3 créateurs, 3 manières de porter la veste

Antonio Marras, Gaspard Yurkievich et Kris Van Assche ont chacun une manière bien personnelle de porter la veste.
Petit décryptage en image:

Dandy, Antonio Marras, backstage à la fin du défilé Kenzo

Antonio Marras porte une veste faisant partie d’un costume trois pièces. Avec sa poche poitrine à rabat montée de biais et sa tonalité kaki elle prend des allures vintage ou de veste de chasse à courre. Portée avec un gilet donc, avec un côté « tiré à quatre épingles mais pas trop » que j’affectionne particulièrement. Un carré de couleur sombre autour du cou, non noué et passant sous le gilet ajoute une touche précieuse à sa tenue. On entrevoit une chemise au fin quadrillage qui réactualise l’ensemble. Antonio Marras joue habilement sur le registre gentleman farmer moderne.

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Arty, Gaspard Yurkievich, backstage, avant le show

Porte une veste en poil de chameau sur un tee-shirt à même la peau et à large encolure. On ne le voit pas sur cette photo, mais les manches du tee-shirt recouvrent plus que le poignet et dépassent de dix bons centimètres de la manche de la veste. Un style arty et contemporain, comme les créations du styliste.

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Graphique, Kris Van Assche, backstage Christian Dior

Clair-obscur, sous un regard malicieux et complice, KVA porte une veste à la coupe fluide et une chemise couleur charbon (thème du défilé de Dior Homme AW, 2010-2011). Les manches de la veste sont relevées pour un style très graphique, citadin et actuel.

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Fashion Week | Le jour d’après, les minutes d’avant…

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La troisième journée des défilés homme pour l’automne-hiver 2010-2011 s’achève, passionnante, de la découverte du créateur coréen Juun J. au show toujours festif de Jean-Paul Gaultier, de magique défilé Kenzo, au noir de Kris Van Assche. Résumé en images des minutes d’avant les défilés du premier jour: Issey Miyake, Juun J., Gaspard Yurkievich et le combat de boxe organisé par Jean-Paul Gaultier.

A bientôt pour des photos, des interviews et d’autres mini-vidéos de cette fashion week.

Le style de vie Monoprix

J’aimais bien la campagne de communication de Monoprix, de la saison dernière. La nouvelle que l’on voit depuis quelques semaines est dans la même veine, plus aboutie graphiquement et avec l’humour en plus. On y trouve un graphisme qui se veut naïf, ludique, désinvolte et tendance.

Monoprix n’est plus un « simple supermarché », mais un citymarché, visant depuis les années 80 à démocratiser le beau et le bon. À travers cette campagne d’affiche c’est a un style de vie (lifestyle) auquel il est fait référence. Un style de vie qui s’adresse à un consommateur plutôt féminin, citadin, branché et au niveau de vie supérieur à la moyenne.

Il n’est donc pas surprenant d’y voir des références à la mode via des silhouettes qui figureraient bien dans certains catalogues de mode. L’enseigne est d’ailleurs habituée à collaborer avec des créateurs comme Gaspard Yurkievich, Lolita Lempicka, Agatha Ruiz de la Prada ou encore Sir Conran.

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Affiche de la précédente campagne

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Deux affiches de la campagne en cours

Difficile de parler de Monoprix et de tendances sans penser à Denise Fayolle et Maïmé Arnodin, fondatrices à la fin des années 60, de Mafia, le premier bureau de style. L’agence à travaillé pendant des années avec Prisunic (racheté par Monoprix en 1997) en éditant toute une série d’objets design à bas prix(1) et en assistant les acteurs de la mode et du textile.


(1) « le beau au prix du laid » (Denise Fayolle)