Paris Fashion Week | Steffie Christiaens


Robe brodée de crin de cheval

Steffie Christiaens, has not finished playing with the Elements. Her clothes always seem moved by the forces that surrounding us. Her dresses, skirts and jackets seem captured (as a still image) moving around the body, creating a « frozen flow ».

The garments created by Steffie Christiaens do not embrace the body with glamour as usual but are the result of rashes, blisters and projections.

Accessories are also important in the style of Steffie Christiaens. The beautiful shirts collar and necklaces, the shoes and the bracelets experience the same twists as the clothing.

For her first summer in Paris Fashion Week we discover that Steffie Christiaens can add some sensuality in her style. For summer 2012, we will have swimwear, very short dresses and necklines never seen before. All this creates a contrast with the apparent rigidity of the clothes and, as usual, a cold palette of colours (silver, black, blue), except perhaps, the acid yellow (as seen on many shows).

« Don’t forget the clothes, we’re are not Lady Gaga! » some people say at the end of the show. It is certainly not far from the stage costume sometimes, even if the latest outfits (see last photos) are « simpler ».

Steffie Christiaens follow the trend of those young designers that create sculptural garments (Yiqing Ying, Sandra Backlund or Iris Van Herpen…)

Les maillots de Steffie – Swimwear

Les sculpturales – Sculptural dresses

Below, Steffie Christiaens’ style, even a « simple » short skirt is created with cutouts, reliefs and overlays.

Les plastron-bijoux – Necklaces and shirt collars

Wood and stone minaudiere (held with an in-built glove)

or to be worn as a grenade with an evening gown…

Diva Lady Gaga

Gaga inspiration – Ascension fulgurante pour Stefani Germanotta aka Lady Gaga, en 2007 inconnue ou presque, elle chante avec Lady Starlight en bikini brodé de petits miroirs « boule a facettes » lors du Lollapalooza festival, trois ans plus tard elle collabore avec le photographe Steve Klein.

Hypnotisante, agaçante, troublante, folle, ridicule, géniale, provocante, monstrueuse pour certains, sublime pour d’autres… Personnalité hors norme elle ne pas laisse pas indifférent.

Lady Gaga fait du bien à la scène artistique, elle stimule et défie comme d’aucun ne l’a fait depuis des années. Elle « impacte » en tant qu’artiste et pas seulement en tant que chanteuse (oui elle est transversale). Fascinante, elle est source d’inspiration pour maints créateurs, mais également hors de la scène artistique comme lorsqu’elle se retrouve être le sujet de ce cours donné dans une université américaine.

Qu’on le veuille ou non elle est un nœud sociologique et culturel, un point de convergence et de transfert pour l’art et la mode. Son parcours est aussi indissociable de la progression d’internet. Plus populaire que Björk qui a influencé la scène artistique alternative et branchée des années 90, Lady Gaga est plus proche d’une Ciccone 2.0.

A travers elle, des artistes comme Yazbukey, Jean-Claude Jitrois, la maison Thierry Mugler, Mouton Collet, Amylee, Brisa Roché, Alexander McQueen, Aurèle, Vainui de Castelbajac, Jean-Paul Gaultier ou Arnaud Pagès se sont exprimés ou ont collaborés avec elle.


Arnaud Pagès devant ses créations à la Reflex gallery, Paris

A l’heure de la fast food, de la fast fashion ou du fast love il existe aussi le fast show-business, « buy it, use it (…) trash it » chantent les Daft Punk (in Technologic). Ce que l’on attend d’une artiste comme Lady Gaga désormais c’est de nous montrer sa capacité d’adaptation pour ne pas finir dans la poubelle de nos iMac.

Transgressive et mainstream, c’est possible ?

Les attitudes borderline finissent tôt ou tard par devenir mainstream. Les MTV Awards sont une vitrine où elle a tantôt orchestré sa mort, paradé dans la robe-viande de Franc Fernandez et raflé un nombre impressionnant de trophées, so what else maintenant?

Quand Madonna choquait une fois par ci par là au travers d’un clip provoquant ou d’une collaboration sulfureuse, Lady Gaga se doit de braver l’opinion tous les six mois, voire tous les trois mois, adapté au rythme de l’époque, à la manière d’un designer de mode enchaînant les collections pre-fall, puis resort, puis automne-hiver, puis printemps-été…

Lady Gaga est-elle réellement créatrice? Comme le disent certains professionnels de la mode à l’instar de certains stylistes « on a rien créé en mode depuis 30 ans, on renouvelle » ne fait-elle qu’opérer un simple renouvellement de son style, une accumulation de faits provocants? Lady Gaga n’est-elle déjà  qu’une transgressive-mainstream artist?

Générationnel ?

Autre piste, la notion de durée a-t-elle cours aujourd’hui? Etre un artiste qui reste au top pendant 5, 10 ou 20 ans n’intéresse peut-être plus les générations actuelles. Il n’y a pas de place, ni d’envie de nouveau Michael Jackson. Ce qui compte désormais c’est la première impulsion, la force de celle-ci, le first-impact artistique, visuel et social. Les artistes ne sont plus des coureurs de fond mais des sprinters. CQFD.

Mugler x Gaga = coup de poker ?

La Lady relance Polaroïd et point de passage obligé, nous prépare sa fragrance pour l’an prochain. Mais c’est l’arrivée de Nicola Formichetti son styliste attitré dans l’équipe de Thierry Mugler qui suscite le plus d’attentes.

Le style de Thierry Mugler qui a habillé les plus grandes stars des années 80-90, se marie plus qu’aucun autre créateur avec le style détonnant de l’artiste américaine (à voir abso-lu-ment les vidéos du défilé époustouflant de 1995 célébrant ses vingt ans de création ici, ici, ici, ici -au début de cette séquence on y voit le fourreau porté par Lady Gaga-, ici et ici)

Rendre Thierry Mugler « gaga de Gaga » n’est-ce pas la meilleure façon de réinjecter de la vie dans cette maison en sommeil? Gageons que l’avenir sera riche en surprises car rien ne serait plus décevant, en effet, de voir disparaître l’interprète de Poker Face aussi vite qu’elle est apparue.


Alexandra Boucherifi, curator, portant un collier de Michael Pelamidis

Il vous reste quelques jours pour découvrir l’exposition Gaga expérience mise en place par Alexandra Boucherifi à la Reflex gallery. Vous y verrez du fan art d’amateurs et d’artistes connus ou inconnus, des toiles et une sélection de tenues de scène, soit une petite partie de l’iceberg créatif modelé par la diva.

Reflex Gallery, 62, rue Jean-Jacques Rousseau – 75001 Paris

Le Modalogue, Weekly #13

Dior Dior Dior

e-shopping

Dior Beauty announces the launch of Dior.com‘s new beauty website, now featuring e-shopping.

Lady Dior affair

Lady Grey (London) 4e et dernier volet de la saga commencée avec The Lady Noire affair (Paris), Lady Rouge (New-York) et Lady Blue (Shangaï). Lady Grey est faiseuse de miracles et muse d’artiste. Il ne faut pas chercher de suite logique (comme une histoire) entre ces quatre épisodes, mais plutôt y voir la richesse des multiples facettes de la féminité, de la Femme Dior, des femmes.

Lady Grey (London) 4th and final part of the saga started with The Lady Black Affair (Paris) then Red Lady (New York) and Lady Blue (Shanghai). Lady Grey is a miracle maker and a muse. Do not look for logical sequence (as a story) between these four episodes, but appreciate the rich variety of la Femme Dior.

http://www.balistikart.fr/_lady_dior/LR-film-full.swf

China daily – Discover 

Guo Pei, chinese Couture, NYT magazine

 

China daily – Luxe pas si facile 

Dunhill plus connus des consommateurs chinois que Gucci! – Les consommateurs chinois sont en pleine mutation et sont (…) les nouveaux Japonais des années 1980, mais il est probable qu’une élite se sophistique bien plus vite encore que les Japonais, car la mondialisation accélère leur éducation sur le luxe – L’objectif numéro 1 pour les marques de luxe est de reprendre le contrôle de la distribution afin de mieux contrôler son image, La Tribune

Coty de tous les… côtés – Gaga de Coty

En quelques mois: rachat de TJoy et renforcement de ses positions en Chine, La Tribune – Coty officially announced the signing of international and multifaceted artistic force Lady Gaga to develop and market her first-ever signature fragrance (expected spring 2012), fibre2fashion.com – Et pour finir les vernis à ongle OPI, Les Échos.

Lien personnalisé (Has email become a luxury discount channel?) – Email de luxe

Petite reflexion sur les avantages et inconvénients des opérations promotionnelles des marques de luxe via le bon vieux courrier électronique, Luxury daily

Rencontre | Jean-Paul Gaultier Couture

Il y a quelques emaines, au sein de l’ex-Palais des Arts de l’Avenir du Prolétariat c’est déroulé une de mes rencontres majeures de cette année. C’est dans un bâtiment à vocation sociale du début du XXe siècle, où sont installés depuis 2004 son studio, l’atelier, les bureaux, le service de presse ainsi que et les défilés que j’ai eu l’honneur de rencontrer Jean-Paul Gaultier.
Un lei ubique, rassemblant toutes les activités de sa maison comme dans le Falbalas de Jacques DEcker son film culte.
Un lieu unique comme un véritable piede nez au maisons de l’avenue Montaigne.

Rencontre avec Jean-Paul Gaultier au sein de l’ex-Palais des Arts de l’Avenir du Prolétariat. C’est dans ce bâtiment à vocation sociale du début du XXe siècle que sont installés depuis 2004 son studio, l’atelier, les bureaux, le service de presse et où défilent ses créations.

Un lieu unique, rassemblant toutes les activités de sa maison comme dans le film Falbalas de Jacques Decker, son film culte.
Un lieu unique situé en plein cœur du quartier de la confection.
Un lieu unique et décalé, comme pour faire un pied de nez aux Maisons sises avenue Montaigne.

Du prêt-à-porter de rue à la Couture

De grands éclats de rire résonnent au sein du palais, Jean-Paul Gaultier est ainsi quand il connaît ses interlocuteurs. Il donne beaucoup. Par contre l’homme qui s’approche de notre petit groupe est timide, il est redevenu enfant. Il doit apprendre à nous connaître, nous les blogeurs et réciproquement. Mais on le sent curieux et généreux.

La rencontre prend un ton informel, il nous présente les lieux, les installations-morphing de Jurgen Bey qui lui avaient inspirés la sublime collection Couture AW 2003.
Cette installation confère à l’endroit « quelque chose de magique, un endroit à la Cocteau » dit-il, et il ajoute « … il faut se méfier des apparences, les choses peuvent avoir un autre degré de lecture ». Une partie de l’univers de Jean-Paul Gaultier est résumé dans ces deux phrases.

Ci-dessous les installations-morphing de Jurgen Bey

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Je l’interroge au sujet de son amour pour les stars, il confirme cet intérêt et nous rappelle que de Madonna à Lady Gaga (récemment habillée pour recevoir son MTV Award) il habillé plusieurs d’entre elles. Il nous reste alors juste le temps de prendre deux ou trois photos et pfuiiit le voilà qui disparaît, non sans nous gratifier d’un grand sourire.

On a envie de le tutoyer, de l’appeller Jean-Paul, de lui dire « reste avec nous ! » Il est un des rares créateurs sachant installer cette proximité. Un don qui lui vient sans aucun doute de son parcours atypique dans ce milieu, lui qui s’est hissé du prêt-à-porter de rue à la Haute-Couture (l’inverse des maisons de couture actuelles en somme).

Ses collaborateurs nous parlent alors de sa fidélité, mais on s’en doutait, envers ceux qui travaillent avec lui de la petite main anonyme là-haut dans l’atelier à Jean-Baptiste Mondino qui préside à la destinée du parfum Classique depuis 17 ans.

La fragrance

Classique, le parfum, avec sa boîte conserve et son buste habillé d’une jarretière fait parti de ces produits qui ont marqué l’imaginaire collectif (au même titre que la marinière, le jean couture, le bustier a sein coniques de Madonna, etc.). Ré-interpréter Classique pour en faire Classique X n’a donc pas été une chose facile. Il a fallu pour cela, tout le talent de Jacques Cavallier. Repartir de la fleur d’oranger du parfum d’origine et la ré-interpréter dans ce qu’elle a de plus virginal. S’affranchir, sans rupture, du caractère extraverti et de l’opulence du jus des années 90. Faire naître dans la nouvelle fragrance éclat et volupté, un mélange des genres à la limite de l’androgynie (mêlant en sus de la fleur d’oranger, bergamote, mandarine et une cologne masculine).

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Michelle Buswell, égérie de Classique X

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Les collections

On nous promène ensuite parmi certains modèles exposés de la Couture (thème cinéma) et du Prêt-à-porter (Collection X). X est fidèle à la précédente collection dont le thème était la calligraphie. Les collections s’enchaînent avec une vraie filiation, créant une histoire auquel on s’attache au fil des ans. La lettre X se décline de multiples façons (dans les coupes, les détails, les formes et les matières) jusqu’au thème du bordel (featuring les bijoux érotiques-chic de Betony Vernon). L’ensemble est assez monochrome et très graphique.

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La silhouette fascinante d’un imperméable made in Jean-Paul Gaultier Couture.

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Très suggestive… mariée Couture

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Rencontre réalisée grace à l’initiative de Balistik’art