PFW | Juun J., l’envol des tribus urbaines

Cette saison Juun J nous transporte dans le désert… urbain, les mannequins portent tous le cheich pour se protéger des grandes chaleurs dû au réchauffement climatique

Panoplie emblématique de la collection. Ci-dessous un cyber-punk avec des envies de tailoring. Une veste tailleur ajustée, sur un pantalon legging-sarouel. Mieux que le baggy, ce pantalon sera-t-il un nouveau basique de l’homme urbain?

Baptisée « The flap », que l’on pourrait traduire par battre au vent, la collection de Juun J. inventeur du « street tailoring », oscille entre des volumes souples, comme ces grands tee-shirts débardeurs, ces tee-shirts capes, ou amples comme ces parkas over-size (voir vidéo) et des pièces plus fitted comme ces vestes tailleurs, ces perfectos ajustés portés sur de larges bermudas ou sur des leggings imprimés bris de miroir.


Ci-dessus Imprimé « bris de miroir » réalisé en collaboration avec Ground-Zéro

Cette saison les zips chers au créateur, ont une fonction plus que décorative. Placé en bord de col, ils laissent apparaître une autre pièce de vêtement (capuche ou blouson anti-pluie, cf. première photo) qui vient se superposer au premier.

Le vêtement devient modulable et s’adapte ainsi aux nouvelles conditions de vie des tribus urbaines. Un travail qui nous rappelle et concrétise en quelque sorte, certaines des expérimentations de l’artiste Lucy Orta (1) sur le vêtement-refuge.


Ci-dessus col tailleur zippé duquel s’échappe un blouson aérien (the flap) anti-pluie.

Juun J. tout comme Julius font parti de ces créateurs ayant des propositions pour un vêtement urbain, situé à mi chemin entre blade-runner et Savile-Row.

(1) Le vêtement-refuge de Lucy Orta, entre mode et architecture. Un extrait de son exposition diffusé sur Arte est visible ici.

 

PFW | Tous poils dehors !

Hirsute ou entretenu, long ou court, le poil est dans tous ses états chez l’homme depuis quelques saisons. Galerie de poilus saisie dans les backstages et les alentours des défilés de Jean-Paul Gaultier Homme, Walter van Beirendonck, Louis Vuitton et Juun J.


Chez Juun J.


Backstage chez Jean-Paul Gaultier


Backstage chez Jean-Paul Gaultier


Extérieur chez Louis Vuitton


Chez Walter van Beirendonck

PFW | La danse macabre


Silhouette Comme des garçons, Printemps-Été 2011

Cette collection Homme de Comme des Garçons, peut laisser dubitatif. La musique de Dead can dance, la monochromie et les crânes, tout cela peut rapidement conférer au cliché.

Ces têtes de mort portant des lunettes de soleil bleu électrique, graphiques, drôles, peints sur la nuque, remixées avec des fleurs en motif placé ou all-over, sont romantiques.

Un parti pris radical, érigé en système depuis bien longtemps chez la marque japonaise, anti-consensuel, non-mainstream et définitivement hors norme.

PFW | Certains l’aiment chaud…

Ce jeune homme qui attend le début du show Juun J. avait la tenue adéquate pour cette première journée, car il faisait chaud, très chaud…

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PFW | Chloé, ode au beige

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En couleur beige, sable ou camel, les jeunes dames de la maison de prêt-à-porter de luxe Chloé, dans une version ré-actualisée de Cheryl Ladd de feu Drôles de dames, s’élancent sur le podium.

Ce défilé fut un des plus séduisant de la dernière fashion week. A noter les beaux volumes créés par la discrète Hannah MacGibbon, avec une mention spéciale pour la silhouette comportant une chemise en jean (à voir à la fin de la vidéo), qui a fait l’unanimité.

Des volumes où plane un désir de destructuration de la silhouette. Tendance vue aussi chez Matthew Ames ou Damir Doma.


Pas de pinces, des plis qui donnent du blousant, des lignes d’emmanchures basses, très sport


Ce duffle-coat semble avoir trois tailles de trop, mais non il est généreux.




Quelque soit la matière et la manière, des pantalons qui s’évasent à partir des hanches


Robe chasuble ou robe trois trous et sans entrave


Grosse cape en maille, enveloppante à souhait


PFW | Flous de Yohji

Le Lycée Carnot et son immense cour couverte accueille un défilé « démocratique » où les invités s’installent selon leur désir. Pour affronter le froid du début de cette nuit de mars un petit plaid nous attend délicatement plié sur les chaises.

Dans le préau vont s’élancer les mannequins à la coiffure acidulée et aux vêtements très marqués par les fondamentaux du créateur.

On retrouve en effet les volumes géométriques, les asymétries et le style chic-punk qui ont fait le succès de la maison au début des années 80. Noir, indigo et ivoire forment une palette de saison et seule une mèche de cheveux tantôt rouge tantôt bleu canard vient de temps en temps enflammer la silhouette.

J’ai aimé les jupes asymétriques aux larges plis et les silhouettes composées d’une veste et d’une jupe, sans ourlet, le tout ressemblant à un manteau en gros lainage coupé à la taille (voir ci-dessous).

Aimé les montages de manches froncés à l’épaule (ci-dessus), comme si l’envers était porté à l’endroit, très handmade et non-fini, certes déjà  vu, mais çà fonctionne toujours.

Les larges salopettes, les jupes à bretelles ainsi que les pulls résille façon filet de pêche, restent très connotées « deconstructionnisme » des années 80 (mouvement où l’on retrouvait également Kenzo et Rei Kawakubo).

Ce défilé était l’un des derniers de la folle semaine parisienne de la mode. La bande son qui flirte entre le folk irlandais et du gros rock et les vêtements réinterprétant les classiques de la maison font planer une certaine nostalgie dans ce défilé. Une envie soudaine, pendant le show, de photos floues, pour mieux illustrer ce sentiment.

Alina Orlova

Hier soir à l’Européen, un concert choisi après avoir entendu un seul morceau chez Bernard Lenoir… Une fille, un piano: Alina Orlova, chanteuse lituanienne dont la voix se situerait aux frontières d’une contrée entourée par Kate Bush (époque Babooshka), Élizabeth Fraser, Chloé St Liphard, de Collection d’Arnell Andréa, voire rappeler les élans de Michael Nyman pour le film La leçon de piano.

Spectacle intimiste à la faune bigarrée venu voir et écouter cette jeune fille en robe marinière qui rappelle Miranda July, époque Me and You and Everyone We Know.

(1) Edit : Quelques passages peuvent aussi rappeler les élans de Michael Nyman pour le film La leçon de piano.

Red devils

Couleur de l’action et couleur dramatique (drama signifiant action en grec). La maison de couture Lefranc-Ferrant dont les créations sont qualifiées de sophistiquées et désinvoltes à tout misé sur le rouge pour cette saison. Les créations de ce duo semblent simples au premier regard mais recèlent souvent un détail étonnant voire détournant.

Xenia « strike a pose »

Béatrice Ferrant et Mario Lefranc forts de leur 20 ans d’expérience dans la Couture ont créé leur maison en 2007 et bien que n’ayant pas encore le label Couture perpétuent d’ores et déjà  la tradition de cet artisanat unique. Alber Elbaz, himself, ne s’y est pas trompé et soutient le duo de designers.

Ambiance backstages.

Deux des nouvelles maisons de couture française qui se sont créées ces dernières années, Stéphane Rolland et Lefranc-Ferrant ont plutôt des styles « classique » et discrets, loin des extravagances stylistiques anglo-saxonnes ou des ostentations italiennes.
Est-ce çela que l’on appelle « l’élégance à la française » ?

FIMPH 2010 | mots de mode…

Des mots, des flashs, des souvenirs en désordre du Festival d’Hyères 2010

Villa Noailles / Oh Hyères ! / Dries Van Noten / waiting the shuttle to Villa Noailles… / une si « belle vue » / Here comes the sun / jeunes créateurs / plissés, origamis et trompe l’œil / Jean Paul Lespagnard et sa cabane en bois « dig on for Victory » / défilé place 1 rang H / waiting the shuttle to the party… / the Pink club / Absolut / Si poétiques Marité Mastina & Rolands Peterkops / Dress code noir et blanc ou black & white / Malcom Mc Laren was here… / Pierre Hardy / waiting the shuttle to Villa Noailles… / « We live in the first self-censor society » (Oliveiro Toscani) / les minaudières d’Olympia Le Tan / parcours au milieu des fantômes d’Emmeline de Mooij & Anne de Vries à la tour des Templiers / RIP Jean-Louis Dumas / mode et copyright: l' »appropriation art » et la question du ré-emploi dans l’acte créatif / une rencontre: Linus Ricard / waiting the shuttle to he party / Le Mambo club / des rires / Je découvre le photographe Walter Pfeiffer / On hallucine devant la pièce vidéo de Steven Klein « Your hallucination is now complete » / La collection « Magie noire » de Tsolmandakh Munkhuu remporte le prix du public / Alexandra Verschueren remporte le grand prix du jury / une rencontre: mon voisin de quartier, le talentueux Eric Giriat / fashion need Jean Colonna ! / une rencontre: le photographe Philippe Levy / sur la plage de l’Aygade Jean Pierre Blanc et Maida tirent des feux d’artifices à la lune / FIMPH 25 ans de rencontres/ Happy Birthday FIMPH !