Adeline André |Le rituel

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Trois photos pour vous donner un avant-goût du défilé Couture de la délicate Adeline André qui a eu lieu hier soir à la JTM Gallery. Parquet, murs blancs, tabourets Tam-Tam blancs, lumière blanche et crue des néons et des projecteurs, le décor est minimaliste, rien d’ostentatoire, un peu à l’image des créations de cette maison de Couture.

Neuf tenues défileront, là où certaines maisons ont trente voire quarante passages. Neuf tenues chez Adeline André, loin de vous frustrer cela vous donne envie d’en profiter encore plus, de savourer avec intensité l’instant qui va suivre. C’est un peu comme une pâtisserie de Philippe Andrieu que l’on aurait ramenée à la maison. On se surprend alors à mettre en place un petit rituel, on choisit avec précaution une assiette à dessert, le couvert en argent qui s’accordera avec elle, on s’installe alors dans son meilleur fauteuil et on s’abandonne pour quelques instants, le monde peut s’écrouler.

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Chez Adeline c’est un peu pareil, on observe un rituel. Ambiance détendue et respectueuse, pas de stars en front row. On imagine que les invités sont des proches de longue date, qu’ils appartiennent à la famille d’Adeline André, des créateurs (Popy Moreni était dans la salle) et des artistes.

Dès le second passage la créatrice sort des backstages avec ses assistantes et participe au show en continuant le processus créatif débuté en atelier. Hier soir il s’agissait de déshabiller/habiller les mannequins pour dévoiler successivement les tenues. Neuf robes sur le thème du Biais, portant le nom des mannequins qui les portaient, exemple:

Charlotte Flossaut, robe longe coupée dans le biais, encolure retournée, en georgette de soie chair

Catharina van Eetvelde, robe longue coupée dans le biais, encolure et ourlet retournés, manches à même, en georgette de soie germe

Rose Vignat, robe longue coupée dans le biais, encolure retournée, ceinture queue de rat, en organza de soie coquelicot
etc.

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Fashion Week | Le jour d’après, les minutes d’avant…

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La troisième journée des défilés homme pour l’automne-hiver 2010-2011 s’achève, passionnante, de la découverte du créateur coréen Juun J. au show toujours festif de Jean-Paul Gaultier, de magique défilé Kenzo, au noir de Kris Van Assche. Résumé en images des minutes d’avant les défilés du premier jour: Issey Miyake, Juun J., Gaspard Yurkievich et le combat de boxe organisé par Jean-Paul Gaultier.

A bientôt pour des photos, des interviews et d’autres mini-vidéos de cette fashion week.

Street Mood | Grungy Santa

Sanni est originaire d’Oulu, ville située dans le nord de la Finlande où elle étudie l’architecture. Elle est de passage à Paris, ville qu’elle connaît bien pour y avoir vécu deux ans. Avant de filer chez Jean-Paul Hévin où m’attendent quelques amis, on parle un peu de musique, de sa passion pour Alice Cooper et un peu de mode aussi.

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Son style est tout en layers, une chemise, un cardigan, puis un autre, un perfecto vintage et une mini en denim brut. Des superpositions, des longueurs différentes, tout çà est très grunge. Et puis il y a les gants « brou de noix » qui semblent tout droits sortis de l’atelier de Pierre Soulages…

Son bonnet pointu me rappelant vaguement un bonnet de lutin, le sapin et la température hivernale aidant, je vis en Sanni une sorte de Père Noël, rock et dark le Père Noël tout de même…

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Bande son, « Heart of glass » de Blondie

Ci-dessous inspiration en images

Pris, le répliquant de Blade Runner
Alice Cooper
A nightmare before Christmas, de Tim Burton
Life, le premier album des Cardigans
Soleil couchant, dans la forêt finlandaise de Saariselka
Blondie

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Street Mood | Fade to grey

J’ai rencontré Etienne non loin de la rue Cambon.

Étudiant aux beaux-arts en Normandie, Etienne est de passage à Paris, il s’en « grille une » avant de se rendre à un casting. J’ai flashé sur son aura mélancolique, son look de James Dean cold-wave ainsi que la palette toute en nuance de gris de sa tenue.

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Bande son « We want war » des These new Puritans.

Affiche de Wim Crouvel, 1964

Bâtiment de l’école du Bauhaus
James Dean
Les membres de Joy Division

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À propos des Street Mood
Un look, des images, de la vidéo, de la musique… un mini e-mood board spontané

Shopping selector | Noël 2009

Notre shopping selector est disponible en version 2. Préparé avec le plus grand soin par ceux que l’on pourrait assimiler au Rat Pack de la blogosphère lifestyle(1) il mêle accessoires, objets high-tech, envies de luxe et des idées pour nourrir le corps et l’esprit. Pour un ami, l’homme de votre vie ou votre cher papa ce guide vous sera utile avant de glisser un présent sous le sapin.

http://www.very.fr/noel2009/ligue_loader.swf

Nota: Pour soutenir notre initiative, vous pouvez diffuser ce widget sur votre blog (il vous suffit de récupérer le petit bout de code HTML) et de le coller dans un billet.

(1) Guide réalisé par James Bort (James Bort), Florian Pohl, Anthony Pohl & David Jay (okcowboy), Nicolas Nowak & Gabriel Vachette (Les Rhabilleurs), Stéphane Galienni (Buzz2Luxe), Alexandre Very (Very.fr), Thierry Richard (Chroniques du plaisir) et moi-même.

Le Modalogue | Weekly #9

Semaine X
En commencannt ma semaine par le toujours dénudé Iggy Pop, l’accent était dramatiquement mis sur le thème du corps. Voir l’iguane depuis son studio de Miami interpréter un de ses tubes devant sa webcam avec des fans de NZ était ace

Semaine « à bras le corps »

Trop gros, trop maigre, trop grand, trop petit, morpholiposucé, bodybuildé, etc. Parler de la mode, c’est s’intéresser au corps quel qu’il soit…

En commencant ma semaine par le toujours dénudé Iggy Pop, l’accent était dramatiquement mis sur la thématique du corps. Voir l’Iguane interpréter un des ses tubes et se déhancher devant sa webcam avec des fans de Nouvelle Zélande laisse rêveur sur les chemins que peut prendre le « collaboratif »…

Il y a eu le calendrier Pirelli et les rondeurs de Lily Cole

Puis j’ai rencontré Jacques, adepte d’un autre type de collaboration corporelles… Jacques un prénom qui fleure bon les années 70, Jacques magazine (dispo chez Colette) est le dernier représentant de ces publications apparues ces dernières années et qui rendent ténue la frontière entre mode et érotisme. Voire aussi ce que font Terry et Olivier. Les excellents S Magazine, Purple Sexe et Paradis ont élus domicile depuis longtemps sur cette lisière entre art et sexe, luxe et luxure, et n’hésitent pas à interviewer Damien Hirst ou John Currin. Glossy, seventies oriented, arty ou intello, ces magazines prônent avant tout un esthétisme digne des meilleurs magazines de mode et réinventent la formule des Playboy et Lui de cette époque.

L’acmé de la semaine je l’ai partagé IRL(1) avec quelques gentlemen. Une soirée parisienne, un brin « canaille » au Secret Square (ex Stringfellow) organisée par Gaëlle. Entre deux coupes de champagne, des échanges sur notre admiration pour Charles Denner (vous savez l’homme pour qui « Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie »), nous avons pu apprécier la dentelle, les plumetis, les effeuillages et les courbes du corps de Bianca, Charlotte et Renatta.

Tout ces errances corporelles ont rappelées à ma mémoire une conversation que j’avais eu avec Laetitia Bica sur la place du corps dans sa création artistique; un corps travesti, maquillé, artificiel… qu’elle fixe habilement sur ses photographies.
D’autres images à découvrir sur ce blog, qui compile les photos « sexy » des magazines de mode et tendance, on y retrouve Muse, Mixte, Flair, etc. toutes les stars et top-models.

À consulter également Le blog du corps, un blog qui oriente notre regard vers des domaines où le corps s’exprime et vers lesquels on irait pas naturellement.

Seiko Ananta | Temps éternel

Quoi de plus logique que d’allier un garde-temps et un symbole d’éternité ? Soit Ananta (la dernière création de l’horloger japonais Seiko) et un Ginkgo. Ananta, « infini » en sanskrit et le Ginkgo, le plus ancien arbre connu sur Terre, puisqu’il serait apparu il y a 270 millions d’années (source).

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Chronographe Spring Drive de la Collection Ananta au milieu des feuilles de Gingko.
Série limitée à 300 exemplaires-monde, environ € 6000

histoire de famille 1895, reparateur d’horloges
tradition horlogère au japon
forte identité japonaise, une des rares manufacture horlogère capable de tout fabriquer de a a z.
seiko c’est seiko corporation synergie seiko optimal (puise en savoir faire sur les trait antireflet des verres, sikh sports (titane haute densité, les alliages dacier), epson (micro et macro technologie expérience)
entrée de gamme jusqu’à  horlogerie de haut vol Credor (300 000 euros) commercialisée au japon only – satisfait tout les consommateurs
idées reçues
3 dates 1:08
1969 seiko date importante première montre a quartz (an pas son équivalent au monde
1989 modele kinetcs : quartz qui se remonte a lenergie du poignet – kinetics decliné su rle chrionographe, le calendrier perpetiuel etc.
2005 el spring drive (entièrement assemble a la main, par qq. maitres horlogers only) révolution horlogère, 28 ans de rech, crée un mvt meca avec la précision dune montre a quartz ,sans quartz (précision 1 sec/jour)
inspiration le katana
la construction de la boite en deux étapes, la sous-boite reprenant le dessin de la lame, un niveau de polissage équivalent a lart de poliss du katana
la masse oscillante au dos inspiration manche katana qui est en revêtement titane carboné finition cote de Geneve.
on retrouve le mvt sprint drive , 8 modeles, 3 s.d., 2 chronographe, 1 modele reserve de marche de 72 heures.
serie limite 300 ex monde
distribution res

Cette marque, histoire de famille, plus que centenaire (créée en 1881) est fortement ancrée dans la tradition horlogère du Japon. Seiko est une des rares manufactures horlogères capable de tout fabriquer de A à Z.

Seiko Corporation à mit à contribution le savoir-faire de toutes ses branches, créant une véritable synergie pour réaliser ce modèle haut de gamme. Seiko Opticals apporte son savoir-faire sur le traitement des verres anti-reflets, Seiko Sports sur les titane haute densité et les alliages en acier et Seiko-Epson fait profiter de son expérience en micro et macro technologie !

Seiko dispose d’une offre très vaste allant de l’entrée de gamme à l’horlogerie de haut vol (cf. la gamme Credo vendue exclusivement au Japon, aux alentours de 300.000 euros). Cette offre satisfait, certes, tous les consommateurs, mais sème aussi un peu de confusion et brouilles les repères.

Le chronographe Spring Drive de la nouvelle collection Ananta pour lequel j’ai eu un coup de cœur, s’inspire du katana dans tout ses aspects, j’en veux pour exemple la construction de la boîte réalisée en deux étapes avec une sous-boîte reprenant le dessin de la lame du katana et avec un niveau de polissage équivalent à l’art du polissage de cette arme. La masse oscillante au dos, qui est en titane carboné finition Côtes de Génève s’inspire, elle, du manche du katana…

Avec ce modèle haut de gamme, Seiko veut faire fi des idées reçues et part en quête de la perfection horlogère, de l’homme à la poursuite de vraies valeurs, du connaisseur qui cherche une des montres de sa vie.

Seiko en trois dates

  • 1969: Seiko lance la première montre à quartz du monde;
  • 1989: la technologie Kinetic. Les modèles de cette gamme génèrent leur propre énergie (fournie par les mouvements naturels du poignet). La technologie Kinetic à ensuite été déclinée sur le chronographe, le calendrier perpétuel, etc.
  • 2005: La technologie Spring Drive crée une révolution horlogère, après 28 ans de recherche, Seiko met au point un mouvement mécanique possédant la précision d’une montre à quartz. Ces modèles sont entièrement assemblé à la main par quelques maîtres horlogers.

Article sponsorisé

Le Modalogue | Weekly #8

Semaine hermétique et moderne

Une soirée consacrée à deux pièces sonores dont Hedi Slimane est l’instigateur: Sweet bird of youth, une carte blanche à Hedi Slimane (feat. Gus Van Sant et Pete Doherty). Cela se passait sur France Culture dans le cadre de l’Atelier de Création Radiophonique et se ré-écoute ici.

Afin de compenser la gravité de la création précédente, je me suis plongé à corps perdu dans la lecture de Design Addicts ou l’histoire de l’aménagement du nouvel appartement d’Huliéna et Anders, respectivement stratège dans l’univers du luxe et consultant en communication transversale. Soixante-dix pages écrites et illustrées par ce cher Jean-Philippe Delhomme, narrant les aventures délirantes de ce couple über-trendy et ses soucis d’aménagement intérieur, un délice absolu, un nectar, à consommer lentement afin d’en apprécier chaque bon mot et chaque référence au design d’hier et d’aujourd’hui.

Toutes ces émotions hermétiques et modernes ont trouvées leur aboutissement à la découverte d’une galerie Flickr consacrée essentiellement aux stars de cinéma vintage. Une vaste photothèque pour les inconditionnels et les curieux.


Blue Bell jean

Blue Bell Overall c’est le nom de la maison-mère de Wrangler.

La marque qui fait son apparition en 1947 vend aujourd’hui 1 jean sur 5 aux États-Unis, elle est fortement inspirée du cow-boy way of life. En Europe, elle reste une marque confidentielle et j’en avais gardé personnellement une image plutôt ringarde, oubliée quelque part entre les années 70 et 80.

Vous vous rappelez la géniale campagne « We are animals » c’était eux ! Cette campagne primée par le Grand Prix Presse à Cannes le 24 juin 2009 m’avait beaucoup plût mais je n’avais pas retenu le produit…

Et ce jean il est comment ?

La collection reste très inspirée des années 50, la ligne Blue Bell reste fidèle aux détails qui ont forgés la réputation de la marque préférée des cow-boys: rivets plats fixés à l’intérieur des poches dos, poche briquet arrondie, sept passants de ceinture (oui le jean que vous portez actuellement n’en a que 5 !).

Qui ne tente rien n’a rien et j’ai fini par me rendre en cabine essayer le jean le plus cool de la collection. Mais rien à faire Eddy et moi çà ne colle pas (Eddy c’est le nom du jean, c’est comme les sacs de Jérôme Dreyfuss, ils ont tous un petit nom masculin). Je me décide à lui faire des revers (haut les revers hein !) façon Rebel without a cause. Et là c’est nickel, tout me convient, sa couleur (comme quoi), sa coupe loose, tout tout tout, je l’adopte illico !

Désormais le W surpiqué sur les fesses revêt un caractère précieux, connu de quelques initiés.

Dans un style arty-preppy, a porter avec des chaussettes de couleur contrasté. Avec les revers il adopte presque la forme d’un carrot-pant. A consommer sans modération donc.

Wrangler Blue Bell à découvrir ici 

Le Modalogue Weekly #7

Cette semaine, entraîné par la voix de la sulfureuse Florence Welsh (aka Florence and the Machine, dont j’ai bien aimé l’album situé quelque part entre Janis Joplin et Kate Bush) je me suis arrêté sur Guy Aroch, photographe de son état. Ses derniers travaux ont une douce esthétique oscillant entre seventies et eighties, ne manquez pas dans le diaporama, la superbe Lily Cole vêtue de rouge-fatal !

J’ai re-découvert les jolies filles so eighties peintes par Patrick Nagel (1945-1984). Toujours dans un registre très mode, mais plus contemporain, je vous invite à voir les fashion film de Jason Last et écouter Domenico Dolce quand il dit « The web, for luxury brands, is not the future but the present. »

Si vous passez par Bruxelles profitez-en pour visiter Papers un nouvel espace (créé par Jean-Philippe Arnould) consacré au papier sous toutes ses formes, lieu d’exposition (dont la première fût inaugurée par Pierre Le-Tan), lieu de collection (on y trouve des feuilles vierges issues des manufactures européennes encore en activité) et lieu de rareté (on y trouve entre autre des gouaches de Georges Lepape pour Paul Poiret).