PFW | Alexandre Vauthier

Dear readers,

His glamorous amazons goes back and forth on the runway without any constraints, they are beautiful, bold and gold, some of them, like the girl in James Bond’ Goldfinger are totally dress in gold.

The golden girls

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Casual Couture, a golden shirt with rolled sleeves.

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The colour palette from white to creme is very soft leaving gold and embroideries full room to express themselves.

The result is compelling. How can you resist to these girls?

Paddings are almost everywhere as the V of Vauthier (V for Victory?) in the dangerous necklines, the cuts and the accessories (see the earrings below).

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When a dangerous-V-neckline padded dress is left full white (above), the accessories does the job. Golden Louboutin and gold bangle.

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You have it all, jumpsuits, dresses, skirts, shirts, evening gowns. All very chic and dynamic.

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Wow Vauthier ! Vamp me i’m famous !

The show is nearly perfect, each silhouette is stunning and leave you amazed and speachless. The sexual powered silhouette, the eighties, the show business, as the former assistant of Thierry Mugler, Alexandre Vauthier is giving is own personnal touch of this symbols fully used by his master. At this game is actually the best in town.

Combining the European crisis and a slowdown in China, the luxury market is gonna get weaker. Does Alexandre Vauthier superwoman has a future? What the next move?

 

 


Gang of four | Alexandre Vauthier

Pour l’été 2011, la Fédération Française de la Couture avait inscrit trois nouveaux entrants à son calendrier, trois frenchies au style bien marqué, au parcours passionnant, trois frenchies à suivre. Ajoutés à Quentin Véron, voici quatre shows, un gang of four composé de quatre garçons dans le vent, censés donner un peu de vavavoum à notre chère dame Couture.

On retrouve chez Alexandre Vauhtier ces volumes d’épaule, outrés, très mugleriens (il a passé quatre ans d’apprentissage chez Thierry Mugler).

Very Mugler (he spent four years learning from Thierry Mugler) but not exactly the same, Alexander Vauhtier’s outraged shoulder are everywhere.

Ornaments of gold

Put the blame on her…

Les décolletés sont plongeants et vertigineux sur ces femmes-femelles et fatales. Le créateur imagine une femme très power woman, s’inspirant du passé, en créant un style néo-40 ou néo-80 (tout dépendant de votre point de vue), pour mieux se projeter vers l’avant et créer une Gilda moderne.

J’aime beaucoup les oppositions de matières. Ici l’organdi transparent souligne les hanches, les jambes, appuie sur la taille, révèle la poitrine. Certes çà grimace un peu partout, çà tiraille, c’est tendu. Les matières (ou le corps?) se rebellent.

Et d’un bout à l’autre, après avoir créé une collection capsule abordable pour les 3 Suisses, Alexandre Vauthier crée pour la Couture. L’or, ostentatoire, très présent, nous rappelle que la crise est derrière nous. En forme de teaser, le modèle ci-dessus est plein de promesses, on dévoile un peu mais on reserve le reste.

On attend alors avec impatience la suite et la révélation.

— English

For summer 2011, the French Federation of Couture had registered three new entrants to its schedule. So with Quentin Véron, it was a Gang of Four frenchies to follow. Four supposed to give a little vavavoum to the Couture.

Plunging and vertigo necklines on a femme fatale… Alexandre Vauhtier design a power woman, inspired by the past, creating a neo 40′ or a neo 80′ silhouette (depends of your point of view), to make a better moving forward and create a modern Gilda.

I love the contrast of fabrics. Transparent organdy reveals the hips, the legs, the waist. It’s tight ! Sometimes too tight, but we love it that way ! There is a riot going on !

After creating an affordable capsule collection for Les 3 Suisses, Alexandre Vauthier is now creating for Couture. The gold, very present, remind us that the crisis is behind us. In a sort of a teaser, the above model is promising, it reveals a bit but reserve the rest.

We can’t wait for the revelation.

Les tailleurs du début du show et le final en vidéo – Look a the suits at the begining of the show and follow the final in the video:

Diva Lady Gaga

Gaga inspiration – Ascension fulgurante pour Stefani Germanotta aka Lady Gaga, en 2007 inconnue ou presque, elle chante avec Lady Starlight en bikini brodé de petits miroirs « boule a facettes » lors du Lollapalooza festival, trois ans plus tard elle collabore avec le photographe Steve Klein.

Hypnotisante, agaçante, troublante, folle, ridicule, géniale, provocante, monstrueuse pour certains, sublime pour d’autres… Personnalité hors norme elle ne pas laisse pas indifférent.

Lady Gaga fait du bien à la scène artistique, elle stimule et défie comme d’aucun ne l’a fait depuis des années. Elle « impacte » en tant qu’artiste et pas seulement en tant que chanteuse (oui elle est transversale). Fascinante, elle est source d’inspiration pour maints créateurs, mais également hors de la scène artistique comme lorsqu’elle se retrouve être le sujet de ce cours donné dans une université américaine.

Qu’on le veuille ou non elle est un nœud sociologique et culturel, un point de convergence et de transfert pour l’art et la mode. Son parcours est aussi indissociable de la progression d’internet. Plus populaire que Björk qui a influencé la scène artistique alternative et branchée des années 90, Lady Gaga est plus proche d’une Ciccone 2.0.

A travers elle, des artistes comme Yazbukey, Jean-Claude Jitrois, la maison Thierry Mugler, Mouton Collet, Amylee, Brisa Roché, Alexander McQueen, Aurèle, Vainui de Castelbajac, Jean-Paul Gaultier ou Arnaud Pagès se sont exprimés ou ont collaborés avec elle.


Arnaud Pagès devant ses créations à la Reflex gallery, Paris

A l’heure de la fast food, de la fast fashion ou du fast love il existe aussi le fast show-business, « buy it, use it (…) trash it » chantent les Daft Punk (in Technologic). Ce que l’on attend d’une artiste comme Lady Gaga désormais c’est de nous montrer sa capacité d’adaptation pour ne pas finir dans la poubelle de nos iMac.

Transgressive et mainstream, c’est possible ?

Les attitudes borderline finissent tôt ou tard par devenir mainstream. Les MTV Awards sont une vitrine où elle a tantôt orchestré sa mort, paradé dans la robe-viande de Franc Fernandez et raflé un nombre impressionnant de trophées, so what else maintenant?

Quand Madonna choquait une fois par ci par là au travers d’un clip provoquant ou d’une collaboration sulfureuse, Lady Gaga se doit de braver l’opinion tous les six mois, voire tous les trois mois, adapté au rythme de l’époque, à la manière d’un designer de mode enchaînant les collections pre-fall, puis resort, puis automne-hiver, puis printemps-été…

Lady Gaga est-elle réellement créatrice? Comme le disent certains professionnels de la mode à l’instar de certains stylistes « on a rien créé en mode depuis 30 ans, on renouvelle » ne fait-elle qu’opérer un simple renouvellement de son style, une accumulation de faits provocants? Lady Gaga n’est-elle déjà  qu’une transgressive-mainstream artist?

Générationnel ?

Autre piste, la notion de durée a-t-elle cours aujourd’hui? Etre un artiste qui reste au top pendant 5, 10 ou 20 ans n’intéresse peut-être plus les générations actuelles. Il n’y a pas de place, ni d’envie de nouveau Michael Jackson. Ce qui compte désormais c’est la première impulsion, la force de celle-ci, le first-impact artistique, visuel et social. Les artistes ne sont plus des coureurs de fond mais des sprinters. CQFD.

Mugler x Gaga = coup de poker ?

La Lady relance Polaroïd et point de passage obligé, nous prépare sa fragrance pour l’an prochain. Mais c’est l’arrivée de Nicola Formichetti son styliste attitré dans l’équipe de Thierry Mugler qui suscite le plus d’attentes.

Le style de Thierry Mugler qui a habillé les plus grandes stars des années 80-90, se marie plus qu’aucun autre créateur avec le style détonnant de l’artiste américaine (à voir abso-lu-ment les vidéos du défilé époustouflant de 1995 célébrant ses vingt ans de création ici, ici, ici, ici -au début de cette séquence on y voit le fourreau porté par Lady Gaga-, ici et ici)

Rendre Thierry Mugler « gaga de Gaga » n’est-ce pas la meilleure façon de réinjecter de la vie dans cette maison en sommeil? Gageons que l’avenir sera riche en surprises car rien ne serait plus décevant, en effet, de voir disparaître l’interprète de Poker Face aussi vite qu’elle est apparue.


Alexandra Boucherifi, curator, portant un collier de Michael Pelamidis

Il vous reste quelques jours pour découvrir l’exposition Gaga expérience mise en place par Alexandra Boucherifi à la Reflex gallery. Vous y verrez du fan art d’amateurs et d’artistes connus ou inconnus, des toiles et une sélection de tenues de scène, soit une petite partie de l’iceberg créatif modelé par la diva.

Reflex Gallery, 62, rue Jean-Jacques Rousseau – 75001 Paris

L’homme paré

Suite à l’exposition qui a eue lieue au printemps dernier au Musée de la Mode et du Textile, je me suis procuré le catalogue de celle-ci, mais je n’avais pas eu le temps de le lire, c’est chose faite maintenant et voici un petit compte-rendu.

L’exposition revenait sur la parure masculine à travers les âges et nous rappellait que cette tenue à aussi connue des périodes somptueuses et coquettes. Aux tenues colorées « rubans-velours-satin » de l’époque de Louis XIV semblent répondre le style de Walter Van Bereindonck (un de mes designers fétiches des années 90) ou le mouvement « Bling-Bling-Pimp my body » des rappeurs américains, sans oublier les créateurs des années 80 (Jean-Paul Gaultier, Thierry Mugler).
On se réjouit aujourd’hui de (re-)voir l’homme, porter de la couleur, des bijoux et faire attention à sa silouhette vestimentaire, un homme paré.

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Intéressant parallèle sur la couverture du catalogue, entre une tenue de John Galliano et un « homme de qualité » de la fin du XVIIe siècle…