Berlin Fashion Week | Michael Sontag

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Keen observers of Michael Sonntag, of which I myself am included, have long since realized his work is something of a continuous progression and not open to the fads and whimsy that other designers often follow.

And why should it? You can see there is a clear vision, from someone with the skill to follow it through. He has such a talent for creating silhouettes that appear breathtakingly sculptural and yet perfectly wearable all at once.

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This collection had a slightly more graphic direction than the ones that have preceded it, black and white combined to striking effect. Shades of red, blue and yellow appeared in patches but were used as highlights rather than a focus. I didn’t even mind that the models walked so slowly, it allowed more time to take in the clothes that had a real three-dimensional quality and were interesting from whichever angle you looked at them.

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Generously cut jackets hung off the shoulder, the stiff fabrics creating soft waves across the back. Trousers billowed from the thigh. A number of ankle length silk dresses draped from the neck and weaved into improbable patterns over the models’ bodies.

As always, the whole thing left me excited to see where he goes next.

Text by James Castle for Derzeit
Photos by Jessica Barthel

 

Berlin Fashion Week | Vladimir Karaleev

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I would love to have stayed and swayed with the models through the summer air to the sound of Siouxsie and the Banshees.

Back and forth. Back and forth, turn once, look fabulously bored, and twirl your undone hair – the perfect activity on a day like this. Karaleev’s fashion was like his models, idly hanging around on their lanky, long-limbed bodies. But what exquisite hanging!

Nothing fit perfectly, not one garment was crease-free, there was no glamour, no glitz, no glory, just clothes you’d want to wear. Right now. Because when you’re at the mercy of a heatwave, you need voluminous, airy materials, bermudas, and cotton maxi dresses more than you need your best friend.

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And whites in all shades, which don’t only work on holiday beaches. Extra freshness came in the form of large-scale prints – flowers and color blocks in blue, yellow, and orange – on shirts, or under transparent skirts. And oxygen poured in through slits in shirts and gaps between layers. Cooling just to look at. Thank you.

Photos Jessica Barthel
Text by Anne Postrach

This post is a collaboration with Derzeit

Léa Peckre | Sold out !


Talented Léa Peckre, Mona Lisa of fashion

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Léa Peckre, winner of Festival d’Hyères 2011, sold her previous collections during an exhibition. Friends, collectors and institutions buy most of the pieces and made it a success.

The next step is september, Léa Peckre will introduce her line Léa Peckre with a « surprise » she said.

Marcel Marongiu little dresses

Easy to wear, easy to change, depending of your mood, is the little collection designed by Marcel Marongiu – art director of Guy Laroche – for les 3 Suisses. Each dresses highlights a part of the body, chest, legs, hips, shoulders.

Five designs in five colors, five dresses In tune with their time.

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IRM Design

Marion Lalanne et Pierre Alexis Hermet sont les très souriants fondateurs de la marque IRM Design. Je les ai rencontrés au mois de mars alors qu’ils venaient de recevoir le prix de la création de la ville de Paris dans la catégorie Débutant-Mode.

A l’école Esmod leur admiration pour le travail de Nicolas Ghesquière à fait d’eux un couple à la ville comme au studio. Ils envisagent la mode comme un art bien qu’ils soient conscient que ces deux domaines ne cohabitent pas forcément bien dans notre pays…

Mode et Art

Collection Body Painting, crédit photo PH Studio

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Collection Body Painting, crédit photo PH Studio

Leur première collection baptisée Body Painting fut sélectionnée pour la biennale du design de Saint-Etienne en novembre 2010. Une collection de vêtements et d’accessoires entièrement beige qui « recevait » des jets de peinture lors d’un happening. L’effet dripping « à la Pollock » obtenu et les couleurs fluo les intéressent alors tout particulièrement. C’est à ce moment qu’ils ont décidés de donner une dimension artistique à leur travail.

La pièce ci-dessus, primée en mars à été réalisée en collaboration avec l’artiste Françoise Nielly. Cette dernière à peint des pièces de soie tendues sur des chassis, décrochées, puis montées en vêtements. L’ensemble à été montré au sein de la galerie de l’artiste, poussant ainsi le concept jusqu’au bout.

Passionnés et totalement impliqués dans le processus créatif ils ont créé une peinture spéciale pour réaliser ces modèles. A base d’acrylique et de gel structure elle permet au tissu d’être lavé, repassé, de conserver les couleurs de l’artiste et de conserver sa souplesse.

Depuis, ils sont sollicités pour exposer cette série très colorée au Maroc, au sud des Etats-Unis, en Italie (biennale du design), au Brésil, aux Emirats arabes, en Afrique du sud. Les pays du nord restant plus sensibles à leur collection ayant des couleurs plus neutres.

Mode et business

Décliner ces modèles pour le prêt-à-porter serait pour eux l’idéal. Cependant Marion et Pierre Alexis veulent se laisser le temps de créer ce qu’ils appellent leur ADN de marque et si le processus industriel devait supprimer la peinture il resterait la coupe très structurée et l’emploi de beaucoup de pinces.

Artistes pragmatiques, leur travail est financé par la vente d’accessoires (colliers en corde d’escalade ou de bateau c’est eux!), des collaborations dont une avec avec Punky-B pour une série de sacs madeleine qu’ils ont peint et dont ils ont réalisés les anses. On retrouve ces accessoires vendus en boutique chez Cachemire Coton & Soie, en Belgique.

En France la situation est plus compliquée, « une certaine ancienneté doit être justifiée », me disent-ils, avant d’être reconnu, la vente ne se fait pour l’instant que sur internet chez l’Exception.

PFW | Jay Ahr AW12

Jay Ahr, un nom de marque à consonance orientale, mais il n’en est rien. Il s’agit de la retranscription phonétique, en anglais, des initiales (JR) de son créateur Jonathan Riss.

Né à Paris, mais ayant vécu toute son enfance entre Bruxelles et Anvers il n’a pas suivi d’école de mode ou fait d’apprentissage dans un grande maison. Jonathan Riss possède un parcours singulier.

Tout commence à Dniepropetrovsk en Ukraine où il est directeur artistique d’une usine de fabrication de tissu pour l’armée soviétique… Puis ce sera l’Inde, l’Angola, New-York et enfin le retour à Paris.

Pendant toutes ces années il apprendra la broderie, montera des ateliers de joaillerie, apprendra les différents artisanats locaux, sera chercheur de diamants bruts…

A New York, il rassemblera toutes ses expériences pour faire les vitrines de Bergdorf Goodman et Barneys avant d’ouvrir Jay Ahr son propre studio de création de luxe à Paris.

Ses réalisations témoignent de son parcours atypique, le tissu est retravaillé, plissé, brodé créant des effets matières rappelant le travail d’artisan… de luxe.

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Ci-dessus, dans les couloirs de son studio on peut découvrir une autre facette du talent de Jonathan Riss.

Il expose 14 broderies de vertébrés qu’il a réalisé sur la base du travail Evolution du photographe Patrick Gries. Véritable mise en abîme avec le travail du photographe, chaque broderie retranscrit l’Evolution de cet art dans le temps aussi bien sur le plan culturel que technique.

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Un style qui marie les matières précieuses, la couture, la broderie et la joaillerie pour une mode authentique, hors des tendances mais pas déconnectée.

Porto Fashion | Katty Xiomara

I discover Katty Xiomara in Paris last season (SS 2012). Back in Porto. Katty Xiomara is a big name in Portugal and I also discover that apart from selling in her own boutique (rua da Boavista), she also sell at Muuda (rua do Rosário), one of edgy women shop in Porto. I was not a big fan of the baby-doll-too-naive things i saw in Paris but I decided to join the team to see the show for AW 2012-2013.

The show was like sliced in two parts, the first reminds me Paris show, the second part all in dark blue and black was more interesting, especially the tops, short coats, blouse and caps…

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Collar and shoulder pad and the big buttons are so « sixty » in their design (see Courrèges or Cardin).

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Above, why printed little knots on collar and necklace?

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In contrast, below, the first part of the show…

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China in Paris | Liu Fang

Fall in love with Liu Fang cashmeres design during China in Paris event.

Liu Fang is the chief designer of Paluopo a famous and huge chinese company which products cashmere apparels.

Her knitting art got highly recognition in Europe where she designs for lots of advanced fashion houses. She collects fashion awards since 2008. Last year she won the Knit Award during the China Creative Design Contest.

Recently her works appeared on the cover of Surface (Jan, 2012) and mentioned in Vogue, Harper’s Bazaar…

Liu Fang the chinese Sandra Backlund?

PFW | Steffie Christiaens AW12 , collection H2O

La première silhouette, all black, annonce la couleur et confirme l’évolution du travail de Steffie Christiaens. Cette silhouette évoque autant une hiératique héroïne hitchcockienne que Rachel l’héroïne de Blade Runner. Passionnée par les quatre éléments et la science, Steffie Christiaens compose telle une Marie Curie de la mode.

Depuis sa première collection présentée il y a un an au Musée de la Monnaie, la créatrice à féminisé et assoupli ses silhouettes, belle évolution. Vestes, chemises, manteaux, blousons sont plus structurés et enrichissent la collection. Elle rend son univers qui évolue entre technologie et influences élementaires (eau, feu, air, terre) plus accessible.

Le manteau ci-dessous prouve que la créatrice est en mesure de proposer des pièces singulières, respectueuses de son style et qui ne se cantonneraient pas uniquement à des concepts artistiques.

On retrouve cette ligne caractéristique que l’on apprécie chez la jeune créatrice hollandaise. Découpes multiples, larges plis (plus dociles que lors des précédents défilés). Une silhouette qui se veut à la fois stricte, proposant des cols fermés hauts ou relevés, des épaules marquées et sulfureuse, alignant des robes et jupes portefeuille.


La femme Christiaens portera aussi des chaussures plates désormais, this is new !


Des bottes à l’allure insectoïde avec des volets façon élytres

Ci-dessous un modèle très Christiaens, une veste à manche kimono dont le devant est bouleversé par un tissu tellurique, un courant d’air, un courant aquatique ou tout autre manifestation élémentaire…


Les collants sont aussi fissurés comme de la glace…

Cette saison Steffie Christiaens a expérimenté plusieurs types d’accessoires à base de plexiglas, métal et… eau (l’élément inspirant de cette collection). Ces accessoires à porter au bras, autour du cou ou sur les doigts rappellent les éprouvettes utilisées en laboratoire.

Pour le final, la styliste propose des silhouettes immaculées, rebrodées de tiges en plexiglas. Steffie Christiaens rappelle ainsi son attachement au travail artisanal. Le rendu 3D des modèles évoque, la glace, des éclaboussures, des stalactites ou un écoulement d’eau.


PFW | Fatima Lopes

Saison après saison, Fatima Lopes nous offre à voir ce qui pourrait s’apparenter à son dressing personnel (dixit) un de ses conseillers en style. On y retrouve ce qui fait sa singularité, un style oscillant entre féminité acérée-assumée et un dérapage controlé (une longueur trop courte, une échancrure trop profonde, une découpe trop outrancière) le tout traité avec une certaine forme de naïveté.

C’est cette originalité qui fait que l’on se rend chaque saison, avec une curiosité non feinte, au show de la créatrice portugaise.

Fatima Lopes cède cette saison à la tendance morpho-body-conscious véhiculée par certains jeunes créateurs; cependant point de 3D ici. Cela se traduit par des empiècements rappelant les os et des imprimés « veineux », des découpes qui viennent souligner la taille et les hanches, des tons chairs et sanguins.

Graphiquement ces imprimés nous rappellent le travail de Juun J et ses imprimés bris de miroir du printemps-été 2011, que l’on a aussi vus chez Jean-Paul Gaultier, voir chez Julien Fournié pour la référence à l’anatomie. Mais c’est surtout la belge Cathy Pill et sa collection printemps-été 2006 qui me reviennent en mémoire.

Les silhouettes les plus réussies sont celles où se rencontrent les tissus, le cuir rigide vs les tissus fluides mais aussi tout ce qui est conçu près du corps tel une seconde peau, registre de prédilection de la styliste lusitanienne.


Ouverture du show


Imprimé… « sous-cutané »


Une femme aux ongles interminables, acérés et rouges sang, écorchée vive (comme suggéré par l’imprimé), s’avance volontaire.

Les mannequins s’élancent d’un renfoncement rouge immaculé qui n’est pas sans évoquer la Chine, l’Orient…

Cidessous, tout en contraste, rouge maximal et mis en scène minimale ou le style Fatima Lopes