Fashion is magic

Hier en fin de journée Manish Arora nous livrait un show magique au sens littéral du terme. Trois tours de magie exécutés sur scène par un mannequin-magicien. Le soir chez Bless, rencontre avec Anja Aronowsky (ex-Acne magazine), éditrice en chef du magazine Vestoj, « the journal of sartorial matters », un magazine mêlant vêtements et culture, dont le sujet du numéro deux est « on Fashion and Magic »…

La journée d’hier fut donc magique, rappelant que la mode c’est aussi susciter des « Oh » et des « Ah » d’émerveillement.

Yesterday Manish Arora gave us a magical show, literally. Three magic tricks performed on stage, by a magician (see him at Jean-Paul Gaultier last season). In the evening at Bless, I was introduced to Anja Aronowsky (formerly Acne magazine), editor in chief of the magazine Vestoj, « The Journal of sartorial matters « , a magazine combining clothing and culture, the theme of the second issue is « on Fashion and Magic …
Then yesterday was magical, proving that fashion is also creating some amazing moment.
Ci-dessous, le magicien qui ouvre le show chez Manish Aroroa, je l’avais pris en photo chez Jean-Paul Gaultier.

Vestoj, great art direction and content, with written by Valerie Steele, Olivier Saillard or Hamish Bowles. Soon I will talk of this publication (as I have not read it yet).

Red Carpet le nouveau catwalk?

Marc Jacobs l’a annoncé il y a quelques jours, les people habituées du Red Carpet sont désormais persona non grata dans ses shows…

Des sites internet, des magazines, des marques entières sont aujourd’hui consacrés au Red Carpet. On pourrait parler d’une industrie du Tapis Rouge, tellement le business généré est important. Red Carpet est un reportage d’Olivier Nicklaus (la revue de presse de La mode, la mode, la mode c’est lui) qui décrypte le phénomène sans complaisance.
Eva Longoria Parker, sur le red carpet (c) Getty images

Dû, en partie à l’uniformisation de nos tenues qui touche aussi les célébrités, le glamour s’est un peu perdu en route. Grace Kelly à chacune de ses apparitions était glamour, aujourd’hui Jennifer Aniston l’est beaucoup moins en boyfriend jean , Ugg et gobelet Starbuck.

red-carpet

Le Red Carpet est donc « the only place for stars for fell like glamour star roles » dit Valerie Steele (Directrice du Museum du Fashion Institute of Technology). CQFD.

Sujet devenu tabou, le Red Carpet est donc un show à lui tout seul, un pont lancé entre les fans et leur idoles, entre la mode et le cinéma. Un lieu où les marques de luxe règnent en maître, les italiennes en tête (Armani, Versace ou Cavalli, mais aussi Elie Saab, Lanvin et Chanel).

Aux Césars, à Cannes ou aux Oscars ce sont des centaines de photographes qui s’agglutinent et qui dans les heures qui suivront vont diffuser leur photos sur le web et dans les magazines du monde entier, générant une visibilité qu’aucun service de presse ne peut assurer seul. Ces quelques minutes de visibilité sur le Red Carpet peuvent sauver une maison ou une saison et cela bien plus qu’un défilé de mode, l’enjeu est donc crucial. Sur le Red Carpet tout doit être réglé au millimètre.

Dès lors tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins, certains designers (Marchesa par exemple) ne travaillent que pour le Red Carpet et on ne s’étonnera pas d’apprendre que certaines actrices recoivent des chèques à six chiffres pour porter une robe ou un bijou l’espace de quelques minutes sur le tapis rouge.

Plusieurs moments forts ponctuent le reportage: la séance de fitting de Milla Jovovitch chez Chanel, les avis d’Haider Ackermann et de Maria Luisa, les images troublantes de Marion Cotillard lors d’un photocall ou encore la réflexion imparable de Monica Bellucci disant « il vaut mieux faire une bonne pub, plutôt qu’un mauvais film ».

L’égérie aux deux visages

D’un côté Nicole Kidman, Scarlett Johannson sont des ambassadrices de marques, mais leur pourvoir d’attraction est tel qu’elles peuvent aussi occulter l’aura d’une marque. De l’autre des actrices sans actualité sont devenues des Red carpet’s stars only et conservent ainsi leur notoriété, Sharon Stone, l’une d’entre elles, se définit comme une « femme sandwich ».

Alors c’est quoi le Red Carpet aujourd’hui, un lieu galvaudé (il y a des tapis rouges tout les jours et partout), un lieu où règne « le mauvais goût » (dixit Karl Lagereld) ou le nouveau podium des marques de luxe ?

Vous pourrez juger vous même ce soir à 22 h 25 en regardant sur Canal+ ce très intéressant documentaire réalisé par Lalala productions. En attendant regardez l’interview d’Olivier Nicklaus réalisée par les Darkplanneurs.