Fashion in 100 styles and 100 seconds

This video is celebrating fashion and dancing full of joy and all i love…

To announce the grand opening of Westfield Stratford City, which will soon be « the largest urban shopping centre in Europe », Westfield created this fun short film, 100 YEARS / STYLE / EAST LONDON. The film, directed by Jake Lunt with The Viral Factory, amazingly gives the run-down of 100 years of East London fashion, dance and music in just 100 seconds. »

Elle rit Fifi au Crazy (crazy Fifi)…

L’activité de Fifi Chachnil n’a cessé ces dernières années (ouverture d’une boutique à Paris et à Londres, création de costumes de scène pour le Crazy Horse, collaborations diverses, un parfum et un disque avec Philippe Katerine).

Invité à découvrir la nouvelle collection lingerie et balnéaire au Crazy Horse je n’ai donc pas hésité une seconde. Le style Fifi Chachnil, son univers  est dans l’esprit boudoir, cocotte, rock’n’roll (pour le côté rétro) et un peu canaille. Ses femmes corsetées et sulfureuses, portant froufrous et talons hauts, s’accordent parfaitement à un univers fantasmé…

Depuis 27 ans, elle fait fi de toutes les tendances. Un monde peuplé d’artistes tels que Helena Noguerra, Pierre et Gilles, Christophe Salengro, Lio…

Un brin marginale dans l’univers de la lingerie, Fifi Chachnill aimerait que les femmes assument ses créations pleinement, sans les considérer comme un déguisement.

Enjoy the show!


Nous sommes « au petit soin », Champagne for everyone !


Dolls – Poupées

Dolls – Poupées


Calamity


Si tu veux


Monokini


Monokini


Fifi Chachnil sans la culotte à froufrou, n’est pas Fifi Chachnil…


« Angel is love » with amazing Count Indigo !


Fifi on a swing, singing « Noctambule » for the finale

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New beat

Discover this video some weeks ago. The sound, somewhere between Acid House and Electro Body Music (EBM) is what was called New Beat during the late eighties. « Rock to the beat » was a belgian major dancefloor hit.

Everything is amazing on this video, the girl, the dance, the outfits and the throbbing rythm that you can’t forget.

Notre ami Gaultier à Montréal

Présentement, je suis à Montréal pour suivre De la rue aux étoiles, l’exposition (et non une rétrospective) magistrale consacrée au créateur français Jean-Paul Gaultier. Pourquoi Montréal et non Paris pour lancer un évènement d’une telle importance?
Quand on lit entre les lignes des interviews qui sont consacrées au créateur dans les journaux locaux, il semble, que de « bêtes » raisons politiques entre la France et le Canada soient à l’origine de ce choix…

Entre temps, Montréal profite de cet évènement au retentissement mondial pour damer le pion à Toronto, sa concurrente de toujours. C’est le résultat d’un travail de longue haleine, une vraie job de bras comme disent nos amis québécois, réalisé par les responsables de la politique culturelle. Réunissant quelques 140 pièces emblématiques couvrant 35 ans de création, il s’agit d’une manifestation qui fera date.

Jean-Paul Gaultier possède les qualités que tout créateur, même un jeune premier d’aujourd’hui, se doit de réunir: humilité, talent et créativité.

Jean-Paul Gaultier est un créateur qui arrive aussi bien à créer une panoplie punk, bondage, ethnique, urbaine ou chic, sans pour autant galvauder aucun de ces domaines.

Jean-Paul Gaultier est un créateur transversal, voire presque super-hybride (cf. Jorg Heiser). Il sait intégrer et réinterpréter les codes et les tendances de notre temps, utiliser les différents médias tout en y ajoutant la dose d’humour et d’intelligence nécessaires pour les rendre accessibles a tout un chacun.

Jean-Paul Gaultier est populaire sans être omniprésent. Il ne prend pas d’assaut notre espace quotidien comme d’autres designers le font au risque de se galvauder. Il défend ses valeurs, celles qui font de sa Maison une référence.

Le vertige du funambule

Je viens de terminer la lecture de l’ouvrage d’Annick Lantenois: Le vertige du funambule, le design graphique entre économie et morale. Un livre où l’auteure nous apprend entre autres, que rien n’échappe au design, pas même les corps…

L’ouvrage dresse un récit historique du design, de ses fondements établis au XIXe siècle à nos jours.

Annick Lantenois y étudie comment le designer, traducteur et par ses prises de positions nous guide à travers la complexité des codes qui peuplent notre quotidien (logos, sites internet, affiches…).

Les propos tenus dans ce livre intéresseront les designers de tous bords (graphistes bien sûr, mais aussi les designers de mode, les illustrateurs, etc.).


Familiarité entre l’illustration des M/M à droite pour Yohji Yamamoto et celle dessinée par Aubrey Beardsley.

Tout comme le designer graphiste, le designer de mode se doit de décoder les signaux qui nous entourent.

Tout comme le designer graphiste se doit d’être, aujourd’hui, un peu programmeur, le designer de mode se doit d’être en phase avec les nouveaux déclencheurs (essentiellement numériques) qui lui permettront de favoriser l’échange et de faire naître des expériences créatives singulières.

J’ai numérisé certains passages du livre qui m’ont semblé intérressants:

Une crise du temps, patrimoine, storytelling, etc. ?

Ci-dessous des extraits où l’auteur étudie le passage du blason au logo dans l’identité des villes et le changement de sens inhérent à celui-ci.

– « Le blason est une traduction symbolique de l’enracinement d’une collectivité dans la durée et dans un territoire. »

– « Le blason est une des manières de raconter l’histoire de la cité, lieu sédentaire, localisable, quantifiable, datable… »

–  « C’est un récit stratifié où chaque élément iconique (tours, roues dentées, etc.) symbolise les diverses couches temporelles qui racontent chacune une période de l’histoire. »


Evolution du logo de la ville de Bezons

–   « Les logos des années 80, ne portent plus les symboles des traçes matérielles, l’Histoire s’absente, l’enracinement dans la durée s’oublie. »

–   « Les logos semblent conçus pour annoncer les qualités de cette ville à la manière du slogan, voire de l’injonction (essor, dynamise, vitalité). »

–   « Le blason privilégie la durée et la stabilité de la cité, le logo affirme le présent de la ville par le mouvement et la métamorphose. »

–  « Ainsi la forme globale du blason et la syntaxe qui articule les symboles et les codes couleur traduisent-elles la conception d’un temps continu, structuré par la tradition et par la transmission, par l’héritage. »

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un rapprochement avec le secteur du luxe où ces dernières années fut privilégié l’instant. L’an passé lors du International Herald Tribune Luxury Conference les notions d’héritage et de savoir-faire ont été élues comme point de salut et de reconquête pour l’industrie du luxe par Suzy Menkes.


Les deux premières images représentent l’évolution de l’emblème du Bauhaus (Karl Peter Röhl, 1919 puis Oskar Schlemmer, 1922), la troisième image montre la ressemblance troublante entre le logo de Schlemmer et les premières icônes du Macintosh d’Apple dessinés par Susan Kare.

Le livre, l’e-nomadisme, l’hypermodernité: morceaux choisis

Annick Lantennois aborde d’autres sujets adjacents à son récit, traitant de la culture du livre, du numérique, du développement technologique, de l’e-nomadisme… des notions qui de près où de loin concernent également les métiers de la mode (designer, presse traditionnelle ou électronique, bureaux de tendance, etc.). Morceaux choisis, à méditer.

–   « L’histoire est un récit de la connaissance dont le rôle est de transmettre et faire comprendre les conditions où s’exercent les actions, l’expérience des hommes. Le design graphique, quant à lui, est un ensemble de compétences à la fois intellectuelles (conception) et plastiques (mise en forme de contenus) dont se dotent les sociétés pour contribuer à rendre au monde une lisibilté que l’industrialisation, la mécanisation et l’urbanisation avaient opacifié. » (p. 42)

–   « Le livre est un objet emblématique dont s’est doté le christianisme dès le IVe siècle pour traduire sa conception du temps et repondre a ses pratiques intellectuelles. La culture du livre est alors l’ensemble des comportements programmés par cette structure de pensée et que l’imprimerie radicalisa. (…) La conception téléologique du temps -orienté vers une finalité- qui structure la culture du livre est ce qui la distingue de la culture numérique marquée, quant à elle, par la conception présentiste du temps, ce -présent omniprésent-« . (p. 66)

–   « Hypermodernité, hyperindustriel selon le philosophe Bernard Stiegler, surmodernité selon l’anthropologue Georges Balandier: des superlatifs comme si le langage s’épuisait à s’adapter à l’accélération du développement technologique depuis les années 80, telle une balise permettant à l’intelligence de se repérer dans un présent où le passé et le devenir semblent s’y noyer. » (p.67)

–   « Les téléviseurs, mobiles, ipods voient leur statut se modifier ils ne sont plus des terminaux mais des relais. » (p. 69)

–   « C’est pourquoi au terme « dématerialisation » devrait se substituer celui de « numérisation » qui permet de mettre en avant le processus de transformation qui mène les contenus d’un état vers un autre: des supports imprimés vers les techniques industrielles (cinéma, radio) puis vers les technologies hyper-industrielles en réseau et réciproquement. » (p. 70)

Designer, what else?

–   « Au fond, privilégier les relations entre les objets pour y revenir, permet de poser les questions de la fonction et du sens à leur assigner. Ce mode d’analyse n’est en rien nouveau. déjà  en 1947, Laszlo Moholy-Nagy écrivait: « Faire du design c’est penser en termes de relations ». (…) . » Ainsi, que conçoit Otto Wagner, en 1902, pour le Bureau des Dépêches de Die Zeit? Ou Stanley Morison lorsqu’il dessine en 1932 un caractère spécifique pour le journal The Times? Ou encore, lorsque Harry Beck, en 1933, dessine le plan du métro londonien?

(…)

Tous dessinent, designent, des identités bien sûr, tous conçoivent des objets fonctionnels destinés à aider, à accompagner les individus dans leurs lectures des informations et des espaces. Mais, au-delà de ces fonctions, ce que ces designers inventent est également, voire avant tout, les conditions nécessaires aux échanges, à la circulation des biens, des personnes et des informations. En concevant un dessin de lettre en adéquation avec l’économie de la presse moderne, en dessinant un Bureau des dépêches – l’un des maillons dans la chaîne du traitement et de la diffusion des informations – , en schématisant les parcours du métro qui favorise et rationalise le déplacement des individus, en particulier, vers leur travail, S. Morison, O. Wagner et H. Beck contribuent au processus de transformation de l’énergie en principe même. »

–   « (…) ce qui les unit est leur volonté de trouver des formes et des syntaxes en adéquation avec leur présent. »

–   « (…) réinvestir les fondements du design graphique et (…) interroger leur actualisation au regard non pas d’une dématérialisation des contenus mais de leur transformation par la numérisation, au regard non pas d’un monde dissocié entre concret et dématérialisé, mais d’un monde concret augmenté, étendu dans des environnements numériques. »

Blogs vs journalistes, un combat d’arrière garde

–   « Les instruments nomades de captation et les logiciels de traitement des images, des textes et des sons ouvrent les champs experts historiques à la participation des amateurs. La profession du journalisme en sait quelque chose qui s’inquiète de la part prise par les documents amateurs dans le traitement des événements par les grands médias, qui s’inquiète également de la multiplication des blogs d’information échappant au cadre de la presse écrite et télévisuelle. Alors, nous pourrions pleurer sur la mort du journalisme. Mais n’est-ce pas, au contraire, l’opportunité de repenser le métier de journaliste? »

Ci-dessous, un passage dédié à tous les streetstylers, car le monde de la mode s’est aussi étendu grace à l’avènement du numérique. Découvrir les looks de rue de Stockholm, Athènes, New-York ou Tokyo n’a jamais été aussi facile.

Les non-experts de mode, mais passionnés, peuvent assez simplement mettre en ligne leur propres créations sur des sites comme Etsy et pour certains même en faire leur profession. Les sites de partage et d’appel à contribution se multiplient.

La facilité d’accès aux outils fait de chacun de nous, en apparence, un designer graphiste, qui manipule les typographies et les images glanées çà et là ou un designer de mode qui montre quotidiennement ses tenues sur son blog et donne son avis sur la dernière collection de Marc Jacobs.

–   « À cet élargissement de l’espace de paroles aux non-experts, il faut ajouter l’invention puis la généralisation de la photographie qui permit aux individus de s’approprier la fabrication des images et contribua à la démocratisation des connaissances grâce, notamment, à la reproduction des oeuvres. »

Extension, Expertises et Expériences

–   « La découverte dont nous faisons l’expérience aujourd’hui est, de manière similaire, celle de l’extension et de la diversification des compétences, celle du rôle de la technologie dans les processus de démocratisation et d’élaboration de nouveaux savoirs et de nouvelles idées. À chaque fois, en contribuant à démocratiser l’accès aux savoirs et aux informations, c’est la distribution symbolique et économique des rôles et des statuts qui se redéfinit. Ce double processus de dé/refonctionnalisation impulsé par la culture numérique crée les conditions de formation d’un continuum qui remodèle les distances symboliques, économiques et juridiques entre les rôles de producteur/auteur, de diffuseur, de lecteur. Ce continuum ne signifie pas leur fusion. Il s’instaure sur un principe d’alternance volontaire, une alternance qui autorise l’extension des domaines de compétences, des rôles et des responsabilités. Il naît de la logique du réseau fondée sur l’instabilité des contours et structurées par la circulation hyper textuelle et hyper-média. »

Reste aux bureaux de style, aux créateurs, aux amateurs, à savoir comment exploiter cette masse d’information, de compétences, cette diminution des distances, ce flot-flux responsable du vertige afin d’éviter de sombrer, trop facilement, dans cet océan numérique.


Angelique Lantennois est historienne d’art et enseignante à l’école régionale des beaux-arts de Valence.

Le vertige du funambule, le design graphique entre économie et morale est disponible aux Editions Cité du design.

Paisible Basil Soda

 

 

Pour sa deuxième présentation de prêt-à-porter on sent que le créateur à du mal a se défaire des manières de sa Couture. Certaines de ses créations présentées ce jour-là conservent un côté « meringue » et surchargé…

Libanais comme Elie Saab, auprès duquel il a perfectionné son art en tant que chef d’atelier, mais dont le style est assez différent, on ne serai pas surpris d’apprendre que lui aussi possède une solide clientèle Haute Couture faite de particulières et de stars.

Revue de certains détails à suivre de cette collection.

Ci-dessus, détails de dos, deux mondes se rencontrent,des éléments géométriques cohabitant avec des empiècements brodés, des découpes rectilignes sur la souplesse du voile.

Idem ci-dessus, deux types de dentelles brodées et des empiècements géométriques façon « créneaux de chateau-fort » confèrent à l’ensemble un style néo-baroque. Les grosses agrafes métalliques « posées », permettent une fermeture bord à bord du vêtement et contrastent avec la tenue lui apportant ainsi une certaine modernité.

Robe bustier: comme précédemment, rencontre de matières et complication faite d’un pan devant entièrement rufflé. Le créateur modernise sa silhouette avec une grosse fermeture sur le milieu devant et qui souligne la taille.

Le Modalogue on vogue.com

Honoré de figurer dans cette sélection de blogs de vogue.com aux côtés de Face Hunter et Clothes on film, ainsi que des quelques lignes élogieuses sur mon activité ici.

Fashion is magic

Hier en fin de journée Manish Arora nous livrait un show magique au sens littéral du terme. Trois tours de magie exécutés sur scène par un mannequin-magicien. Le soir chez Bless, rencontre avec Anja Aronowsky (ex-Acne magazine), éditrice en chef du magazine Vestoj, « the journal of sartorial matters », un magazine mêlant vêtements et culture, dont le sujet du numéro deux est « on Fashion and Magic »…

La journée d’hier fut donc magique, rappelant que la mode c’est aussi susciter des « Oh » et des « Ah » d’émerveillement.

Yesterday Manish Arora gave us a magical show, literally. Three magic tricks performed on stage, by a magician (see him at Jean-Paul Gaultier last season). In the evening at Bless, I was introduced to Anja Aronowsky (formerly Acne magazine), editor in chief of the magazine Vestoj, « The Journal of sartorial matters « , a magazine combining clothing and culture, the theme of the second issue is « on Fashion and Magic …
Then yesterday was magical, proving that fashion is also creating some amazing moment.
Ci-dessous, le magicien qui ouvre le show chez Manish Aroroa, je l’avais pris en photo chez Jean-Paul Gaultier.

Vestoj, great art direction and content, with written by Valerie Steele, Olivier Saillard or Hamish Bowles. Soon I will talk of this publication (as I have not read it yet).