« FREE YOUR MIND » WITH KARACHI DESIGNERS

LORSQUE L’ON ÉVOQUE LE PAKISTAN DANS L’ACTUALITÉ C’EST GÉNÉRALEMENT À CAUSE DES CONFLITS INTERNES, DES ATTENTATS OU DES TALIBANS… MONDIALISATION OBLIGE, NOTRE CHAMP D’OBSERVATION DE LA MODE EST DÉSORMAIS ÉLARGI.

DEPUIS LA CRISE ON PARLE DE DÉ-MONDIALISATION ET DE PROTECTIONNISME ÉCONOMIQUE. LE DOMAINE CRÉATIF QUI A BESOIN, EN PERMANENCE, D’ÊTRE SOLLICITÉ ET NOURRI N’EST HEUREUSEMENT PAS CONCERNÉ. LA MONDIALISATION ET L’APPARITION DE NOUVEAUX SPOTS DE MODE, FAVORISE LES ENVIES, ATTISE LES CURIOSITÉS.

LES FASHION WEEK SE COMPTENT PAR DIZAINES

IL FAUT ÊTRE CURIEUX, AVOIR LE DÉSIR DE VOIR CE QUI DÉFILE SUR LES RUNWAYS DE SAO PAULO, SEOUL OU KARACHI. AVOIR LA PATIENCE, AUSSI, DE VOIR DÉFILER DES ESTHÉTIQUES HORS DE NOS ZONES DE CONFORT OCCIDENTALES…
TEL UN TALENT SCOUT, DÉNICHER LE MANISH ARORA DE DEMAIN OU TOUT SIMPLEMENT SE LAISSER INFLUENCER PAR DES VISIONS DIFFÉRENTES, HOLISTIQUES DE LA MODE CONTEMPORAINE.

CES CRÉATEURS « VENUS D’AILLEURS » DOIVENT-ILS SE CONFORMER AU STYLE OCCIDENTAL, AU RISQUE DE PERDRE LEUR IDENTITÉ OU AU CONTRAIRE CONSERVER LEUR DIFFÉRENCE AU RISQUE DE PASSER POUR EXOTIQUES ET ANECDOTIQUES?

STYLE APPEAL BANKABLE

QUESTION ESSENTIELLE QUI CONCERNE LA CONQUÊTE DE NOUVEAUX MARCHÉS, BUSINESS IS BUSINESS. IL SE PASSE LA MÊME CHOSE POUR LES MARQUES FRANÇAISES TELLES ISABELLE MARANT, CARVEN OU VANESSA BRUNO AUPRÈS DES CLIENTES AMÉRICAINES (CF. LE DERNIER MADAME FIGARO « SPÉCIAL MODE »).

IDEM POUR LES EXCENTRIQUES CRÉATEURS ANGLAIS COMME CHRISTOPHER KANE… LA DIFFICULTÉ POUR TOUS CES DESIGNERS CONSISTE À CONSERVER SA SINGULARITÉ STYLISTIQUE  TOUT EN VENDANT.

LE VÊTEMENT COMME MEDIUM D’ÉCHANGE ENTRE LES PEUPLES… AUX POLITIQUES DE FAIRE AUSSI LE NÉCESSAIRE POUR PROMOUVOIR LEURS CRÉATEURS, DÉVELOPPER L’INDUSTRIE DE MANIÈRE RESPONSABLE.

LES FASHION RENDEZ-VOUS QUI VONT COMPTER DANS LES ANNÉES À VENIR SONT-ELLES CELLES QUI SE DÉROULERONT DANS LES PAYS À FORT POTENTIEL DE DÉVELOPPEMENT? LE PAKISTAN FAIT PARTIE DES NEXT ELEVEN, PARMI LESQUELS ON TROUVE LA TURQUIE, LA CORÉE DU SUD ET L’INDONÉSIE. ARZU KAPROL, HAKAAN, JUUN J. OU HARRY HALIM SONT ORIGINAIRES DE CES PAYS.

ALEXANDRA SENÈS A FAIT VENIR QUELQUES CRÉATEURS PAKISTANAIS SUR LE SALON DU PRÊT-À-PORTER, IL NE FALLAIT DONC PAS RATER ÇÀ… VOILÀ AUSSI UNE BELLE OCCASION D’APPRENDRE À CONNAÎTRE CES PAYS AUTREMENT QUE PAR LES CATASTROPHES NATURELLES OU LES ACTIONS MILITAIRES.


NICKIE NINA


NICKIE NINA


ZAHEER ABBAS


KHAADI KAAS


KAMIAR ROKNI


AU MILIEU UN MODÈLE DE MUSE


HSY


NICKIE NINA


NICKIE NINA


KAMIAR ROKNI

 

Fashion is magic

Hier en fin de journée Manish Arora nous livrait un show magique au sens littéral du terme. Trois tours de magie exécutés sur scène par un mannequin-magicien. Le soir chez Bless, rencontre avec Anja Aronowsky (ex-Acne magazine), éditrice en chef du magazine Vestoj, « the journal of sartorial matters », un magazine mêlant vêtements et culture, dont le sujet du numéro deux est « on Fashion and Magic »…

La journée d’hier fut donc magique, rappelant que la mode c’est aussi susciter des « Oh » et des « Ah » d’émerveillement.

Yesterday Manish Arora gave us a magical show, literally. Three magic tricks performed on stage, by a magician (see him at Jean-Paul Gaultier last season). In the evening at Bless, I was introduced to Anja Aronowsky (formerly Acne magazine), editor in chief of the magazine Vestoj, « The Journal of sartorial matters « , a magazine combining clothing and culture, the theme of the second issue is « on Fashion and Magic …
Then yesterday was magical, proving that fashion is also creating some amazing moment.
Ci-dessous, le magicien qui ouvre le show chez Manish Aroroa, je l’avais pris en photo chez Jean-Paul Gaultier.

Vestoj, great art direction and content, with written by Valerie Steele, Olivier Saillard or Hamish Bowles. Soon I will talk of this publication (as I have not read it yet).

Good Morning | Rebel Rebel !

Before the fittings – Safety pins in the ears, handcuffs necklace, pins of famous old punk bands (The Ramones and Dead Kennedys) on this young model, punk’s not dead in the backstages of Manish Arora’s Summer Spring 2011 collection.

Can’t wait to see what the new artistic director of Paco Rabanne is planing now !

NB: If you don’t know David Bowie’s « Rebel Rebel » check it here.

Carte blanche à Manish Arora

L’an dernier, suite à ce billet, je recevais le mail d’une journaliste me demandant mon avis sur la mode indienne et ses créateurs émergents (Ritu Berry, JJ Valaya, Manish Arora, …). Tous ces créateurs ont défilé à Paris et à Londres, mais au vu de ses récentes collaborations avec MAC, Swarowski et Reebok, Manish Arora est devenu l’emblème, le porte-drapeau de la mode indienne.

Sa toute récente association avec Swatch sera l’occasion pour lui d’être plus populaire, de faire connaître son style psychédélique et audacieux, mais aussi de se « frotter » plus encore à la demande occidentale sans se renier, exercice délicat.
Manish Arora a-t-il un avenir en occident au-delà de l’accessoire de mode ?

L’occasion nous est donnée de tourner notre regard vers l’est, non pas seulement en termes économiques et d’implantation des marques occidentales mais aussi en termes de style. A nous d’intégrer cette profusion d’imprimés, de motifs et de couleurs. A nous de regarder ces vêtements qui flirtent avec la Couture et le costume de scène.
En période de crise il faut apprendre à regarder devant soi. Pourquoi ne pas se mettre dans l’aspiration(1) de Manish Arora et profiter de son univers idyllique et enchanté ?

Christine Albanel, ministre de la Culture donne une carte blanche à Manish Arora jusqu’au 12 juillet, le créateur présente ses créations majeures dans les cinq vitrines du ministère de la Culture et de la Communication (Galerie de Valois).

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Un modèle de la collection « Circus », une de mes scénettes préférées

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Cette robe de la collection « Butterfly » m’a immédiatement rappelé une des créations de Philip Treacy (voir ci-dessous)

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Mais on peut aussi penser à « Milly Carnivora » la toute récente création de la non moins exubérante Victoire de Castellane pour Dior Joaillerie.
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Une robe très Courrèges de la collection « Space collection », sous un manteau brodé. Admirez l’arrière-plan très rétro SF

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En 2000 pour la Haute-Couture Jean-Paul Gaultier brodait la Tour Eiffel sur ses robes. Manish Arora brode un autre monument (oui c’est bien Big Ben et la Garde Royale qui sont brodés sur cette robe !).

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Têtes à têtes

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Profusion créative pour cette coiffe fiduciaire composée de dentelles, de billets de banque, de broderies, d’agrafes et de collages, un mix and match total.

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Modèle coiffé d’un bibi « Air India »

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Un modèle très sobre et très graphique, très différent du reste des créations.

Carte blanche à Manish Arora
du 26 mai au 12 juillet 2009
Vitrines du ministère de la Culture et de la Communication (Galerie de Valois)
Métro Palais Royal – Musée du Louvre
Horaires d’ouverture du jardin : de 7 heures à 22 heures

Le site de Manish Arora


(1) Pour utiliser une métaphore sportive

Londres | à  ville cosmopolite, mode cosmopolite…

 

LONDRES (AFP) – Inde, Japon, Brésil, Singapour, Serbie… la semaine de la mode de Londres est pour son édition automne-hiver résolument cosmopolite, à l’image de la capitale britannique.
Ni Paris, ni Milan, ni même New York n’accueillent sur leur « catwalk » autant de créateurs étrangers que Londres.

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En venant à Londres, ces créateurs espèrent se faire un nom dans l’industrie multimillionaire de la mode, et comptent sur l’ouverture d’esprit de cette ville où voisinent des dizaines de minorités parmi ses huit millions d’habitants.
Ils amènent avec eux un extrait de leur pays natal, enrichissent leur collection avec des tissus et des coloris rarement utilisés en Europe, pour nous offrir quelques saveurs de leur culture d’origine.

Le jeune créateur indien Manish Arora nous a ainsi projetés au beau milieu du Rajasthan, avec une collection osant les couleurs vives et brillantes de cette région du nord-est de l’Inde.

Les rose, vert, orange, bleu étaient partout, dynamisant des robes ou jupes à volants.

Avec la Brésilienne Issa, la « Fashion week » s’est retrouvée sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, en plein carnaval, entourée de robes à paillettes, de mini-strings, de seins nus et de corps peints en rouge, vert et jaune.

Le jeune Singapourien Ashley Isham a aussi fait sensation, en faisant défiler ses mannequins échevelés sous une pluie de pétales rouges ou dorés, dans de longues robes souples aux couleurs qui claquent (rouge vif, bleu turquoise…).

Quant à la collection de la Japonaise Michiko Koshino, elle était élégante et fraîche, avec un soupçon de la délicatesse d’une femme en kimono et un brin de la séduction d’une Geisha.

Nombre de ces créateurs connaissent un grand succès chez eux, à l’instar de Manish Arora, qui dessine des costumes de cinéma pour Bollywood.
Mais ils ont besoin d’une visibilité internationale, ce que Londres peut leur offrir, explique Andrew Tucker, un responsable du Conseil britannique de la mode, qui organise la manifestation.
Pour se faire une place dans le monde de la mode, il est impératif de défiler dans l’une des quatre capitales de la mode internationale, souligne-t-il.

Milan et New York sont très commerciales, Paris est inaccessible pour ceux dont le nom n’est pas encore établi, mais Londres est plus ouverte: c’est « assurément la meilleure piste de décollage » pour les jeunes créateurs, assure M. Tucker.
La capitale britannique s’est d’ailleurs faite une spécialité d’attirer les talents peu connus et de les lancer sur la scène internationale.

Parmi les autres créateurs étrangers au programme jeudi, la Serbe Roksanda Ilincic, les soeurs jumelles georgiennes Tata Naka ou encore le duo anglo-brésilien Bruno and Basso.

Les Britanniques Julien Macdonald et Paul Smith, ou l’Irlandais Paul Costelloe, sont apparus plus classiques dans leur collection, mais le chanteur anglais Boy George promet un bouquet final aussi branché que provocateur samedi.

photo:créateur Manish Arora
Visitez le site de la Fashion Week de Londres, les pages des créateurs, ainsi que la rubrique tendances (Trends)
Site de la Fashion Week

source: Yahoo et AFP