Polly Jean Harvey is definitively one of my favorite artist, even if her music, years after years became more difficult to apprehend.
Stay true to yourself, no compromise.
Polly Jean Harvey is definitively one of my favorite artist, even if her music, years after years became more difficult to apprehend.
Stay true to yourself, no compromise.
(Gabrielle Chanel)
Stéphane Mallarmé le grand poète français, était un fan de mode. Entre deux livres, pendant ce laps de temps angoissant, Mallarmé se laissait aller à quelques divagations sur la mode.
Mallarmé est le créateur de la revue La dernière mode, gazette du monde et de la famille (disponible en réédition française et datant de 1978 aux editions Ramsay)., il en est aussi l’auteur unique ! Toutes les chroniqueuses, grandes faiseuses de l’autorité que sont Marguerite de Ponty, Olympe la négresse, Miss Satin ou Zizy sont les divers pseudonymes féminins dont il s’empara pour rédiger sa revue. Seul le directeur de publication sera un personnage masculin nommé Marasquin.
La dernière mode, contient fort peu d’images, contrairement aux revues de l’époque. Le poète Mallarmé utilise son don pour l’écriture afin de raconter et dessiner la mode avec des métaphores, des mots précieux et luxueux.
Il porte également un soin attentif à la mise page et aux choix typographiques, préfigurant ainsi son travail sur le poème Jamais un coup de dés jamais n’abolira le hasard (1897).
Mallarmé rédigeait tout jusque dans les moindres détails, il s’intéresse au travail du tissu, aux fils, aux lexiques de couture… Passionné il a façonné 8 exemplaires de cette revue entre septembre et décembre 1874!
La revue d’origine comprenait des patrons grandeur nature et des lithographies à l’aquarelle. On ne sait pourquoi la revue stoppa net en cette fin d’année 1874 et fut reprise par la mystérieuse baronne de Lomaria…

Première livraison (numéro spécimen), 6 septembre 1874, couverture. A droite, Toilette des premiers jours d’automne

Deuxième livraison, 20 septembre 1874, couverture, Toilette de promenade

Impensable aujourd’hui, une revue de mode contenant plus textes que d’illustrations ou de photos!

Ci-dessus, la gazette et le programme de la semaine
Dans colonne de droite, le troisième annonceur est la maison Doucet tenue alors par la mère de Jacques Doucet futur grand couturier et mécène du début du XXe siècle. Paul Poiret et Madeleine Vionnet passeront dans son atelier avant de fonder leur propre maison.
Visite privée de l’exposition Matisse, « Paires et séries » par l’invitation de Parnasse, au Centre Pompidou.
J’ai eu la plaisir de découvrir ainsi la lutte quasi permanente que le maître menait entre deux interprétations possibles du même sujet.
Tantôt il s’agit d’un cadrage, tantôt il s’agit d’un style (du naturalisme à la stylisation) différent. Tel un compositeur de musique Henri Matisse réalise ainsi des variations de ses tableaux.

Intérieurs, bocal de poissons rouges, 1914
La Conciergerie en arrière-plan

Poissons rouges et palettes, 1914
Reinterpretation avec suppression de la profondeur de champ, tout en « mis à plat » un peu à la façon cubiste, le cadrage est sérré, la fenêtre et sa vue ont disparus.
Le pont, les quais, la Seine, ne sont plus signifiés que par quelques lignes, une ligne verticale quasiment omniprésente dans l’œuvre du peintre traverse le tableau sur la droite.
L’exposition qui se tient du 7 mars au 18 juin couvre l’ensemble de son œuvre (1899-1952).
Luis Buchinho is a well establish designer in Portugal and lusitanian countries but seems to miss the point elsewhere (especially in Paris, even if he participates in the fashion week till 1998).
There is no competition between Luis Buchinho and Felipe Oliveira Baptista, perhaps the rising star of Lacoste is now overshadowing the path, or maybe journalists and bloggers keep their eyes only for the crocodile tamer…
I found similarities between the two designers, both have modern shapes, a geometric approche in the design of the clothes, all for realistic results, garments are not only for the show, they need to be sell.
In this collection inspired by urbanity, Luis Buchinho leave room for fluidity and pleats. The silhouette is feminine, strong and not aggressive. Cobblestones have become prints, imitating sometimes some mesh effects. Large pieces of fabric, in navy blue, black and color stone, sometimes crossing, are making vertical and horizontal lines on the outfits, very graphic!
« Simple lines and modern » more than « radical and edgy » this is the style of this collection.
Luis Buchinho took his fashion training at Citex, famous portuguese fashion school and start working as a designer till 1989, definitively a designer to watch.






Below down the rabbit hole, the new domestic landscapes, +41//DIY , 2008
Opening last night, at the Musée des Arts Décoratifs, of the exhibition Trompe l’oeil (Trick the eye) spread upon twelve themes, more than 400 objects and curated by Véronique Belloir.
Trompe l’œil, game of illusions, can take various forms: temporal, visual or functional. Fashion was no exception and became the theatre of the most outrageous illusions (see below).

Détail d’une robe Chloé par Karl Lagerfeld, satin, broderies de tubes, 1984

Sonia Rykiel, robe de jersey, prêt-à-porter, 2008

Maillot de bain Jantzen, début XXe siècle

Veste trompe l’œil, Jean Paul Gaultier

Au premier plan, la plus belle pièce de la partie mode, robe Hermès, 1952
D’autres modèles Hermès, visibles ici