique electro pleine de sensualité et de lascivité, sur un mode downtempo. J’ai beaucoup aimé leur reprise de Broken English de Marianne Faithful pour le film éponyme.

Ils ont réussi à côtoyer ce qui se fait de plus hype sans se brûler les ailes. Malgré des collaborations avec Chanel, Louis Vuitton ou Karl Lagerfeld ils n’ont pas été phagocytés par la mode si friande de ce type d’artistes. Ils n’ont pas perdu leur inspiration comme tant de groupes l’on fait avant eux après avoir fait la une de Jalouse…

Je vous laisse apprécier Like you said, redoutable vidéo filmée chez Moune, réalisée par Zoé Cassavetes avec Joanna Preiss, plus hype tu meurs.


Cela ne m’étonnerait guère si la lingerie était signée par Agent Provocateur

Le site des Scratch Massive est ici
Leur page MySpace par

Modern dandy

L’été est pour moi saison propice à un rattrapage culturel.

La période estivale a débuté par l’écoute de l’album de Grinderman, alias Nick Cave et une bande de musiciens plus hirsutes les uns que les autres. L’australien en est à sa énième transformation, fFondateur de l’emblématique groupe punk The Birthday Party, leader du groupe Nick Cave and the Bad Seeds et depuis 2007 leader de ce groupe baptisé Grinderman.

A écouter sur ce disque Electric Alice(1).

Avec sa moustache à la Jules Barbey d’Aurevilly et les senteurs d’opium (si chères à Charles Baudelaire) exhalant de ce court-métrage, nul doute que Nick Cave s’inscrit dans cette lignée de dandys…

Les sonorités orientales se marient parfaitement avec ce morceau, j’aime le style Nick Cave, costume sombre, ajusté, sur une chemise négligemment ouverte sur la poitrine, il dégage une certaine fureur mêlée de nonchalance, il offre une certaine élégance au milieu de la luxure, une certaine tension au milieu des corps alanguis, de la mélancolie au sein de l’euphorie. Le geste est maniéré et étudié.

Comme Leonard Cohen, Tom Waits, David Bowie ou plus proche Daniel Craig (habillé par Brioni puis Tom Ford dans Quantium of Solace), il fait partie de ces hommes qui possèdent élégance et mystère, mais aussi ce côté excessif et borderline propre au dandy, car ce dernier plus qu’une gravure de mode, est un avant tout un style de vie et une attitude.


Jules Barbey d’Aurevilly

Modern dandies de l’été 2009…


Dior, printemps-été 2009, (c) Vogue.


Givenchy, printemps-été 2009, (c) Vogue.


Paul Smith, printemps-été 2009, (c) Vogue.

(1) dédié à Alice Coltrane, femme du jazzman John Coltrane.

Steven Meisel et Léon Bakst en rehab’

Encore et toujours dans l’inégalable Vogue Italie de décembre, une superbe série photo de Steven Meisel. Un époustouflant jeu de camouflage entre le corps des mannequins, les tenues et les décors, le tout inspiré par les imprimés de l’été 2008. Overdose inhabituelle de couleurs et de motifs à consommer sans modération.

Quelques notes sur cette série photo et les liens que j’ai établi entre elle et d’autres artistes.
Les tatouages, le maquillage et même les coiffures (choucroute effondrées) des mannequins m’ont immédiatement rappelé Amy Winehouse…


Steven Meisel a déjà  réalisé des séries mode plus décadentes que celle-ci sur le theme de la Rehab’, cela ne semble donc pas étonnant qu’il creuse le thème et fasse référence à cette chanteuse.

Ces photos m’ont également rappellé les dessins de Léon Bakst, costumier et décorateur attitré des Ballets Russes (de 1909 à 1921)

Steven Meisel, Vogue Italie, décembre 2007

Léon Bakst, L’oiseau de feu d’Igor Stravinski (1910)

Steven Meisel, Vogue Italie, décembre 2007

Léon Bakst, L’oiseau de feu d’Igor Stravinski (1910)


Poses similaires, profusion baroque des imprimés et des couleurs, sensualité évidente. A creuser et à développer.

Les photos du Vogue Italie sont tirées de l’album Flickr’ de Fashion addict

« Here are the young men » | Transversalité musicale

Hedi Slimane est cruellement absent de la scène mode mais pas de la sphère créative, pour preuve son e-portfolio.

Des photos en noir et blanc où l’on reconnaît le chanteur des Babyshambles, les 5 garçons dans le vent du groupe The Horrors, Madame Cobain ou encore Amy Winehouse et les Daft Punk.

Un ensemble de photos non triées(?), mais parfaitement sous control, des images autour du thème fétiche du créateur : la musique punk-rock, ses fans et les backstages. On pense évidemment à Anton Corbjin, photographe de la scène punk des années 75 ainsi que de nombreux autres artistes de la musique ou du cinéma (David Bowie, Depeche Mode(1), etc.).

Plane également l’esprit de Larry Clark et bien sûr de Gus Van Sant, autrs artistes étudians les comportements des adolescents.

Ces jeunes hommes anonymes tantôt en tee-shirt, tantôt boutonnés jusqu’au col ont largement inspiré Hedi Slimane depuis près de dix ans et ont collaboré à la création d’une nouvelle silhouette masculine, faisant de la maison Dior que cela plaise ou non, une référence en matière de mode masculine, bel hommage.

La mode est toujours présente donc, car comme le dit Hedi Slimane : « une idée peut être approchée à travers plusieurs médiums« , la définition même de la transversalité.

Le détail qui tue, le badge PIL !

Miss Courtney Love Cobain

Pour compléter ce billet :
A consulter d’urgence :
– son e-portfolio

A lire :
– les publications d’Hedi Slimane sur Amazon

A voir :
– les films de Larry Clark (Kids ; Ken Park ; Wassup Rockers ; Destricted
– les films de Gus Van Sant (Drugstore Cowboy ; Paranoid Park ; Elephant ; My own private Idaho)
– l’exposition réunissant une série de documents vidéos, photos et sonores autour du festival musical de Bénicassim 2007.
Hedi Slimane///Perfect Stranger,
Galerie Almine Rech – 19, rue de Saintonge – 75003 Paris (du 28 novembre au 05 janvier 2008)

(1) Le saviez-vous ? Depeche Mode, le groupe, doit son nom au défunt magazine de mode du même nom…
(*)Et pour ceux et celles qui sont intéressés, le titre du billet provient de ce titre du groupe Joy Division.