L’élégance mise en mots et en musique Alain Bashung et Gaëtan Roussel
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The Horrors, may 2014, la Gaîté Lyrique
Making of The Look
Un rapide décryptage du process mis en place et des coulisses menant du mannequin au consommateur ou dit autrement la création d’un « look » qui séduira les masses.
Des extraits tirés de l’enquête menée par la sociologue américaine Ashley Mears et reportés dans son livre « Pricing Beauty, the making of a fashion model » . Egalement, le livre remet en cause la notion de beauté comme un acquis et se penche sur la manière dont les considérations ethniques et de genre sont traitées dans la profession et vers quelles inégalités elles débouchent parfois.
The first step to understanding this world involves a little reverse magic to bring invisible actors into light. While models reap plenty of attention as pop culture icons, no model gets far without the campaigning efforts of a booker and a few key clients. Networks of agents, scouts, assistants, editors, stylises, photographers, and designers constitute a production world chat links models to fashion consumers.
Scouts and agents « discover » raw bodily capital and then filter it to clients —photographers, designers, art and casting directors, stylists, and catalog houses. These clients « rent » models for short periods of time, maybe a few hours, days, or weeks, during which time they deploy this capital to appear in media outlets such as catalogs, showrooms, advertisements, magazines, catwalks, showrooms, and » look books, » which are booklets that feature a designer’s new clothing collection.
In these media outlets, models’ images serve to entice store buyers and, ultimately, to seduce fashion shoppers, the final consumers of the look, into making a purchase, as shown below.
Taken together, these producers constitute a world of backstage production, or an « art world, » as sociologist Howard Becker calls it (1982).
In an art world, the talent is one piece of the art-making process, but talent should not be privileged as the gravitational center. Creative goods such as 1nusic, art, or books do not mysteriously emerge from individual acts of artistic genius. They materialize from institutions, organizations, industrial field structures, and the everyday routines of people at work. A work of art is as much the product of a whole series of intermediaries and their shared norms, roles, meanings, and routines as it is the creation of an individual artist. In other words, mundane processes of production are important in shaping culture.
An art world approach belies common sense; we’re used to thinking that the best people rise to the top of any market, as popular media accounts unanimously celebrate. It is tempting to think that models are lucky winners in some « genetic lottery, » as though their bodies were superior gifts of nature chat automatically receive social recognition, and, indeed, some evolutionary psychologists echo this view.
Such explanations of the deservingly triumphant cannot account for the physical outliers —people such as Kate Moss, who at 5’6, » is short by model standards, or Sophie Dahl, who reached fashion fame at a size 10, rather heavy compared to her catwalk counterparts. Nor does talent account for the hundreds of thousands of similarly built genetic lotto winners who will never receive social recognition— people such as Liz and Sasha and the thirty-eight other models I interviewed for this book. Their stories make sense only in the context of a whole web of producers, the relationships they form, and the conventions they share.
Thinking about looks as part of a world of production rather than as an individual quality called beauty allows us to see how aesthetic judgments materialize from a collaborative process.
The look is the result of people doing things together.
Pricing Beauty, the making of a fashion model, by Ashley Mears, 2011, University of California Press
Embrace the future !
Portugal fashion week | Fatima Lopes
Habituée des podiums parisiens depuis plus de 20 ans, Fatima Lopes à présenté, une seconde fois et ce comme à l’accoutumé, sa collection dans son pays d’origine à Porto. Les photos ci-dessous témoignent de cette seconde session de la collection spring-summer 2015.
Une grande partie des modèles présentés cette saison la créatrice semblent être sous influence de l’Op Art. Art de la rupture dans les années 60, lors de son émergence sur la scène internationale, la juxtaposition de formes géométriques crée un graphisme vibrant, flashant, des illusions cinétiques qui sollicitent notre manière de percevoir.
Les artistes de l’Op Art sont entre autres François Morellet, Jesús Rafael Soto ou Victor Vasarely.
Les effets graphiques géométriques ont maintes fois été traités par les créateurs de mode. Ci-dessous, tenue d’Elsa Schiaparelli, photo de George Hoyningen-Huene, 1928
Ci-dessous « Movements in squares », 1961, Bridget Riley
Fatima Lopes à présenté une collection exclusivement en noir et blanc parfois relevée d’une jaune très vif (qui fait peut-être écho au Yellow Manifesto écrit en 1955 par Victor Vasarely et Pontus Hulten).
Mixés avec sa prédisposition aux découpes, la créatrice lusitanienne réinterprète les pois, les damiers et les rayures. Effets d’échelle, effets matières (tulle, plissés) et superpositions donnent du volume à ces jeux graphiques. Sur des petites robes bustier, des tops, pour un rendu pop où souffle un vent sixties. On pourrait presque apercevoir une girly (certes vêtue de black) sur deux ou trois silhouettes.
Art optique, hypnotique et optimiste, une collection moins dramatique qu’à son habitude, comme annonçant une nouvelle ère. Le style, agréablement canalisé et où les fondamentaux de la créatrice ne sont pas galvaudés clôt une fashion week pleine de surprises,
[divider]Lire aussi[/divider]
Trompe l’œil aux Musée des Arts Décoratifs
Les trompe l’œil d’Elsa Schiaparelli, Dirk Van Saene, Bernhard Willehlm
Discover | Berlinde de Bruyckere
Berlinde de Bruyckere formée à l’Académie des Beaux-Arts de Gand est une artiste belge dont les créations sont aujourd’hui présentées aux quatre coins du monde.
Elle réalise des sculptures principalement à base de peau animale et de cire. Cette dernière ne lui laissant que 20 minutes pour être travaillée sous peine de risque de brisure.
Ses œuvres évoquent les thèmes difficiles que sont la douleur, la perte ou la mort. Très influencée par les images qu’elle collecte ou prend elle-même, elle exprime ces sujets délicats à travers une certaine beauté, singulière et sans désir de choquer.
« La peau, enveloppe de l’âme » érige le tactile et le sensuel comme réponse à la réalité. « Mon œuvre veut avant tout réconforter et apporter des réponses » dit l’artiste flamande.
Ci-dessous « Kreupelhout » (bois d’infirme) – Biennale de Venise 2013
Actaeon IV
My deer, 2010
Into One-Another I. To P.P.P. », 2010
Lost, 2006
Lucy et Jorge Orta in Food, Water, Life
Les questions environnementales sortent petit à petit de leur ghetto, elles touchent chacun d’entre nous et toutes les industries. Lorsque des grands patrons comme François-Henri Pinault montent au créneau pour évoquer le sujet sur le plan personnel et industriel on ne peut qu’acquiescer.
L’artiste visuelle Lucy Orta et ses créations nous questionne sur le rapport que nous avons avec notre environnement. Ce fût le cas il y a quelques années avec les vêtements-refuge.
Il y a quelques mois, avec l’aide de son compagnon Jorge Orta avec qui elle travaille depuis plusieurs années, ils ont présenté à la Villette une série de leur dernières créations.
Comment gérons-nous la question alimentaire (production, consommation, convivialité…). Comment notre société gère-t-elle nos ressources en eau (raréfaction, inégalité d’accès, technique de pompage…? Obligés à collaborer, comment vivrions-nous en milieu hostile (Antarctique) sous des températures pouvant descendre jusqu’à -80°C? Autour des thèmes de la nourriture, l’eau et la vie, les artistes nous interpellent sur notre rapport avec l’environnement et la société.
Des tables polyglottes pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes pour le partage du repas
Tentes pour village en Antarctique, 2007 rappelant les vêtemetns-refuges étudiés à la fin des années 90
Ci-dessous, migration, identité, refuge et asile sont les notions auxquel font référence la sculpture « Unité d’intervention fluviale Atlantique », 2005-2008
A lire Food/Water/Life
Precious Moments | Christophe Côme
En forme de parallélépipède rectangle ou de cylindre, les meubles de Christophe Côme ont au premier abord, une certaine massivité.
Opaque, transparent ou strié, à plat ou sphérique, le verre qui comble le vide présent entre les structures en acier leur confère une certaine légèreté, une élégance, voire une immatérialité.
Brutaliste et fragile, jouant sur des pleins (la structure) et des déliés (le verre) les réalisations de Christophe Côme proposent une délicate harmonie aux lignes géométriques évoquant tantôt un art primitif, des influences Art-Déco ou des envies futuristes.
Ce soir là à la Ibu Gallery on vit des meubles d’une extrême délicatesse, visible dans la réalisation, le choix et le traitement des matériaux. On ne pouvait se limiter à parler de mobilier, mais aussi d’œuvre d’art.
Offline
Chers lecteurs, suite à une attaque de type spam et l’oubli de faire les mises-à-jour, Le Modalogue est offline.
La base de données est entièrement vérolée et morcelée, des dossiers sont irrécupérables. Le serveur est à réinitialiser entièrement car clôturé par mon hébergeur, pour cause de nuisances.
En attendant, les articles sont republiés petit à petit. Tel un Lego, la base de données est remontée brique par brique par la société Syd Conseil avec l’espoir d’être « fully operational » début octobre.






























































